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Philomena

4 Février 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #Philomena, #Pardon, #Stephen Frears

- Vous croyez en Dieu ?
- je crois qu’il est extraordinairement difficile de répondre de manière courte à cette question. Et vous, vous y croyez ?
- Oui.

Philomena

Philomena

C’est à travers des miroirs déformants que M Philomena revoit son passé. C’est parce qu’il est accusé d’avoir tenu des propos qu’il nie avoir tenu, que Martin se retrouvera mêler à cette histoire. Dès le prologue, Stephen Frears joue cartes sur table : son film raconte deux subjectivités, celle de M Philomena, peu instruite, naïve mais loin d’être bête qui s’est vue retirer son enfant par des religieuses, et cette de Martin, cynique, sceptique mais loin d’être sans cœur, qui se voit obligé de se lancer dans le journalisme d’aventure humaine.

Plus que l’affaire de la vente des enfants de jeunes irlandaises « dévoyées » à des américains par des religieux, Stephen Frears filme une rencontre et c’est justement cet angle d’attaque qui permet à Stephen Frears d’éviter le syndrome Magdalene sisters et de montrer du réel. Bien sûr l’Eglise catholique n’est pas épargnée (vu le sujet, encore heureux !) mais elle n’est pas caricaturée et le cynisme de certains dénonciateurs est également bien posé.

En se focalisant sur la rencontre plutôt que sur la dénonciation, Frears nous donne un film positif et réaliste, une rencontre authentique où les points de vue se croisent, s’échangent, s’ébranlent mutuellement sans jamais complètement se rejoindre, un film dont je sors avec une belle question : le pardon professé dans le christianisme est-il réellement compréhensible en dehors de la foi ?

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théologie pastorale 22/05/2014 15:19

Un film surprenant. Je ne pensais pas accrocher et au final j'ai adoré