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Vice-Versa, une tristesse qui fait vivre

8 Juillet 2015 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #ViceVersa, #Pixar, #Repentance

Vice-Versa, une tristesse qui fait vivre

Avec Joie, Tristesse, Peur, Colère et Dégoût, les studios Pixar nous font entrer dans l’univers le plus étrange qui soit : le psychisme d’une pré-adolescente de 11 ans…

A quoi peut bien servir Tristesse ?, se demande Joie. Peur permet d’éviter les dangers, Dégoût, de s’empoisonner, Colère, de résister… Mais Tristesse ?

Joie finira par découvrir que Tristesse permet de compter sur les autres, d’avoir besoin d’eux. Cette très jolie réponse m’évoque le récit de la passion dans l’évangile selon Luc.


Il [Jésus, montant au Golgotha] était suivi par une grande multitude du peuple, entre autre de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Jésus se tourna vers elles et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi mais sur vous-mêmes et sur vos enfants (…) Car si l’on traite ainsi le bois vert comment traitera-t-on le bois sec »
Luc 23, 27-28

« Pleurez sur vous-même » Cette tristesse que Jésus invite les femmes de Jérusalem à faire passer avant même la compassion, c’est bien la petite boulotte bleue qui va permettre à Riley de rétablir le lien avec ses parents, en disant ce qui ne va pas au lieu de toujours essayer de faire en sorte que tout aille bien.
Et Tristesse devient Repentance, une repentance qui n’a rien à voir avec la culpabilisation (c’est plutôt Joie avec son besoin constant de positiver, qui jouerait ce rôle dans le film) mais qui est plutôt l’aveu de ses limites et du besoin que nous avons des autres et, surtout, de Dieu.

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