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Les Douze (scène coupée)

22 Octobre 2015 , Rédigé par Eric George

Les Douze (scène coupée)

Le plus gros du travail d'une prédication est d'abandonner des pistes, et parfois ces abandons viennent tard, alors que les passages ont déjà été écrit, mais que la prédication est trop longue, ou qu'elle s'est trop dispersée, alors la scène coupée peut soit rester dans les oubliettes, soit parfois devenir un article de blog...

(...) C’est cette Eglise que Jésus appelle, c’est cette Eglise que Jésus envoie (...)

Et il l’envoie deux par deux. Et là, une question me vient à l’esprit. Est-ce que Jésus laissait les Douze choisir leur binôme, ou bien est-ce qu’il faisait les équipes ?

(Avant que certains ne se disent que Marion et Manu ont trouvé la bonne manière de s’assurer d’être dans une équipe qui leur plait, je précise que dans le « deux par deux » institué par Jésus, j’entends un appel à travailler ensemble à un peu plus de deux. )

Dans les évangiles, on voit que certains des Douze marchaient par paires, familiale, comme Jacques et Jean, ou par affinité comme André et Philippe. Mais quand on les voit ainsi, c’est toujours de leur propre initiative.

Alors ces tandems correspondaient-ils à ceux que Jésus envoyait ou en formait-il d’autre ? Est-ce qu’il devait affronter les « Oh non, pas avec Barthélémy, moi je voulais être avec Judas, il est trop sympa ! »

Nous n’avons pas moyen de le savoir, mais en regardant l’Eglise, je pense que c’est un peu des deux.

Nous devons bien reconnaître que, parfois, nous choisissons ceux avec qui nous travaillons, ceux à côté desquels, nous les choisissons par affinités, parfois par sympathie et parfois par discernement et il nous arrive de nous tromper dans nos choix, d’ailleurs. (Marion est peut-être en train de se dire « Mais qu’est ce qui m’a pris de lui demander à lui de prêcher… », et Olivier de se dire « Je l’avais prévenue, pourtant… »).

Mais notre choix à une place dans notre Eglise, tout comme Jacques et Jean ou Philippe et André pouvaient traîner ensemble... Et que grâce soit rendue à Dieu pour cette possibilité qui nous est donnée…

Mais parfois, nous nous retrouvons à travailler, à vivre cette annonce de l’Evangile avec des gens dont nous n’avons pas choisi de nous entourer et même parfois avec des gens dont nous n’aurions jamais choisi de nous entourer. Parfois, ça tombe bien (ni la paroisse d’Evreux, ni son pasteur ne savaient qui était cette stagiaire qui allait débarquer chez nous il y a trois ans et on me permettra de dire avec un euphémisme très lorrain, « ça c’est pas trop mal passé »).

Parfois, c’est plus difficile. Mais voilà, c’est avec ce frère, cette sœur que Jésus nous a envoyé… Et notre fraternité, notre envoi ne dépend pas de nos affinités mais bien de celui qui nous envoie… Vivre l’Eglise, ce n’est pas forcément renoncer aux amitiés et aux affinités, mais ce n’est pas non plus vivre uniquement selon celles-ci…

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