Présentation

Texte biblique

Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus–Christ, à tenir tous le même discours : qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même intelligence et dans la même pensée. En effet, mes frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des disputes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » –– « Et moi, à Apollos ! » –– « Et moi, à Céphas ! » – Et moi, au Christ !  Le Christ est–il divisé ? Est–ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est–ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?  Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispos et Gaïos. Ainsi personne ne peut dire que vous avez reçu le baptême pour mon nom. Si, j’ai encore baptisé la maison de Stéphanas ; au reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens. En effet, le discours de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a–t–il pas frappé de folie la sagesse du monde ? En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient. Les Juifs, en effet, demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse. Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs ; mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains.
I Corinthiens I, 10 à 25 (d'après la Nouvelle Bible Segond)

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Avant propos

  Jette ton pain à la surface de l'eau
  Le blog d'un pasteur de l'Eglise Réformée...

 

 Ce que vous devriez trouver ici : 

Petite théologie pas très sérieuse : des petites réflexions personnelles sur la théologie, la foi, la spiritualité… 

Bible : des méditations sur certains textes bibliques et des prédications 

Théo en culture : Une relecture théologique et complètement subjective de films, livres ou autres... 

 Humeur : Mes joies, mes espérances et mes coups de gueules (mais l'intitulé est clair, je crois)

  Les mots de la théo : Quelques méditations à partir de ces mots que nous autres, chrétiens, utilisons si souvent,

 

  Théolivres : quelques note de lectures

 

  Du caté et des jeux : Certains des jeux que j'utilise au cours de rassemblement de jeunes et de temps de catéchisme

 

  Actualité écclésiale :  l'actualité de l'Eglise (qu'elle se vive au niveau local, national ou international, protetsante ou oecuménique)

 

  Réponses : Pas les réponses de la foi chrétienne à vos questions existentielles, juste mes réponses à certains commentaires posés ici... En attendant (et espérant) une rubrique disputatio

 

  Présentation : Des éléments plus autobiographiques...

Citations : Parce qu'ils sont si nombreux à dire els choses mieux que je ne saurais les dire.

 

 

Ce que vous ne trouverez pas ici…

 La position officielle du protestantisme ou de l’Église Réformée de France, mes propos me sont personnels et n’engagent que moi. En aucun cas, je ne suis mandaté pour parler au nom de l’E.R.F et encore moins du protestantisme. Toutefois, c’est en tant que protestant que je réagis la plupart du temps… Il va également de soi que rien de la dimension relationnelle de mon ministère n’aura sa place ici…

Lundi 16 juin 2008
Je parle ici, non point de persécution à proprement parler (ce serait idiot), mais de cette dérision goguenarde qui court dans l'époque et agite les médias, principalement à gauche, où se situent la plupart de mes amis. On aime y désigner le croyant qui s'affiche comme un zombie archaïque, amputé d'une part de lui-même, voué à une crédulité qui prête à sourire quand elle ne déchaîne pas l'hostilité (...). Ce n'est pas la vivacité hostile de ces discours qui me choque. Les chrétiens, après tout, n'ont pas toujours reculé devant la dispute, laquelle accompagne l'histoire du christianisme depuis l'origine. (...) La confrontation avec un discours hostile, même violent, est une occurrence dont il faut accepter la rudesse. Et peut-être s'en féliciter. Toute croyance ne doit-elle pas rendre raison d'elle-même, sauf à demeurer dans l'obscurantisme ou le sentiment ? (...) Non, c'est la superbe et la condescendance le plus souvent incultes - pour ne pas dire ignares - de certains réquisitoires contemporains qui m'irritent (...). Ces réquisitoires n'ont plus rien à voir avec un questionnement ou une controverse documentée. Ils procèdent de l'injonction haineuse, assez proche, au fond, de ce que furent les anathèmes idéologiques du XXème siècle.
Jean Claude Guillebaud


En règle générale, je ne lis pas de livres de témoignage : la plupart du temps, ils m'ennuient. (C'est d'ailleurs assez curieux puisque je suis persuadé que la foi naît du témoignage plutôt que de la démonstration. Un jour, il faudra que je creuse un tout petit peu cette contradiction apparente). Il y avait donc peu de chance que le bouquin de Guillebaud me tombe dans les mains. D'autant que présenter la foi comme l'aboutissement d'une démarche rationnelle à tendance à me hérisser (j'y vois une offense à la foi et à la raison). Mais Comment je suis redevenu chrétien m'a été prêté et à bon escient. Comme son titre l’indique (comment et non pourquoi) Jean-Claude Guillebaud n'a pas eu d'apparition divine et il ne prétend pas pouvoir démontrer que Dieu existe. Simplement, il a côtoyé la pensée chrétienne et il sait donc combien souvent les attaques contre les chrétiens reposent sur l'ignorance (comme la plupart des préjugés soit dit en passant). Il sait que de nombreux principes de notre société occidentale (égalité de dignité, universalité par exemple) sont issus du christianisme. Il sait surtout que la foi chrétienne ne consiste pas à lire les textes bibliques comme des compte-rendu journalistique (être chrétien, c'est un peu plus que croire que Jésus est né d'une vierge, dans une étable et qu'une fois grandi, il est parti marcher sur l'eau avant de la transformer en vin) et qu'elle propose une vision du monde à la fois riche et profondément subversive. Bon, le christianisme de Guillebaud est un peu trop girardien pour moi (à mon avis le discours de la croix va un peu plus loin que l’anéantissement du sacrifice) mais qu'importe, je me reconnais assez bien dans son discours sur la foi qui n'est pas l'aboutissement d'une réflexion mais qui n'exclut pas la raison, qui n'est pas une décision mais reste une adhésion.
S'il me manque quelque chose, c'est que Guillebaud nous parle un peu plus de son catholicisme. En effet, tout disciple d'Ellul qu'il est, son discours reste résolument catholique : la vérité est quelque chose dont il convient de s'approcher en cercles concentriques afin de mieux pouvoir s'en saisir. Et puis, j'ai un peu l'impression que Guillebaud se sent "chrétien mais pas encore catholique" et que pour lui être pleinement catholique serait le véritable accomplissement, une vision bien catholique donc. Du coup, j'aurai aimé qu'il développe un peu plus cet aspect des choses, qu’il nous dise par exemple ce qui le sépare du protestantisme de Ellul.

J.C GUILLEBAUD : Comment je suis redevenu chrétien. Ed. Albin Michel
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Mardi 10 juin 2008
A l'époque des confirmations et autres accueils à la Cène, la question revient : "qu'offrir à nos jeunes ?" Quel livre (oui, on offre beaucoup de livres dans le protestantisme. Allez savoir pourquoi ...) ne finira pas oublié au fond d'une bibliothèque ? Un recueil de prières ? L'institution chrétienne ? La dogmatique? Ah une B.D. ! La bande dessinée, c'est bien pour les jeunes (on n'en est pas à une idées reçue près). Problème : les bédés chrétiennes ne sont pas si nombreuses que ça et elles sont souvent destinées à des enfants et plus souvent encore d'une mièvrerie consternante.

Une copine me l’avait conseillé et je retrouve une note de lecture dans Evangile et liberté. Du coup, je jette un œil à Dieu n’a pas réponse à tout (mais IL sait à qui s’adresser). Eh ben, je suis pas, mais alors pas du tout, convaincu. C’est pas vraiment drôle, vaguement bien pensant, et plutôt mou, passablement cucul-la-praline aussi. Bref, quitte à faire dans la mièvrerie, je préfère la mièvrerie d'inspiration biblique…

King David, en revanche est une très bonne B.D. au graphisme nerveux et agressif. Mais elle est trop résolument adulte pour que j'ai le cran de l'offrir à des catéchumènes. Le principe en est simple : transposer la geste de David à notre époque, dans un contexte de guerre de gangs. David est un "berger", c'est à dire qu'il est chargé de surveiller les prostituées de son gang dirigé par Saül, le parrain. On retrouve également les enfants de celui-ci : Mikal et Jonathan et les porte-flingues, Abner et Joab. Samuel, lui, est un espèce de bonze hilare, représentant d'un mystérieux parrain des parrains (devinez qui c'est). Bien sûr qu'il y a de la provocation dans tout cela, on ne coupera pas à la relation homosexuelle entre David et Jonathan, mais l'intérêt n'est pas là. Cet univers violent et glauque est d'une fidélité saisissante au texte biblique, la geste de David y apparaît comme cet embrouillamini guerrier et politique et presque tout y est (à l'exception notable des pérégrinations de l'arche). Bon, je m'inscris en faux contre certaines interprétations : David et Jonathan, mais surtout le raid contre Siklag (King David inverse complètement la position du David biblique quant aux hommes restés en arrière). Je constate aussi, avec amusement, que la bédé adoucit considérablement l'histoire de David et Bethsabée. King David fait tuer son lieutenant pour lui piquer sa femme et sa punition sera de voir Salomon lui succéder à la place d'Absalom, une histoire très différente de celle que raconte la Bible (David fait tuer Urie parce que Bethsabée est enceinte après avoir essayé de faire "endosser" l'enfant à Urie et comme punition, l'enfant mourra). Mais    à l'arrivée, je ne puis que saluer la fidélité à une histoire biblique qui n'a rien d'édifiant mais qui est humaine, terriblement humaine. Or, c'est bien de nous et pas d'un humain idéalisé que parle la Bible.
Pour clore King David, plusieurs artistes proposent des couvertures pour une hypothétique série (Bible Remixed). Et l'on se prend à rêver d'un traitement aussi fidèle et adulte pour Noé, Jonas ou Samson. A propos de fidélité, je veux bien croire que la bédé doive beaucoup à Gérard Messadié  et à Kyle Baker, mais donner les référence de la véritable source, ça aurait été sympa
: I Samuel 16 à II Samuel 18. 

Mais comme c'est quand même très cru et que je suis très lâche, prude, responsable, cette année, je vais encore m'en tenir à www.Jésus qui ? L’enquête historique.

BENNAQUISTA  BARRAL : Dieu n'a pas réponse à tout. Ed. Dargaud
OZANAM & SINGELIN : King David. Ed. KSTR
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Samedi 7 juin 2008

C'est une jeune fiancée

Qui, le front ceint du bandeau,

N'emporta qu'une pensée

De sa jeunesse au tombeau

Triste, hélas ! dans le ciel même,

Pour revoir celui qu'elle aime

Elle revient sur ses pas,

Et lui dit : Ma tombe est verte !

Sur cette terre déserte

Qu'attends-tu ? Je n'y suis pas !

Lamartine. Pensée des morts

 

Outre l'idée de maintenir notre Eglise comme lieu de débat ouvert sur le monde, l'un des intérêts que je trouve au café biblique est aussi de m'obliger à corriger ou affiner ma pensée. Sur ce point, notre dernier café biblique a rempli sa mission.

Alors que j'évoquais la classique distinction entre immortalité de l'âme et résurrection des morts et que j'affirmais ma préférence pour la résurrection (tout en reconnaissant que l'idée platonicienne de l'âme immortelle n'est pas complètement inconnue dans le texte biblique), une paroissienne me rappelle à l'ordre : non les morts ne disparaissent pas complètement. Il ne s'agit pas, pour cette femme qui a perdu 2 enfants, de nier la cruelle réalité de la mort, mais bien plutôt d'affirmer cette mystérieuse vérité du deuil : notre relation avec une personne décédée ne s'arrête pas avec sa mort. La mémoire, ce que la personne nous a apporté et laissé et notre deuil même, cette blessure qui ne cicatrise jamais complètement, montrent bien que la mort ne coupe pas complètement la relation. Ce rappel à l'ordre me conduit à revoir mon jugement sur les notions d'immortalité de l'âme et de résurrection.

Et j'aimerai réconcilier ces deux langages que la Bible utilise pour parler de l'indicible après-mort en une formule un peu rapide, un brin provocatrice : "pour les autres, l'immortalité et pour moi, la résurrection."

"Pour les autres, l'immortalité" parce que la mort de ceux que j'aime ne m'arrache pas tout, parce que dans ce qu'ils m'ont donné, dans l'amour que j'ai pour eux (cet amour qui me rend la séparation si douloureuse), ils restent bien présents. L'immortalité de l'âme me dit que la relation ne s'arrête pas.

"Pour moi, la résurrection". Poussière tu es, poussière tu retourneras. La Bible me renvoie à ma finitude : viendra le jour ou je disparaîtrai. Complètement. Je n'aimerai plus ni ne haïrai. Je ne souffrirai plus ni ne me réjouirai. En tant que sujet, en tant que "je", je n'existerai plus. Et pourtant, je crois que ce néant qui va m'engloutir n'aura pas le dernier mot. Je crois que Dieu me ressucitera, me fera ressurgir libéré de la mort. Comment ? Sous quelle forme? Vaines questions auxquelles l'apôtre a répondu déjà : "autre est l'éclat de la lune, autre est l'éclat du soleil". La promesse de la résurrection me dit la réalité de la mort : comment ressusciterai-je si je suis immortel ? Mais elle ouvre une espérance au-delà de cette mort.

Résurrection des morts, immortalité de l'âme : deux langages de l'indicible, deux images imparfaites d'une espérance qui dépasse la finitude humaine, deux discours pour une seule confession de foi : la mort ne sera pas victorieuse !

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Mercredi 4 juin 2008
Voici les quelques questions et textes bibliques qui ont servi à lancer la discussion lors de notre dernier café biblique. Une discussion riche et féconde qui me conduit à revoir un peu mon vocabulaire entre immortalité de l’âme et résurrection…

Qu’y a-t-il après la mort ?

Quelles sont les théories sur l’après mort que vous connaissez ?

Croire en un au-delà de la mort, est-ce réservé aux religions ?

Croire ne l’existence de dieu(x) implique-t-il nécessairement que l’on croit qu’il y a quelque chose après la mort ?

Pourquoi l’homme a-t-il des théories sur l’au-delà ?

 Tout ce que ta main trouve à faire, avec ta force, fais–le ; car il n’y a ni activité, ni raison, ni connaissance, ni sagesse dans le séjour des morts, où tu vas. Qoeleth IX, 10

Car ce n’est pas le séjour des morts qui te célébrera, ce n’est pas la mort qui te louera ; ceux qui descendent dans le gouffre n’espèrent plus rien de ta loyauté. Esaïe XXXVIII, 18

En ce temps–là se dressera Michel, le grand prince, celui qui défend les gens de ton peuple. Ce sera un temps de détresse tel qu’il n’y en a pas eu depuis qu’il existe une nation jusqu’à ce temps–là. En ce temps–là, ton peuple échappera –– quiconque sera trouvé inscrit dans le livre. Une multitude, qui dort au pays de la poussière, se réveillera –– les uns pour la vie éternelle et les autres pour le déshonneur, pour une horreur éternelle. Ceux qui auront eu du discernement brilleront comme brille la voûte céleste –– ceux qui auront amené la multitude à la justice, comme des étoiles, pour toujours, à jamais Daniel XII, 1 à 2

Des sadducéens, qui disent qu’il n’y a pas de résurrection, viennent l’interroger : Maître, voici ce que Moïse nous a prescrit : Si quelqu’un meurt sans enfant, laissant une femme derrière lui, son frère prendra la femme et suscitera une descendance au défunt. Il y avait sept frères. Le premier prit femme et mourut sans laisser de descendance.  Le deuxième prit la femme et mourut sans laisser de descendance. Il en fut ainsi du troisième, et aucun des sept ne laissa de descendance. Après eux tous, la femme mourut aussi. A la résurrection, quand ils se relèveront, duquel sera–t–elle la femme ? Car les sept l’ont eue pour femme ! Jésus leur dit : Voilà pourquoi vous vous égarez ; vous ne comprenez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu.  En effet, quand on se relève d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme des anges dans les cieux. Quant au fait que les morts se réveillent, n’avez–vous pas lu, dans le livre de Moïse, ce que Dieu lui a dit près du buisson : C’est moi, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob ! Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. Marc XII 18-27

Mais quelqu’un dira : Comment les morts se réveillent–ils ? Avec quel corps reviennent–ils ?   Homme déraisonnable ! Ce que tu sèmes toi–même n’est pas rendu vivant sans mourir. Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps à venir, c’est une simple graine, un grain de blé peut–être, ou une autre semence ; puis Dieu lui donne un corps comme il le veut ; à chaque semence il donne un corps qui lui est propre. Toute chair n’est pas la même chair ; mais autre est celle des humains, autre la chair des animaux, autre la chair des oiseaux, autre celle des poissons. Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres ; mais autre est la gloire des corps célestes, autre celle des corps terrestres. Autre est la gloire du soleil, autre la gloire de la lune, et autre la gloire des étoiles ; même une étoile diffère en gloire d’une autre étoile. Ainsi en est–il de la résurrection des morts. Semé périssable, on se réveille impérissable. Semé dans le déshonneur, on se réveille dans la gloire. Semé dans la faiblesse, on se réveille dans la puissance. Semé corps naturel, on se réveille corps spirituel. S’il y a un corps naturel, il y a aussi un corps spirituel. C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant, naturel. Le dernier Adam, lui, est devenu un esprit qui fait vivre.  Ce n’est pas le spirituel qui est premier, c’est le naturel ; le spirituel vient ensuite.   Le premier homme, tiré de la terre, est fait de poussière. Le deuxième homme vient du ciel. Tel est celui qui est fait de poussière, tels sont aussi ceux qui sont faits de poussière ; et tel est le céleste, tels sont aussi les célestes. Et de même que nous avons porté l’image de celui qui est fait de poussière, nous porterons aussi l’image du céleste. Ce que je dis, mes frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que le périssable n’hérite pas l’impérissable. Je vais vous dire un mystère : nous ne nous endormirons pas tous ; mais tous, nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. Car elle sonnera, et les morts se réveilleront impérissables, et nous, nous serons changés. Il faut en effet que le périssable revête l’impérissable, et que le mortel revête l’immortalité. Lorsque le périssable aura revêtu l’impérissable, et que le mortel aura revêtu l’immortalité, alors se sera accomplie la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire. Mort, où est ta victoire ? Mort, où est ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. Mais grâce soit rendue à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus–Christ ! I Corinthiens XV, 36 à 57



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Dimanche 1 juin 2008
Le langage mythique est une tentative de raconter quelque chose qui ne relève pas du savoir mais de l’indicible et de l’irreprésentable, à savoir le rapport de l’homme à sa destinée et à l’altérité. Dit autrement, les mythes tentent d’objectiver - sous la forme d’histoire mettant en scène des personnages et des situations compréhensibles par tous – le rapport de l’homme aux grandes questions de l’existence. Il cherche ainsi à exprimer aussi « rationnellement » que possible, le mystère des origines de l’homme et de son devenir. Ce faisant, il touche à l’universel en même temps qu’au singulier ; je dirais plus précisément qu’il touche  à l’universel parce qu’il concerne chacun de nous au plus profond de lui-même. C’est l’impossible à dire que le mythe essaye d’exprimer. Non pas pour annuler cet indicible mais pour tenter de l’approcher autant que possible et tenter d’en traduire les conséquences pour l’existence humaine.
Elian Cuvilier

Quand on commence à lire les récits bibliques non pas comme des traités d’histoires ou des comptes rendus d’événements, et une fois établis que cela ne remettait pas en question notre foi, arrive le moment où l’on se demande quel était le statut des récits des autres cultures. Les grecs croyaient-il à la réalité de leurs légendes ?
Dans Mythes grecs, mythes bibliques, professeurs de théologie (Ancien Testament, Nouveau Testament, Ethique), professeurs de culture grecque et psychanalystes essayent de répondre à la question sous l’ombre de Paul Veynes et de Bultmann.
L’ouvrage est issu d’un cours (j’en profite pour saluer l’interdisciplinarité) et présente les caractéristiques propres à ce genre d’exercice : les différents articles se répètent parfois, donne sur le mythe des éclairages dont les nuances divergent parfois mais c’est plutôt pour un enrichissement…
La définition du mythe est à peu près la même pour tous, à des lieux du langage courant  qui en fait souvent une fadaise. Or le mythe est langage dont la fonction est de dire le vrai à travers un récit.
L’étude ne se penche pas sur la différence de vision du monde donnée par les mythes grecs ou par le mythe biblique, il souligne en revanche une différence de forme (mais qui participe aussi d’une différence fondamentale) : alors que le mythe grec renvoie à un passé sans âge, beaucoup de mythes bibliques s’inscrivent dans l’histoire.
Du coup, un article d’Elian Cuvilier m’interpelle tout particulièrement : "La résurrection de Jésus, un mythe ?" Sur ce point là, je suis plutôt orthodoxe et du coup, je me demande si tout en soulignant l’aspect langage du mythe, nos professeurs de théologie n’ont pas occulté sa dimension de récit fictif.
Que les apparitions du ressuscité se disent dans un langage mythique tant la vérité qu’elles exprime ne peut passer par un autre langage, soit. Que le tombeau vide et l’absence totale de description soit des marques biblique du caractère indicible de la résurrection, soit. Mais personnellement, je me garderai bien de passer outre la réalité de ce tombeau vide… Bref, s’il y a du mythique dans les récits de résurrection de Jésus le Christ, celle-ci est elle vraiment uniquement de l’ordre du mythe ? Je ne suis pas convaincu.

Elian Cuvilier, Jean-Daniel Causse : Mythes grecs, mythes bibliques. Cerf.
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Agenda

  Juin 2008

Lundi 2 20h Café le Franklin. 7 rue Franklin Roosevelt Evreux
Café Biblique : La vie après la vie

Discussion libre et éclairage biblique sur le thème de l'au delà.

Samedi 28 Dimanche 29
Nuit des veilleurs organisée par l'ACAT


Temps d'ouverture au temple
5 rue du chantier, Evreux
de 20h à 21h

Temps de prière à Vernon
Eglise St Jean Baptiste
de 21h à 22h



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