Présentation

Texte biblique

Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus–Christ, à tenir tous le même discours : qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même intelligence et dans la même pensée. En effet, mes frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des disputes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » –– « Et moi, à Apollos ! » –– « Et moi, à Céphas ! » – Et moi, au Christ !  Le Christ est–il divisé ? Est–ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est–ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?  Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispos et Gaïos. Ainsi personne ne peut dire que vous avez reçu le baptême pour mon nom. Si, j’ai encore baptisé la maison de Stéphanas ; au reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens. En effet, le discours de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a–t–il pas frappé de folie la sagesse du monde ? En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient. Les Juifs, en effet, demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse. Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs ; mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains.
I Corinthiens I, 10 à 25 (d'après la Nouvelle Bible Segond)

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Mercredi 31 janvier 2007

23 janvier
Après une assez mauvaise nuit (le sable est plus dur qu’on pourrait croire) et un petit déjeuner rapide, nous nous mettons en route pour l’oasis de Tanouchert. C’est, comme nous l’avait proposé Salim, d’une seule traite que nous parcourons cette étape et nous le sentons passer… C’est éreintés que nous arrivons à l’oasis, après avoir malgré tout, pu apprécier la diversité des paysages désertiques. A présent même les bon marcheurs se sont écroulés et nous nous méfierons désormais du quart d’heure de Salim. Les marchandes de la coopérative des femmes se sont installées autour de nous (malgré le peu de succès de leurs objets artisanaux) et c’est à l’ombre d’un acacias (encore !), bercés par leurs bavardages et leurs rires que nous somnolons. Tout à l’heure, si nous trouvons le courage, nous irons visiter la palmeraie…
Une discussion d’hier avec mon petit frère me pousse à l’introspection. Nous sommes indiscutablement en plein désert, nous traversons des paysages exotiques et partageons un mode de vie qui n’est pas le mien. Pourtant, je ne me sens pas tout à fait dans le désert, je n’en ressens ni la totale étrangeté, ni l’oppression supposée. Je pense que cela tient beaucoup à l’effet de groupe. C’est visiblement dans la relation à l’autre que place d’abord mon ressenti et là, dans un groupe d’amis, je me sens chez moi…
Après une longue sieste, petite ballade dans le village, nous allons jusqu’à l’école pour remettre les fournitures scolaires que nous avons apportées. Mais Laurence souffrant de la hanche, nous laisserons les autres aller jusqu’au bout et nous retournons au campement tenir compagnie à Vincent. En effet notre groupe compte à présent une blessée (Laurence) et un malade (Vincent qui souffre visiblement d’une insolation). Les porteurs de cahiers se feront invités chez l’habitant et nous les retrouverons plus tard. C’est le moment d’en apprendre un peu plus sur Salim dont la famille vit à Chingueti et qui est guide depuis maintenant 10 ans après avoir travaillé deux ans comme cuisinier. Cette année il est content, il a réussi à obtenir deux semaines de vacances sur la saison, sinon de octobre à avril, il guide des touristes dans le désert, le plus souvent en marchant… Quand je lui demande s’il utilise le soleil pour se guider, il sourit amusé : en fait, il connaît le chemin par cœur…
La soirée commence tout doucement autour de l’apéritif saharien (voir la note de la veille) et le repas se termine sur les énigmes de Salim et une discussion epistémologico-scientifico-théologique, j’ai l’impression que les scientifiques du groupes confondent le vrai et le réel… Cette nuit je dormirai à la belle étoile…


Une petite note sur le chèche, en plus de permettre toute sorte de jeux de mot parfaitement stupides, le chèche offre une protection fantastique contre le soleil. Il permet également de se couvrir le bas du visage ce qui est très commode à la sortie des villes (on passe souvent à travers une véritable décharge) et éventuellement  pour se livrer au grand banditisme (mais on n'a pas essayé). Long de 3m, le chèche sert également d'oreiller, d'écharpe au petit matin frais et je suis sûr qu'il peut offrir un beau signal de détresse. Je crois que j'ai adopté ma nouvelle protection contre le soleil : j'ai horreur des casquettes... Ces seuls points faibles sont : pas facile de s'enrouler 3 m de turban autour de la tête en obtenant un résultat à la fois esthétique et stable (mais au bout de deux jours, nous finissons par ne plus remettre nos chèches qu'une fois par jour) et une certaine nuisance à la communication, surtout lorsque vous le portez devant la boucvhe, il faut vous rappeler que votre interlocuteur a, en plus, les oreilles recouvertes de tissus... Et puis quand on a choisi, comme moi, un beau bleu roi, eh bien, ça déteint... Mais en une semaine, aucun coup de soleil !

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Mardi 30 janvier 2007

22 Janvier
Pause de midi : l’ombre d’un acacia et un petit vent frais. Le désert est plus confortable que je ne pensais.
Ce matin nous avons continué notre rencontre avec Ouadane, l’ancienne ville au 40 savants (non pas parce que 40 y vivaient mais parce qu’on pouvait en voir 40 dans une rue), un lieu de savoir dont les habitant furent chassé par les termites (en fait différentes catastrophes naturelles) et dorénavant dévoré par les sables. Mais tout d’abord, un mot sur l’auberge où nous avons passé la nuit. C’est assez l’image que je me faisais d’un caravansérail : des huttes et des tentes pour dormir, quelques salles communes pour les repas, des toilettes et des douches, le tout éclairé à la bougie et à l’électricité aléatoire d’un groupe électrogène…
Ce matin donc, après une grasse matinée (petit déjeuner à 8h), visite de Ouadane. C’est assez étrange de rentrer dans cette ville fantôme pour découvrir qu’elle est tout à fait habitée : les paraboles poussent sur les toits de terres séchée et l’école primaire compte 6 classes de 50 à 80 enfants chacune. En tout cas, la ville n’est pas si touristique que cela, très peu de démarchage. Les étrangers que nous sommes ne suscitent qu’une vague curiosité.
Après cette visite, la marche dans le désert commence doucement. Un désert de sable, de pierres et de buissons (l’alfa). En dépit de la censure oppressante de mon petit frère (« tu prêcheras pas à mes copains »), j’avance en discutant péché, morale et absurdité de la foi avec mes voisins. Est-ce l’effet de groupe ou bien un lieu commun de documentaire animalier ? mais le désert est très habité : le sable garde chaque trace de pas, chaque empreinte de vie : chameau, oiseau, lézard, insecte, gerbille, fennec…
A la pause : apéritif, un bissap sirupeux, une salade de crudités en repas, quelques notes sur ce cahier, 4 chapitres de la Bible et des jeux.
Ensuite, nous nous remettons en marche. Notre guide annonce 1h30-2h et, au bout de 3 heures, nous nous arrêtons pour bivouaquer. Ce qui m’inquiète beaucoup, d’autant plus qu’hier, Salim nous avait annoncé 5 km. En fait, nous en avons parcouru 15 et demain nous devrions en faire 20 (tant que ça ne veut pas dire 60, ça devrait aller)
En tout cas, cet après midi, nous avons rencontré le désert tel qu’on se le représente : des dunes, du sable et du soleil. J’ai même trouvé un caillou bizarre, en fait, un silex taillé. Sans doute un fossile que je laisserai sur place : pas question de piller le patrimoine mauritanien… C’est maintenant face à la couverture d’un livre de Monod que j’écris ces lignes…
Au dîner, nous goûtons pour la première fois du chameau, une des principales sources de viande dans cette région. Puis, échange d’énigme avec Salim, je parviens à deviner comment partager 30 plats en 33 (il faut lire phonétiquement) et nous faisons mourir e rire Salim en mettant en scène notre réponse à sa devinette : 2 garçons, le premier est l’oncle paternel du deuxième qui est l’oncle maternel du second quel est le lien de parenté de leurs parents…
Nous découvrons aussi l’inconfort des feuillées du désert, s’éloigner à 5 minutes du camp, ressentir l’isolement d’un endroit magnifique pour aller s’accroupir derrière une petite dune avant d’enterrer ses déchets et brûler son papier en espérant éviter les cram-cram, n’est assurément pas l’activité la plus poétique. J’espère bien éviter la tourista.
Pour me faire pardonner ces considérations quelque peu scatologique, une petite note sur les trois thés.
Le thé remplace la bière en Mauritanie : on le fait mousser, on vous le sert à l’apéritif ainsi que pour vous souhaiter bienvenue… A l’apéritif, c’est donc dattes, cacahuètes, biscuits et thés qui viennent récompenser le marcheur lors de la pause du soir. Mais le plus typique, c’est la cérémonie des trois thés à laquelle nous aurons droit  à chaque maison ou hôtel visités. Trois thé (plus ou moins) à la menthe, servis les uns après les autres. Il faut voir notre cuisinier les transvaser d’un verre à l’autre pour bien les faire mousser. Le premier est le moins sucré : c’est Loèl, « amer comme la vie », le thé de l’enfance durant laquelle on peut avaler n’importe quoi. Le second, plus sucré, c’est Ouestani, « doux comme l’amour », le thé de la jeunesse, un peu plus sensible. Le troisième est sirupeux, c’est Tali, « suave comme la mort », le thé de la vieillesse, l’âge fragile où il faut que tout soit facile…

 

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Lundi 29 janvier 2007

Allez, je suis plus courageux que prévu, je commence à mettre mon journal de bord en ligne aujourd'hui... Vous pardonnerez le style "écriture automatique" mais j'ai opté pour ne pas retravailler mes notes... Je vous les livre donc telles que je les ai écrites et en 12 heures d'avion, on a le temps d'écrire vraiment n'importe quoi...

21 janvier
3h50, le matin
Plusieurs tonnes d’acier ont été propulsées dans le ciel. Les lumières de Paris s’étendent sous nos yeux. Je ne suis pas vraiment un habitué de l’avion mais quand bien même le serais-je, ce prodige m’épaterait toujours (et m’effraye un peu quand je suis à bord de l’appareil) L’esprit humain, peut indéniablement s’enorgueillir d’une telle prouesse. Et en même temps, oublier, à ce moment précis, notre fragilité et nos limites me paraîtrait relever de la pire des arrogances. Admiration et sentiment de vulnérabilité m’accompagnent toujours en vol….
Plus rien à voir pourtant avec l’angoisse de ces derniers jours. En fait, elle s’est estompée dès que nous avons retrouvé nos compagnons de voyage. Du restaurant de chinois (pour se mettre dans l’ambiance… (sic Patrick ( ???))) à l’aéroport, en passant par le RER beaucoup de rires ont fait l’attente moins longues et les premiers aléas (deux heures de retard annoncées, la nourriture interdite en cabine alors que l’agence nous recommandait de prévoir un e-cas, la crème solaire de Laurence confisquée à la douane) deviennent autant de motifs de plaisanterie. Le voyage s’annonce sous de bons auspices.
4h30
Nous voici maintenant à Marseille. Certains passagers descendent pour partir à Janet et, sans doute naïvement, je me demande s’il y en aura d’autres. Jusqu’ici, lors de mes vols tout le monde embarquait et débarquait au même moment. Je découvre le charter omnibus. Un autre mystère : allons nous nous arrêter en Algérie pour faire le plain comme annoncé où bien l’approvisionnement effectué à présent a-t-il pour but de compenser notre retard ? On verra bien.
En tout cas, j’espère que je parviendrai à dormir encore un peu pendant les 12 heures qui nous séparent d’Atar…
Ah ben ça a marché, me voilà réveillé en sursaut par la réponse à ma première question, des passagers qui embarquent… Et notre nouveau commandant de bord répond à la deuxième, pas d’escale en Algérie…
7h
C’est une chance d’être installé au hublot gauche ! Nous avons droit à un superbe lever de soleil sur la Méditerranée. Mes jambes sont complètement engourdies, je n’ai vraiment pas beaucoup fermé l’œil mais Laurence dort à côté de moi et je me sens bien. Vraiment.
10h15
Nous sommes maintenant au dessus du Mali. Descente très impressionnante sur Gao : après avoir survolé le désert pendant des heures nous apercevons soudain le fleuve Niger et l’avion paraît vouloir se poser dans la savane avant que nous apercevions les premiers bâtiments.

Enfin arrivés à Atar. Quelques inquiétudes à la douane : comment dois-je remplir la case « profession » de ma fiche de débarquement ? La Mauritanie est une république islamique, référencée par l’Église catholique romaine comme un pays sans liberté religieuse et je me doute que les évangélistes n’y sont pas les bienvenus. Certains critiqueront, à juste titre, ma lâcheté mais je ne suis pas ici en mission, je ne tiens pas à gâcher le voyage des autres (ni le mien) avec trop de tracasserie ou pire un refoulement à la frontière. C’est décidé, je suis « employé »…
Bien sûr, je ne compte pas cacher mon christianisme par la suite et pour tout dire c’est moins ma lâcheté qui m’ennuie (je vis avec depuis un certain temps) que le manque de confiance que je manifeste envers ce pays…
Après les formalités administratives et la récupération de nos bagages (ouf, rien ne manque !), l’achat d’un chèche pas moins obligatoire que le visa. Bon, en tant que groupe, il va falloir qu’on apprenne à un peu mieux négocier et à dire non : 6 chèches pour le prix de 7… On va mettre ça sur le compte des 12 heures d’avions et du dépaysement…
Ensuite, délicieux repas dans un restaurant d’Atar : nous goûtons la Thie Bou Dien : riz cassé, viandes, poisson, légume, tout en faisant connaissance de Mohamed Salim, notre guide qui nous accompagnera durant notre périple…
Puis, 3 heures de pistes entre Atar et Ouadane, point de départ de notre randonnée. Au début nous découvrons un paysage rocailleux, désolé et immense. Ce n’est pas le désert de dunes et de sables dans lequel nous devrions marcher mais un bon avant goût de ce que signifie le terme « aride ».
A dire vrai, les cahots de la piste (pas si mauvaise que cela et puis le chèche amorti bien les chocs) ne nous empêcheront pas de dormir pendant la dernière heure du trajet…
Pour nous réveiller aux portes du désert, à Ouadane, la cité des deux oueds, l’oued du savoir et l’oued des dattes. Je vous en dirais plus demain.
Maintenant, après une courte visite, un bon repas et une soirée jeux, il est temps de dormir… Ce ne sera pas dans l’oppressant silence du désert : nos voisins font la fête.

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Lundi 29 janvier 2007

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Voilà, nous avons survécus à l'avion, à la marche, au désert aux pillards des sables tout s'est bien passé et me revoici en ligne avec du sable plein les sacs et des images plein la tête. Dès que mon carnet de voyage sera tapé, je vous en fait profiter avec  9 jours de différés (sans doute à partir de demain)

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Dimanche 21 janvier 2007

Prédication du dimanche 21 janvier 2007

Culte des familles

 

Psaume XX 1 à 10

 

Job XXXIX , 19 à 25

 

Apocalypse XIX, 11 à 13

 

 

 

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, nous allons nous pencher sur un animal un peu délaissé dans la Bible, un animal qui pourtant a généralement une place importante à travers les mythes, les légendes mais aussi les récits historiques de toute l’humanité.

 

Aujourd’hui nous allons parlé de Equus Caballus un animal qui pèse entre 500 et 1000 kilos, qui vit entre 20 et 30 ans, si vous avez écouté les textes bibliques vous le savez déjà, cet animal c’est le

 

Cheval

 

 

 

Or si le cheval est la plus noble conquête de l’homme, force est de constater que dans la Bible il en va autrement. En fait, le cheval n’est montré que sous un seul aspect, il ne sert qu’à une seule chose : à faire la guerre. On ne parle pas de course de chevaux dans la Bible, ni de chevaux de labour, ni de ballade à cheval. Le cheval est seulement un instrument de guerre, on peut même dire qu’il s’agit d’une arme.

 

On peut certainement expliquer cela : le cheval est peut-être un animal trop fragile pour Israël et le bœuf et l’âne sont des animaux bien plus commodes, plus résistants pour un usage courant. Avoir un cheval coûte cher, demande beaucoup de soin. C’est donc un animal de luxe que l’on va réserver aux rois et dont la principale utilité sera militaire.

 

Et puis, le cheval vient toujours d’ailleurs, c’est un animal exotique qu’on achète à d’autres pays. La cavalerie est souvent la marque d’ une armée étrangère, c’est souvent l’arme de l’ennemi. Une arme dévastatrice qui terrifie par sa puissance. Ce qu’on peut comprendre facilement si vous avez déjà vu au cinéma une charge de cavalerie…

 

Bref, le cheval n’est pas un animal courant dans la Bible mais plutôt un animal de luxe, un symbole de richesse et de puissance…

 

 

 

Mais cela suffit-il à expliquer qu’on ne trouve aucune histoire de chevaux dans la Bible ? Ou plutôt que les seuls chevaux qu’on y rencontre soient des animaux vaincus, balayés par les flots lors de la traversée de la mer rouge, aux jarrets tranchés de la bataille de Merom (Josué XI) ? Bref que les histoires de chevaux dans la bible soient toujours des histoires épouvantables à faire frémir d’horreur le moindre amateur d’équitation ? Après tout, le cheval est la monture royale mais les rois sont nombreux dans la bible, alors ce ne sont pas les occasions qui manqueraient de raconter une belle histoire pleine de galop enfiévré, de pur sang qui se cabrent, de crinières aux vents… Mais non, engloutissement, jarrets coupés, anéantissement de masse voilà le sort presque systématiquement réservé aux chevaux.

 

Bien sûr, on peut expliquer ces massacres en rappelant que les chevaux étaient sans doute l’arme la plus terrifiante de l’époque. Annoncer que la cavalerie ennemie est balayée c’est une manière de rappeler que Dieu protège son peuple, qu’Il est pour Israël une forteresse, c’est dire : « vous n’avez rien à craindre, aucun ennemi aussi puissant soit-il ne pourra vous abattre » Mais si on peut comprendre cette promesse, reste à savoir pourquoi le cheval n’est vu que sous cet angle…

 

 

 

C’est vrai qu’il y  a peu d’animaux aussi mal servis dans la Bible. on trouve dans les textes bibliques des histoires admirables sur des ânes, des gros poissons, des colombes, des aigles et même des serpents… Alors pourquoi pas sur cet animal noble et puissant qu’est le cheval ?

 

Eh bien peut-être justement à cause de sa noblesse et de sa force. En effet Dieu semble marquer une préférence pour ce qui est petit, faible et sans force. Une préférence ? Pas si sûr. En fait, il serait peut être plus correct de penser que Dieu va d’abord vers ceux qui ont besoin de lui et que finalement, le cheval a déjà reçu tellement de grâce et de force qu’il n’a pas besoin d’être mis davantage en lumière…

 

C’est d’ailleurs un peu ce que semble dire le livre de Job. Bien sûr c’est toujours comme un animal de guerre qu’il décrit le cheval. Mais il souligne à quel point c’est un animal puissant et courageux. En fait, il ne s’agit pas de dire que Dieu n’aime pas le cheval mais plutôt de dire qu’Il lui a déjà tout donné et qu’il n’ a pas besoin d’en rajouter. En effet comment pourrait on croire que le cheval est un animal délaissé par la Bible quand Dieu affirme dans le livre de Job qu’Il lui a donné la puissance de bondir comme le criquet, le courage sur le champs de bataille, la rapidité qui lui permet de dévorer l’espace… Le livre de Job manifeste bien que le cheval est aimé autant que l’âne ou la colombe…

 

 

 

D’ailleurs il y a quand même une histoire de beau cheval blanc dans la Bible, c’est le récit de l’apocalypse. Bien sûr on y retrouve le cheval de combat mais ici ce n’est pas pour souligner que l’ennemi est vaincu mais pour montrer que Dieu combat pour nous. Ce cavalier blanc qui élimine tout ennemi, c’est la parole de Dieu. Donc il ne faut pas voir dans ce texte un massacre comme on en voit trop en période de guerre mais juste la promesse que par sa parole Dieu triomphe de ce qui nous fait souffrir.

 

 

 

Frères et sœurs, cette vue d’ensemble sur le cheval dans la Bible, nous  affirme deux choses. Tout d’abord elle nous donne l’assurance que Dieu combat pour nous, pour l’humanité toute entière et que rien de ce qui fait du tort à l’humanité ne pourra subsister. Pour tous les humains, Dieu sera victorieux. De plus, on retrouve l’idée de la justice de Dieu, pour Dieu la justice ne consiste pas à donner la même chose à chacun, ni à dire que tout le monde part du même niveau mais à amener tout le monde au même niveau… Alors si dans notre vie, nous avons l’impression d’être de pauvres bourricots, de vieilles carnes, rappelons nous que c’est par les humbles, les sans gloires que Dieu agit tout du long et rendons lui grâce… Si au contraire, nous nous sentons tels de fringants coursiers, célébrons la force qu’il nous a donnée et rendons lui grâce.

 

 

 

Amen

 

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Agenda

  Juin 2008

Lundi 2 20h Café le Franklin. 7 rue Franklin Roosevelt Evreux
Café Biblique : La vie après la vie

Discussion libre et éclairage biblique sur le thème de l'au delà.

Samedi 28 Dimanche 29
Nuit des veilleurs organisée par l'ACAT


Temps d'ouverture au temple
5 rue du chantier, Evreux
de 20h à 21h

Temps de prière à Vernon
Eglise St Jean Baptiste
de 21h à 22h



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