Présentation

Texte biblique

Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus–Christ, à tenir tous le même discours : qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même intelligence et dans la même pensée. En effet, mes frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des disputes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » –– « Et moi, à Apollos ! » –– « Et moi, à Céphas ! » – Et moi, au Christ !  Le Christ est–il divisé ? Est–ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est–ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?  Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispos et Gaïos. Ainsi personne ne peut dire que vous avez reçu le baptême pour mon nom. Si, j’ai encore baptisé la maison de Stéphanas ; au reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens. En effet, le discours de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a–t–il pas frappé de folie la sagesse du monde ? En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient. Les Juifs, en effet, demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse. Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs ; mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains.
I Corinthiens I, 10 à 25 (d'après la Nouvelle Bible Segond)

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Mardi 27 février 2007

Le culte dominical nous raconte, par sa liturgie, une histoire et ce sont les étapes de cette histoire que je vous invite à découvrir.

Les articles de cette séries s'accompagneront sans doute d'exemple de textes liturgiques. Je précise donc que ces textes, donnés à titre d'exemple, ne sont en rien obligatoire et varient énormément selon les cultes..

A celui qui a soif, dit Dieu, je donnerai de l'eau de la source de vie et je la donnerai gratuitement.(Esaïe LV, 1)
 Dans notre monde où tout s'achète et tout se vend, où l'homme s'étonne et suspecte lorsqu'il reçoit gratuitement, j'annonce aujourd'hui l'Evangile de Jésus-Christ, qui nous délivre de nos servitudes, de nos fatalités, de nos craintes et nous appelle à une vie nouvelle. Que Dieu nous mette au coeur l'assurance de son pardon et qu'Il nous donne de marcher vers son Royaume.

Il peut paraitre étrange de parler de pardon après avoir expliqué que le péché n'était pas forcément associé à la faute. Le pardon rejoint ici la notion paulinienne de justification, un terme moins évocateur et peut-être même encore plus ambigü que celui de pardon. Lorsque Paul affirme que Dieu nous justifie, cela ne veut absolument pas dire qu'il nous cherche des excuses, mais plutôt qu'il nous déclare justes (c'est à dire conformes à sa volonté) alors même que nous ne le sommes pas.
L'annonce du pardon ou de la justification est une étape très audacieuse de notre liturgie, peut-être même est-ce le principal moment de confession de foi. En effet, nous n'implorons pas que Dieu nous pardonne ou qu'il nous déclare juste, nous osons affirmer qu'Il nous pardonne. Certains pourraient dès lors nous accuser d'asservir Dieu  à  nos désirs. Pourtant en annonçant ce pardon inconditionnel, nous affirmons la confiance que nous plaçons dans l'Evangile : Tous, en effet, ont péché et sont privés de la gloire de Dieu et sont,  gratuitement, justifiés par sa grâce, au moyen de la rédemption qui est en Jésus–Christ (Romains III, 23-24)

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Dimanche 25 février 2007

Prédication du dimanche 25 février 2007

Deutéronome XXVI, 4 à 10

Romains X, 8 à 13
Luc IV, 1 à 14

Du Jourdain au désert, de la déclaration du baptême à la tentation, le moins qu’on puisse dire, c’est que le ministère de Jésus commence en passant d’un extrême à l’autre. Du récit de la tentation, je voudrai tirer ce matin deux bonnes nouvelles et une interpellation… Les deux bonnes nouvelles nous touchent en tant qu’individus parce qu’elles sont destinées à l’humanité toute entière, l’interpellation quant à elle est plus spécifiquement destinée aux chrétiens et tout particulièrement aux Églises…

La tentation n’est pas un accident de parcours, elle fait partie du programme, c’est « rempli d’Esprit Saint » que Jésus revient du Jourdain et c’est « conduit » par ce même Esprit qu’il part dans le désert. Il ne s’agit pas non plus d’une ascèse purificatrice, le baptême donné par Jean est un rite de purification et Luc nous dit bien que ce baptême, Jésus l’a reçu pleinement. Il n’est donc pas besoin de le parfaire, d’y rajouter quoique ce soit. Le séjour dans le désert n’a pas grand chose à voir avec l’attitude des ermites qui se retiraient pour se purifier et prier… En fait, si l’on regarde bien le texte, il ressort clairement que le but du séjour de Jésus dans le désert, c’est la tentation : Luc est sans doute moins explicite que Matthieu pour qui Jésus est conduit au désert pour y être tenté mais l’idée est tout de même implicite : la seule chose que l’évangéliste nous dit du séjour de Jésus, c’est la tentation. Il ne nous parle ni de prière ni même de jeûne : Luc nous dit que Jésus ne mangea rien mais il ne dit pas, contrairement à Matthieu, que Jésus jeûna… Bref, le séjour de Jésus dans le désert n’a absolument rien de religieux, de rituel, la seule raison de cet épisode, c’est la tentation. D’ailleurs quand le diable a épuisé toutes ses tentations et se retire, Jésus revient en Galilée…
Mais pourquoi cette tentation fait elle partie du programme ? Eh bien je crois que la réponse est simple. Au début de son ministère, le baptême vient dire la divinité de Jésus, notamment avec cette proclamation « Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré », il fallait donc affirmer avec la même force, avec le même témoignage extra-humain, la complète humanité de Jésus. C’est le rôle de la tentation. Je souligne d’ailleurs qu’une fois de plus la Bible prend les récits mythologiques classiques à contre-courant : généralement dans ceux-ci, un mortel emporte des épreuves titanesques et accède à la divinité. Ici, on commence par l’affirmation de la divinité, une manifestation inconditionnelle puis à travers une série d’épreuve, on affirme l’humanité. Ce n’est plus l’humain qui, à travers une série d’épreuve devient dieu, mais Dieu qui rejoint l’humanité dans ses épreuves… La première bonne nouvelle de la tentation de Jésus est une nouvelle de mouvement, nous sommes rejoints par Dieu dans nos déserts, dans nos moments de famine et de tentation…
 
La deuxième bonne nouvelle, c’est que si Jésus lui-même connaît la tentation, alors, je n’ai plus à me culpabiliser de mes propres tentations… Or, c’est bien souvent ce qui arrive, même lorsque je résiste à la tentation je me sens coupable de l’avoir éprouvée. Et bien, dans ces moments, rappelons-nous simplement que Jésus lui-même fut tenté… Si celui-là même que Paul affirme « sans pêché » est tenté au moment même où il est reconnu par Dieu comme son Fils, comment me sentirai-je, moi, coupable d’être tenté ? Est ce que je crois que je suis plus grand, plus parfait que Jésus, le Christ. Certes non. Si donc lui même a été tenté, je n’ai aps à me culpabilisé de connaître moi aussi la tentation.
Ceci établi, regardons d’un peu plus près ces tentations. Elles sont surprenantes parce que finalement, à aucun moment le diable ne propose à Jésus d’enfreindre une règle morale ou éthique. Tout au plus, une seule fois, lui suggère-t-il d’enfreindre un commandement religieux et de se livrer à l’idolâtrie : si tu te prosternes devant moi, déclare-t-il. Mais à part cela (qui n’entre pas dans le domaine de la morale), aucune des choses qu’il propose à Jésus n’est moralement condamnable. J’avoue volontiers que je suis gourmand mais je trouve qu’il faut être bien sévère pour considérer, comme le fit Ambroise, que la tentation de se nourrir de pain après 40 jours de jeûne relève de la gloutonnerie… En fait les trois tentations que connaît Jésus ne relèvent pas de la morale mais sont des envies caractéristiques de l’humanité : le désir de voir nos manques comblés, le désir de protection et le désir de contrôle. Trois envies qui sont l’expression de nos limites : le manque, la fragilité et la faiblesse. Or ces limites, nous les refusons. Notre tentation perpétuelle c’est de vouloir les supprimer, y remédier. Il n’est pas question de dire que c’est mal de refuser nos limites. En fait le problème n’est pas ici d’ordre moral ou éthique : le problème, c’est qu’il nous est impossible d’échapper à ces limites, et que notre refus de ces limites entraîne finalement plus de souffrance que de libération. La tentation de Jésus nous apprend d’une part que ces limites sont notre condition humaine, elles sont ce qui nous définit, elles sont ce que nous sommes mais, tour de force du texte, elle nous apprend également que refuser nos limites fait aussi partie de ce que nous sommes.
Bref, la deuxième bonne nouvelle est une nouvelle de libération et de guérison de ma souffrance et de mon mal être : je n’ai pas à vivre mal mes limites (Jésus pleinement homme les a lui même connues) mais je n’ai pas non plus à me sentir coupable parce que je vis mal mes limites (Jésus, pleinement homme a lui aussi connu cette frustration)…

Mais je vois aussi dans ce texte une interpellation forte pour nos Églises. En effet, ce diable qui promet monts et merveilles à grand renfort de versets bibliques, ne nous semble-t-il pas quelque peu familier ? Oh, pas la peine de scruter nos mémoires, de dévisager nos voisins, ou de pointer le comportement d’autres Églises… Peut-être devrions nous plutôt interroger nos propres attitudes… Sous le noble prétexte d’annoncer la bonne nouvelle, n’avons nous pas tendance à enjoliver un peu les choses pour la rendre plus attractive ? N’avons nous pas tendance à proposer à nos frères et à nos sœurs de combler leurs manques, de les protéger dans leur fragilité, de leur donner plus de contrôle dans leur faiblesse ? Je sais bien que Jésus étanche la soif et donne le repos, je sais bien que Dieu est une forteresse, je sais bien que Christ nous promet la victoire sur la souffrance et la mort. Mais la vérité de cette soif étanchée, la sécurité de ce roc, la certitude de cette victoire sur le mal ne se vivent que dans la rencontre personnelles avec le Christ vivant et nous ne sommes pas pourvoyeurs, garants de cette rencontre.
Sans doute plutôt que de promettre une faim assouvie, une protection dans les coups dur, un meilleur contrôle dans nos vie devrions nous revoir notre ambition à la baisse. Peut-être cette bonne nouvelle dont nous sommes porteurs peut-elle s’annoncer sans fausse promesse.

Ici, mon frère, ma sœur, tu ne trouveras pas la réponse à toutes tes questions, et peut-être même en susciterons-nous de nouvelles. Ici, tu ne trouveras pas le confort et la sécurité, et peut-être ébranlerons nous certaines de tes certitudes. Ici, nous ne te dirons pas comment tu dois mener ta vie et comment tu peux l’emporter sur ce qui t’oppresse. Ici, en revanche, tu trouveras des sœurs et des frères aussi faibles, fragiles et affamés que toi. Ici tu entendras qu’indépendamment de ce que tu fais, indépendamment de ce que tu as, quelqu’un t’aime et te reçois tel que tu es et que pour toi, pour que tu vives, il a tout donné. Et nous te parlerons de celui-là et nous prierons pour que tu le rencontres à ton tour.

Amen

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Vendredi 23 février 2007
Mais d’une manière générale, le protestantisme est beaucoup moins directif que les autres confessions (quant à la manière de vivre le Carême). Il part du principe que chacun est libre de vivre ce temps de préparation de Pâques selon ses convictions car aucune consigne particulière n’a été laissée par les apôtres...
Astrid Vogler sur
protestants.com


Pourtant, même en lui enlevant sa dimension ascétique et pénitentielle, le Carême me laisse perplexe.
Peut-on vraiment se préparer à Pâques ? Peut-on vraiment se préparer au scandale de la passion, de la mort de l’innocent, du Dieu maudit et crucifié ? Peut-on vraiment se préparer à la nouvelle inouïe de la résurrection ? Le temps pascal ne devrait-il pas toujours être vécu comme un temps complètement à part, un temps d’effondrement des valeurs et des certitudes, un temps auquel aucun Carême ne pourra jamais nous préparer…
S’il fallait vraiment associer le Carême à Pâques, je pense que ce devrait être un temps post pascal, comme les quarante années d’errance du peuple hébreux dans le désert suivirent la libération au lieu de la précéder… Un temps durant lequel méditer cet évènement et voir en quoi il transforme notre vie. Il me paraîtrait plus « protestant » de vivre le Carême après Pâques, comme un rappel qu’avant toute œuvre humaine, il y a la grâce de Dieu…
Mais sans aller jusqu’à modifier nos calendriers liturgiques, peut-être faut-il simplement dissocier le Carême de Pâques et vivre ce temps comme un des jalons dont nous avons besoin. Parce que nous sommes des êtres intensément temporels, parce que nous avons besoin que notre calendrier soit rythmé. Que ce temps de Carême, si loin des lumières de Noël et des chocolats de Pâques, reste une marque de notre identité chrétienne. Et puisque nous sommes protestants, que ce temps soit marqué par la l’étude de la Bible et la méditation…

Le programme radiophonique du Carême protestant

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Mercredi 21 février 2007

Vu à Evreux, vendredi dernier, Labiche mis en scène par Deschamps et Makeïeff. Je découvre la proximité de mise en scène entre la farce et la comédie de boulevard. J'avoue ne pas savoir si le burlesque est une initiative de Deschamps ou si c'est une interprétation fidèle et traditionnelle. (si un connaisseur en histoire du théatre veut bien m'éclairer sur ce point, je lui en serais reconnaissant). En tout cas, c'est une réussite...
Pourtant, cette histoire qui nous a fait tant rire est tout à fait terrifiante.
Rentier, Lenglumé se réveille avec une gueule de bois carabinée et sans le moindre souvenir de ce qu'il a fait durant la nuit. Et, par un concour de circonstance, il se persuade rapidement d'avoir commis un meurtre. Conviction qui le conduit a envisager la supression de 3 autres personnes. Bref, un burlesque finalement trés sombre.
Bien sûr. pour Labiche, il s'agit avant tout d'une satire de la bourgeoisie du second Empire, mais, j'y vois aussi une réflexion sur la culpabilité. Je ne m'étendrai pas ici, sur le refus de Lenglumé à assumer son crime mais plutôt sur la rapidité et la facilité avec lesquelles il se croit coupable. En effet, je crois que c'est ici une vision assez juste de l'humanité : il est très facile d'enfermer l'humain dans un sentiment de culpabilité. Certains pointeront ici l'influence du christianisme mais je ne suis pas certain que cette caractéristique soit exclusivement occidentale. Je me souviens par exemple avoir été frappé par la gigantesque entreprise de culpabilisation de leurs victimes par les Khmèrs rouges et par son succès. Il me paraît être dans la nature humaine de se sentir coupable.
Et j'attribue cette culpabilité à notre incapacité à accepter nos limites. Nous nous culpabilisons facilement parce que nous ne parvenons pas à nous assumer comme imparfait. Peut être les tenants de la psychanalyse me reprendront-ils mais le sentiment de culpabilité me paraît être le revers de la médaille de notre soif d'amélioration.
Alors faudrait-il pour être heureux renoncer à tout progrès humain, nous vautrer dans l'autosatisfaction ? Non bien sûr. Mais tout en repoussant nos limites, il nous faut simplement rester conscient qu'elles sont ce que nous sommes et que ce n'est pas dans une hypothétique perfection que réside notre bonheur
.

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Dimanche 18 février 2007
Voici que la grâce de l'Evangile, si difficile à comprendre aux gens pieux nous met en face de la vérité et nous dit : "Tu es un pécheur, un très grand pécheur, incurablement, mais tu peux aller, tel que tu es à Dieu qui t'aime. Il te veut tel que tu es sans que tu fasses rien, sans que tu donnes rien, il te veut toi même. Toi seul... Dieu est venu jusqu'à toi, pécheur, pour te sauver. Réjouis-toi ! En te disant la vérité ce message te libère. Devant Dieu, tu ne peux pas te cacher. Le masque que tu portes devant les hommes ne sert à rien devant Lui. Dieu veut te voir tel que tu es pour te faire grâce. Tu n'a plus besoin de te mentir à toi-même et de mentir aux autres en te faisant passer pour sans péché ; non, ici, il t'es permi d'être un pécheur, remercie Dieu.

D. Bonhoeffer in De la vie communautaire
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Agenda

  Juin 2008

Lundi 2 20h Café le Franklin. 7 rue Franklin Roosevelt Evreux
Café Biblique : La vie après la vie

Discussion libre et éclairage biblique sur le thème de l'au delà.

Samedi 28 Dimanche 29
Nuit des veilleurs organisée par l'ACAT


Temps d'ouverture au temple
5 rue du chantier, Evreux
de 20h à 21h

Temps de prière à Vernon
Eglise St Jean Baptiste
de 21h à 22h



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