Présentation

Texte biblique

Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus–Christ, à tenir tous le même discours : qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même intelligence et dans la même pensée. En effet, mes frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des disputes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » –– « Et moi, à Apollos ! » –– « Et moi, à Céphas ! » – Et moi, au Christ !  Le Christ est–il divisé ? Est–ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est–ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?  Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispos et Gaïos. Ainsi personne ne peut dire que vous avez reçu le baptême pour mon nom. Si, j’ai encore baptisé la maison de Stéphanas ; au reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens. En effet, le discours de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a–t–il pas frappé de folie la sagesse du monde ? En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient. Les Juifs, en effet, demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse. Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs ; mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains.
I Corinthiens I, 10 à 25 (d'après la Nouvelle Bible Segond)

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Dimanche 30 avril 2006
Deux daïmyo s'affrontent, chacun escorté  par un groupe de ronins… Derrière ce thème complètement artificiel se cache un jeu abstrait, semblable aux dames ou aux échecs. Un jeu à deux que je n'utiliserai donc pas au catéchisme mais dont plusieurs aspects m'interpellent.

 

Les 2 caractéristiques essentielles de mana sont les suivantes :

 

- le mouvement d'une pièce ne dépend pas de la valeur de celle ci mais de sa case de départ

 

- la case d'arrivée de la pièce déplacée par mon adversaire détermine la case de départ de la pièce que je pourrai bouger

 

Mana induit d'abord une réflexion intéressante sur la liberté. La liberté absolue n'existe pas. Dans tous les jeux (comme dans la vie) des contraintes extérieures (les règles) viennent limiter mes options. Dans mana, plus que dans aucun jeu de ma connaissance, aux contraintes extérieure vient s'ajouter une contrainte relationnelle. Le coup joué par mon adversaire pèse directement sur les possibilités qui me sont ouvertes. Et bien sûr, ce coup de mon adversaire a été limité de la même manière par mon propre déplacement. Ainsi à l'illusion d'un droit de faire ce qu'on veut, Mana vient opposer l'image d'une liberté qui se vit dans le cadre restreint d'interactions complexes. Or ce n'est qu'à partir de cette compréhension de la liberté qu'on peut saisir l'aspect libérateur de l'Évangile.

La portée (la valeur, donc) d'une pièce ne dépend pas de sa nature mais de l'endroit où elle se trouve. Là encore, s'ouvre une réflexion intéressante. Et si mes actions ne dépendaient pas de mes qualités intrinsèques mais seulement du contexte dans lequel je me trouve ? Il ne s'agit pas de professer un quelconque destin ou de nier le libre-arbitre. Mais simplement de proposer un regard où la valeur d'un individu ne se mesure ni à ses qualités ni à ses œuvres. Un changement de regard nécessaire pour appréhender le concept de la grâce

 Bien sûr, je ne pense pas que le concepteur ait eu de telles ambitions théologiques et philosophiques (quoique le connaissant, je suis sûr qu'il a une lecture philosophique de son jeu pas piquée des hannetons). Mana reste un jeu (et un bon jeu). Du coup, je m'abstiendrai de souligner que les cases 1 et 3 sont plus avantageuses que les cases 2, on pourrait trouver mes interprétations quelque peu capilotractées.

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Vendredi 28 avril 2006

Le Conseil d'Églises chrétiennes en France rend publique la lettre qu'il a adressée ce mardi 25 avril 2006 à M. Dominique de Villepin, Premier Ministre.

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Les questions que soulèvent les migrations ne cessent d’interroger nos sociétés européennes depuis de nombreuses années. Elles constituent un véritable défi pour notre avenir et mériteraient d’être situées dans le cadre d’une politique globale de développement des pays du sud. Une nouvelle fois, la législation est soumise à un projet de modification. Un projet de loi, adopté au Conseil des ministres le 29 mars, sera débattu au Parlement dans les premiers jours de mai.

 

Le Gouvernement a bien entendu l’entière légitimité pour proposer de nouvelles dispositions tendant à mieux définir les conditions d’entrée et d’installation des personnes étrangères sur le territoire français. Mais ces mesures ayant de sérieuses conséquences sur le sort qui sera réservé à tant d’hommes et de femmes à la situation fragile, vous comprendrez que le Conseil d’Églises Chrétiennes en France, alerté par nos Églises et par les associations (Secours catholique, CIMADE…) qui œuvrent pour l’accueil des migrants, tient à vous faire part des réelles inquiétudes que soulève ce projet.

 

Du côté catholique, nous nous en sommes déjà ouverts au Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, lors d’une rencontre le 10 avril dernier. Une rencontre technique a eu lieu le 13 avril entre des collaborateurs du ministre et un groupe de travail œcuménique qui a permis une écoute mutuelle. Nous avons pris note des points d’attention à propos desquels des précisions pourraient être apportées au projet de loi (maintien de la carte de séjour en cas de rupture du contrat de travail, délais de recours juridictionnels et protection des femmes victimes de violences conjugales).

 

L’existence des « sans-papiers » est une réalité incontournable, estimée aujourd’hui à plusieurs centaines de milliers de personnes. Peut-on uniquement leur proposer de repartir dans leur pays d’origine, de gré ou de force ? Cela nous paraît tout à la fois irréaliste d’un point de vue pratique que problématique sur le plan humain. Nous regrettons donc que le projet de loi ne contienne que des mesures qui auront pour effet de restreindre encore les possibilités de régularisation de ces étrangers. Ce signal restrictif nous inquiète dans la mesure où il ne pourra que maintenir dans la précarité administrative et sociale de trop nombreuses personnes. Il serait regrettable que tous ceux qui aspirent à poursuivre légalement et paisiblement leur vie en France en soient empêchés du fait d’une trop grande rigueur des textes et des conditions posées.

 

Nous attachons une attention toute particulière au respect du droit à la vie privée et familiale. Guidées principalement par le souci d’éviter les fraudes, les mesures contenues dans le projet de loi auraient pour conséquences, si elles sont adoptées, de fragiliser ou de retarder le regroupement de familles étrangères ou de couples mixtes, et de laisser des familles entières dans une longue incertitude quant à leur possibilité de s’établir durablement en France. Cette fragilité accrue déstabiliserait nombre de familles et irait à l’encontre de l’intérêt des plus faibles, parmi lesquels les enfants.

 

 

 

La réalisation d’une bonne insertion dans notre société requiert, pour les personnes concernées, une stabilité et une sécurité quant à leur situation administrative.

 

En ce qui concerne les demandeurs d’asile, la protection que nous leur devons risque d’être affaiblie par l’extension de la liste des pays dits « d’origine sûrs ». Par ailleurs, le statut particulier qui sera désormais celui des CADA (centre d’accueil pour demandeurs d’asile) pourrait conduire à

 

une diminution des actions d’accompagnement social et d’aide à l’insertion de ces personnes, et maintiendrait dans l’extrême précarité toutes celles faisant l’objet d’une procédure de réadmission dans le cadre des accords européens. Parallèlement au projet de loi, nous avons été alertés sur les

 

dangers importants que comporte le projet de décret tendant à réduire le délai de recours contre une décision négative de l’OFPRA.

 

Le projet de loi tend à généraliser l’exigence du visa de long séjour pour qu’une personne puisse obtenir une carte de séjour en France, notamment au titre des liens familiaux. Or les conditions actuelles d’examen et de délivrance des visas, dans les consulats de France à l’étranger, souffrent d’une trop grande opacité et ne permettent pas aux personnes qui les sollicitent de s’appuyer sur des procédures encadrées dans le temps. Le renforcement du rôle des consulats supposerait la mise en œuvre de moyens humains et financiers considérables ainsi que de procédures précises et fiables : il y va de l’image même de notre pays à l’étranger. En matière d’éloignement du territoire des étrangers en situation irrégulière, le projet de loi fusionne l'invitation à quitter le territoire et la reconduite à la frontière afin de simplifier la procédure actuelle et de désengorger les tribunaux.

 

Pour ce sujet également très sensible, le délai prévu pour un recours contentieux nous semble beaucoup trop court pour qu’un étranger puisse élaborer un recours efficace.

 

Enfin, la création de la carte « compétences et talents » risque d’entraîner une inégalité forte suivant les catégories de personnes : que penser de cet encouragement à la venue de migrants diplômés ou de haut niveau alors que la situation des autres est rendue encore plus difficile ?

 

Telles sont, Monsieur le Premier Ministre, les principales remarques que le projet prochainement débattu soulèvent dans nos Eglises.

 

Nous savons bien la complexité de légiférer en cette matière. Nous vous serons d’autant plus reconnaissants de l’attention que vous pourrez porter aux différents sujets évoqués par ce courrier.

 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de notre considération dévouée.

 

Cardinal Jean-Pierre RICARD Archevêque de Bordeaux Président de l’Assemblée des évêques de France

 

Pasteur Jean-Arnold de CLERMONT Président de la Fédération protestante de France

 

Monseigneur EMMANUEL Président de la Conférence des évêques orthodoxes de France
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Jeudi 27 avril 2006

L'interview avait été agréable, détendue et intéressante. L'article est bon, fidèle à ce que nous vous voulions faire passer. Fidèle aussi je crois à l'état d'esprit du journaliste, volontier ironique ou provocateur,  relativement anticlérical mais ouvert au débat. Et puis, l'article me souffle un slogan qui pourrait bien devenir la devise du café biblique : "découvrir la Bible autrement et sans dogme"

Malheureusement, dans l'article une petite phrase risuqe de faire bondir : "l'église réformée (...) que l'on peut qualifier pour faire court de branche officielle du protestantisme en France". Ouch !!!

Je sais bien que c'est difficile à appréhender tant la religion, les églises sont habituellement perçues comme pronant une pensée unique, une ligne claire hors de laquelle il n'y a pas de salut mais il n'y a pas un protestantisme officiel et un protestantisme officieux. Il y a un protestantisme multiple, divers tant dans sa théologie que dans son ecclesiologie, Dans cette nébuleuse, les différences sont parfois extrêmes, les incompréhensions encore fréquentes et l'entente malheureusement pas toujours fraternelle. Ce qui nous rassemble c'est sans doute de ne pas chercher notre unité dans un cadre institutionnel mais en Jésus Christ notre seul chef. Quoiqu'il en soit,  l'Eglise réformée n'est pas plus officielle ou respectable ou protestante que les autres Eglises protestantes. Et en France, elle n'est même plus majoritaire.

Bien sûr, le raccourcis du journaliste est compréhensible et excusable mais il me paraissait important de m'en désolidariser...

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Mardi 25 avril 2006

PARIS (Reuters) - Le Conseil d'Eglises chrétiennes en France a écrit au Premier ministre, Dominique de Villepin, pour lui faire part de son "inquiétude" sur le nouveau projet de loi sur l'immigration de Nicolas Sarkozy.

Parallèlement, le collectif "Uni(e)s contre une immigration jetable" a décliné une offre de dialogue du ministre de l'Intérieur, estimant qu'elle devenait inutile alors que le projet de loi est déjà "bouclé".

Nicolas Sarkozy doit défendre la semaine prochaine au Parlement un texte censé privilégier "l'immigration choisie" par rapport à "l'immigration subie" et qui durcit les conditions d'entrée et de séjour en France.

"Nous sommes toujours prêts à en débattre, mais pas dans de telles conditions. Ces questions requièrent un débat public, que seul le retrait (du texte) permettra", explique le collectif rassemblant des associations de défense des droits de l'homme.

Dans leur lettre au Premier ministre, le cardinal Jean-Pierre Ricard, président de la conférence des évêques de France, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la fédération protestante de France, et Mgr Emmanuel, de l'Assemblée des évêques orthodoxes, s'alarment du sort réservé à "tant d'hommes et de femmes à la situation fragile".

Concernant les sans-papiers, estimés à "plusieurs centaines de milliers de personnes", les responsables regrettent que le projet ne contienne que des dispositions visant à "restreindre encore les possibilités de régularisation".

"Ce signal restrictif nous inquiète dans la mesure où il ne pourra que maintenir dans la précarité administrative et sociale de trop nombreuses personnes", écrivent-ils.

Autre sujet d'inquiétude : les mesures visant à retarder le regroupement de familles étrangères et à laisser "des familles entières dans l'incertitude quant à leur possibilité de s'établir durablement en France".

Les responsables chrétiens déplorent également l'affaiblissement de la protection que la France doit, selon eux, aux demandeurs d'asile par l'établissement d'une liste des "pays d'origine dits sûrs".

De même, la généralisation du visa de long séjour ne trouve pas grâce à leurs yeux en raison de la "trop grande opacité" de sa délivrance dans les consulats de France à l'étranger.

Enfin, "la création de la carte de 'compétences et talents' risque d'entraîner une inégalité forte suivant les catégories de personnes", souligne la lettre au Premier ministre.

Un appel lancé lundi à l'initiative du Secours catholique, de la Cimade, du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) et du Service national de la pastorale des migrants, invite les chrétiens à "rappeler que l'homme doit toujours être au coeur de nos choix et la loi toujours viser à protéger les plus faibles".

Il dénonce notamment la suppression de la régularisation après dix ans de présence habituelle en France et le durcissement des conditions du regroupement familial.

C'est dans ces moment là que l'oecuménisme me remplit d'espoir. Et dire que j'en connais certains qui hurlaient à l'idée que les instances religieuses puissent être consultées en Europe, peut-être que ce genre de réaction leur fera  changer d'avis...
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Vendredi 21 avril 2006
Fabrice, fan de Johnny Halliday  se réveille dans un monde dans lequel Jean Philippe Smet n’est pas devenu Johnny. C’est sur cette intrigue que se construit Jean Philippe, un film assez convenu. Luchini fait du Luchini (et il le fait bien), Johnny en revanche donne plutôt dans la sobriété. N’étant pas fan de l’idole des jeunes moi-même, j’avoue que le film ne m’a pas vraiment marqué ni dans un sens ni dans un autre. Agréable à regarder, plutôt drôle mais sans grandes surprises.

Pourtant l’histoire de ce fan qui cherche absolument à reconstruire « sa » star, n’est pas sans m’évoquer un passage d’Esaïe (44, 14 à 20)

 

 

L’homme s’en sert pour faire du feu, il les prend pour se chauffer. D’une part, il en allume pour cuire du pain, d’autre part il fabrique un dieu, il se prosterne ; il en fait une statue, devant laquelle il fait des révérences. Il jette au feu la moitié de son bois, avec cette moitié il va pouvoir manger de la viande, il cuit un rôti et se rassasie ; il se chauffe aussi et dit : Ah ! ah ! je me chauffe, je vois les flammes ! Et avec le reste il fait un dieu, sa statue, il fait des révérences devant elle, il se prosterne, il l’invoque et s’écrie : Délivre–moi, car tu es mon dieu ! Ils n’ont ni connaissance ni intelligence ; leurs yeux sont bouchés, de sorte qu’ils ne voient pas, et leur cœur, de sorte qu’ils n’ont pas de bon sens. Il ne réfléchit pas et il n’a ni connaissance ni d’intelligence pour dire : J’en ai jeté une moitié au feu, j’ai cuit du pain sur les braises, j’ai rôti de la viande et je l’ai mangée ; et avec le reste je ferais une abomination ! Je ferais des révérences devant un morceau de bois ! Il se repaît de cendres ; son cœur abusé l’égare, il ne le délivrera pas ; il ne dira pas : N’y a–t–il pas un mensonge dans ma main droite ?

Toute une réflexion sur notre inextinguible soif d'idoles...

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Agenda

  Juin 2008

Lundi 2 20h Café le Franklin. 7 rue Franklin Roosevelt Evreux
Café Biblique : La vie après la vie

Discussion libre et éclairage biblique sur le thème de l'au delà.

Samedi 28 Dimanche 29
Nuit des veilleurs organisée par l'ACAT


Temps d'ouverture au temple
5 rue du chantier, Evreux
de 20h à 21h

Temps de prière à Vernon
Eglise St Jean Baptiste
de 21h à 22h



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