Présentation

Texte biblique

Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus–Christ, à tenir tous le même discours : qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même intelligence et dans la même pensée. En effet, mes frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des disputes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » –– « Et moi, à Apollos ! » –– « Et moi, à Céphas ! » – Et moi, au Christ !  Le Christ est–il divisé ? Est–ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est–ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?  Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispos et Gaïos. Ainsi personne ne peut dire que vous avez reçu le baptême pour mon nom. Si, j’ai encore baptisé la maison de Stéphanas ; au reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens. En effet, le discours de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a–t–il pas frappé de folie la sagesse du monde ? En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient. Les Juifs, en effet, demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse. Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs ; mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains.
I Corinthiens I, 10 à 25 (d'après la Nouvelle Bible Segond)

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Jeudi 31 mai 2007

Veka, qui a bien compris que je n’étais pas aussi sérieux que ça, me propose de répondre à une liste (un exercice assez répandu dans la blogosphère… Comme en ce moment , je suis un peu paresseux pour écrire, c’est une bonne occasion pour s’y remettre… Et puis, une liste qui parle de livres et qui utilise le chiffre 4, ça ne peut que plaire à un protestant, non ?

Les quatre livres de mon enfance
Ca dépend un peu de jusqu’ou s’étend l’enfance en fait. Allons-y vraiment pour l’enfance, et sans compter les bd…

Le loup des mers (London)(qui m’a beaucoup marqué)
Plein de contes et légendes (et en particulier les contes et légende de l’Enéide qui m’ont fait découvrir la guerre de Troie, du coup j’étais un peu déstabilisé en découvrant l’Iliade)
Le petit prince (of course)
Le mystère de la nuit des pierres (celui-là, je ne pense pas le relire tant j'ai peur d'être déçu mais il m'a vraiment marqué)

Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore

Matthieu, Marc, Luc et Jean
Bon allez sérieusement…
Paul
Luther
Calvin
Stephen Jay Gould
(mais bon c’est vraiment pas exhaustif)

Les quatre auteurs que je n’achèterai (ou emprunterai) probablement plus
Ca c’est très dur : je finis toujours par craquer

Dan Brown : un essai, ça suffit…
Ann Rice (Ca ne m’amuse plus du tout)
Weber (idem)
Et euh… Ah oui ! j’avais dit pas de bd, mais quand même il faut que je le dise
Uderzo (Le ciel lui tombe sur la tête m’a tué)

Les quatre livres que j’emporterais sur une île déserte
(déjà pour une semaine de vacances dans une maison avec bibliothèque, j’en emporte au moins 5, alors sur une île déserte… Mais, bon, jouons le jeu…)
La Bible (ce n’est pas une coquetterie pastorale)
Une intégrale de Prévert
Game of Throne (et un dictionnaire d’anglais fournis dans le kit)
La dogmatique de K. Barth (qu’il faut vraiment que je lise un jour, ce serait l’occasion…)

Les quatre premiers livres de ma pile à lire.
C'est difficile, ma pile existe, mais elle est éparpillée dans toute la maison...
Chesney :Les bas fond de Londres
Martin : A storm of swords
Calvin : L’institution chrétienne (une relecture avant l’année Calvin)
Ellul : Le défi et le renouveau.
(et à finir : Les deux visages de Dieu de Théron et L'histoire de France de Bainville)

Les quatre dernier mots d’un de mes livres préféré
Votre esprit, frères. Amen… (il vous faut un indice ? C'est dans la Bible. Je vous laisse trouver quel livre...)

Les quatre lecteurs(trices) dont j’aimerais connaître les quatre
Tiens, on va voir si des blogueurs plus sérieux que moi jouent le jeu (et s’ils me lisent encore…), Kiyomi
Dominique (Un parpaillot au Québec)
Max (un diacre au service de la paix)
Micky (Metazet)
Authueil
Tom
Et puis pour les non blogueurs : Anne Françoise...
Oups, vous avez remarqué que ça faisait plus de quatre ?

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Dimanche 27 mai 2007

Prédication du dimanche 27 mai 2007
Pentecôte
Jean XIV, 15 à 26
Actes II, 1 à 11
Romains VIII, 1 à 17

En ce matin de Pentecôte nous célébrons donc ce jour où l’ Esprit est descendu sur les apôtres. Mais comme toute fête chrétienne, elle n’est pas seulement un rappel. Elle nous parle de nous aujourd’hui. Aujourd’hui, l’important est moins la descente de l’Esprit sur les apôtres que notre propre réception de l’Esprit.
Recevoir l’Esprit, être saisi par l’Esprit. Qu’est ce que cela veut dire ? La question ne vise pas ici à savoir qui a raison entre ceux qui pensent que la réception de l’Esprit est le moment M , le tournant d’une vie, une expérience unique qui change tout et ceux pour qui cette réception de l’Esprit se vit quotidiennement, comme une expérience sans cesse renouvelée… Cette diversité est normale, la Bible en témoigne avec les trajets de Paul et de Pierre. La rencontre avec le Christ vivant est toujours une expérience personnelle, individuelle.
Mais que signifie recevoir l’Esprit, quel changement cela provoque-t-il.
Si l’on s’en réfère au récit de la Pentecôte dans les actes des apôtres, nous avons deux indices. Les apôtres sont soudainement libérés de leur peur : jusqu’alors, enfermés, terrés, ils se ruent maintenant à l’extérieur. Et puis alors qu’ils parlent, qu’ils annoncent le Christ ressuscité, chacun les entends dans sa langue maternelle.
Seulement, cela ne me paraît pas suffisant pour exprimer ce que c’est que ce don de l’Esprit. En effet, je ne peux pas voir dans chaque moment d’exaltation et d’audace, le signe de l’Esprit. Je ne peux pas voir dans chaque moment d’empathie, le signe de l’Esprit. Cela serait à la fois terriblement réducteur et terriblement dangereux. Terriblement dangereux parce qu’au talent d’un orateur s’ajouterait le diagnostic « il est habité par l’Esprit ». terriblement réducteur parce que le don de l’Esprit est un bouleversement bien plus grand qu’une reprise de courage ou qu’une rencontre de l’autre.
Le texte de Paul que nous avons entendu ce matin nous dit clairement ce qu’est le don de l’Esprit. Il nous parle de la mort de la chair et  d’un changement de propriétaire

Pour Paul, l’Esprit c’est ce qui s’oppose à la chair. Classique me direz-vous. Mais justement, il faut ici se méfier de la compréhension classique que nous avons de la chair et de l’esprit. Tout d’abord, l’esprit dont parle Paul n’est pas notre esprit. Ce n’est pas notre intelligence, notre volonté, notre imagination, notre personnalité. Cet esprit n’est pas nous mais est extérieur à nous. Il ne nous appartient pas, il est l’esprit de Dieu ou l’esprit du Christ. Paul utilise ici indifféremment les deux expressions. L’esprit, ici, ce n’est pas nous, mais Dieu qui agit sur nous. Jusque là, pas de problème.
Mais les choses se compliquent parce que la chair dont parle Paul n’est pas non plus la chair que nous entendons. Ici ce qui est charnel, ce n’est pas la viande. Paul ne nous replace pas devant l’opposition entre ce qui est matériel et ce qui est spirituel. On sait bien que Paul compte comme charnelle, l’ambition, l’hostilité, la jalousie. Bref des choses qui relèvent non pas du corps mais de l’esprit dans notre langage. La chair dont parle Paul ici, c’est notre hostilité naturelle à Dieu. Quand Paul parle des œuvres de la chair, ou de ce qui est charnel, il ne parle pas de la sexualité ou de la gourmandise. Il va bien plus en profondeur . Ce qui est de la chair, c’est tout ce qui va à l’encontre de Dieu pour nous. Pas seulement nos actions, mais aussi nos pensées. Et c’est bien pour cela que Paul, pharisien irréprochable quant à la loi, affirme l’échec de la loi. S’il est irréprochable dans ses actes, il sait très bien qu’il ne l’est pas dans ses pensées, dans ses pulsions. Nous retrouvons aussi ces phrases sans appel de Jésus le Christ : Quiconque se met en colère contre son frère sera passible du jugement. Celui qui traitera son frère de raka sera passible du sanhédrin. Celui qui le traitera de fou sera passible de la géhenne de feu. (Mt V, 22) et Quiconque regarde une femme de façon à la désirer a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. (Mt V, 28). Quand l’idée même est dénoncée au même titre que l’action qui peut se déclarer juste ?
Et non seulement la loi nous fait perdre de vue notre situation de pécheurs en nous faisant croire à notre propre justice mais pire encore, elle nous pose en situation d’idolâtre. Je m’explique : « je pratique la loi, je fais ce qu’elle me demande de faire. Donc, je suis en règle, je suis juste devant Dieu et je suis l’artisan de ma propre justice. C’est moi qui fait et non pas Dieu » En parlant ainsi, je m’attribue ce qui revient à Dieu seul. Or, Dieu seul est l’artisan de ma justice et attribuer à un autre ce qui est la prérogative de Dieu, c’est de l’idolâtrie. Parce qu’il est ce qu’il est, l’homme s’enorgueillit d’obéir à la loi qui devrait le conduire à s’abaisser pour dépendre de Dieu seul. Vous voyez ? Même l’obéissance à la loi devient œuvre charnelle. Même en prétendant nous soumettre, nous faisons acte de résistance. C’est ce que Paul dit : « la chair ne peut même pas se soumettre à Dieu ».
Nous sommes donc captif de notre résistance à Dieu… Or le salaire de la désobéissance c’est la mort… Conclusion désespérante…

Mais tout en dressant ce constat terrible, Paul vient aussi nous affirmer : Il n’y a donc maintenant, plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. Voilà donc ce que signifie, pour Paul, recevoir l’Esprit : c’est un changement de propriétaire. En effet, en parallèle à l’opposition chair-esprit qui imprègne tout ce texte, Paul utilise aussi tout un vocabulaire que je qualifierai de notarié : appartenir, débiteur, héritier, co-héritier… Nous n’appartenons plus à notre chair, à notre résistance à Dieu mais nous appartenons à Christ. En fait, pour Paul, la pentecôte c’est moins recevoir l’Esprit saint qu’être saisi par lui.
Bien sûr, notre chair, notre résistance à Dieu, demeure. Mais nous ne lui appartenons plus. C’est à dire que ce n’est plus notre résistance à Dieu qui détermine ce que nous sommes et ce qu’est notre sort. Ce qui nous détermine désormais c’est que par sa venue dans notre chair, par sa venue en Jésus Christ, Dieu a accompli en nous la justice exigée par la loi. Autrement dit, puisque la loi ne parvenait pas à nous rendre juste devant Dieu, à nous faire parvenir à Lui, c’est lui qui est venu à nous afin que plus rien ne puisse nous séparer de lui.
Le risque maintenant pourrait-être que nous retransformions l’esprit en loi, que nous nous demandions si nous avons reçu suffisamment de cet esprit, si nous marchons assez dans l’Esprit. Mais ce serait retomber dans l’orgueil, dans la volonté de mériter cet amour de Dieu, de nous justifier par nous même. Il ne s’agit pas de vérifier à quel point nous avons mis le charnel à mort. L’Esprit que nous avons reçu ne nous rend pas esclave, il ne nous ramène pas à la peur  (v.15). Ce n’est pas nous qui faisons mourir notre chair, notre résistance, c’est l’esprit qui agit en nous.
Et cela ne s’arrête pas là. Il faut se rappeler que Paul parle dans une société basée sur l’esclavage et que dans son public il y a un certains nombre d’esclaves qui savent ce que signifie passer d’un mauvais maître à un bon maître, d’un oppresseur qui maltraite ses esclaves à un maître humain qui les traite avec respects. Ils savent quel mieux ce changement amène, mais ils savent aussi que changer de maître, c’est rester esclave. Or Paul ne parle pas ici, de passer d’un mauvais maître à un bon maître. Il nous parle de passer de statut d’esclave à celui de fils adoptif, d’héritier. Nous ne passons pas d’un mauvais maître qui nous conduit à la mort à un bon maître qui nous amène à la vie mais nous laisse esclave. L’Esprit est un Esprit qui fait de vous des fils adoptifs et par lequel nous crions « Abba, père ». Ce n’est donc pas un nouveau maître, un bon maître qui nous a acquis, c’est un père aimant qui nous a retrouvé. Être fils et fille de Dieu, c’est ne plus avoir à mériter un salaire, c’est tout recevoir de la générosité de notre Père…

Frères et sœurs, aujourd’hui, ce n’est pas une exigence de courage et d’ouverture qui nous imposée. Aujourd’hui, c’est une promesse que nous recevons. Nous n’appartenons plus à ce qui fait mourir mais à celui qui fait vivre. Nous sommes fils et filles de Dieu, nous recevons tout de lui, gratuitement. Cette promesse réveille notre courage et nous envoie vers nos frères et nos sœurs. Non pas pour les recevoir et les absorber, les modeler à notre image mais pour être accueillis par eux, dans ce qu’ils sont.

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Jeudi 24 mai 2007

Dimanche 20 mai
La matinée commence chez nos hôtes avec un bel article de presse : les enjeux du rapprochement luthéro-réformé sont clairement expliqués et le texte sur la famille est résumé en une phrase : ouverture à toutes les formes de familles. ça me va !
Les moments forts du synode sont passés et malgré une présentation cultivée et pleine d'humour, l'adoption du texte de la liturgie de baptême d'adulte n'est guère qu'une fomalité (de toute façon, en ce qui concerne la liturgie, les réformés ont tendance à faire un peu ce qu'ils veulent). Une piste de recherche intéressante quand même : la différence entre confession de foi, profession de foi et déclaration de foi. La première est communautaire, la seconde personnelle mais qu'en est-il de la troisième ?
Un culte luthéro-réformé au temple de Monbéliard vient clore le synode, histoire de nous rappeler que notre différence la plus marquante c'est l'utilisation d'hostie pendant la cène. Puis vient l'heure du départ. Une pensée pleine de compassion (et assez amusée aussi pour tout dire) pour les collègues qui pensaient partir 1 heure avant nous et n'ont  quitté Belfort 15 minutes avant nous, pour finalement se retrouver bloqués à notre hauteur en banlieue parisienne.
Entre Belfort et Paris, un peu de lecture, un peu de sommeil et beaucoup de discussion. Nous analysons les enjeux politique de telle ou telle intervention (la disparition des coordinations et la perspective d'une Eglise unie nous conduisent-elles à plus d'épiscopalisme ?), nous continuons le débat sur la famille en partageant nos points de vue et nos pratiques pastorales.
Un petit moment d'inquiétude quand notre train s'arrête sur la voie et qu'on nous annonce que c'est en raison de tir de,projectiles... Sans doute la révolte de quelque indépendantiste réformé ou luthérien... Les portables jouent pour savoir si les petits camarades qui sont partis avant nous sont dans l'autre train immobilisé. Bingo !
Entre Paris et Evreux, discussion avec mon ami, collègue et voisin si bien que je ne vois pas le temps passé. C'est épuisé et reconcilié avec le synode que j'arrive à la maison.Juste à temps pour embrasser les enfants qui ne dorment pas encore...

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Mercredi 23 mai 2007

manoel-et-Dauitheville.jpgDimanche 20, environ 3 h du matin. Une crise d'insomnie tombe à pic pour me permettre de vous raconter la journée de samedi
Les voeux par lesquels débutent cette matinée sont un moment généralement intéressant du synode. Au milieu d'un programme très planifié (on ne fait pas débattre 90 laïcs et pasteurs (en ne comptant que  les voix délibératives) sans un minimum d'ordre) la possibilité est donnée à chaque délégué synodal de proposer un voeu qui sera débattu et voté par le synode. Cette année, seulement 3 voeux et pas des plus passionants. Une demande d'un parc informatique pastorale qui est sympathique mais qui arrive trop tard et une proposition de disputatio sur l'ecclésiologie à l'occasion de l'année Calvin (pourquoi pas ?). Heureusement, il y a le voeu "Cimade". Bien sûr, je le voterai des 2 mains mais pourquoi diable le dire "technique". Il me parait très clair.
 

Les Synodes national de l’ERF et général de l’EELF réunis à SOCHAUX du 17 au 20 mai 2007, autour d’un thème commun « Parole, parentalité, espérance », alertés par les acteurs de la Cimade et de la Fédération de l’Entraide protestante de France, entendent les difficultés croissantes auxquelles doivent faire face les familles étrangères et franco étrangères.

Ces difficultés sont les suivantes :

La longueur des procédures lorsque les familles veulent se réunir par le biais du regroupement familial (familles étrangères) ou par la transcription de mariage (mariage franco étranger).

La précarité des statuts attribués aux personnes qui rejoignent leurs conjoints en France.

Les liens de dépendances administratives qui font que s’il y a séparation dans les quatre ans qui suivent le mariage, il y a possibilité de retrait du titre du séjour. Cela pénalise notamment les personnes qui subissent violences physiques ou psychologiques.

Ces difficultés fragilisent les liens familiaux et sont dommageables à l’intégration de ces familles dans la société française.

Attendu que le droit de vivre en famille est un droit fondamental,

Les Synodes national de l’ERF et général de l’EELF soutiennent la Fédération protestante de France dans son action conjointe avec la Cimade pour :

-   intervenir auprès des instances concernées afin que les mesures concernant le regroupement familial et le mariage franco étranger respectent ce droit
-   veiller à une véritable protection avec le maintien du titre de séjour notamment pour les personnes étrangères qui avaient rejoint leurs conjoints et ont subi des violences physiques ou psychologiques de la part de ceux-ci ou de leurs belles familles.

Les deux synodes appellent les communautés locales et les associations diaconales à participer à l’intégration de ces familles par un accompagnement solidaire et à interpeller les candidats à la députation sur cette question.


Nous passons ensuite à la discussion sur la famille. En principe, j'ai horreur de cette méthode de travail qui consiste à disséquer le texte point par point sans lancer d'abord une discussion générale sur le sujet... Mais cette fois, je reconnais que les débats d'exégètes permettent d'aborder les discussions de fond. Et puis c'est intéressant d'avoir cette séance en commun avec les luthériens : on voit les différences de forme (ce n'est visiblement pas comme ça que les synodes EELF travaillent habituellement) et les proximités de fond (chaque point est voté aux même proportions par les 2 synodes). Bon le texte final est un peu trop flou à mon goût mais au moins, la porte est ouverte à l'innovation...
Le texte final de la décision sur la famille est ici

Et nous voici enfin au moment historique. Après les derniers débats (Église unie ou Union d'Eglises ?), nous passons au vote. Bulletin secret (habituellement nous votons à main levée), vote recommencé au premier signe de désordre, tout est fait aussi bien pour que le résultat soit incontestable que pour nous faire ressentir le caractère exceptionnel de cet instant...
Un peu de tension pendant le dépouillement. Et... C'est fait !!! 
L'EELF et l'ERF sont à présent lancées dans le processus de création unie. Un processus qui devrait aboutir en 2013.
Vous trouverez le texte de la décision ici
Et nous voila entonnant "A toi la gloire", mains jointes et levées, sans doute en vue d'un rapprochement futur avec les pentecôtistes. Je suis taquin mais c'est vraiment un temps fort, et l'émotion de certains fait plaisir à voir.
Une première application pratique suit : voter ensemble le voeu "Cimade".
Comme le dira le député invité, après une courageuse affirmation de son christianisme, nous pouvons avoir le sentiment d'avoir mené le beau combat.
C'est une victoire que nous aurons plaisir à arroser au champagne chez nos hôtes. En effet, ces montbeliardais qui ont pas mal voyagé savent bien la communion de nos Eglises...

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Mardi 22 mai 2007

Vendredi 18 mai 23h 45 La Fèche.

La matinée a bien commencé avec une très belle intervention de Maria Bonafede, représentante de l’union des Églises vaudoises et méthodiste d’Italie. J'espère que ce refus par l'Église vaudoise de l’affirmation par l’Église catholique romaine d’un modèle unique de famille « naturelle » encouragera le synode à produire un texte qui prônera l'accueil et l'ouverture de manière plus explicite.
Nous voici au débat attendu. Premier constat. Si je n'avais pas apprécié la manière dont les choses s'étaient passées au précédent synode, cette fois les éléments et enjeux sont posés clairement.  Deux regrets toutefois :
-  l'absence de contre-projet qui nous contraint à une acceptation ou un refus plutôt que de nous conduire à un choix. 
-  la mise en avant de la personne dans une question de fonctionnement. Je préférerai que ces discussions reposent plus sur des questions de structure.
L'après-midi est moins tendue, mais le rapprochement ERF-EELF suscite toutefois une discussion entre ceux qui veulent avancer plus vite (souvent des réformés) et ceux qui préfèrent prendre le temps (souvent des luthériens). Pour ma part, puisque l'on parle de fête et de mariage (d'amour, ça fait plaisir de voir que les anciennes condisciples luthériennes ont gardé humour et romantisme), je rejoins les seconds. En effet, j'aimerais que mes paroissiens participent à la fête. Or, pour que notre joie soit la leur, il nous faut leur donner le temps de la rencontre. D'ici 2013, on aura le temps...
Quant à la réflexion sur la famille est pour le moment consensuelle. Le texte proposé par les rapporteurs synodaux me parait moins explicitement ouvert que les contributions des synodes régionaux. Et je ne vois pas très bien ce que les discussions de groupe ont pu apporter. On verra ce qu'ils proposeront demain.
La soirée festive est un moment sympathique des synodes, mais il faut bien dire que nous sommes plus portés sur la discussion entre amis que sur l’écoute de chant folklorique, au grand dam de nos voisins…

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Agenda

  Juin 2008

Lundi 2 20h Café le Franklin. 7 rue Franklin Roosevelt Evreux
Café Biblique : La vie après la vie

Discussion libre et éclairage biblique sur le thème de l'au delà.

Samedi 28 Dimanche 29
Nuit des veilleurs organisée par l'ACAT


Temps d'ouverture au temple
5 rue du chantier, Evreux
de 20h à 21h

Temps de prière à Vernon
Eglise St Jean Baptiste
de 21h à 22h



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