Présentation

Texte biblique

Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus–Christ, à tenir tous le même discours : qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même intelligence et dans la même pensée. En effet, mes frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des disputes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » –– « Et moi, à Apollos ! » –– « Et moi, à Céphas ! » – Et moi, au Christ !  Le Christ est–il divisé ? Est–ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est–ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?  Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispos et Gaïos. Ainsi personne ne peut dire que vous avez reçu le baptême pour mon nom. Si, j’ai encore baptisé la maison de Stéphanas ; au reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens. En effet, le discours de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a–t–il pas frappé de folie la sagesse du monde ? En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient. Les Juifs, en effet, demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse. Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs ; mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains.
I Corinthiens I, 10 à 25 (d'après la Nouvelle Bible Segond)

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Vendredi 30 juin 2006
Texte de méditation pour le forum évangélisation : De la parole aux actes.

A l'heure où notre Église désire se professionnaliser à coup d'audit, de grille d'évaluation, je me suis plu à imaginer la réaction d'un expert en communication face à l'envoi des 12 tel qu'il est raconté dans l'évangile de Marc (chapitre VI). Il se pourrait que ce qui va suivre ne soit pas exempt d'une certaine ironie.

Rabbi

A la demande de vos associés, nous nous sommes penchés sur votre projet : "annonce de la bonne nouvelle". Laissez-nous tout d'abord vous dire que ce projet ne manque pas d'intérêt et que plusieurs de vos intuitions méritent d'être soulignée et encouragées. Tout d'abord un message bref accompagné de gestes aussi forts que l'expulsion des démons et la guérison des malades, voilà qui est susceptible de marquer les esprits. De plus, envoyer vos "apôtres" (comme vous les appelez) par équipe de deux est une idée brillante qui a fait et continuera à faire ses preuves pour bien des organisations.

Toutefois nos services ont remarqué quelques faiblesses sur lesquelles nous attirons votre attention. Pour commencer, votre message de   conversion est, certes, bref et percutant. Mais il reste sibyllin. "Changez de vie" c'est sujet à bien des interprétations. Sans doute serait-il préférable de bien préciser en quoi consiste cette conversion et d'en indiquer les enjeux. Si le public aime les slogans, il a également besoin de précision. Comment cette conversion doit-elle se vivre ? A-t-elle lieu une fois pour toute ? Est-ce  un mouvement constant ? Qu'est-ce qui change dans la vie d'un converti ? A moins que vous ne prétendiez changer vous-même le cœur de ceux qui entendent votre message, il est nécessaire que vous indiquiez quel chemin vous voulez leur voir suivre.

Notre deuxième inquiétude concerne vos envoyés. En lisant le reste du mémo du dit Marc, nous nous demandons si vous avez choisi le bon personnel pour votre message. En effet, d'après le portrait qu'en dresse Marc, les compétences de vos apôtres laissent largement à désirer. Et, plus grave encore, ils semblent très loin d'être eux-même au clair sur cette bonne nouvelle. Êtes-vous certain qu'ils feront preuve de suffisamment de clairvoyance et d'intelligence dans cette mission?(rappelez-vous du désastreux épisode du levain des pharisiens).

Si vraiment vous êtes attaché à ces 12, sans doute auriez-vous pu, au moins leur donner un équipement solide et non pas les dépouiller à l'extrême. Vous n'êtes pas sans savoir que toute communication demande un soutien logistique solide. Autrement dit, vous devriez revoir à la hausse le budget qui leur est accordé.

Enfin, il n'est jamais bon pour la motivation des troupes d'évoquer l'échec comme vous le faites. Si vraiment l'échec doit être mentionné, qu'il le soit comme un challenge, un défi à relever. Aucun professionnel de communication ne tient un premier refus comme acquis, il convient de s'accrocher pour que le client sente bien que vous avez ce dont il a besoin. Et si vraiment l'échec est patent, il ne peut en aucun cas suffire de quitter l'endroit en secouant la poussière de ses pieds ! Vos apôtres ne peuvent s'affranchir ainsi d'un échec comme si aucune responsabilité ne leur en incombait. Ils sont assez incompétents sans qu'en plus vous ne les teniez quittes de leur incompétence ! Au contraire, qu'ils portent leur échec au plus profond d'eux-mêmes, qu'ils en tirent les leçons et les conséquences. 

Cher rabbi, vous paraissez tout faire pour affaiblir et amoindrir vos témoins, comme si vous comptiez sur la puissance seule de votre message. Cette attitude nous parait terriblement dangereuse. Tout message, même le plus pertinent, est complètement tributaire de ses porteurs et de ses relais. Nous ne doutons pas de la validité de votre bonne nouvelle mais, au vu des moyens que vous utilisez pour la faire connaître, nous tenons à vous prévenir qu'elle ne dépasse sans doute pas les frontières de la Galilée et qu'en aucun cas, elle ne durera plus de quelques années.

Veuillez agréer, cher rabbi, etc. etc.

A travers cette méditation en forme de plaisanterie, je voulais exprimer la question que j'ai à l'esprit à chaque fois que nous parlons d'annonce, d'évangélisation ou même de visibilité : en quoi avons nous le plus confiance, en nos méthodes de communication ou en ce message que nous avons à communiquer ?

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Mercredi 28 juin 2006
Je ne crois pas en la toute puissance de Dieu
Je ne crois pas en un Dieu magicien qui aurait fait surgir l'univers du néant comme un lapin de son chapeau
Je ne crois pas en un Dieu terrible qui nous frapperait pour nous punir ou nous mettre à l'épreuve
Je ne crois pas en un Dieu pervers qui, sous prétexte de nous laisser libre, permettrait la souffrance de l'innocent.
Je ne crois pas en la toute-puissance de Dieu

Je crois en la puissance de Dieu
Je crois en Dieu agissant sans relâche dans notre monde et le façonnant pour en faire son Royaume
Je crois en Dieu qui, librement, sans condition, peut aimer, rejoindre et transformer chacun d'entre nous
Je crois en Dieu dont l'amour n'a pas de limite et dont le pardon n'est jamais impossible
Je crois en Dieu le puissant et j'ai l'assurance de sa victoire contre les forces du néant et de la mort....



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Mardi 27 juin 2006

Derrière ce titre provocateur, qui sonne un peu comme une délation, la Cimade nous donne un éclairage nouveau de l'immigration. En effet, en plus de décrire et d'expliquer l'aspect historique, politique et juridique des lois qui régissent l'immigration, Votre voisin n'a pas de papiers laisse une large place aux témoignages d'hommes et de femmes pris dans ce labyrinthe administratif. Le plan du livre est fonctionnel : deux grandes parties (Avoir des papiers et vivre en France et Demander et obtenir l'asile) chacune divisée en plusieurs aspect présentés de manière générale et illustrés par un ou deux témoignages.

Bien sûr, c'est un livre militant et la partie "explicative" n'est pas neutre, mais elle est claire et bien documentée. Et si les aberrations du système sont évidentes, on se surprend parfois à comprendre et  approuver les réflexions politiques des différentes lois de l'immigration. Mais toujours le témoignage humain vient nous rappeler que cette immigration que l'on nous présente toujours à coup de chiffres et de statistiques est d'abord constituée d'hommes et de femmes avec leur histoire, leur souffrance et leur espérance. Prendre le parti de l'humain face à la raison d'état, c'est  un des choix de la Cimade.

Cimade. Votre voisin n'a pas de papiers. Paroles d'étrangers. La fabrique édition.

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Lundi 26 juin 2006

Ô Dieu, tu vois ce monde

Ô Dieu, notre père !

Tu vois ce monde et l'océan de détresses

dans lequel sont plongés tant d'êtres humains.

Aucune souffrance n'échappe à ton regard.

Nul cri de douleur et ou de désespoir

qui ne parvienne jusqu'à toi.

 

Forts de cette asurance,

Nous te remettons la communauté invisible

de tous ceux qui souffrent

dans leur chair et leur être le plus profond.

 

Nous te prions tout particulièrement

pour  ceux qui, privés de liberté

subissent l'oppression des régimes totalitaires,

pour toutes les victimes de la violence :

l'immense cohorte des migrants qui sillonnent le monde

en quête d'une terre d'accueil

les communautés persécutées,

les hommes et les femmes torturés,

les enfants exploités

les prisonniers maltraités,

les condamnés à la peine capitale qui,

dans les coulors de la mort,

attendent leur exécution.

Donne-leur, à chacun, de trouver en toi

la force et le réconfort dont ils ont besoin

pour ne pas sombrer dans le désespoir.

 

Nous te prions aussi pour les tortionnaires

Change leur coeur et leur regard.

Fais-leur découvrir la puissance de ta grâce

et ton pardon

afin qu'il puisse reconaître leurs forfaits

et s'en détournent à jamais.

 

Accorde à tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre,

combattent pour l'abolition de la torture

et des exécutions capitales,

de perséverer sans relâche dans leur engagement.

 

Toi qui, en Jésus de Nazareth

as fais surgir l'espérance d'un monde nouveau

où toute violence et toute souffrance

auront disparu,

viens à notre aide, ô notre Père,

pour en dresser, sur chacune de nos routes,

des signes indicateurs

Pasteur Michel Freychet, ACAT

Prière pour les tortionaires 

Qui a le droit de décider si un homme doit vivre ou mourir ? Qui peut lire jusqu’aux tréfonds dans la conscience de l’homme ? Coupable ou innocent ? Monstrueux ? Pitoyable ?

Violent de la violence dont nos sociétés sont malades.
Violent de la violence dont nous voulons l’achever.
Son sang versé rachètera-t-il nos fautes ?

C’est en notre nom qu’il meurt

Parce que la laideur de son crime (est-on sûr qu’il l’a vraiment commis ?), nous fait horreur et nous oblige à regarder en face nos propres faiblesses.
Parce qu’il nous rappelle à notre barbarie.
Parce que notre humanité refuse de considérer ses manquements, ses ambiguïtés, ses démissions Parce que sa mort rendra les choses beaucoup plus simples, plus propres, plus définitives.

Nous, les justes, nous nous octroyons le droit de lancer la première pierre.
De nier à notre semblable sa qualité de fils de Dieu.

C’est en mon nom qu’il meurt.
Ai-je mérité d’être son bourreau ?

Mon Dieu, garde-moi de jamais désirer la mort de mon frère humain.
Mon Dieu, garde-moi de devenir le meurtrier de l’assassin.

Anonyme (ACAT)

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Dimanche 25 juin 2006

Prédication du dimanche 25 juin

Lendemain de la nuit des veilleurs

II Corinthiens V, 14-17

Un seul pour tous, mort et réveillé, l’ancien et le nouveau. En quelques versets, nous avons quelques unes des plus grandes tensions qui se jouent en Jésus Christ. Il ne manque plus que la loi et la grâce et nous aurions toute les dynamique évangélique…

Mais la plus grande tension exprimée dans ce passage, celle qui me paraît éclairer les autres, c’est ce « un seul pour tous ». Une tension doublement dérangeante : théologiquement et anthropologiquement.

 

 

Un seul est mort pour tous et donc tous sont morts. L’affirmation est un peu étrange, nous avons plutôt l’habitude de dire en christianisme que « un seul est mort pour tous et que donc tous sont vivants. »Affirmation qui reprend la lecture traditionnelle de la croix : sur la croix Jésus Christ a subi le châtiment  (certains de nos cantiques ajoutent : « et sans se plaindre ! ») que nous avions mérité… Eh bien, Paul nous propose ici une autre lecture : Jésus n’est pas mort pour épargner notre vie face à la colère divine : il est mort pour que nous mourrions avec lui. Bien sûr, il faut avoir à l’esprit, que pour Paul mourir avec Christ, c’est échapper à tout ce qui nous emprisonne à tout ce qui nous fait souffrir. Il l’explique à plusieurs endroits... Un rapprochement un peu saugrenu me vient à l’esprit : le programme de protection des témoin mis au point par le FBI. Ce programme qui consiste à faire disparaître les témoins complètement, parfois en les faisant passer pour mort pour supprimer la menace qui pesait sur leur vie. En mourant avec Jésus le Christ nous nous affranchissons de toutes nos chaînes. Avec cette lecture de la croix, Paul nous pousse à changer d’histoire du salut : nous ne sommes  plus dans une logique : faute =>punition / grâce mais dans une logique esclavage/don =>libération

 

 

Ce « un seul pour tous » nous dérange aussi dans notre compréhension de l’homme. Aujourd’hui, nous célébrons l’individualité, et c’est vrai que c’est une notion importante et bonne, que l’individu doit être respecté en tant que tel. Et pourtant, avec cette phrase « un seul est mort tous et donc tous sont morts » l’apôtre vient nous affirmons que nous sommes complètement solidaire de l’humanité toute entière. Cette solidarité, qui ne se vit que dans la rencontre avec le crucifié, change tout. Elle nous fait effectivement « nouvelle créature », elle modifie toute relation : dès lors « nous ne connaissons plus personne à la manière humaine ». Cela n’a rien à voir avec cette solidarité qui nous est souvent un devoir : se porter au secours des plus faibles, corriger ceux qui s’égarent. Cette solidarité-là, tous la professent et beaucoup essaye de la vivre, et c’est très bien. Mais on reste dans une connaissance, dans une morale « à la manière humaine ». Mourir en Christ, c’est rejoindre l’humanité dans son ensemble. Ainsi, si je me porte au secours du plus faible, de celui qui souffre, ce n’est plus par devoir de bon chrétien, ou même d’être humain, c’est parce que sa souffrance devient complètement la mienne, c’est parce que lorsque mon frère, ma sœur est blessé, c’est moi qui suis blessé dans mon humanité. Et si j’agis pour eux, si je prie pour eux, ce n’est plus par devoir mais par nécessité, par réflexe de survie… Mais ce n’est pas seulement aux persécuté que je suis ainsi uni en Jésus Christ mais aussi aux persécuteurs, aux oppresseurs et au bourreaux. Uni à eux en Christ, il m’est impossible d’avoir le regard de celui qui juge, certain de ma propre justice, sûr d’être irréprochable. Lorsque mon frère, ma sœur, se transforme en monstre, c’est ma propre humanité qui est défigurée. Alors si je prie pour les bourreaux, ce n’est pas pour qu’ils se rallient à mes opinions, à ma façon de voir, mais parce que, comme eux, j’ai besoin d’être transformé, converti, renouvelé.

Frères et sœurs, lorsque toute distance est ainsi supprimée avec l’autre, lorsque nous sommes ainsi saisi dans la communion avec l’humanité toute entière qui souffre et qui fait souffrir, alors de tout notre être nous aspirons à ce Royaume de Dieu que Jésus le Christ nous annonce et nous promet, alors nous renonçons à nos forces illusoires pour nous en remettre entièrement à son esprit et à sa grâce. Bien sûr, cet abandon est un sentiment absolument effrayant, mais il se vit dans la confiance en Dieu qui nous aime et nous promet que la lumière vient dans notre monde de ténèbres. Nous croyons que cette mort à nous-même est promesse d’une vie nouvelle et d’un monde nouveau libéré de toute souffrance, de tout égoïsme, de toute peur.

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Agenda

  Juin 2008

Lundi 2 20h Café le Franklin. 7 rue Franklin Roosevelt Evreux
Café Biblique : La vie après la vie

Discussion libre et éclairage biblique sur le thème de l'au delà.

Samedi 28 Dimanche 29
Nuit des veilleurs organisée par l'ACAT


Temps d'ouverture au temple
5 rue du chantier, Evreux
de 20h à 21h

Temps de prière à Vernon
Eglise St Jean Baptiste
de 21h à 22h



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