Présentation

Texte biblique

Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus–Christ, à tenir tous le même discours : qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même intelligence et dans la même pensée. En effet, mes frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des disputes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » –– « Et moi, à Apollos ! » –– « Et moi, à Céphas ! » – Et moi, au Christ !  Le Christ est–il divisé ? Est–ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est–ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?  Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispos et Gaïos. Ainsi personne ne peut dire que vous avez reçu le baptême pour mon nom. Si, j’ai encore baptisé la maison de Stéphanas ; au reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens. En effet, le discours de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a–t–il pas frappé de folie la sagesse du monde ? En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient. Les Juifs, en effet, demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse. Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs ; mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains.
I Corinthiens I, 10 à 25 (d'après la Nouvelle Bible Segond)

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Jeudi 19 juillet 2007

Miettes de théo prend un peu de vacances. Au grès de mes accès à internet, de mon envie d'écrire et de la permission que m'accordera mon épouse, il est possible que je pesse par là de temps à autre... En vous souhaitant un bon été...

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Jeudi 19 juillet 2007
Les réformateurs, Luther, Zwingli, Calvin, Bucer, Farel et d'autres encores, ont unanimement partagé la conviction qui résonne désormais au coeur du protestantisme : Dieu seul est Dieu ! Aucune institution ecclésiale, aucun pape, aucun clergé ne peut nous conduire à lui : C'est d'abord Dieu qui vient à notre rencontre. Aucune confession de foi, aucun engagement dans l'Eglise, aucune action humaine ne peut nous attirer la bienveillance de Dieu : seule sa grâce nous sauve. Aucun dogme, aucune prédication, aucune confession de foi ne peut nous faire connaître Dieu : seule sa Parole nous le révèle. Dieu n'est donc l'objet d'aucune transaction possible, sa grâce excède totue possibilité d'échange et toute mutualité. En protestantisme, Dieu est précisément Dieu en tant qu'il nous précède et reste insoumis à toute captation.

Raphaël Picon et Laurent Gagnebin

Présenter le protestantisme à travers son essence, sa pratique et son style, tel est l'objectif de Laurent Gagnebin et Raphaël Picon dans Le protestantisme. La foi insoumise. Mission accomplie : on voit très bien comment les principes du protestantisme s'articulent dans des pratiques et aboutissent à une façon d'être.
De plus, l'ouvrage présente d'autre qualité. Tout d'abord, l'indisensable partie historique est réduite à sa partie congrue. Ensuite, la pluralité du protestantisme est équitablement exprimée, nos deux théologiens libéraux tracent un portrait du protestantisme dans lequel le plus fondamentaliste des évangélique pourra se reconnaître. Enfin les différences et différends avec le catholicisme sont abordés sans langue de bois mais sans agressivité. L. Gagnebin et R. Picon soulignent simplement les incompréhensions qui ne peuvent manquer d'avoir lieu entre deux expressions si différentes du christianisme.
Si je dois vraiment formuler une critique, je dirais que les faiblesses et tentations du protestantisme aurait pu être un peu plus fouillées (elles sont tout de même évoquées).Mais si le protestantisme vous intéresse, si vous voulez mieux comprendre de quoi parlent les protestants lorsqu'ils parlent de grâce, d'amour, d'Eglise, de Bible, d'unité si vous voulez en savoir plus sur le sacerdoce universel, sur la simplicité et la liberté protestante, voilà une lecture d'été toute trouvée. C'est en poche, c'est pas très long et ça me paraît plutôt clair. Un glossaire, une chronologie, une présentation de quelques théologiens protestants et de quelques confession de foi  viennent agréablement clore le tout.

R. Picon et L. Gagnebin. Le protestantisme. La foi insoumise. Champs. Flammarion.

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Jeudi 19 juillet 2007

Prédication du 15 juillet 07
Marc III, 10 à 12
Marc XV, 33 à 39

Nous voici donc au dernier volet de notre trilogie sur la filiation de Jésus dans l’évangile selon Marc. Jésus : Fils de Dieu. C’est peut-être l’affirmation chrétienne la plus célèbre et la plus difficile à comprendre. Après une précision de vocabulaire, nous verrons où dans l’évangile de Marc se révèle cette filiation divine.

« Si Jésus est fils de Dieu alors il n’est pas Dieu… » C’est logique. La psychanalyse nous enseigne depuis plus d’un siècle que le fils n’est pas le père et même qu’il doit tuer le père pour exister. Bref, aujourd’hui, nous insistons lourdement sur la distance qu’il y a entre le père et le fils. Et du coup, qualifier Jésus de « Fils de Dieu » revient à bien le distinguer de Dieu et finalement à susciter une certaine ambiguïté que ne manquent pas de relever juifs et musulmans : avec dans notre panthéon, un dieu et son fils, ne serions-nous pas quelque peu polythéiste ?
C’est pourquoi, je crois important de rappeler que dans l’antiquité, le terme de fils souligne non pas la distance mais l’immense proximité. A l’époque des évangiles, le fils est compris comme le prolongement, l’émanation du père. Il est d’ailleurs désigné comme « Fils de » et exerce le même métier que lui. Cette conception était d’ailleurs tellement ancrée qu’elle survit encore aujourd’hui : le père donne son nom au fils (et parfois même son prénom), la reprise de l’affaire paternelle n’a pas complètement disparue et ne dit-on pas « Tel père, tel fils »… Mais il ne s’agit pas ce matin de trancher pour savoir si le fils doit être l’émanation de son père ou un individu complètement différent. Ce qui importe c’est de bien comprendre c’est qu’alors qu’aujourd’hui « Fils de Dieu » évoque pour nous la différence et la distance, l’expression évoquait pour les lecteurs de l’époque de Marc la proximité et l’unité…
Jusqu’où va cette proximité ? Jésus est-il manifestation, image de Dieu ou est-il Dieu lui-même ? Je me garderai bien de répondre à cette question. En effet, toute réponse définitive ne serait qu’un dogme. Ce n’est pas par un raisonnement logique que nous pouvons comprendre que Jésus est « fils de Dieu », et du coup aucun raisonnement ne nous permettra d’établir à quel point il est Fils de Dieu. Alors peut-être la réponse se trouve-t-elle dans la Bible ? Eh non ! Bien au contraire, quelle que soit notre compréhension de la relation de Jésus au Père, nous trouverons toujours un verset biblique qui viendra nous contredire. Pourquoi ? Pour éviter, justement que nous enfermions Dieu dans nos parole, dans nos dogmes.
Mais, afin qu’on ne m’accuse pas de frilosité, j’ajoute que cela n’empêche pas la profession de foi. Bon nombre d’entre vous le savent, personnellement, quand je reconnais en Jésus le « Fils de Dieu », cela signifie pour moi qu’il est Dieu lui-même qui nous rejoint dans notre humanité, le Dieu insaisissable qui se fait tout proche, le Dieu Tout Autre qui prend mon visage. Fils de Dieu, cela signifie pour moi « Dieu, le fils » ou « Dieu fait homme. »

Mais quelle que soit notre compréhension de cette expression, elle n’a rien d’un dogme, elle se contente d’exprimer avec toute les limites de la parole humaine une expérience de foi : en Jésus Christ, Dieu nous rejoint, il se rend tout proche.

Mais, dans l’évangile de Marc, qui confesse Jésus comme Fils de Dieu durant son ministère ?
Tout d’abord l’évangéliste : Évangile de Jésus Christ, Fils de Dieu. Mais d’abord cette confession est douteuse : en effet, certains manuscrits anciens ne comprennent pas la mention « Fils de Dieu ». Or si l’on comprend aisément pourquoi un copiste l’aurait rajoutée, il est difficile de voir ce qui aurait pousser un copiste à l’enlever. Il y a donc de grandes chances pour que nous soyons là face à un ajout tardif. Mais dans la question qui nous préoccupe : « Qui durant le ministère de Jésus l’a reconnu comme Fils de Dieu ? », ceci n’est pas d’une grande importance, en effet cette introduction, si elle est authentiquement de Marc, est de toute façon, en dehors du ministère de Jésus.
Il y a également une question du grand prêtre : « Es-tu le Fils de Dieu ». Mais là nous sommes au contraire d’une confession. La question est complètement rhétorique, Caïphe ne croit pas une seconde que Jésus puisse être le fils de Dieu. D’ailleurs la réponse affirmative de Jésus va précipiter sa condamnation…Autrement dit, le seul moment où Jésus accepte de se reconnaître comme Fils de Dieu , c’est quand il sait qu’il ne sera pas cru ; que son affirmation ne sera pas prise au sérieux.
Alors qui, durant le ministère de Jésus a reconnu le Fils de Dieu ? La réponse de Marc est à la fois surprenante et finalement assez logique.
Tout d’abord, les seuls à reconnaître Jésus comme fils de Dieu sont les démons. C’est surprenant parce que nous aimerions des témoins un peu plus édifiants… Mais c’est logique, pour marc, les démons peuvent voir ce qui est invisible pour l’homme.
Et puis il y a cette confession de foi du centurion romain : « Vraiment cet homme était fils de Dieu ». Nous sommes là à l’aboutissement du ministère de Jésus. Enfin, quelqu’un le reconnaît vraiment dans sa divinité... Mais ironie suprême, cette reconnaissance vient alors que c’est trop tard. C’est dans la mort, dans l’abandon, dans la malédiction de la croix que Jésus est reconnu par un païen comme Fils de Dieu.
Et ce n’est pas à cause des miracles qui accompagnent la mort de Jésus. Ici, il convient de rappeler que les ténèbres sur la terre et le déchirement du voile du sanctuaire ne sont pas de l’ordre de la théophanie. L’évangile de Marc a, pense-t-on été écrit autour de 70, donc 40 ans après la mort de Jésus. Vous imaginez bien que si effectivement les ténèbres avaient recouvert la terre ce jour là, des annales non chrétiennes en auraient gardé la trace et marc le savait bien. Les ténèbres qui recouvrent la terre sont donc une affirmation théologique et non pas une description journalistique des événements. Le centurion romain n’a vu ni le voile du sanctuaire se déchirer, ni les ténèbres recouvrir la terre. Il a vu un supplicié mourir en criant son abandon et son désespoir. Le texte ne dit pas autre chose : « Voyant qu’il était mort ainsi » et non pas « Voyant toutes ces choses ».
Ainsi, c’est le moment où il est impossible que Jésus soit Dieu qu’il est reconnu comme tel. Marc nous rappelle ainsi que la foi ne vient pas d’un raisonnement humain, elle ne naît pas de ce que nous voyons, des miracles auxquels nous assistons. Elle jaillit en nous, mystérieusement et nous pousse, comme le centurion romain à confesser l’inadmissible. Sur cette croix, sur ce bois de malédiction, cet homme qui meurt abandonné de tous, comme un criminel, c’est Dieu qui se fait tout proche.
C’est incompréhensible, inexplicable. Et pourtant, à nous qui croyons cela apparaît finalement comme logique. Oui, c’est logique que ce soit sur la croix que Jésus se manifeste comme Fils de Dieu, comme Dieu qui se rend tout proche. En effet, si Dieu s’approche de moi, cela ne peut être que dans le dépouillement, la faiblesse et la mort. La puissance manifestée dans les miracles,  la sagesse de l’enseignement de Jésus contribuent à l’éloigner de moi qui n’ai ni cette puissance ni cette sagesse. Seule la crucifixion peut me dire le Dieu qui s’est fait tout proche. En voyant la croix, je peux voir, moi qui suis faible que Dieu me rejoint dans ma faiblesse. En assistant à l’agonie de Jésus, je peux comprendre, moi qui souffre, qu’il me rejoint dans ma souffrance. En entendant son cri, je peux entendre, moi qui doute, qu’il me rejoint dans mon sentiment d’abandon. Et en le voyant mourir, je peux voir, moi mortel que même ma mort ne me sépare pas de lui…

Oui, frères et sœurs, ce n’est qu’en tournant nos regards vers la croix que nous pouvons comprendre que Jésus est Dieu qui s’est fait homme, que par amour pour nous, il a tout donné et que par sa mort même, il triomphe de totu ce qui nous retenait loin de lui.

Amen

 

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Mercredi 18 juillet 2007
persepolis2.jpgMarjane est née en 1969, en Iran, sa vie sera marquée par la chute du Shah, la révolution islamique, la guerre contre l'Irak. Dans la bande dessinée Persepolis, elle raconte ses souvenirs, souvenirs d'une fillette et d'une adolescente dont ni le foulard, ni le danger n'auront étouffé l'impertinence. Aujourd'hui, la bd est transposée au cinéma et le passage au grand écran est une réussite. Bien sûr on perdra quelques souvenirs en cours de route, les explications sur l'histoire de l'Iran et la dénonciation du cynisme des pays occidentaux seront réduites à leur stricte minimum. Mais le dessin de Marjane Satrapi passe merveilleusement bien en animation, le rythme est bon (même si, tout comme dans la bd, la periode viennoise est un peu longue à mon goût) et le film suscite constament le rire puis les larmes.
Attention, malgré un graphisme naïf, le film s'adrese plutôt aux adultes et aux adolescents qu'aux enfants. Mais les parès midi pluvieux ne manquent pas ces temps-ci, alors n'hésitez surtout pas à aller découvrir cette vie qui se construit au fil de l'histoire. Et si le film vous a plu, jetez vous sur la bande dessinée (qui en est en quelque sorte, al version longue).
Certain y verront une critique violente de la religion ou de l'intégrisme. Pour ma part, j'ai l'impression que c'est surtout la bêtise, le cynisme et l'ignorance qui sont ciblés.
Et puis j'aime assez l'image de Dieu dans ce film. C'est très secondaire,mais c'ets bien présent. D'abord c'est le Dieu cocon sur les genoux duquel se blotit la petite Marjane qui rêve d'être le dernier prophète, un cocon qu'elle chasse de sa vie, révoltée, trahie, lors de la mort de son oncle Anouch. Puis c'est le Dieu absent. Et pour finir le Dieu qui envoie...
Enfin bref, allez observer la vie quotidienne sous une théocratie fanatique, allez découvrir qu'ACDC, le maquillage et la fête sont autant d'actes de résistance, allez voir Persepolis
.persepolis.jpg
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Samedi 14 juillet 2007
"La déclaration du Vatican  sur l'Eglise provoque un tollé chez les protestants" titre le Monde. Un tollé ? Vraiment ?
Dans un sens il n'y a rien de neuf, et on peut le regretter ! Ce texte répète les convictions ecclésiologiques de l'Eglise Catholique (...) Claude Batty, président de la Fédération protestante de France
En effet, je crois que Setri Nyomi, secrétaire général de l'Alliance réformée mondiale, se trompe, ce texte ne nous ramène pas à l'avant-vatican II, il nous rappelle une conviction qui n'a jamais cessé d'animer l'Eglise catholique et Dominus Jesus nous avait déjà rafraîchi la mémoire : aux yeux de l'Eglise catholique, nous autres, protestants, ne pouvons prétendre au titre d'Eglises et nous ne bénéficions pas de la plénitude de la grâce et de la vérité confiée à la seule Eglise catholique.
Je crois que Wolfgang Huber se trompe également, ce texte ne contredit en rien la première homélie de Benoît XVI après son élection, disant qu'il était "disposé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour promouvoir la cause fondamentale de l'unité des chrétiens". Il vient nous rappeler que pour Benoît XVI, l'unité des chrétiens ne peut être que le retour des protestants et orthodoxes dans le girons de l'Eglise romaine...

Parmi les catholiques, ce texte confortera bien sûr les plus traditionalistes, ceux qui voient dans la messe en langue vernaculaire, une "messe protestante" (ce qui montre bien leur ignorance complète du protestantisme). Il attristera les partisans du dialogues oecuméniques et obligera évêques et prêtres à bien des contorsions dans leur dialogue avec nous. J'entend déjà ceux-là nous redire encore que l'Eglise ce n'est pas le pape ni les évêques mais la base... Et je sais que déjà je ferais figure d'horrible polémiqueur en leur rappelant que, justement, aux yeux de l'Eglise catholique, ce n'est pas vrai.
Parmi les protestants, ce texte ne choquera que ceux qui voulaient encore y croire. Les plus anticatholiques, au contraire, se réjouiront de voir Benoît XVI leur donner raison.
Pour ma part, je ne renoncerai pas au dialogue oecuménique ni avec les groupes oecuméniques "officiels" qui se maintiendront, ni avec les catholiques qui assistent à nos cafés bibliques ou à nos partages. Mais ça ne sera pas en feignant d'oublier que je suis face à une Eglise qui se prétend détentrice d'une Vérité à laquelle elle me dénie un accès complet, ça ne sera pas en feignant d'ignorer que le but de l'Eglise catholique est que j'abjure mon hérésie protestante...
Et pourtant, malgrè l'agacement que l'on éprouve face à un interlocuteur aussi convaincu de sa supériorité, je veux maintenir le dialogue.
En affirmant que l'Eglise que je confesse une, sainte et catholique, ce n'est pas celle de Benoït XVI et du cardinal Levada, ce n'est pas non plus l'Eglise réformée ou n'importe qu'elle autre institution humaine mais que partout où nous voyons la Parole de Dieu être purement prêchée et écoutée, les sacrements être administrés selon l'institution du Christ, là, il ne faut nullement douter qu'il n'y ait Eglise.

En affirmant également à tous ceux qui ne se reconnaissent plus dans cette Eglise romaine qu'il existe, à côté des dogmes de Vatican, d'autres manières de recevoir et de vivre l'Evangile.
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Agenda

  Juin 2008

Lundi 2 20h Café le Franklin. 7 rue Franklin Roosevelt Evreux
Café Biblique : La vie après la vie

Discussion libre et éclairage biblique sur le thème de l'au delà.

Samedi 28 Dimanche 29
Nuit des veilleurs organisée par l'ACAT


Temps d'ouverture au temple
5 rue du chantier, Evreux
de 20h à 21h

Temps de prière à Vernon
Eglise St Jean Baptiste
de 21h à 22h



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