Présentation

Texte biblique

Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus–Christ, à tenir tous le même discours : qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même intelligence et dans la même pensée. En effet, mes frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des disputes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » –– « Et moi, à Apollos ! » –– « Et moi, à Céphas ! » – Et moi, au Christ !  Le Christ est–il divisé ? Est–ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est–ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?  Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispos et Gaïos. Ainsi personne ne peut dire que vous avez reçu le baptême pour mon nom. Si, j’ai encore baptisé la maison de Stéphanas ; au reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens. En effet, le discours de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a–t–il pas frappé de folie la sagesse du monde ? En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient. Les Juifs, en effet, demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse. Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs ; mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains.
I Corinthiens I, 10 à 25 (d'après la Nouvelle Bible Segond)

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Mardi 29 août 2006

Suite à la discussion amorcée avec Micky sur l'Unitarisme-Universalisme, j'ai eu la bonne surprise de recevoir un e-mail de Jean Claude Barbier, chrétien unitarien rencontré lors des Journées Evangiles et Liberté de 2004. Avec son autorisation je le reproduis ici. Je reste pour ma part assez éloigné de cette vision des choses. Mais il est certain qu'elle a son intérêt et que le débat est loin d'être clos.

Cher Micky, Cher Eric. J’ai lu vos échanges avec beaucoup d’intérêt car je suis chrétien unitarien et donc bien au courant de l’histoire et de la spiritualité de l’unitarisme-universalisme (UUisme). Nos deux familles sont d’ailleurs distinctes mais complémentaires au sein d’un éventail allant des croyants aux non-croyants, et elles se retrouvent ensemble (en osmose, mais toujours sans confusion) au sein de l’International council of unitarians and universalists (ICUU). L’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), fondée en 1996 sous la houlette du professeur et protestant Théodore Monod, a été reconnue groupe émergent par l’ICUU au mois d’avril de cette année, avec d’autres associations de chrétiens unitariens au Burundi, Congo et Italie.

Au sein de l’Eglise réformée de France, la théologie chrétienne unitarienne est admise (Dieu Un et Jésus homme) comme l’une des possibles, même si les pasteurs qui adhèrent à elle sont très (très) peu nombreux – cette Eglise est en effet latitudinaire et admet plusieurs théologies, bien entendu voisines entre elles ; il en est de même en Belgique au sein de l’EPUB et à Genève.

La révérende américaine Lucienne Kirk, qui avait soutenu son mémoire sur James Adam (un théologien américain chrétien unitarien du début du siècle) à la Faculté libre de théologie protestante de Montpellier, reçut la consécration de ministre du culte au sein de l’Eglise unitarienne de Transylvanie (en décembre 1986) (à Cluj en Roumanie), puis exerça quelques années comme pasteur à l’ERF dans les Cévennes, avant de retourner aux Etats-Unis où elle milita au sein de l’Unitarian Universalist Christian Fellowship (UUCF).

L’UUisme est une approche tout à fait originale, à la fois intellectuelle, mais aussi intuitive, émotionnelle, spirituelle … et pratique, de la vie religieuse. Pratiquant en communautés en quelques sorte prophétiques, annonciatrices d’une harmonie mondiale souhaitable basée sur l’entente, le dialogue, la convivialité entre les individus, nos amis UUistes pratiquent ce qu’ils appellent l’inter-faith et qu’on pourrait traduire par le partage de la foi des uns et des autres. Plus qu’une rencontre entre corpus religieux divers, c’est au niveau des individus que l’UUisme situent cette osmose. Nous sommes donc loin du syncrétisme ainsi que le précisait Micky, ou d’un quelconque œcuménisme ou ouverture d’un champs religieux particulier. L’Uuisme n’est pas un christianisme qui se serait ouvert (même si historiquement il dérive de l’anti-trinitarisme des Réformes protestantes du XVIème siècle européen et du christianisme unitarien d’un Faust Socin et William Every Channing).

Ceci dit, c’est un mouvement post-chrétien qui accepte tout à fait en son sein les chrétiens (la fête de Noël est notamment l’occasion de parler de Jésus et de la Bible, mais sans que cela soit une obligation). L’UUisme n’est exclusif d’aucune religion, christianisme ou autre. Je dirais que c’est une autre façon de vivre la religion, la relation à Dieu (pour les uns) ou au mystère de la Vie (pour les autres).

Dans la lignée du christianisme unitarien (Dieu ne s’est pas incarné en Jésus) et du théisme (Dieu se fait connaître par notre raison et non par des révélations particulières), les UUistes, à la suite du transcendantalisme d’un Ralph Waldo Emerson, s’ils croient à une dimension spirituelle de notre univers et de nos humbles personnes, n’en affirment pas cependant que Dieu est nécessairement et obligatoirement transcendant. Il peut être immanent dans sa Création ou présent d’une toute autre façon dont on n’a pas idée (sa façon à lui !). Comme dans le bouddhisme, la dimension spirituelle n’est pas forcément reliée à une entité surnaturelle. D’ailleurs, qu’est-ce qu’on appelle Dieu ? Les savoirs qui nous sont transmis sont des langages bien humains et sans doute bien insuffisants. Les certitudes en ce domaine ne peuvent qu’être subjectives.

Ne faisant guère de métaphysique, le moins possible, les questions d’un Dieu qui nous donnerait sa grâce pour que nous ayons la foi n’est pas une hypothèse centrale pour eux, mais je comprends tout à fait qu’elle le soit pour Eric. Les UUistes étant libéraux et admettant tous les itinéraires spirituels individuels, la proposition d’un Dieu " descendant vers l’homme " est tout à fait recevable au sein de leurs congrégations. En cela les UUistes ne sont pas anti-trinitaires comme le sont les chrétiens unitariens ! Bref, c’est un champ religieux tout à fait original à découvrir et à apprécier, même si on y adhère pas, ne serait-ce parce qu’on est occupé par ailleurs et que certains de ses aspects ne répondent pas tout à fait à nos propres besoins présents.

Pour nous qui peinons dans nos quêtes spirituelles, la proposition des protestants, à la suite d’un Martin Luther et d’un Jean Calvin, que nous rappelle Eric, est, elle aussi, particulièrement attrayante : " L'évangile de la grâce où l'homme reçoit tout sans rien avoir à faire " !

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Dimanche 27 août 2006
Notre Dieu, les hommes disent "paix, paix, paix" mais ils le disent non parce qu'ils aiment leur ennemis, mais parce qu'ils accusent les autres d'être des fauteurs de guerre, ou parce qu'ils ont peur pour leur propre  tranquillité, leur propriété et leur sécurité.
Les hommes disent "paix, paix, paix" et pendant ce temps, silencieusement, leur coeur murmure : soupçon, mépris, tactique" ou encore "crainte, abandon, neutralité"
Les hommes parlent de paix, quand leur situation les avantage ou quand l'avenir les menaces. Ils se servent de la paix pour chercher la paille qui est dans l'oeil de leurs adversaires, et pour oublier la poutre qui est dans leur propre oeil. Les hommes tiennent le langage de la colombe mais ils ne desserrent pas leurs pattes de vautour.
Oh Dieu, qu'il est difficile de parler de la paix, même dans ce monde terrible où la course aux armement va plus vite encore que la course à la famine, où la vente d'armes est devenue une part substantielle de notre balance commerciale et, où, nous le savons tous, l'humanité dispose maintenant de moyen prodigieux pour s'anéantir elle-même.
Notre Dieu quand nous parlons de paix, préserve-nous des indignations faciles et vertueuses, unilatérales et inefficaces. Apprends-nous que la paix commence avec ceux qui sont nos adversaires et non pas ceux qui sont nos partisans. La paix commence quand je cherche à écouter et à négocier mais non pas quand je continue à accuser et à découper le mondes en camps irréconciliables. La paix commence quand je cherche la désescalade et non pas que loge ici le bien et là le mal. La paix commence quand je suis prêt à en payer moi-même le coût et non pas quand j'ai trouvé d'autres boucs émissaires que je charge du mal et du malheur de l'humanité.
Ô Dieu en ce temps où s'accumule la honte des armements, de leurs dépenses stérilisantes et menaçantes, fais de nous des artisans de paix. Plonge-nous dans les analyses politiques et économiques. Nous te prions pour les gouvernements et les opinions publiques, pour les journalistes et pour les informateurs, pour les partis et pour les syndicats, pour les multiples associations qui ont pris à coeur d'éviter la guerre et de fabriquer la paix. Mène-nous tous vers la désescalade des peurs et des menaces, des armements et des budgets militaires. Pacifie entre nous les rapports internationaux.
Car tu es venu porter ta guerre de justice, de vérité et de liberté contre nos guerres de privilèges, de propagande et de domination.
Au nom de Jésus Christ qui est mort dans notre guerre contre toi, pour nous ouvrir à ta paix envers nous. Amen

André Dumas : Cent prières possibles
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Samedi 26 août 2006

J’ai écrit récemment tout le bien que je pensais de Penser la foi, tout en précisant que c’était aussi « un livre avec lequel on est content de tomber en désaccord »

Voilà typiquement le genre de passage avec lesquels je suis en désaccord complet.

 

Quelques libéraux pensent que la crucifixion de Jésus s’explique par des circonstances purement accidentelles. Si les autorités juives et romaines n’avaient pas exécuté Jésus, il serait quand même le sauveur, le fils de Dieu. Certes, plusieurs passages du Nouveau Testament parlent de la mort de Jésus comme d’un « sacrifice de bonne odeur » offert à Dieu (expression horrible) ; ils la présentent comme le prix à payer afin de nous racheter et de nous libérer. En fait, ces textes utilisent des images qu’explique et éclaire le contexte du 1er siècle. Il s’agit de paraboles qu’on a tort de prendre au pied de la lettre. Celle du prix payé convient bien dans un monde où le marché des esclaves était une réalité quotidienne et banale, où l’on faisait commerce avec des vies humaines et où la liberté s’achetait. Celle de la victime tuée sur un autel avait une pertinence à une époque où, partout et tout le temps, on sacrifiait à des divinités pour obtenir leur indulgence et leur faveur. Les auteurs humains du Nouveau Testament ont utilisé les figures et illustrations qui correspondaient aux coutumes et à la culture de leur temps. Par contre, elle conviennent mal aux nôtres et nous cachent l’essentiel, à savoir que Jésus agit et nous sauve essentiellement par sa parole.

Dans cette perspective, l’américain John Cobb a écrit sur Jésus un beau livre où il étudie longuement son œuvre et sa prédication, mais où il ne consacre que quelques lignes à sa mort. Selon lui, même si Jésus n’avait pas été crucifié, il aurait cependant été le Christ, le messie, le sauveur par l’exemple qu’il donne et le message qu’il proclame : il n’en annoncerait pas moins la résurrection  et apporterait tout autant la vie éternelle.

Leur message, Jésus et ses disciples l’ont formulé dans le langage et les catégories de pensée qui sont celles de leur temps  et qui ne correspondent plus à notre époque. Il importe de l’adapter, de l’actualiser (…), formuler le message de Jésus dans un langage laïc et développer une morale et une spiritualité à la fois fidèle à l’évangile et ouverte sur le monde contemporain. (…) Écouter Jésus signifie le suivre, lui obéir.

Je m'offre donc un petit droit de réponse... 

Je n’ai pas lu le livre de Cobb (il manque d’ailleurs une bibliographie dans Penser la foi) mais l’affirmation Jésus agit et nous sauve essentiellement par sa parole me paraît gratuite et incompatible avec un point essentiel du protestantisme.

Gratuite parce que, même sans avoir une lecture fondamentaliste des Écritures, nous recevons tout de même celles-ci comme témoignages premiers de notre foi. Or, tous les écrits du Nouveau Testament placent la mort de Jésus sur la croix au centre de leur théologie me semble-t-il. Et, à ma connaissance, le seul texte qui permettrait de faire de la crucifixion, un accident et la parabole des vigneron assassins (Matthieu XXI, 33 à 40).

De plus, c’est évidemment discutable mais je ne suis pas certain qu’amputé de l’incarnation (Dieu se fait homme) et de la crucifixion,  la prédication de Jésus soit si nouvelle que cela. Aime ton prochain comme toi-même vient de l’Ancien Testament, la priorité de l’humain sur la loi également et « le Royaume est proche » n’est pas non plus d’une originalité folle. Bref, affirmer que l’essentiel c’est la prédication de Jésus me paraît nécessiter de mettre une bonne partie du Nouveau Testament de côté.

Incompatible avec un point important du protestantisme parce que si Jésus est sauveur par un message auquel il faut obéir et un exemple qu’il faut suivre alors autant dire tout de suite que nous ne sommes plus sauvés par la grâce mais bien par les œuvres… Et ça, c’est exactement ce que je pointe lorsque j’accuse certains libéraux de trop pencher ver l’humanisme…

 

Mais affirmer l’importance de la croix ne signifie pas pour moi renouer avec l’image d’un Dieu sanguinaire qui aurait besoin d’un sacrifice sanglant pour épargner l’humanité et accepterait le sacrifice de son propre fils. Pour moi, la croix est l’aboutissement « logique » de l’incarnation. L’homme se révèle incapable de franchir par lui-même le fossé qui le sépare de Dieu et du coup Dieu décide de rejoindre l’homme en franchissant lui même la distance. Il décide de se faire homme et d’aller jusqu’au bout de cette humanité. Et pour aller jusqu’au bout de cet abaissement, Il va mourir de la mort la plus infâme et la plus injuste, celle de l’innocent supplicié. Ce n’est donc pas au sens expiatoire qu’il faut entendre le sacrifice de Jésus mais au sens de don de soi. Et mon salut, notre salut réside dans cet événement : sans rien attendre en retour, Dieu s’est donné lui-même pour anéantir ce qui nous séparait. Parce qu’Il est mort, je sais que même ma mortalité ne me sépare plus de lui, parce qu’Il a crié « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as tu abandonné », je sais que même mon sentiment d’abandon le plus profond, même mon angoisse la plus douloureuse en me séparent pas de Lui.

Encore une fois, j’encourage la lecture du livre de Gounelle mais décidément, je ne suis pas près de faire l’impasse sur la croix…

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Jeudi 24 août 2006

Avant d'en faire une recension complète, un petit extrait du dernier Ellul que j'ai lu : La foi au prix du doute.

Et comment surmonter ce que tu as si bien décrit, la rupture et l'accusation, si tu ne commences par croire dans l'autre ? Croire, même s'il te ment, qu'il dit aussi la vérité. Croire que même s'il te hait il y a quand même en lui la racine d'un autre possible. A condition que ce soit toi qui commences par lui faire confiance. Croire que, même s'il te trompe, tu as à découvrir en lui l'étincelle de la vérité, que même s'il te raconte qu'il est un homme de bien quand tu sais le contraire, tu saches découvrir qu'il exprime un espoir. Et s'il te raconte qu'il est un homme sans pitié, tu saches découvrir la faille du rocher par laquelle toujours une goutte d'eau peut sourdre. Il ne s'agit pas devant cet autre d'être simplement stupide, un bêta crédule, non, non, vois-tu Monos, lucide, extrêmement lucide et sachant clairement ce que parler veut dire. Justement : "Ce que parler veut dire" c'est-à-dire beaucoup de filandres, de fadaise, d'entourloupes et de gloses et de gnoses, que tu sais déjouer, dont tu te réjouis peut-être dans ton ironie interne, mais qu'il s'agit de ne pas montrer, car la seule porte de sortie est justement qu'en pleine lucidité tu lui fasses confiance. Qu'autre peut surgir. Non pas croire en lui comme on croit en Dieu. Mais le croire lui parce qu'il n'est jamais ce qu'il dit ni ce qu'il se prétend, et par la seule relation à qui lui fait confiance, toujours plus ou moins modifié, creusé, même si derrière ton dos il cligne de l'oeil en déclarant : "Je l'ai bien possédé". Qu'importe (...) Seul un humble croire dans un nouveau possible de celui qui m'a trompé rend en même temps ma vie délivrée, délibérée, sa vie toujours à une croisée des chemins, sans cesse ouverte pour qu'il se choisisse autre qu'il n'était...

Une jolie preuve supplémentaire que la foi chrétienne est une foi de faibles. Et décidément, cela me convient très bien...

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Mercredi 23 août 2006

Il y a trois moments au cours d'une randonnée en montagne : au départ, bien souvent, le sommet est invisible. Pourtant, nous sommes plein d'allant et d'énergie et la course nous paraît brève. Puis, à mi chemin, le sommet nous apparaît, mais la fatigue se fait sentir et il nous paraît si loin encore, semblant ne jamais s'approcher. Enfin, le sommet a disparu, la dernière fois que nous l'avions vu, il semblait encore inaccessible et nous en avons plein les jambes. A ce moment, nous nous demandons si nous arriverons au bout et c'est alors que le sommet réapparaît, cette fois tout proche.

La vie de notre paroisse comme notre chemin de foi personnel ressemblent parfois à une randonnée alpine. Nous y traversons des moments d'enthousiasme, de découragement et d'accomplissement.

Il y a pourtant une différence de taille. Nous n'avons de sommets à atteindre ni dans notre foi personnelle, ni dans la vie de notre paroisse. Seulement le plaisir de la marche. Une randonnée qui nous permet d’aller plus loin que nos soucis. Un cheminement qui montre que nous sommes vivants. Une marche joyeuse parce que notre Dieu ne nous donne pas rendez-vous sur d'inaccessibles pics mais reste à nos côtés à chacun de nos pas.

 

 

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Agenda

  Juin 2008

Lundi 2 20h Café le Franklin. 7 rue Franklin Roosevelt Evreux
Café Biblique : La vie après la vie

Discussion libre et éclairage biblique sur le thème de l'au delà.

Samedi 28 Dimanche 29
Nuit des veilleurs organisée par l'ACAT


Temps d'ouverture au temple
5 rue du chantier, Evreux
de 20h à 21h

Temps de prière à Vernon
Eglise St Jean Baptiste
de 21h à 22h



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