Présentation

Texte biblique

Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus–Christ, à tenir tous le même discours : qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même intelligence et dans la même pensée. En effet, mes frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des disputes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » –– « Et moi, à Apollos ! » –– « Et moi, à Céphas ! » – Et moi, au Christ !  Le Christ est–il divisé ? Est–ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est–ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?  Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispos et Gaïos. Ainsi personne ne peut dire que vous avez reçu le baptême pour mon nom. Si, j’ai encore baptisé la maison de Stéphanas ; au reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens. En effet, le discours de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a–t–il pas frappé de folie la sagesse du monde ? En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient. Les Juifs, en effet, demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse. Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs ; mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains.
I Corinthiens I, 10 à 25 (d'après la Nouvelle Bible Segond)

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Dimanche 30 septembre 2007

lazare.jpgPrédication du dimanche 30 septembre 2007
Amos VI, 1 à 7
I Timothée VI, 11 à 16
Luc XVI 19 à 31

La parabole de Lazare et du riche est à certains égards, une écharde dans la chair du protestantisme. C'est aussi une curiosité. En effet, elle ne figure pas dans le hit parade des paraboles les plus connues, elle n’a pas la célébrité de la parabole du semeur, du fils prodigue ou des ouvriers de la 11eme heure. Et pourtant, c’est le récit biblique qui est le plus conforme à l’image d’Épinal qu’on se fait du christianisme et de sa vision de l’au-delà avec les méchants punis en enfer d’un côté et les bons récompensés au paradis de l’autre… Comme si c'était sur cette parabole que les chrétiens avaient bâtis toutes leurs conceptions de la vie après la mort...
Mais ce récit nous parle-t-il vraiment d’au-delà ? nous parle-t-il vraiment de rétribution ? Ou faut-il creuser un peu plus loin..

L’histoire de Lazare et du riche trouve sans doute sa source dans un conte égyptien : un père et un fils assistent à deux enterrement, celui d’un riche et celui d’un pauvre. Le père souhaite connaître dans l’au-delà le même sort que le riche alors que le fils lui souhaite partager le sort du pauvre. Quand le père s’en étonne, le fils le conduit dans l’au-delà pour lui montrer le riche maltraité et le pauvre traité comme un prince… Un conte qui était sans doute bien connu à l’époque de Jésus et que Jésus va utiliser comme base à sa parabole, tout comme il utilisait, souvent, des scènes de la vie quotidienne. Alors pourquoi aller faire de cette parabole un enseignement sur l’au-delà et ne pas nous représenter le Royaume de Dieu comme un semeur en train de semer ? Pourquoi d’un seul coup donner un sens théologique à un élément de décors ? Je ne crois pas que le but de cette parabole soit de nous décrire l’au-delà, je ne crois même pas qu’elle nous parle de l’au-delà. Regardez la finale S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. En plein évangile de Luc, cette supériorité de la loi sur le ressuscité et très surprenante. Je pense que c’est un indice important pour recevoir cette parabole autrement que comme une spéculation sur ce qu’il y a après la mort… Je crois donc inutile de discuter à l’infini pour savoir si le sein d’Abraham est la même chose que le séjour céleste ou s’il est une salle d’attente plus confortable en vue du jugement dernier…

Si cette parabole ne nous parle pas d’au-delà, est-elle une parabole de la rétribution ? Le riche est-il puni ? Et si oui, de quoi ? Lazare est-il récompensé ? Et si oui, de quoi ?
Premier constat, le texte ne nous parle pas d’une punition pour le riche. Et la les protestants que nous sommes poussent un soupir de soulagement. Ouf ! Ne respirons pas trop vite : le texte ne nous parle pas d’une punition, c’est vrai mais il est indéniable que la situation du riche est une conséquence de sa vie. Tout d’abord, implicitement, décrire la vie luxueuse du riche, pour un public juif c’est l’assimiler à un pécheur puisque la loi juive prescrit une humilité et condamne les fastes de la richesses. Et puis, le texte affirme aussi explicitement ce lien : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres et surtout Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j’ai cinq frères. C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments. Si le riche veut alerter ses frères, c’est bien parce qu’il voit son tourment comme la conséquence de ses actes… Donc peut-être vaut-il mieux parler ici de conséquence que de punition. Mais il y a bien un lien entre la vie que le riche a menée, entre ses choix et sa souffrance.
Regardons maintenant Lazare… Il y a, certes, un lien entre sa vie et sa présence dans le sein d’Abraham. Mais on ne peut certainement pas parler de récompense. Le texte ne nous dit absolument pas que Lazare est juste, il ne nous dit pas que Lazare a choisi la pauvreté ni qu’il a choisi de souffrir. La pauvreté n’est pas une vertu : Lazare n’est pas juste parce qu’il est pauvre. Et je ne pense pas qu’il faille pousser le cynisme jusqu’à se demander s’il n’est pas pauvre parce qu’il est juste, ce serait pure extrapolation. Lazare est consolé de ses souffrances, mais il n’est pas récompensé.
Si bien que si ce texte nous dit bien quels sont les risques encourus pour tel ou tel comportement, il ne nous dit pas comment gagner notre récompense…

Mais alors si la parabole ne nous raconte pas ce qui va se passer à notre mort, si elle ne nous dit pas comment gagner notre récompense, que nous dit-il ? en quoi s’adresse-t-il à nous ?
Tout d’abord, il reprend un thème important dans l’évangile selon Luc : il nous interroge sur notre rapport à nos richesses, il nous rappelle que cette richesse, ce confort tellement importants pour nous qu’ils nous rendent aveugles à tout le reste, sont éphémères et terriblement fragiles. C’est ce qui arrive au riche de la parabole : quand tout ce sur quoi il faisait reposer sa vie disparaît (ici, c’est bien sûr lui qui disparaît mais le résultat est le même), il ne lui reste plus rien… Et nous même ? sur quoi faisons nous reposer notre vie, notre bonheur ?
Mais la parabole nous parle aussi de Lazare, et si elle s’étend moins sur lui que sur le riche, il faut quand même se rappeler que Lazare est e seul personnage d’une parabole à être nommé : Lazare : « Dieu vient en aide ». Oui, la parabole nous affirme aussi que Dieu est celui qui aide, celui qui console. Non, Lazare n’est pas juste, non il n’est pas vertueux, non il n’est pas un saint. Mais il souffre et parce qu’il souffre, Dieu se porte à son secours. Cela n’a rien à voir avec du dolorisme : Lazare ne choisit pas de souffrir pour être consolé. Bien au contraire, le texte nous le montre souhaitant au moins se nourrir de ce qui tombe de la table du riche, mais il est évident que s’il avait pu avoir plus, il ne l’aurait pas refusé… Il n’est donc pas ici question d’appeler les gens à souffrir pour s’attirer la consolation, ce qui serait terriblement pervers. Il s’agit d’affirmer à ceux qui souffrent que Dieu les rejoint. Il s’agit aussi de réfuter ce qui fut et est encore une tentation très forte, et ce, particulièrement dans le protestantisme : la tentation de voir dans la pauvreté, dans la misère, dans la souffrance, un châtiment de Dieu et dans la richesse, dans le confort une bénédiction. Ce texte nous interdit de penser que Dieu s’est détourné de Lazare, il nous interdit de penser que nos richesses signifient forcément que nous sommes bénis de Dieu.
Dieu est celui qui console le malheureux. Et je ne parle pas ici d’une consolation future, bien pratique pour tenir le pauvre à sa place. Je vous l’ai dit, je ne crois pas que ce texte nous parle de l’au-delà. S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. Il n’est donc pas question d’attendre que quelqu’un nous décrive ce qui se passe après la mort mais d’entendre et de suivre la voie qui nous est offerte dès maintenant par Moïse et les prophètes, c’est à dire par l’écriture. La parabole que nous avons entendu n’est pas une spéculation sur l’au-delà, elle est un appel pour aujourd’hui, un appel pour les riches que nous sommes…
Un appel d’abord à se mettre à la place de celui qui souffre. En effet, le renversement de situation de la parabole me permet de me dire : « Que ferais-je si la situation était renversée ? ». Eh bien, probablement je supplierai Lazare. Dans l’au-delà de la parabole, un fossé infranchissable sépare l’enfer du sein d’Abraham et rend l’entraide impossible. Mais ici, quel fossé infranchissable nous sépare du pauvre à notre porte ? Qu’est ce qui m’empêche de faire un geste pour mon frère qui souffre ? Or, l’inversion des rôles me montre bien que le misérable est mon frère, parfaitement semblable à moi, avec les mêmes aspirations, les mêmes douleurs. La parabole ne me parle pas de la vie après la mort, elle me raconte ce qu’est la vie de mon frère et elle m’invite à me porter au secours de mon frère.
Et je ne crois pas que brandir les flammes de l’enfer soit véritablement utile pour nous pousser à faire quelque chose. En effet, nous avons Moïse et les prophètes, nous avons l’Évangile pour nous dire que le misérable à notre porte est notre frère, notre sœur, notre chair et que nous pouvons nous porter à son secours. Et très franchement, si cela ne nous suffit pas à nous porter à son secours, alors même la menace des flammes de l’enfer ne pourra pas nous convaincre…

Frères et sœurs, ce texte ne nous parle pas de demain, il nous parle d’aujourd’hui. A celui qui souffre, il affirme : « Tu n’es pas maudit, tu n’es pas rejeté de Dieu, Il t’aime et te soutient ». A celui qui ne souffre pas, il ouvre les yeux : « Vois ton frère meurtri et vient lui en aide parce que tu en as le pouvoir ».

Amen

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Samedi 29 septembre 2007

evan.jpgJe n'avais pas été emballé par Bruce Tout Puissant, loué un peu par curiosité... Et pourtant la bande annonce d'Evan Tout-Puissant a eu raison de mes réticences.
Précisons tout de suite, sur un plan cinématographique, je ne pense pas qu'Evan l'emporte sur Bruce : c'est une nième comédie-pizza assez lourdingue, créée à grand renfort d'effet spéciaux et de gesticulations. Sur un plan théologique, en revanche, Evan se situe un cran au-dessus de Bruce. En effet, si le postulat de base de Bruce tout-puissant reposait sur l'image d'Epinal du Dieu magicien, c'est dans la Bible qu' Evan tout puissant (mais quel titre crétin) puise son inspiration : Evan, politicien contemporain est appelé tel le nouveau Noé. Il doit donc construire une arche et y embarquer un couple de chaque espèce (le film ne parle pas des 7 couples pour les animaux purs). Partant de cette idée, on a donc droit à un festival de gags animaliers (merveille de l'animatronique...) et anachroniques (puisqu'il est le nouveau Noé, le yuppie Evan va devoir ressembler à une gravure de Gustave Doré). L'anachronisme est toujours une bonne source de gags, mais là ça m'embête un peu parce que ça contribue à donner cette image d'un Dieu figé et de la Bibe comme un bouquin poussiéreux absolument inadapté à notre époque. Enfin, c'est une comédie-pizza, hein ! pas un manifeste antichrétien... Bref, le film n'est pas une surprise : il y a du drôle et du moins drôle, une morale bon enfant, pas une once de subtilité (mais là, je frime parce que j'avais pas besoin qu'on m'explique le GEN**** 6 :14 du réveil, du coup j'aurais préféré que ça reste un clin d'oeil unique) et, bien sûr, pas la moindre réflexion sur le sens du récit du déluge (qui sous son aspect naïf n'est aps le récit le plus simple de la Bible). Mais bon, rien que le "Construire une arche pour les nuls" suscite toute mon indulgence...
Et puis il y a quand même une piste de lecture théologique dans ce film : après tout rien ne prédisposait Evan à être le nouveau Noé (contrairement à son prédécesseur, Evan Baxter n'a rien d'un "juste") et, alors que cet appel fiche sa vie en l'air, Dieu prend un malin plaisir à ne pas tenir compte de ses refus. Un appel qui bouleverse une vie humaine, un Dieu qui laisse l'homme libre de dire "non" mais qui sans cesse revient à la charge, jusqu'à ce que sa volonté soit faite, cela n'a pas grand chose à voir avec le mythe du déluge, mais c'est une bonne lecture des appels de prophètes...

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Mercredi 26 septembre 2007

dragonkt.JPGPrédication du dimanche 23 septembre 07 (culte intergénération)
Genèse III
Luc X, 18-19
Apocalypse XII

Toute l’année dernière, au cours de nos cultes « inter-générations », nous avons parlé des animaux dans la Bible. Mais pour que le cycle soit complet, il fallait parler du dragon. Et c’est ce que nous allons faire aujourd’hui.
J’aime toujours les histoires de dragons et de chevaliers, et rien que pour ça, le livre de l’apocalypse devrait me plaire. Malheureusement, l’Apocalypse c’est aussi un livre de la Bible très compliqué et sur lequel on a plein d’idées fausses.

Pour commencer que veut dire apocalypse ? En fait apocalypse ne signifie pas catastrophe ou fin du monde mais révélation, dévoilement… Et il ne s’agit pas non plus d’annoncer l’avenir, l’auteur d’un livre apocalyptique décrit son époque, de façon codée, par images… Mais bien sûr, il fait un peu plus que décrire son époque… Il dit aussi sa foi, il nous donne un témoignage sur Dieu. Eh bien c’est sur ce témoignage que nous allons nous arrêter, ce matin, je ne vous parlerais pas du christianisme à l’époque romaine, je ne vous parlerai pas des conflits avec les autorités ou entre les Églises… Ce matin, je voudrais simplement que nous essayions de comprendre ce que cette histoire de dragon nous dit sur Dieu et sur nous même…

Pour commencer, puisque après tout, nous savons bien que les dragons n’existent que dans les livres et au cinéma, qu’est ce que c’est ici que ce dragon ? Là, la question est assez facile puisque le texte répond lui-même : « c’est le serpent d’autrefois, celui qui appelé le diable et le satan ». Le diable signifie d’ailleurs ce qui divise, ce qui sépare. Quant au satan, ce n’est pas nom propre, mais un mot hébreux qui veut dire l’accusateur… Quant au serpent d’autrefois, ceux qui étaient là au dernier culte des familles se souviennent peut-être qu’on avait parlé de ce serpent qui, dans le récit de la création du monde va symboliser ce qui sépare les hommes de Dieu. Et voilà que dans l’apocalypse on retrouve ce serpent de la Genèse, mais il a grandi au point de devenir un dragon…
Peut-être que le mal a grandi au point d’emplir toute la terre, comme un dragon rouge comme le feu qui dévorerait tout avec ses sept têtes et qui dominerait le monde entier : le dragon est couronné… Peut-être que c’est dans notre regard seulement que le mal prend autant de place, qu’il occupe tout notre champs de vision si bien que nous ne voyons plus que lui. Vous n’avez jamais remarqué à quel point, quand on a mal quelque part, on ne pense plus qu’à cela ? Ou à quel point un problème somme toute léger peut gâcher tout le plaisir que nous avons à un moment…Et puis nous savons tous à quel point les médias nous parlent plus de ce qui ne va pas que de qui va bien… Autant d’exemple qui montre que le mal nous est tellement insupportable qu’il vient très vite occuper toute la place… Mais que le mal ait réellement grandi au point de dominer le monde entier, ou que ce soit un effet grossissant de notre esprit, le serpent est devenu dragon…
Mais ce dragon, le texte nous dit aussi qu’il est vaincu. S’il est sur terre c’est qu’il a été chassé hors du ciel… Forcément, si on prend le texte au pied de la lettre, ça pose un problème. Comment croire que Dieu est bon s’il se débarrasse de ce qui ne va pas chez lui en le jetant chez nous ? Pour moi, il est donc évident que ce texte ne parle pas d’un dragon rebelle que Dieu aurait mis au milieu de l’humanité pour qu’il cesse de faire des dégâts au ciel. Dieu ne jette pas ses déchets par dessus la clôture dans le jardin du voisin… Mais en nous racontant cette histoire d’un dragon chassé du ciel et jeté à terre, l’auteur de l’apocalypse nous dit plusieurs choses.
Tout d’abord, il nous dit que le mal existe et qu’il fait des ravages, qu’il nous blesse et en même temps, il nous dit que ce mal qui dévaste la terre est vaincu… C’est donc à la fois un message lucide, tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles et un message d’espoir : ce dragon rugissant et dominant est d’ores et déjà vaincu… En affirmant qu’il dévaste la terre, l’auteur de l’apocalypse ne nous dit pas que nous sommes à sa merci mais que lui est à notre portée, que nous pouvons dès aujourd’hui le combattre…
Ensuite, si le dragon accusateur est chassé du ciel, cela signifie que Dieu a chassé ce qui nous accusait. Nous n’avons pas à craindre un Dieu qui nous accuse et nous condamne, nous célébrons un Dieu qui a chassé l’accusation. Il y a, auprès de notre Dieu, un espace libre de toute accusation, de toute culpabilité, un lieu où nous pouvons être totalement réconciliés avec nous-même et réconciliés avec Dieu…

Et puis le texte nous parle aussi d’un enfant, appelé à régner sur toutes les nations. A votre avis, pour voir si vous ne vous êtes pas trop rouillés pendant l’été, qui est cet enfant que le dragon veut dévorer.
Oui, bien sûr qu’il s’agit de Jésus. Mais pourtant si ce texte nous raconte la naissance de l’enfant, il ne parle pas pour autant de Noël. Alors quel autre événement de la vie de Jésus pourrait ressembler à une naissance ? Je vous donne un indice, le texte dit que juste après cette naissance, l’enfant a été enlevé au ciel, ce qui ressemble beaucoup à l’Ascension.
Oui, le texte fait référence à la Pâques, à la mort et à la résurrection de Jésus. En effet, c’est justement parce que Jésus est mort et ressuscité que nous croyons que ce que Dieu nous envoie ce n’est pas un accusateur mais un défenseur. Ce que ce texte nous affirme c’est que face à toute la souffrance, face à toutes les accusations, face même à nous-même, Dieu est avec nous.

Alors aussi terrible soit le mal, même si le serpent se transforme en dragon, nous pouvons nous rappeler que face à l’amour de Dieu pour nous, face à sa promesse, ce dragon rugissant n’est rien qu’une grande chaussette au papier mâché…

Amen

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Vendredi 21 septembre 2007
cimade.jpg Si un étranger vient séjourner avec vous dans votre pays, vous ne l’opprimerez point. Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous; vous l’aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte. Je suis l’Eternel, votre Dieu. 
Lévitique XIX, 33-34

Parce que les colères les plus médiatiques nous font parfois oublier des question encore plus graves. Merci à
maïtre Eolas pour sa nausée...


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Jeudi 20 septembre 2007
Encore un test proposé par Micky (je devrais m'abonner à Jeune et jolie, j'adore remplir ce genre de test )... Autant le côté vague des propositions des tests précédents m'amusait (une proposition pouvant être comprise de bien des manières différentes), autant le côté ultra précis de celui-ci m'a embarassé. Pas mal de propositions auraient pu avoir mon accord s'il n'y avait pas eu une petite précision... Et puis des propositions essentielles étaient à mon avis manquante (le rôle exact  des oeuvres par rapport à la foi par exemple aurait été bienvenu)
Mais je peux dire tout ce que je veux sur ce test, c'est sans doute celui qui a donné les résultats les plus probants en ce qui me concerne.
1. Mainline - Liberal Christian Protestants (100%)
 2. Liberal Quakers (81%)
 3. Orthodox Quaker (80%)
 4. Unitarian Universalism (75%)
 5. Seventh Day Adventist (69%)
 6. Mainline - Conservative Christian Protestant (66%)
 7. Eastern Orthodox (64%)
 8. Roman Catholic (64%)
 9. Reform Judaism (53%)
 10. Neo-Pagan (51%)
 11. Hinduism (47%)
 12. Secular Humanism (45%)
 13. New Age (42%)
Sikhism (42%)
 15. Mahayana Buddhism (38%)
 16. Theravada Buddhism (38%)
 17. Bahai (37%)
 18. Taoism (37%)
 19. New Thought (34%)
 20. Christian Science (Church of Christ, Scientist) (30%)
 21. Jainism (29%)
 22. Non-theist (28%)
 23. Scientology (27%)
 24. Orthodox Judaism (25%)
 25. Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints (Mormons) (21%)
 26. Islam (20%)
 27. Jehovah's Witness (13%)

Si j'analyse un peu le résultat, je me retrouve donc bien dans la pensée protestante libérale, mais le fait que tous les branches du christianisme (je n'y inclus ni les mormons, ni les témoins de Jéhovah, ni la Science Chrétienne) montre que pour uin libéral, je suis drôlement orthodoxe... Ce qui me correspond bien : il y a beaucoup de dogmes chrétiens auquel je crois prfondément sans pour autant leur donner le caractère de dogmes, c'est à dire de vérité auxquelles il faut absolument se rattacher... Je suis plus surpris par le petit score de l'Islam par rapport aux religions orientales... Mon côté individualiste et non ritualiste, sans doute...
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Agenda

  Juin 2008

Lundi 2 20h Café le Franklin. 7 rue Franklin Roosevelt Evreux
Café Biblique : La vie après la vie

Discussion libre et éclairage biblique sur le thème de l'au delà.

Samedi 28 Dimanche 29
Nuit des veilleurs organisée par l'ACAT


Temps d'ouverture au temple
5 rue du chantier, Evreux
de 20h à 21h

Temps de prière à Vernon
Eglise St Jean Baptiste
de 21h à 22h



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