Présentation

Texte biblique

Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus–Christ, à tenir tous le même discours : qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même intelligence et dans la même pensée. En effet, mes frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des disputes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » –– « Et moi, à Apollos ! » –– « Et moi, à Céphas ! » – Et moi, au Christ !  Le Christ est–il divisé ? Est–ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est–ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?  Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispos et Gaïos. Ainsi personne ne peut dire que vous avez reçu le baptême pour mon nom. Si, j’ai encore baptisé la maison de Stéphanas ; au reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens. En effet, le discours de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a–t–il pas frappé de folie la sagesse du monde ? En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient. Les Juifs, en effet, demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse. Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs ; mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains.
I Corinthiens I, 10 à 25 (d'après la Nouvelle Bible Segond)

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Dimanche 31 décembre 2006

Prédication du 31 décembre 2006
Matthieu IX, 1 à 8
Ici, l'année a commencé avec un culte et une prédication sur la bénédiction. Qu'avons-nous fait de cette bénédiction ? Qu'avons-nous fait, qu'allons nous faire de cette année qui s'achève, cette année qui vient s'ajouter à notre histoire ?
Et puis, une question pour le prédicateur : sur quelle parole terminer cette année ?
Eh bien, je vous propose celle-ci : "Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.  Lève-toi, prends ton lit et marche !"

Prends courage mon enfant
Il est assez rare que Jésus s'adresse à quelqu'un en l'appelant " enfant". En fait, à travers les évangiles, seul le paralytique de Caphernaüm semble avoir droit à qualificatif plein de douceur et de tendresse.
Je sais bien que beaucoup d'entre nous ont encore en tête l'image d'un Jésus tout sucre et miel, appelant tout le monde "mon enfant". Je ne dis pas que cette image est fausse, d'ailleurs. Juste qu'elle ne correspond pas forcément à ce qu'on trouve dans les évangiles. Mais, dans ce cas précis, elle s'applique. Ce paralytique qu'on amène là, cet homme prisonnier de son lit a droit à toute la compassion, à toute la tendresse même de Jésus. Cette tendresse va donner un éclairage particulier à la suite et notamment au pardon des péchés. Nous y viendrons.
Mais avant cela, je voudrai que nous nous arrêtions un instant sur cette tendresse, cette attention particulière à laquelle a droit celui, ou celle qui est sans force, démuni, incapable de se tenir debout. Et cette tendresse n'a rien à voir avec de la pitié ou plutôt de la condescendance. Elle est plutôt une expression de l'amour. En effet, nous avons toujours tendance à exprimer plus fortement notre amour à ceux qui souffre. "Comme une mère préfère un peu son plus fragile enfant" chante J.J.Goldman. Je crois que ce n'est pas faux.
Je m'en voudrai de spolier ceux dont la faiblesse n'a rien de symbolique, ceux qui ont le plus besoin de cette tendresse, mais il me semble que tous nous traversons des moments de lassitude voire d'épuisement. Des moments où nous avons un besoin vital de cette tendresse, d'être appelé mon enfant et, comme un enfant, justement, de pouvoir tout lâcher. Lorsque nous sommes ainsi au bout du rouleau, le seul courage que nous pouvons puiser, nous ne le trouvons pas en nous, mais dans des bras tendus, dans une parole d'amitié. Cette oasis  Jésus nous l'ouvre par une parole : "Courage, enfant".

Je vous l'ai dit, cette parole va donner un éclairage particulier à la suite "Tes péchés sont pardonnés". On ne l'aime pas beaucoup cette suite... On préfèrerait souvent passer directement à la 3ème partie.
Bien sûr, notre réticence n'a rien à voir avec celle des scribes. Nous ne nous scandalisons pas d'entendre Jésus pardonner les péchés, nous n'y voyons aucun blasphème. En fait, bien souvent, nous n'y pensons même plus. Après tout, si nous avons reçu un bon catéchisme, nous savons que Jésus pardonne. C'est peut-être dommage ... Je veux dire ce n'est pas dommage qu'il pardonne, c'est dommage que ce soit devenu pour nous une telle évidence. Ce matin, j'aimerai vous offrir cette question en étrenne : "comment cet homme peut-il dire tes péchés te sont pardonnés ?" Non, pas de grande discours théologique sur le ministère et la personne de Jésus. Juste une question à laquelle je vous invite à repenser.
Mais si nous ne partageons pas les réticences des scribes, nous avons les nôtres propres. Tout d'abord pour les occidentaux sécularisés que nous sommes, la réponse de Jésus paraît quelque peu hors sujet : ce n'est pas pour ça qu'on lui amenait un paralytique... Le but, c'est que le paralytique marche... Vous voyez ! Nous voulons faire l'impasse sur la 2eme étape.
Mais le pardon des péchés et le relèvement du paralytique ne sont-ils pas liés ? Et là, notre réticence se fait encore plus forte. Il n'est pas question que nous  acceptions de relier ainsi paralysie et péché. Pas question que nous admettions que c'est à cause de ses péchés qu'un homme (ou une femme) est paralysé(e), ou aveugle, ou sourd, ou malade de quelque autre façon. Et nous avons bien raison ! Il serait absolument contraire à tout l'Évangile que de laisser entendre que ceux qui souffrent sont plus pécheurs que les autres. Donc si nous entendons ce récit comme un épisode du ministère de Jésus, je pense qu'il convient de séparer pardon et guérison, la seconde ne fait que manifester la réalité du premier. Mais nous pouvons également recevoir ce texte pour nous. Et dans ce cas, comment nier que nos fautes, nos blessures nous paralysent, nous lient et parfois même nous couchent. Et c’est tout particulièrement évident en cette fin d’année. Regardez un peu le nombre de bilan sur l’année 2006 dont on nous abreuve à la télévision ou dans les journaux ! Et il y en a pour tous les goûts ! Que vous préfériez la politique, le divertissement, la comédie, vous serez servis en retrospectives de tous genres. Mais dans ces restrospectives et ces bilans, dans nos petits bilans personnels, il y a tellement de choses qui nous enferment, nous emprisonnent : tous nos raté, nos fautes, nos erreurs… En grec amartiai, nos péchés…
Afientai sou ai amartiai : tes fautes, tes erreurs sont déliées, relâchées. Comment ne pas reconnaître que les fautes et erreurs commises ou subies nous pèsent jusqu’à nous écraser parfois et que nous avons besoin d’en être délivré…
Courage mon enfants, tes fautes sont déliées ! Courage, mon enfant, tu n’as plus besoin de porter ce poids trop lourd pour toi ! Quand nous la recevons pour nous, cette parole de Jésus devient délivrance et mise en marche…

Lève-toi, prends ton lit et marche. Lève-toi et marche, pas de soucis, tout le monde connais. Mais on s’arrête rarement sur ce prends ton lit… Pourtant, il est surprenant ! Toi qui étais paralytique prend ce lit dont tu n’auras plus besoin… Toi qui étais clopé, porte encore tes béquilles, toi qui étais aveugle, n’oublie pas tes lunettes noires et ta canne blanche… Il ne s’agit certainement pas ici de l’équivalent nazaréen de « Range tes affaires », Jésus n’invite pas le paralytique à ne pas laisser traîner son lit, les évangiles ne sont jamais aussi futilement précis, or ce « prends ton lit (ou ton grabat) et marche » adressé à un paralytique se retrouve dans les quatre évangiles (Luc V, 24, Marc II, 9, Jean V, 9)… A quoi bon porter encore ce dont le paralytique n’a plus besoin ? A quoi bon porter encore ce dont nous sommes libre ?
Eh bien, exactement comme le paralytique peut porter son brancard parce qu’il est désormais guéri, nous pouvons porter notre passé parce que nous en sommes libres. Jésus guérit le paralytique mais il ne gomme pas son histoire : c’est un homme neuf qui se lève mais ce n’est pas un homme sans passé. Le malade est guéri certes mais sa maladie fait aussi partie de ce qui a fait de lui l’homme qu’il est. Il en va de même pour nous, nous sommes libérés de notre passé et parce que nous en sommes libres, nous pouvons nous en souvenir, nous pouvons le porter avec nous. Un exemple : peut-être vous souvenez-vous d'avoir été, lorsque vous étiez enfants, surpris par l'incohérence des adultes. Rappelez-vous, vous veniez de faire une grosse bétise et vous vous êtes fait passer un savon monumental par vos parents et les voici 2 semaines plus tard en train de raconter votre bétise en riant à gorge déployée... Pourtant, deux semaines plus tôt, ils ne riaient pas du tout. Pour l'enfant que nous étions, la bétise commise restait bien présente, mais nos parents, eux en étaient libres, elle était passé au rang de l'anecdote du souvenir. On pourrait trouver bien d'autres exemples dans ce style, tous montrant qu'un évènement même malheureux peut être guéri, peut appartenir aux souvenirs légèrement. C'est le miracle du pardon. Notre passé n’est plus le fardeau qui nous oppresse et nous empêche d’avancer, nous n’appartenons plus à notre histoire mais elle nous appartient. Elle ne nous écrase plus de culpabilité et de remords mais, par l’expérience, elle nous construit et nous met debout. Si nous sommes construit par notre passé, il ne nous conditionne pas. Pardonnés, déliés, nous pouvons toujours construire du nouveau.

Frères et sœurs, voici qu’une parole de pardon vient tout changer dans notre vie et nous reconstruire complètement en nous laissant être nous-même… Mon frère, ma sœur, tu es libre de l’année qui s’achève et de celles qui précèdent. Elles appartiennent à ton histoire, elles t’enrichissent d’expériences mais elles ne conditionnent pas ton avenir.

Amen

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Mardi 26 décembre 2006

Selon un procédé litéraire courant, Matthieu marque son récit de la Nativité par 4 prophéties. De quoi parlaient Esaïe, Michée, Jérémie et Osée ?

Quand Israël était jeune, je l'aimais, Et j'appelai mon fils hors d'Égypte. Mais ils se sont éloignés de ceux qui les appelaient; Ils ont sacrifié aux Baals, Et offert de l'encens aux idoles.  C'est moi qui guidai les pas d'Éphraïm, Le soutenant par ses bras; Et ils n'ont pas vu que je les guérissais.   Je les tirai avec des liens d'humanité, avec des cordages d'amour, Je fus pour eux comme celui qui aurait relâché le joug près de leur bouche, Et je leur présentai de la nourriture.   Ils ne retourneront pas au pays d'Égypte; Mais l'Assyrien sera leur roi, Parce qu'ils ont refusé de revenir à moi. L'épée fondra sur leurs villes, Anéantira, dévorera leurs soutiens, A cause des desseins qu'ils ont eus.  Mon peuple est enclin à s'éloigner de moi; On les rappelle vers le Très-Haut, Mais aucun d'eux ne l'exalte. Que ferai-je de toi, Éphraïm? Dois-je te livrer, Israël? Te traiterai-je comme Adam? Te rendrai-je semblable à Tseboïm? Mon cœur s'agite au dedans de moi, Toutes mes compassions sont émues.  Je n'agirai pas selon mon ardente colère, Je renonce à détruire Éphraïm; Car je suis Dieu, et non pas un homme, Je suis le Saint au milieu de toi; Je ne viendrai pas avec colère.   (Osée XI, 1 à 9)


C'est avec le rappel de la sortie d'Égypte que commence cette prophétie d’Osée. En effet, pour le prophète, c’est là plus que dans l’alliance avec Abraham, l’origine du peuple hébreux. Un peuple qui n’est pas la descendance d’un héros mais qui est né en sortant de l’esclavage. Un peuple qui n’a pas été choisi pour sa noblesse et ses hauts faits mais dans sa souffrance et de sa captivité (le cri de mon peuple s’est élevé jusqu’à moi…).
C’est cette libération qui fonde la relation d’Israël à Dieu. Mais rapidement l’ingratitude, l’oubli et la trahison s’installent. Mais ce n’est pas sur la trahison et son salaire, le châtiment que s’achève l’annonce d’Osée, mais sur la réconciliation.
Parce que je suis Dieu, je ne viendrai pas avec colère. C’est dans la miséricorde et la compassion et non dans le jugement et la punition que se manifeste la divinité.

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Dimanche 24 décembre 2006

Selon un procédé litéraire courant, Matthieu marque son récit de la Nativité par 4 prophéties. De quoi parlaient Esaïe, Michée, Jérémie et Osée ?

Ainsi parle le SEIGNEUR : On entend des cris à Rama, des sanglots amers ; c’est Rachel qui pleure ses fils ; elle refuse de se laisser consoler au sujet de ses fils, car ils ne sont plus. Ainsi parle le SEIGNEUR : Cesse de sangloter, sèche tes larmes ; car il y aura une récompense pour tes actions––déclaration du SEIGNEUR : ils reviendront du pays de l’ennemi. Il y a de l’espoir pour ton avenir––déclaration du SEIGNEUR : tes fils reviendront dans leur territoire.
Jérémie XXXI, 15 à 17

Cette annonce de pleurs et de sanglots se révèlent finalement être une proclamation joyeuse: « cesse de sangloter » et, c’est encore plus flagrant si nous prenons le début de l’annonce

Nations, écoutez la parole du SEIGNEUR, et proclamez–la dans les îles lointaines ! Dites : Celui qui a disséminé Israël le rassemblera et il le gardera comme un berger son troupeau. Car le SEIGNEUR libère Jacob, il le reprend à un plus fort que lui. Ils viendront et pousseront des cris de joie sur la hauteur de Sion ; ils afflueront vers les biens du SEIGNEUR, le blé, le vin, l’huile, le petit bétail et le gros bétail ; leur vie sera comme un jardin abreuvé, et ils ne dépériront plus. Alors la jeune fille se réjouira dans la danse, jeunes gens et vieillards se réjouiront ensemble ; je changerai leur deuil en gaieté et je les consolerai ; je les réjouirai après leurs tourments. Je gorgerai les prêtres de graisse, et mon peuple sera rassasié de mes biens––déclaration du SEIGNEUR.
Jérémie XXXI, 10 à 14

Pourquoi donc une prophétie d’allégresse est-elle ainsi marquée par les larmes et les lamentation ? Serait-ce le prix à payer pour le bonheur ? Certainement pas ! Mais de même que le médecin vient d’abord pour les malades, la bonne nouvelle s’adresse d’abord aux affligés.
Les lamentations de Rama rappellent les tragédies et les souffrances de notre existence. Tragédies et souffrances qu’aucune conviction, aucune foi ne devrait jamais nier ni chercher à édulcorer ou relativiser. Ce n’est pas dans un monde merveilleux et imaginaire que Dieu intervient mais dans ce que notre réalité a de plus dur, de plus insupportable et insoutenable. Et cette intervention de Dieu est d’abord promesse. Elle est espérance là où il n'y a plus d'espoir possible, consolation là où il n'y a plus de consolation possible.

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Samedi 23 décembre 2006

Selon un procédé litéraire courant, Matthieu marque son récit de la Nativité par 4 prophéties. De quoi parlaient Esaïe, Michée, Jérémie et Osée ?

Maintenant, fille de troupes, rassemble tes troupes! On nous assiège; Avec la verge on frappe sur la joue le juge d'Israël.   Et toi, Bethléhem Éphrata, Petite entre les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, Et dont l'origine remonte aux temps anciens, Aux jours de l'éternité.  C'est pourquoi il les livrera Jusqu'au temps où enfantera celle qui doit enfanter, Et le reste de ses frères Reviendra auprès des enfants d'Israël.    Il se présentera, et il gouvernera avec la force de l'Éternel, Avec la majesté du nom de l'Éternel, son Dieu: Et ils auront une demeure assurée, Car il sera glorifié jusqu'aux extrémités de la terre.   C'est lui qui ramènera la paix.
Michée IV, 14 à V, 3.

A première vue, la prophétie de Michée est une annonce guerrière. De la petite Bethléhem sortira celui qui, comme David jadis, délivrera Israël de ses ennemis.

Lorsque l'Assyrien viendra dans notre pays, Et qu'il pénétrera dans nos palais, Nous ferons lever contre lui sept pasteurs Et huit princes du peuple. Ils feront avec l'épée leur pâture du pays d'Assyrie Et du pays de Nimrod au dedans de ses portes. Il nous délivrera ainsi de l'Assyrien, Lorsqu'il viendra dans notre pays, Et qu'il pénétrera sur notre territoire. 
Michée V, 4 à 5

Un puissant chef de guerre sorti d'une bourgade sans importance. Voici, à première vue ce qu'annonce Michée. Mais la prophétie ne s'arrête pas là. Michée annonce que le reste d'Israël ne pourra plus s'appuyer sur ce qui fait habituellement la force d'une nation (V, 9 à 14), qu'il sera

Comme une rosée qui vient de l'Éternel, Comme des gouttes d'eau sur l'herbe: Elles ne comptent pas sur l'homme, Elles ne dépendent pas des enfants des hommes.  Michée V, 7

Le chef de guerre annoncé sortira d'une localité militairement indigente, il ne ressemblera pas à ce en quoi les hommes placent généralement leur espérance. Et surtout c'est une promesse de paix bien plus que de victoire qu'il vient accomplir.

Il sera le juge d'un grand nombre de peuples, L'arbitre de nations puissantes, lointaines. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, Et de leurs lances des serpes; Une nation ne tirera plus l'épée contre une autre, Et l'on n'apprendra plus la guerre. Ils habiteront chacun sous sa vigne et sous son figuier, Et il n'y aura personne pour les troubler; Car la bouche de l'Éternel des armées a parlé.
Michée IV, 3 et 4

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Vendredi 22 décembre 2006

Selon un procédé litéraire courant, Matthieu marque son récit de la Nativité par 4 prophéties. De quoi parlaient Esaïe, Michée, Jérémie et Osée ?

Le SEIGNEUR dit encore à Achaz : Demande un signe au SEIGNEUR, ton Dieu, soit dans les profondeurs du séjour des morts, soit dans les lieux les plus élevés. Achaz répondit : Je ne demanderai rien, je ne provoquerai pas le SEIGNEUR. Esaïe dit alors : Ecoutez, je vous prie, maison de David ! Ne vous suffit–il pas de lasser la patience des hommes, que vous lassiez encore celle de mon Dieu ? C’est pourquoi le Seigneur lui–même vous donnera un signe : la jeune fille est enceinte, elle mettra au monde un fils et l’appellera du nom d’Immanou–El (« Dieu est avec nous »). Il se nourrira de lait fermenté et de miel quand il saura rejeter ce qui est mauvais et choisir ce qui est bon. Mais avant que l’enfant sache rejeter ce qui est mauvais et choisir ce qui est bon, la terre des deux rois qui t’épouvantent sera abandonnée.
Esaïe VII, 10 à 16

Le roi de Juda, Achaz, est terrifié, accablé par l'alliance de deux ennemis : Aman et Israël. C'est alors qu'Esaï le lui annonce : "la jeune fille enfantera". Qui est cet enfant qui doit venir ? Le fils du roi ? Celui du prophète ? S'agit-il du messie ? Esaïe ne le précise pas.
Il annonce la naissance d'un enfant, une naissance aussi extraordinaire que toutes les naissances. Et à cet enfant, il attache l'espoir du roi, l'espoir de tout un peuple : avant que l'enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, Le pays dont tu crains les deux rois sera abandonné.
À cette naissance, brèche ouverte sur l'avenir, il lie une confession de foi "Immanou-El". Dieu avec nous dans la faiblesse et la fragilité humaine. Dieu avec nous dans le projet de l'enfant naissant. Dieu avec nous dans nos attentes les moins raisonables. Dieu avec nous même quand il n'y a plus d'espoir.

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Agenda

  Juin 2008

Lundi 2 20h Café le Franklin. 7 rue Franklin Roosevelt Evreux
Café Biblique : La vie après la vie

Discussion libre et éclairage biblique sur le thème de l'au delà.

Samedi 28 Dimanche 29
Nuit des veilleurs organisée par l'ACAT


Temps d'ouverture au temple
5 rue du chantier, Evreux
de 20h à 21h

Temps de prière à Vernon
Eglise St Jean Baptiste
de 21h à 22h



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