Miettes de théologie

Le pluriel ne vaut rien à l'homme ?

31 Décembre 2005 , Rédigé par Eric George Publié dans #les mots de la théo

Pourquoi faire partie d'une Église ? Après tout, la foi est avant tout une relation personnelle à Dieu. La Bible est accessible à chacun et nul ne devrait dicter aux autres ce qu'ils doivent croire...

Pourtant, malgré toute la défiance que j'ai vis a vis des dogmes, l'appartenance à une communauté, à un groupe, à une Église me semble nécessaire. Je ne pense pas qu'en puisse être "chrétien tout seul" et ce, pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, le rôle du chrétien est de témoigner, d'annoncer l'Évangile. Or que cette annonce passe par nos paroles ou par nos actes, elle est plus facile lorsque nous unissons nos forces et nos savoir-faire.
Ensuite, en tant que membre d'une communauté, je risque moins d'oublier que ma foi en Christ fait de moi le membre d'un corps qui ne se limite pas à ma personne. Mon Église visible me permet de percevoir l'Église invisible
Enfin, "chrétien tout seul", il est tentant et facile de construire un Dieu à mon image, d'établir une idole qui, surtout ne me bousculera pas, qui n'interrogera pas ma façon de vivre. Bien sûr, la lecture de la Bible est un bon moyen de résister à cette tentation. Mais la Bible n'est pas un livre facile à lire, il est facile d'y établir un "canon dans le canon", d'éviter la lecture des textes qui nous dérangent. Membre d'une assemblée, mes interprétations sont questionnées, parfois malmenées, mes frères et sœurs viennent déranger mes images de Dieu. Par leur relation à Dieu, ils enrichissent ma relation à Dieu. Par leur témoignage, ils nourrissent mon témoignage.
C'est pourquoi l'Église n'est pas pour moi un cercle où l'on me priverait de liberté, où l'on me dicterait ce que je dois croire. Elle est un lieu d'échange qui ouvre ma pensée à celle des autres, un espace ouvert qui m'invite à sortir de moi-même.

C'est en tout cas ainsi que nos Églises devraient se vivre.

C'est facile de donner quand on a reçu

27 Décembre 2005 , Rédigé par Eric George Publié dans #Petite théologie pas très sérieuse

Lors d’une de nos premières fêtes de Noël à Luneray, nous avions invité quelques personnes que nous savions seules à venir déjeuner avec nous après le culte le 25. Rien d’héroïque dans cette démarche, il s’agissait juste d’ajouter une ou deux assiettes de plus pour accueillir une ou deux personnes âgée à un repas. Mais ce qui m’a marqué c’est que l’année suivante, lorsque nous avons voulu renouveler l’expérience, une de nos invitées s’est décommandée : elle avait trouvé que l’idée était bonne et cette fois, c’est elle qui avait invité un voisin isoler à venir partager son repas…
C’est facile de donner quand on a reçu…
Cette année, sur notre nouvelle paroisse, nous nous apprêtions à manger rapidement après le culte afin de prendre le train pour prendre quelques jours de vacances dans ma famille. Et voilà qu’un couple de paroissien nous propose de nous apporter un repas. Ils sont tous seuls à Evreux, et elle a envie de cuisiner pour faire la fête alors, elle propose de nous apporter le repas après le culte avant de repartir manger avec son conjoint… « Eh bien dans ce cas, restez au moins manger avec nous, on partira vite après mais c’est quand même plus sympa »… Et pus je ne résiste pas à l’envie d’ouvrir ce repas impromptu à ceux qui rentreraient pour trouver une maison vide après le culte… Résultat, nous devions manger rapidement les restes de la veille tous les 5, et nous voilà 8 autour d’un repas malgache. Certains, en dépit de leur famille qui les attendaient, ont même  pris le temps de rester un peu à l’apéritif, pour discuter un peu, une belle image de l’Eglise. Un repas passionnant entre une malgache, un français converti à l’Islam en Afrique, un camerounais… Un vrai repas de Noël…
C’est facile de donner quand on a reçu…
C’est pourquoi, sans aucune inquiétude, j’annonce que la grâce, le don de Dieu, est toujours premier et bien plus efficace que n’importe quel discours de morale et de culpabilisation. Dieu nous a tout donné et…
C’est facile de donner quand on a reçu…
Il suffit de savoir ce que nous avons reçu...

Contre l'intégrisme

26 Décembre 2005 , Rédigé par Eric George Publié dans #Réponses

Un lecteur musulman m'a écrit : Les musulmans doivent aussi combattre les intégristes qui ne pensent qu'à faire la guerre et qui mentent sur l'islam.
Comment faites-vous contre les intégristes ?

Sans être un spécialiste de la question, voici quelques éléments de réponse pour une question bien plus vaste

En premier lieu, la lutte contre l’intégrisme passe par le refus du terme. L’intégrisme est une « doctrine qui tend à maintenir la totalité d’un système (spécialement d’une religion) ». Or, ceux qu’on appelle intégristes chrétiens ne maintiennent absolument pas la totalité du message de l’Evangile, au contraire ils le trahissent radicalement. Le terme même d’intégriste est donc connoté et faux puisqu’il sous entend que le christianisme vécu dans sa radicalité peut conduire à l’appel à la haine voire au meurtre et à la guerre. Au terme d’intégriste je préfère donc celui de fanatiques.

Lutter contre le fanatisme, c’est donc refuser de voir les fanatiques comme représentants de la religion au nom de laquelle ils prétendent agir. C’est comme cela seulement que je peux lutter contre les fanatiques de religions et de convictions différentes de la mienne. Les terroristes qui te au nom d’Allah trahissent l’Islam de la même manière que les chrétiens qui appellent au meurtre ou à a haine trahissent l’Evangile de Jésus le Christ. Ceux qui à cause des fanatiques, prétendent rejeter ou condamner une religion commettent une erreur grave : ils donnent justement leur légitimité à des groupuscules violents… C’est au contraire aux représentants ouverts de cette religion ou conviction qu’il faut donner la légitimité.

Il est bien sûr essentiel de lutter contre le fanatisme à l’intérieur même de note religion. Pour cela, il importe de savoir qui nous sommes et ce en quoi nous croyons. Pour le christianisme, la meilleure manière de lutter contre le fanatisme et la trahison du message, c’est donc de véritablement connaître la Bible.

Je ne connais pas suffisamment l’Islam pour en être certain mais je ne serais pas surpris que pour les musulmans aussi la lutte contre le fanatisme passe par une connaissance approfondie du Coran.

Le fanatisme est à mon sens la manifestation d’une faiblesse de foi, c’est une réaction de peur. Lorsque je sais qui je suis, lorsque mon identité est posée, l’autre ne m’apparaît plus comme une menace et je peux donc entrer dans un véritable dialogue avec lui.

Voilà quelques éléments de réflexion. En espérant qu’ils vous apporteront un éclairage et inaugureront un dialogue entre nous. Je me permets d'ailleur d'ajoutter que les va-t-en guerre américains ne sont pas non plus des représentant de tout le mouvement protestants évangélique mais vous le savez, les ayant vous-même qualifié d'"extrêmistes"

Joyeux Noël

25 Décembre 2005 , Rédigé par Eric George Publié dans #Actualité ecclesiale

Dites-leur...
Dites-leur d'où souffle le vent
Dites-leur cette Voix du dedans,
Plus tenace que la soif, le fardeau et la haine
 
Dites-leur l’appel du large
Quand la douleur soudain se tait
 
Dites-leur l’appel de Dieu,
Père, Fils et Esprit,
Ce murmure de tendresse
dans la vallée de larmes
 
Dites-leur d’où souffle le vent
Et comment l’espérance nous est née,
Cette Voix du dedans,
L’appel du large :
Paix sur la terre déchirée
Gloire à Dieu pour l'éternité
 
Lytta Basset

Un peu de temps à l'étranger

22 Décembre 2005 , Rédigé par Eric George Publié dans #Petite théologie pas très sérieuse

Un message que j'ai reçu récemment (et dont j'ai un peu retouché la fin)  pour ne pas oublier l'essentiel en ces temps de fêtes...

Comme vous le savez tous, la date de mon anniversaire approche.

Tous les ans, il y a une grande célébration en mon honneur et je pense que cette année encore cette célébration aura lieu. Pendant cette période, tout le monde fait du shopping, achète des cadeaux, il y a plein de publicité à la radio et dans les magasins, et tout cela augmente au fur et à mesure que mon anniversaire se rapproche.
C'est vraiment bien de savoir, qu'au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi.
Pourtant je remarque que si, au début, les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j'ai fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la raison de cette célébration. Les familles et les amis se rassemblent pour s'amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête.
Je me souviens que l'année dernière il y avait un grand banquet à mon honneur. La table de salle à manger était remplie de mets délicieux, de gâteaux, de fruits et de chocolats. La décoration
 était superbe et il y avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale. Mais vous savez quoi? Je n'étais pas invité...

J'étais en théorie l'invité d'honneur, mais personne ne s'est rappelé de moi et ils ne m'ont pas envoyé d'invitation. La fête était en mon honneur, mais quand ce grand jour est arrivé, on m'a laissé dehors, et ils m'ont fermé la porte à la figure... et pourtant moi je voulais être avec eux et partager leur table.
En réalité, je n'étais pas surpris de cela car depuis quelques années, toutes les portes se referment devant moi.
 Comme je n'étais pas invité, j'ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer. Je me suis mis dans un coin, et j'ai observé. Tout le monde buvait, certains étaient ivres, ils faisaient des farces, riaient à propos de tout. Ils passaient un bon moment. Pour couronner le tout, ce gros bonhomme à la barbe blanche est arrive, vêtu d'une longue robe rouge, et il riait sans arrêt : 'ho ho ho!' Il s'est assit sur le sofa et tous les enfants ont couru autour de lui, criant 'Père Noël! Père Noël!', comme si la fête était en son honneur!
A minuit, tout le monde a commencé à s'embrasser; j'ai ouvert mes bras Et j'ai attendu que quelqu'un vienne me serrer dans ses bras et... vous savez quoi... personne n'est venu à moi.
Soudain ils se sont tous mis à s'échanger des cadeaux. Ils les ont ouvert un par un, en grande excitation. Quand tout a été déballé, j'ai regardé pour voir si, peut-être, un cadeau était resté pour moi. Qu'auriez vous ressenti si, le jour de votre anniversaire, tout le monde s'échangeait des cadeaux et que vous n'en receviez aucun ?
J'ai enfin compris que je n'étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement. Tous les ans ça s'empire.
Les gens se rappelle seulement de ce qu'ils boivent et mangent, des cadeaux qu'ils ont reçu, et plus personne ne pense a moi.
J'aurais voulu pour la fête de Noël cette année, que vous me laissiez rentrer dans votre vie. J'aurai souhaité que vous vous rappeliez qu'il y a plus de 2000 ans de cela, je suis venu au monde dans le but de donner ma vie pour vous, et en définitive pour vous sauver.
Aujourd'hui je souhaite seulement que vous croyiez à cela de tout votre coeur.
Comme nombreux sont ceux qui ne m'ont pas invité à leur fête l'an passé, je vais cette fois organiser ma propre fête et j'espère que vous serez nombreux à me rejoindre.
En guise de réponse positive à mon invitation, tournes vous vers les plus petits, les plus oubliés, les plus délaissés, les moins aimés.... Je vous en serai éternellement reconnaissant. Je vous aime très fort !

Jésus

Moi, je vous vends la guerre...

21 Décembre 2005 , Rédigé par Eric George Publié dans #Humeurs

Troisième exportateur d'armes… Bravo à notre pays…

Je sais bien que l’économie est complexe, je sais bien qu’exporter des armes ça crée de l’emploi ici. Mais je ne veux pas être raisonnable. Aux très complexes engrenages de notre société, à l’inextricable spirale de la violence, aux lois du marché, je veux opposer la simplicité de l’évangile de Jésus, le Christ : « Comme je vous ai aimé, aimez-vous les uns les autres… ».

Sans nuance, sans intelligence, je veux être un intégriste de la paix.

Avec un missile, on ne fait pas régresser le chômage

Avec un missile, on ne défend pas une cause

Avec un missile on tue des hommes...

Un nouvel évêque à Evreux

20 Décembre 2005 , Rédigé par Eric George Publié dans #Actualité ecclesiale

Un nouvel évêque est appelé à Évreux (Aévreux ? quel drôle de nom...). Christian Nourrichard a reçu l'ordination hier en tant que coadjuteur (et bientôt nouvel évêque). Une célébration importante à laquelle l'Église Réformée était fraternellement invitée à s'associer.

Pourtant, il ne m'est pas facile de parler de cette cérémonie. En effet, le langage employé ici m'est étranger. Complètement. Je peux admirer et être agacé tour à tour par ces fastes et cette solennité, la vérité, c'est qu'à aucun moment ils ne me parlent de cet Évangile que nous avons pourtant en commun, à aucun moment ils ne me révèlent Jésus Christ, présent en son Église. Alors, que dire de ce langage qui n'est pas le mien ? M'en offusquer, comme lorsque je venais de quitter l'Église Catholique Romaine ? C'est vrai que j'ai entendu des choses qui m'agacent… Par exemple que c'est la familiarité de Marie avec l' Écriture qui a rendu possible l'Incarnation (affirmation absolument gratuite compte tenu des Écritures, et, à mon avis potentiellement hérétique)...

J’ai été surpris aussi d'apprendre que l'évêque "signifie et réalise la présence du Christ", nos ecclésiologies ne m'en paraissent que plus distantes...

Mais comme disait l'autre

Tais toi donc, Eric

Laisse-leur donc Marie

Laisse-leur leur hiérarchie

Toi qui n’te dis

Même plus catho...

Mon petit frère va encore me dire que je perds de mon mordant en vieillissant. Il n'a sans doute pas tort (il en aurait été autrement si j’avais tenu ce blog l’année dernière). Mais je préfère rappeler que ce dimanche, j'ai été accueilli en toute fraternité comme "le représentant d'une Église sœur", un vocabulaire qui fait chaud au cœur dans un contexte aussi officiel et que les invités étaient à la place d’honneur. Je préfère rappeler qu'au delà de nos différences, catholiques romains ou réformés nous confessons la même folie : un Seigneur crucifié et ressuscité. C'est comme un frère en Christ que je prie pour Christian Nourrichard, que l'Esprit le porte dans son ministère. Que ce même Esprit conduise nos communautés afin qu'en paroles et en actes nous soyons témoins de l'amour de Dieu pour tous.

Jouer avec la crèche

18 Décembre 2005 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture

 Ca y est ! j’ai rajeuni de 25 ans : on m’a offert des playmobil pour mon anniversaire… Pas n’importe quels playmobil bien sûr : la crèche playmobil qui m’intriguait depuis sa sortie…

Normalement, je devrais subir un tir croisé : d’un côté les intégristes laïcards hurlant au bourrage de crâne de nos chères têtes blondes, de l’autre les religieux bien pensant criant au sacrilège…
Et bien moi, je l’aime bien cette crèche… Bibliquement elle est correcte :elle correspond au récit de la nativité dans l’évangile de Luc jusqu’à évoquer une étable plutôt qu’une grotte. Esthétiquement, à part l’ange, elle n’est pas si mal (enfin pour des playmobil, hein !). Un récit de Noël est livré avec (j’aurais préféré que ce soit les textes des évangiles mais bon, on peut pas tout avoir…)

Enfin, je trouvais le concept fascinant et ma fille me le confirme : « Dis papa, je peux jouer avec ta crèche ? ». Jouer avec la crèche… La faire sortir du registre du sacré, de l’intouchable, du « on regarde mais on ne touche pas » pour se la rendre toute proche, la faire sienne… N’est ce pas le sens premier de Noël ?  Jésus vient abolir la séparation entre sacré et profane. En se faisant homme, Dieu se rend accessible à toute l'humanité

La Trinité en 200 mots

17 Décembre 2005 , Rédigé par Eric George Publié dans #les mots de la théo

Parler de la Trinité en quelques lignes, c’est possible ? Je vais essayer… D’abord, le mot n’est pas biblique, et le concept lui-même n’est pas évoqué tel quel si fréquemment dans la Bible. Mais on le trouve : Baptisez les au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit (Matthieu XXVIII, 19)

Contrairement à ce que nous entendons un peu trop souvent, si bien que les chrétiens finissent eux-même par oublier, la trinité n’a rien à voir avec un quelconque polythéisme. Il n’y a qu’un seul Dieu : le nom du Père, du Fils et du Saint Esprit est singulier…

 

La Trinité n’est pas un concept théologique abstrait : elle nous parle de Dieu non de manière ontologique mais de manière relationnelle. En clair, le concept de trinité ne nous dit pas ce que Dieu est, il nous dit comment Dieu entre en relation avec nous…

 

Dieu est unique mais Il est en relation avec nous de différentes manières : Il est le Dieu tout autre, inconnaissable et indéfinissable (le Père), Il est le Dieu qui nous a rejoint dans notre humanité (le Fils), Il est le Dieu présent en nous, qui nous parle et nous inspire (l'Esprit)...

Soyez savants, devenez prophètes

16 Décembre 2005 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théolivres

Après un rejet complet des sciences au collège et au lycée, aujourd'hui, c'est toujours avec plaisir que je me plonge dans un traité de vulgarisation de science. J'avais aimé Devenez savants, devenez sorcier de Charpak et Omnès, c'est donc tout naturellement que j'ai lu leur nouvel opus. Tout naturellement et avec un brin de curiosité : vont-ils attaquer la religion comme ils avaient attaqué l'ésotérisme ?

En fait, non. Le livre est un chant d'amour à la science, pas un pamphlet anti-religieux. Un chant d'amour un peu fourre-tout où se côtoient une vulgarisation de la physique quantique, une approche des relations philosophie-science et religion-science, une réflexion sur les dangers de la technique et l'approche d'un nouveau mode d'enseignement des sciences. Ça fait beaucoup en moins de 300 pages...

Alors, j'ai (un peu) mieux compris les implications (ou plutôt la limite d’une interprétation trop « métaphysique ») de la physique quantique, j'ai aimé le ton général de l'ouvrage et je me rallie complètement sa conclusion sur la nécessité de l'éducation (mais qui ne s’y rallierait pas ?).

Pourtant il y a une pointe de déception. En effet, les réflexions sur la philosophie et la foi sont beaucoup trop survolées pour apporter grand chose même à quelqu’un qui n’y connaîtrait rien. Et puis par moment on peut se demander si l’amour ne rend pas un peu aveugle : une phrase comme celle-ci : « Le contenu du mot « science » est univoque, il désigne tout ce dont les lois relèvent de l’expérience » me paraît susceptible de faire sourciller quelques épistémologistes : elle tranche un peu rapidement dans le débat entre sciences dures et sciences molles, il me semble…

Bref, un livre intéressant mais un peu trop "touche-à-tout" pour aller vraiment au fond de son ambition…

G. Charpak, R. Omnès Soyez savants, devenez prophètes. Ed Odile Jacob, 2005

 

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