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Miettes de théologie

Vacances romaines (6)

9 Mars 2011 , Rédigé par Eric George Publié dans #Carnets de voyage

Rome2011-325.jpg28/02/2011

A celui qui n'accomplit pas d'oeuvre mais croit en celui qui justifie l'impie, sa foi est comptée comme justice.

Romains IV, 5

13h25

Matinée Rome antique entre le Forum, le Palatin (alors qu’il est latin puisqu’il est à Rome, comme je l’ai finement fait remarquer aux enfants… « Papa, c’est nul ! ») et le Colisée. Difficile, par ce temps, de s’imaginer en train de déambuler en toge au milieu des échoppes du forum, de se promener dans les jardins du Palatin ou d’admirer les jeux du Colisée (faut dire, que même par +30, j’aurais du mal à m’imaginer en toge) Quoiqu’il en soit, toge ou pas, pluie ou pas, cette ballade dans la Rome antique nous aère et c’est bénéfique. Si le forum vaut surtout vu de haut (sinon, ça fait tas de cailloux, je trouve), et ce qui m’impressionne le plus, c’est l’énorme morceau de galerie commerciale qui reste… Finalement, la société de consommation, c’est pas si nouveau et Obélix et Cie est peut-être en dessous de la vérité. En revanche, le Palatin c’est joli comme tout, en plsu le soleil nous accompagne. Pour le Colisée, je rêve juste d’une reconstitution des jeux qui s’y donnaient (je ne parle pas des gladiateurs (tiens d’ailleurs, j’ai appris qu’au départ en tout cas, les combats de gladiateurs n’étaient pas des jeux mais des rituels religieux) ni de la zoomachie) mais plutôt des spectacles divers avec effets spéciaux et tout (c’est dit, en rentrant on joue à Colosseum….)

28/02/2011Rome2011-336.jpg

22h

Après un bon déjeuner au restaurant (cette fois, pas de pique-nique) et une petite ballade dans le parc de la maison dorée de Néron, j’apprends qu’il peut être dangereux de souffler des idées saugrenues à mes enfants. J’explique : un des petits métiers du tourisme à Rome, c’est des gens déguisé en légionnaires romains qui se font prendre en photo avec vous. Dans une rue voisine du Colisée, nous ne sommes donc pas surpris de voir trois légionnaires revenant sans doute de leur pose déjeuner. En revanche, je n’aurais pas dû souffler à Madian : « crie-leur « Echpèche de romaine patrouille qui veut faire du mal à mon Achtérikche ami !!! » Non, je n’aurais pas dû. Parce qu’il le fait, l’andouille !!!!

Du coup nous nous réfugions dans la Basilique Saint Clément. Cette fois, malgré une nette différence de théologie et de sensibilité, je suis en terre chrétienne. La mosaïque est belle (et fait oublier le reste du plafond). C’est un peu dommage que des groupe scolaires nous accompagnent dans notre descente dans les sous terrain (je ne suis pas vraiment un homme de l’espace, mais c’est quand même très touchant d’imaginer que dans les sous-sols de la basilique se cachent les restes d’une véritable église de maison). Mais bon, nos enfants ne sont pas non plus les derniers à dire des bêtises (eh les monstres, nous sommes en pleine francophonie, ici !!!)

Après Saint Clément, les parents décident de foncer vers Saint Pierre que nous avons raté la veille. Nous, nous nous contenterons, après l’achat d’horribles babioles souvenirs (quand je pense que j’ai raté Subbutéo rogntudju), de passer par Saint Pierre aux Liens : c’est vrai que le Moïse est superbe, olympien, mais superbe…

A l’hôtel, je me prend raclée sur raclée à Njet et Meinz, j’aurais mieux fait d’écrire des cartes postales, tiens !

Dernier repas dans un restauRome2011-390.jpgrant qui cette fois, ne propose ni pâtes, ni pizza, et nous découvrons un sens italo-gaulois à SPQR : Sono Pazzi Questi Romani ! Oui, on se relâche de plus en plus (mais je me demande si les traducteurs italiens d’Astérix y ont pensé.

Dernière nuit à l’hôtel, aussi, je sens que ça va manquer à Yaël de martyriser les réceptionniste en leur donnant en français, nos numéros de chambre et en leur faisant les gros yeux quand ils ne comprennent pas ce qu’elle veut.

Vacances Romaines (5)

7 Mars 2011 , Rédigé par Eric George Publié dans #Carnets de voyage

Rome2011-103.jpgTu es donc inexcusable, qui que tu sois, toi qui juges...

Romains II, 1

28/02/2011

6h45

Trop fatigué, hier soir, pour écrire quoi que ce soit. Nous sommes arrivés suffisamment tôt au Vatican pour qu’il n’y ait pas plus de 300 personnes devant nous dans la file d’attente. Une heure d’attente avant l’ouverture des portes, puis une demi heure de queue sous un ciel maussade. Le temps d’écrire quelques cartes postales (mensongères : il fait beau !!! tu parles !!!), de lire 4 siècles de l’histoire de l’Eglise, de l’apparition de l’Islam aux premières croisades, en passant par le Schisme d’Orient (oui c’est le Tu es Pierre de Suffert qui m’accompagne dans ce voyage, il traînait depuis longtemps dans ma bibliothèque et ça m’a paru de circonstance (et puis, c’est bien, comme ça je m’aperçois qu’il n’y a pas que les protestants qui manquent un peu de sens critique en relisant leur histoire)).

Une fois, à l’intérieur, nous dirigeons d’abord nos pas vers la Pinacothèque. De très jolies pièces, même si comme toujours, les œuvres les plus anciennes me parlent plus de ma foi que les œuvres plus récentes. Puis Laurence s’inquiète d’avoir trop de monde à la chapelle Sixtine, nous fonçons donc à travers les galeries supérieures pour y arriver. Mauvais calcul : nous perdons mes parents qui connaissent, et il nous faudra refaire tout le circuit deux heures (y compris la Chapelle Sixtine) plus tard pour voir les appartements de Raphaël…

Alors que dire après les musées du vatican.

Que la Chapelle Sixtine, c’est impressionnant, génial et dément (aux sens propres des termes) mais que j’aurai du mal à employer le terme beau (en fait, ce n’est pas exact, les détails sont beaux, mais trop loin pour qu’on puisse vraiment en profiter.

Que les musées sont passionnants (nous avons vus la pinacothèque, le Grégorien-Egyptien, le Pio Clementino, le Chiaramonti et les chambres de Raphaël)

Qu’il faut impérativement voir les chambres de Raphaël. Et que là, au plafond (d'où une photo de guingois), une fresque symbolique me Rome2011-307.jpgparaît résumer la conviction qui se forge en moi depuis que nous sommes à Rome…

Sur l’autel, un crucifix trône devant une idole brisée gisant à terre. Seulement, de ce symbole, je ne fais pas tout à fait la même lecture que Raphaël : le Christ n’a pas vaincu l’idole, il s’est substitué à elle. Sans doute Rome s’est elle christianisée, mais par la suite, c’est le christianisme qui s’est romanisé. Revanche sur Constantin, ou revanche de Constantin, je l’ignore, mais c’est un fait : la religion romaine qui se traduit à travers toutes les églises que nous avons vues, n’a pas grand-chose à voir avec l’Evangile. Toujours intéressantes, toujours impressionnantes, souvent majestueuses (parfois, juste bling-bling), quelquefois belles mais aussi toujours inadéquates : célébrant la puissance et la richesse, aucune de ces églises n’évoque le Dieu qui nous rejoint, le Dieu qui se fait homme. Toutes feraient de très beaux temples païens. En tout cas, c’est l’impression forte qui se dégage depuis trois jours et je ne pensais pas écrire ces lignes avant de partir. Mes désaccords avec le catholicisme sont en général d’un autre ordre et cette accusation-là me paraissait très caricaturale. Mais ici, elle prend tout son sens. Du coup, dans cette religion romaine, la mariolâtrie (dont l’ancienneté saute aux yeux, ici) prend toute sa place…

Nous finissons par retrouver mes parents à la sortie pour aller faire un tour place Saint Pierre, sous la pluie. Nous n’aurons pas le courage de refaire la queue pour entrer dans la basilique (de toute façon, quelque chose me dit que ça ne m’aurait pas fait changer d’opinion). On admirera la Pieta une autre fois…

Rome2011-127.jpgPuis métro, puis bus (après nous être un peu perdu entre les deux à Piramide (non c’est pas une faute)) pour arriver sur la Via Appia et visiter la Catacombe Ste Calixte avec une guide polonaise (maman pense l’avoir entendue dire du mal des protestants, mais ça m’a échappé). Paradoxalement, alors que je me défie d’un christianisme trop tourné vers l’au-delà, au milieu de ces galeries de tombes, je me retrouve en terre chrétienne. Faut dire qu’ici le message ce n’est pas l’âme s’envolant vers le Paradis mais bien l’espérance de la Résurrection, faut dire qu’ici le Christ est le bon berger et qu’il a le même visage que les fossoyeurs…

Trop de pluie et de fatigue pour que nous allions plus loin sur la Via Appia. Tant pis. Les enfants ont tout de même retrouvé assez d’énergie pour faire une course d’escalator et m’humilier pendant deux manches de Njet. Et nous découvrons que le couloir de notre hôtel n'a pas de plafond (heureusement, dans la chambre, nous sommes à l'abri...

Vacances romaines (4) Ho fato un sogno

5 Mars 2011 , Rédigé par Eric George Publié dans #Carnets de voyage

Rome2011-104.jpg27/02/2011

Vos vieillards auront des songes

Joël III, 1

6h45

Je suis au culte, ma prédication est prête, les cantiques sont choisis. Je m’aperçois alors que j’ai oublié de les communiquer aux musiciens. Mais si notre organiste est dans l’assemblée, loin de son orgue, la flûtiste qui s’apprête à jouer n’a pas l’air embarassée. Elle a eu, en temps voulu, les cantiques de la prédicatrices qui me remplace aujourd’hui. Qui me remplace ? Du coup, tout me revient : le voyage en Egypte, son report, le tour à Rome….  

Et à la sortie du culte, je m’entends répondre aux paroissiens qui s’étonnent de ma présence : « Je ne suis pas là. Je suis en train de rêver de vous. Ou bien, c’est vous qui êtes en train de rêver de moi... »

 

Je me demande ce que Joseph aurait fait de ce songe-là…

Vacances romaines (3)

4 Mars 2011 , Rédigé par Eric George Publié dans #Carnets de voyage

Rome2011-255.jpg26/02

Ils ont remplacé la gloire du Dieu incorruptible par des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles.

Romains I, 23

12h57

Place Navona. Zorro, Blanche-Neige, fée, princesse, cow-boy et indiens, au son d’un orchestre, des enfants déguisés jouent au milieu des jongleurs, vendeurs et bulles de savon. Les terrasses des restaurants sont pleines ainsi que les bancs publics, je n’ose pas imaginer la même place par temps un peu plus chaud… Je profite de la pause repas pour rédiger ces lignes.

Ce matin, petit parcours vers le Capitole en passant par la Colonne Trajan et non loin du Forum. Laurence refuse que je lance Madian de la roche tarpéïenne (c’est pénible quand la sensibilité maternelle s’oppose à la curiosité culturelle…). Les enfants réclament un musée (oui, bon, c’est surtout pour se mettre au chaud et faire une pause pipi), nous découvrirons donc une partie du musée du Capitole rénové et réorganisé (une bonne surprise pour papa qui avait un souvenir de musée à l’ancienne). Tellement réorganisé que nous assistons à l’arrivée de statues, c’est un peu genre « cette antiquité là, je ne sais pas, elle était pas là hier… »

Pendant que les filles achètent des légumes pour le pique nique et que papa et les garçons lisent à l’ombre d’un obélisque perché sur un éléphant, je jette un œil à une boutique de mode sacerdotale et à la seule église gothique de Rome (ben elle est aussi chargée que les églises baroques en fait).Gesu--6--La-Religion-triomphant-de-l-Heresie.jpg

Ensuite, nous faisons tous un arrêt à l’église Gesù, archétype des églises de la Contre-Réforme. J’avais écrit, il y a quelques années que les temples khmères faisaient passer la plus baroque des églises pour un modèle d’austérité… J’abjure mon erreur d’alors. Imposante, opulente, vraiment pas belle, j’avoue me demander comment la moindre prière chrétienne peut s’élever d’un tel lieu. Mais c’est vrai que le but n’est pas de prier mais d’en imposer ; Ma réflexion sur la religion romaine se confirme, mais j’attends encore la visite du Vatican (demain !) pour la formuler. Je photographie quand même la Religion écrasant l’Hérésie, ça fera rire mes paroissiens.

Après cela, bref passage au Panthéon qui me paraît très sobre, par comparaison. Jusqu’ici les lieux étaient relativement peu peuplés mais là l’affluence commence.

22h

Après le pique-nique et un coup d'oeil aux quatre fleuves (Amos trouve quand même curieux qu'un bonhomme couché représente un fleuve !), petite promenade dans les rues jusqu’à Château Saint Ange que nous ne visiterons pas. Un bref coup d’œil au Vatican et à son allée d’obélisques. Demain, nous arriverons en métro par l’autre côté paraît-il… Je m’abstiendrais de tout commentaire sur le fait que ce soit la police financière qui soit postée à la frontière… Tiens . Au milieu des calendrier Benoît XVI et des photos de papes, le bouquiniste ambulant vend des coloriages, je trouverai peut-être un coloriage Jean Paul II… Même pas !

Ensuite nous rebroussons chemin pour aller boire un café (pour les adultes) et manger une glace (pour les plus jeunes) (moi qui balance entre deux âges, je finirai la glace de Yaël)) avant d’aller voir encore quelques Caravage à Saint Louis des Français et à Saint Augustin. Très belle vocation de Matthieu (qui me fera sans doute une prédication) et une adoration des petites gens à Saint Augustin. C’est drôle, au milieu de tout ce faste, je me demande si le Caravage n’était pas un peu protestant… Holà, ça y est, je commence à être complètement atteint par cette parpaillomania qui veut que tout ce qui est bien soit nécessairement protestant !!! Bon, disons plutôt que les toiles du Caravage sont une véritable respiration évangélique.

Rome2011-084.jpgAutre respiration, nous sommes arrivés un peu tôt à Saint Louis. Heureusement, dans le coin, ula vitrine d’un joli atelier de sculpture sur bois, un magasin de jeux (pour « mes » jeux « à moi » pas vraiment de différence : même jeux, même prix, juste un peu plus de Lupus in Fabula que de Thiercelieux). Et puis la très sympathique librairie française… Allez, je craque pour Le petit lexique des hérésies (ou il n'y a ni catholicisme, ni papisme, ni mariolâtrie) et pour un Ellul (De la Révolution aux révoltes).

Au retour, nous croiserons aussi un magasin spécial Subuteo, mais cette fois, je résiste à la tentation. Faut dire que mes père et épouse m’expliquent à tour de rôle que si je veux jouer au foot, j’ai qu’à mettre des baskets, prendre un ballon et aller jouer dehors… Ils se sont donné le mot, je parie… Béotiens, va !

Enfin, une heure de repos à l’hôtel en attendant d’aller manger dans un petit restaurant familial à l’italienne…

Demain, c’est Vatican !!!!

Vacances romaines (2)

3 Mars 2011 , Rédigé par Eric George Publié dans #Carnets de voyage

Rome2011-192.jpg25/02

Tel croit pouvoir manger de tout. Tel autre qui est faible ne mange que des légumes.

Romains XIV, 2

12h

Lever à 7h15 pour un petit déjeuner copieux à 8h, à 9h, nous sommes partis pour une ballade sur le thème « nous n’avons pas pu aller en Egypte, mais ça nous empêchera pas de voir des obélisques ! » (il y en d’ailleurs tellement à Rome que je me demande s’il en reste en Egypte). Et au passage, bien sûr, plusieurs églises en commençant par saint André du Quirinal et sa coupole ovale. Passage obligatoire à la fontaine Trévise où je tente le destin en ne jetant pas de pièces, Laurence et les enfants eux, sont assurés de revenir à Rome. Après la place d’Espagne, nous montons vers la Trinité du Mont. L’infaillibilité pontificale ne s’applique visiblement pas à l’aménagement urbain : quelle drôle d’idée d’aller boucher un point de vue avec un obélisque. A l’intérieur de l’église, je tombe sur un bel exemple des dangers de la piété mariale : extrait du commentaire sur une Nativité : « L’invention qui fait que la Vierge envoie des rayons de lumière vers l’enfants Jésus qui, à son tour, devient source de lumière est très belle ». Donc ce serait Marie la source de lumière pour Jésus…Ben voyons !!!!

La sobriété de la façade de Sainte Marie du Peuple me séduit assez, de même que l’écriteau « visite interdite pendant les offices ». Mais à l’intérieur, seule la Crucifixion de Pierre et la Conversion de Saul (deux Caravage) attireront mon regard…


Rome2011-210.jpg

15h

Une petite promenade dans le parc de la Villa Borghese. En attenda nt de manger, et pour se changer des monuments, quelques jeux avec un écureuil qui semble prendre beaucoup de plaisir à nous narguer en courant à travers les corneilles mantelées. Même par cette journée de février, le parc est tout à fait sympa et propice au pique nique (acheté à une vendeuse très fière de pouvoir placer quelques mots de français). C’est drôle cette habitude italienne de fourrer les viennoiseries : crème et confiture au petit déjeuner, jambon ou saumon et mozzarella à midi…, c’est pas mauvais. Pas vraiment bon, non plus.

 Après avoir mangé (et rédigé les notes précédentes), visite à la Villa Borghese. Alors ça, c’est de l’organisation : places à réserver à l’avance, à retirer une ½ heure avant la visite programmée à heure fixe. On fait alors entrer un groupe et on lui laisse deux heures dans le musée mais sans appareil photo. Un règlement draconien qui permet une visite tout à fait agréable. Yaël est décidée à s’intéresser, aussi devrai-je réviser ma mythologie en lui racontant le thème de bien des tableaux. Alors bien sûr, le jeune Bacchus et le David du Caravage, bien sûr, Apollon et Daphné, mais surtout, surtout, Proserpine enlevée par Pluton, Proserpine dont le marbre rend, par un miracle de sculpture, la souplesse de la chair…

Et puis aussi, une exposition Kranach, que je retrouve à Rome, comme un ami, et qui me donne très envie d’aller visiter l’exposition parisienne (il faudra que je fasse une comparaison entre le portrait de Luther et celui des papes de son époques, d’ailleurs, et puis aussi une recherche sur Lucina et Norcino surpris par l’ogre (ah ! pour ce dernier, j’ai trouvé, c’est dans le Roland Furieux)

Au bout de 90 minutes, les enfants ont leur compte, j’aurais pu flâner encore une trentaine de minutes, mais je crois avoir tout vu et je commence aussi à saturer.

Petite pause en attendant mon père et rédigeant ces lignes…

21h45

Retour tranquille vers l’hôtel (avec une dernière visite à… argh, j’ai oublié de noter le nom de la voisine de Saint André du QuRome2011-211.jpgirinal. L’après midi se termine tranquillement avec quelque parties (et autant de défaites) à Sole Moi, Dobble et Mow avant d’aller dîner. Dernière considération culinaire de la journée : on n’essaye pas d’aller manger à 7 dans les restaurants recommandés par le Routard sans avoir réservé à l’avance. Après 3 refus, nous finissons par trouver des places juste en face de l’hôtel (et nous profitons pour réserver dans les restaurants complets, histoire de s’assurer d’un peu de variété pendant le séjour). Hier c’était pizza, aujourd’hui ce sera donc pâtes (raviolis aux noix, hmmm).

Vacances romaines (1)

2 Mars 2011 , Rédigé par Eric George Publié dans #Carnets de voyage

Sainte-Marie-Majeure--arriere-.jpgEt c’est ainsi que nous sommes allés à Rome.

Actes XXVIII, 14

 

24 février 2011

10h50

Charles de Gaulle

La fièvre révolutionnaire qui s’est emparée du Moyen Orient nous a conduit à repousser le voyage paroissial prévu en Egypte au mois d’octobre prochain. Mais s’il n’est pas toujours possible d’arriver au Caire, tous les chemins mènent à Rome et c’est là, qu’en lot de consolation, mes parents nous proposent de passer quelques jours.

Nous voici donc en salle d’embarquement au Terminal 2 de Roissy-Charles de Gaulle. Les enfants vont prendre l’avion pour la première fois et, avec eux, je vais découvrir Rome au rythme du programme que mon papa nous a concocté. Et comme ce serait dommage qu’un voyage ne soit pas l’occasion d’un de ces carnets de route sans aucun intérêt dont j’ai le secret, c’est parti !!!

 

21h40 Rome

Le vol s’est bien passé, à part un atterrissage un peu secoué. Très joli moment au dessus des Apes, Amos veut absolument attirer l’attention de sa petite sœur sur le paysage qui s’étend au dessous de nous. C’est dans ces moments-là qu’on obtient la certitude qu’au-delà des perpétuelles chamailleries, ils forment une vraie fratrie… D’un autre côté, si le même Amos voulait bien s’abstenir de crier « Youpi ! On va tous mourir ! » à chaque trou d’air, ça m’arrangerait.

R.A.S de l’aéroport jusqu’à la gare (ah si ! j’aime bien les séparations transparentes entre les compartiments du Léonardo). Petite marche de la gare vers notre hôtel, un hôtel étrange ou le 3ème étage est inaccessible par l’escalier (enfin, il y en a quand même un de secours, heureusement !) et où l’eau coule bruyamment dans les murs (mais je ne devrais pas me plaindre : Julia Roberts, elle, en Italie, elle n’avait pas l’eau courante (wow, j’aurais peut-être du revoir Dolce Vita ou au moins Vacances romaines avant de partir, parce que Mange, prie, aime pour toute référence cinématographique, ça va pas arranger mon image)

Une fois installés, nous remontons vers Sainte Praxede. Je n’ai lu aucun guide et je me laisse guider, aussi suis-je un peu surpris du choix de mon père : la basilique ne me semble avoir aucun intérêt : il y a bien cette mosaïque qui a l’air ancienne, mais tout est tellement sombre…

Et d’un coup, la phrase sibylline de mon père à propos de monnaie pour la lumière des églises s’éclaire et avec elle,Sainte-Praxele-2.jpg l’apocalypse carolingienne, pour quelques minutes en tout cas. Tiens, le pape présent n’a pas d’auréole mais une sorte de nimbe carré ! C’est parce qu’il était encore en vie à l’époque de la mosaïque. Il ne me reste plus qu’à essayer de trouver plus de renseignements sur la symbolique du carré et du cercle.

Nous paierons aussi pour voir s’illuminer le reliquaire de la colonne de la flagellation. Quel dommage ! Le génie publicitaire qui a eu l’idée de vendre un morceau de colonne en prétendant que le Christ y avait été attaché pendant sa passion ne sera jamais connu…

Mais plus encore que dans la jolie vierge à l’enfant, l’intérêt de la chapelle réside dans ces magnifiques Pierre et Paul débordant d’énergie et de vie qui montrent le trône. A l’extérieur de la chapelle, un autre mystère : deux arches entourent la porte. Jésus et ses apôtres, jusqu’ici c’est normal, mais juste en dessous, Marie, 2 moines et 10 femmes. Qui sont elles ? Pas d’indication dans nos guides. Faudra continuer les recherches…Joli mot de Yaël en sortant : « Regarde papa : Jésus sous forme humaine !

- Euh… sous quelle autre forme le connais-tu ?

- Mais non ! Je voulais dire à taille humaine…

En fait, le crucifix est deux fois plus grand.

 

Ensuite, nous nous dirigeons vers la voisine Sainte Marie Majeure dont nous avions déjà pu admirer l’arrière, plus beau que l’avant coincé entre deux bâtiments plus récents (je ne devrais peut-être pas déjà faire des commentaire sur le derrière de Sainte Marie Majeure, mais bon…) En tout cas, bâtiments plus récents ou pas, l’entrée baroque me laisse de marbre (arf). Mais je pense que la Contre Réforme aura peu de chance de me séduire…

Quant à l’intérieur, que dire ? C’est grand, c’est vide et ça trouve quand même le moyen d’être luxueux. De nouveau l’éclairage est payant. Un euro pour le fond, un euro pour les côtés… Et dans la pénombre, je me fais la réflexion que l’emblême du Vatican ressemble beaucoup à celui de la piraterie…

Pas le temps de vraiment détailler la fresque du chœur, pas envie de m’attarder sur la très macabre statue de Pie IX, pas de commentaire sur les vrais morceaux de la crèche mais nous nous arrêtons plus longtemps (en payant plus cher, mais Yael est ravie de mettre des pièces dans la machine) sur Sainte-Marie-Majeure--Pie-IX-.jpgles mosaïques d’histoire sainte sur les côtés. Les épisodes choisis semblent aller de la Genèse jusqu’au livre de Josué. Un choix assez étrange où la dot de Rebecca côtoie (enfin p as au sens propre, quand même !) l’arrêt de la course du soleil. J’aimerais avoir des jumelles, les mosaïques ont l’air belles mais elles sont trop hautes pour qu’on les voit tout à fait distinctement, et la lumière s’éteint terriblement vite. Cette fois, c’est Laure nce qui fait du mauvais esprit parpaillot : « pas étonnant que les cathos connaissent si mal la Bible, vu le prix de la minute de catéchisme… » Tsss, les protestants sont insupportables à Rome…

Après cette fin d’après midi en prélude prometteur, nous réservons au restaurant en retournant vers l’hôtel. Une pizza (délicieuse, comme il se doit), ces quelques notes et au lit !!!!