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Les disciples face à la Passion

21 Mars 2008 , Rédigé par Eric George Publié dans #Actualité ecclesiale

Ce vendredi c'est le récit de la passion dans l'évangile selon Matthieu qui a accompagné notre célébration, en nous poussant à nous mettre à la place des disciples lors de l'arrestation de Jésus.

Ensuite ils vont au mont des Oliviers. Alors Jésus dit à ses disciples : « Cette nuit, vous allez tous m’abandonner. En effet, dans les Livres Saints on lit : “Je vais tuer le berger, et les moutons du troupeau partiront de tous les côtés.” » Jésus ajoute : « Mais, quand je me réveillerai de la mort, je vous attendrai en Galilée. » Pierre lui dit : « Tous les autres t’abandonneront peut–être, mais moi, je ne t’abandonnerai jamais ! » Jésus lui répond : « Je te le dis, c’est la vérité : cette nuit, avant que le coq chante, tu diras trois fois que tu ne me connais pas. »  Pierre lui dit : « Même si je dois mourir avec toi, je ne dirai jamais que je ne te connais pas ! » Et tous les disciples disent la même chose.

"Même s’il faut mourir, je ne te renierai pas..."

Seigneur notre Dieu

Nous te disons merci pour l’enthousiasme et pour l’élan
Merci pour ce mouvement du coeur
Parfois dérisoire, si souvent interrompu.
Merci pour cette volonté d’aller jusqu’au bout
Quand bien même nos forces nous abandonnent en chemin
Quand bien même le chant du coq nous rappelle à l’ordre

Pour notre volonté
D’être fidèle
De te suivre
D’abandonner notre vie,
Pour ce cœur que tu nous donne
Plus grand que nos forces
Pour ce cœur
qui a les yeux plus grand que le ventre
qui veut donner plus que ce qu’il a
Nous te rendons grâce

Jésus arrive avec ses disciples à un endroit appelé Gethsémané. Il leur dit : « Asseyez–vous ici, pendant que je vais prier là–bas. » Il emmène avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée. Il commence à être triste et très effrayé. Alors il leur dit : « Mon coeur est triste jusqu’à mourir. Restez ici, restez éveillés avec moi. » Il va un peu plus loin, il se jette par terre, le front contre le sol. Et il prie en disant : « Mon Père, si c’est possible, éloigne de moi cette coupe de souffrance ! Pourtant, ne fais pas comme je veux, mais comme tu veux ! » Jésus revient vers les trois disciples et les trouve endormis. Il dit à Pierre : « Vous n’avez pas pu rester éveillés avec moi, même pendant une heure ! Restez éveillés et priez pour pouvoir résister quand l’esprit du mal vous tentera. Vous désirez faire le bien, mais vous n’avez pas la force de résister au mal. » Une deuxième fois, Jésus va plus loin, et il prie en disant : « Mon Père, si tu ne peux pas éloigner cette coupe de moi, si je dois la boire, fais que j’obéisse à ta volonté. »  Il revient encore vers les disciples et les trouve endormis. Ils ne peuvent pas garder leurs yeux ouverts. Jésus les quitte, il s’éloigne encore. Et, pour la troisième fois, il prie en disant les mêmes paroles. Ensuite, il revient vers les disciples et leur dit : « Dormez encore et reposez-vous ! C’est le moment ! Le Fils de l’homme va être livré aux pécheurs ! Levez–vous, allons ! Voyez, l’homme qui me livre est arrivé ! »

Vous n’avez donc pas pu rester éveillés une heure avec moi ?

A peine une heure
Et nous manquons de force
Nos paupières se ont lourdes
Nos jambes chancellent
Et nos bras retombent

A peine une heure
Et nous fermons nos yeux
Nos oreilles se font sourdes
Et nous sombrons dans le sommeil
Et nous nous réfugions dans le rêve
Loin de l’angoisse qui meurtrit nos frères et nos sœurs
Loin de la nuit qui pèse trop.

A peine une heure
Et notre enthousiasme est tari
Nos forces sont assoupies…
Nous voulions nous élancer vers toi
A peine une heure
Et voilà que nous dormons.

C’est alors que tu viens à nous
Une fois, deux fois, trois fois
C’est toujours toi qui, dans notre faiblesse, nous rejoins

Pendant que Jésus dit cela, Judas, l’un des douze apôtres, arrive. Il y a avec lui une foule nombreuse de gens avec des armes et des bâtons. Ils viennent de la part des chefs des prêtres et des anciens du peuple. Judas, celui qui livre Jésus, a déjà expliqué à la foule ce qu’il va faire. Il leur a dit : « L’homme que je vais embrasser, c’est lui ! Arrêtez–le. » Judas s’approche tout de suite de Jésus en disant : « Salut, Maître ! » Et il l’embrasse. Jésus lui répond : « Mon ami, fais ce que tu dois faire. » Alors les gens s’approchent, ils mettent la main sur Jésus et ils l’arrêtent.  Un des disciples de Jésus prend son épée. Il attaque le serviteur du grand–prêtre et lui coupe l’oreille. Jésus lui dit : « Remets ton épée à sa place. En effet, tous ceux qui prennent des armes seront tués par des armes. Tu crois que je ne pourrais pas appeler mon Père ? Il m’enverrait tout de suite plus de douze armées d’anges. Mais alors, ce que les Livres Saints disent ne se réaliserait pas ! En effet, ils disent que les choses doivent se passer de cette façon. »  Ensuite Jésus dit à la foule : « Vous êtes venus me prendre avec des épées et des bâtons, comme pour arrêter un bandit ! Tous les jours, j’étais assis dans le temple et j’enseignais, pourtant, vous ne m’avez pas arrêté ! Tout cela réalise ce que les prophètes ont dit dans les Livres Saints. » Alors tous les disciples abandonnent Jésus et ils partent en courant.
 
Celui qui vit par l’épée mourra par l’épée

Bâtons et glaives pour arrêter le criminel
Bâtons et glaives pour défendre le juste
Et l’engrenage s’amorce
Sanglant et meurtrier
Œil pour œil, dent pour dent
Pour une oreille, une oreille
Pour une vie, une vie ?

A la violence répond la violence
Et de cet insensé combat
Seule la mort sort victorieuse

Et voilà que tu te rends
Et voilà que tu te livres
Mettant un terme à la démence
Ouvrant une voie nouvelle

A la trahison répond l’amitié
A la calomnie répond la vérité
A l’oppression la douceur

Le sang de l’innocent n’appelle pas le sang
Le juste se donne sans contrepartie
Dieu renonce à la vengeance
Cette mort triomphe de la violence.

Ceux qui ont arrêté Jésus l’emmènent chez Caïphe, le grand–prêtre. Là, les maîtres de la loi et les anciens sont réunis. Pierre suit Jésus de loin, jusqu’à la cour de la maison du grand–prêtre. Il entre dans la cour et il s’assoit avec les serviteurs. Il veut voir comment cela va finir. Pierre est assis dehors dans la cour. Une servante s’approche de lui et elle lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus, cet homme de Galilée ! » Mais devant tout le monde, Pierre répond : « Non, je ne sais pas ce que tu veux dire ! » Ensuite, il s’en va vers la porte de la cour. Une autre servante le voit et elle dit à ceux qui sont là : « Celui–ci était avec Jésus de Nazareth ! » Encore une fois, Pierre répond : « Non ! Je ne connais pas cet homme, je le jure ! » Un peu plus tard, ceux qui sont là s’approchent de Pierre et lui disent : « Sûrement, tu es un des disciples, toi aussi ! En effet, on le reconnaît à ta façon de parler. » Alors Pierre se met à dire : « Que Dieu me punisse si je mens ! Je ne connais pas cet homme, je le jure ! » Et au même moment un coq chante. Pierre se souvient que Jésus lui a dit : « Avant que le coq chante, tu diras trois fois que tu ne me connais pas. » Pierre sort de la cour et il pleure beaucoup.

Je ne connais pas cet homme

Comme Pierre,
Comme le disciple
Je voulais aller jusqu’au bout
Comme Pierre
Comme le disciple
Je voulais savoir où tout cela mènerait

Mais
Quand l’injustice et le mensonge triomphent
Quand l’innocent est humilié
Roué de coup, écrasé de souffrance
Quand l’espérance est crucifiée, maudite

Comment reconnaîtrais-je mon Dieu ?

Alors, le doute me saisit
Je ne connais pas cet homme
Alors la peur m’étreint
Je ne connais pas cet homme
Alors le désespoir m’envahit
Je ne connais pas cet homme.

Et c’est alors que le coq chante
Et c’est alors que le jour se lève
Sur ma faiblesse et mon manque de courage
Sur l’homme que je suis
Incapable d’aller jusqu’au bout
Incapable de l’accompagner jusqu’à la croix
Quand le maître meurt
Le disciple peut-il autre chose que pleurer ?

Les chefs des prêtres et tout le Tribunal religieux cherchent une fausse raison d’accuser Jésus, pour le condamner à mort. Mais ils n’en trouvent pas. Pourtant, beaucoup de faux témoins viennent dire des mensonges contre Jésus. À la fin, deux hommes arrivent et ils disent : « Cet homme a dit : “Je peux détruire le temple de Dieu et le reconstruire en trois jours.” » Alors le grand–prêtre se lève et il dit à Jésus : « Tu ne réponds rien ? Qu’est–ce que ces gens disent contre toi ? » Mais Jésus se tait. Le grand–prêtre lui dit : « Au nom du Dieu vivant, je te demande de répondre : Est–ce que tu es le Messie, le Fils de Dieu ? »  Jésus lui répond : « C’est toi qui le dis. Mais je vous l’affirme, à partir de maintenant, vous verrez le Fils de l’homme assis à droite du Tout–Puissant. Il viendra sur les nuages du ciel. » Alors le grand–prêtre déchire ses vêtements et dit : « Il a insulté Dieu ! Nous n’avons plus besoin de témoins ! Vous venez d’entendre l’insulte ! Qu’est–ce que vous en pensez ? » Ils lui répondent : « Il doit mourir. » Alors ils crachent sur le visage de Jésus et ils le frappent à coups de poing. D’autres lui donnent des gifles en disant : « Messie, devine ! Dis–nous qui t’a frappé ! Le matin, de bonne heure, les chefs des prêtres et les anciens du peuple décident tous ensemble de faire mourir Jésus. Ils le font attacher, ils l’emmènent et le livrent à Pilate, le gouverneur romain. On amène Jésus devant Pilate, le gouverneur. Le gouverneur l’interroge en lui disant : « Est–ce que tu es le roi des Juifs ? » Jésus lui répond : « C’est toi qui le dis. » Ensuite, les chefs des prêtres et les anciens accusent Jésus, mais il ne répond rien. Alors Pilate lui dit : « Tu n’entends pas tout ce qu’ils disent contre toi ? » Mais Jésus ne donne aucune réponse à ce qu’ils disent, et le gouverneur est très étonné. À chaque fête de la Pâque, le gouverneur a l’habitude de libérer un prisonnier, celui que la foule veut. À ce moment–là, il y a un prisonnier célèbre. Il s’appelle Jésus Barabbas. Les gens se sont rassemblés, et Pilate leur demande : « Je vais vous libérer un prisonnier. Qui voulez–vous : Jésus Barabbas ou Jésus qu’on appelle Messie ? » En effet, Pilate sait bien qu’ils lui ont livré Jésus par jalousie. Pendant que Pilate est assis au tribunal, sa femme envoie quelqu’un pour lui dire : « Ne t’occupe pas de l’affaire de cet homme innocent ! Cette nuit, dans un rêve, j’ai beaucoup souffert à cause de lui. » Les chefs des prêtres et les anciens poussent la foule à demander Barabbas et à faire mourir Jésus. Le gouverneur leur dit : « Je vais vous libérer un prisonnier. Lequel des deux voulez–vous ? » Ils répondent : « Barabbas ! » Pilate leur demande : « Qu’est–ce que je vais donc faire de Jésus qu’on appelle Messie ? » Tout le monde répond : « Cloue–le sur une croix ! » Pilate leur dit : « Qu’est–ce qu’il a donc fait de mal ? » Mais ils se mettent à crier encore plus fort : « Cloue–le sur une croix ! » Pilate voit qu’il n’arrive à rien, et l’agitation est de plus en plus grande. Alors il prend de l’eau et il se lave les mains devant la foule en disant : « Je ne suis pas responsable de la mort de cet homme. C’est votre affaire ! » Tout le peuple lui répond : « Nous acceptons d’être responsables de la mort de cet homme, nous et nos enfants ! » Alors Pilate leur libère Barabbas. Il fait frapper Jésus à coups de fouet et il le livre aux soldats pour qu’ils le clouent sur une croix. Alors les soldats romains emmènent Jésus dans le palais du gouverneur. Ils rassemblent toute la troupe autour de lui. Pour se moquer de lui, ils lui enlèvent ses vêtements et lui mettent un habit rouge.  Ils tressent une couronne avec des branches épineuses et la posent sur sa tête. Ils lui placent un roseau dans la main droite. Ensuite, ils se mettent à genoux devant lui et ils se moquent de lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Ils crachent sur lui et ils prennent le roseau pour le frapper sur la tête.  Quand ils ont fini de se moquer de Jésus, ils lui enlèvent l’habit rouge et lui remettent ses vêtements. Après cela, ils l’emmènent pour le clouer sur une croix. Quand les soldats sortent de la ville, ils rencontrent un homme de Cyrène, appelé Simon. Ils l’obligent à porter la croix de Jésus. Ils arrivent dans un endroit appelé Golgotha, ce qui veut dire « Le lieu du Crâne ». Ils donnent à boire à Jésus du vin mélangé avec un liquide amer. Jésus le goûte et il ne veut pas en boire. Ensuite, les soldats le clouent sur une croix. Ils tirent au sort pour savoir qui aura ses vêtements. Puis ils les partagent entre eux,  et ils s’assoient là pour garder Jésus. Au–dessus de sa tête, il y a une pancarte, elle indique pourquoi il est condamné. On a écrit : « C’est Jésus, le roi des Juifs. » Les soldats clouent aussi deux bandits sur des croix à côté de Jésus, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche.
Les gens qui passent par là secouent la tête et ils insultent Jésus en disant : « Tu voulais détruire le temple et le reconstruire en trois jours. Eh bien, si tu es le Fils de Dieu, sauve–toi toi–même et descends de la croix ! » Les chefs des prêtres avec les maîtres de la loi et les anciens se moquent de Jésus. Ils disent : « Il a sauvé les autres, mais il ne peut pas se sauver lui–même ! C’est le roi d’Israël ! Maintenant, il n’a qu’à descendre de la croix, alors nous croirons en lui. Il a fait confiance à Dieu. Eh bien, si Dieu l’aime, il n’a qu’à le sauver maintenant ! En effet, cet homme a dit : “Je suis Fils de Dieu.” » Même les bandits qu’on a cloués sur des croix à côté de Jésus l’insultent de la même façon. À partir de midi, il fait nuit dans tout le pays jusqu’à trois heures de l’après–midi. Vers trois heures, Jésus crie très fort : « Éli, Éli, lema sabaktani ? » Cela veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as–tu abandonné ? » Parmi ceux qui sont là, certains l’entendent et disent : « Il appelle Élie ! » Aussitôt, l’un d’eux part en courant. Il prend une éponge et la trempe dans du vinaigre. Il met l’éponge au bout d’un roseau et la présente à Jésus pour qu’il boive. Mais les autres disent : « Attends ! Nous allons voir si Élie vient le sauver ! » De nouveau, Jésus pousse un grand cri et il meurt.  À ce moment–là, le grand rideau qui est dans le temple se déchire en deux morceaux, depuis le haut jusqu’en bas. La terre tremble, les rochers se fendent. Les tombes s’ouvrent, et les corps de beaucoup d’amis de Dieu, qui étaient morts, se réveillent.  L’officier romain et les soldats qui gardent Jésus avec lui voient que la terre tremble. Ils voient aussi tout ce qui se passe. Alors ils ont très peur et ils disent : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »
Beaucoup de femmes sont là, elles regardent de loin. Elles ont suivi Jésus depuis la Galilée, pour le servir. Parmi elles, il y a Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. C’est le soir, un homme riche arrive. Il est de la ville d’Arimathée et s’appelle Joseph. Lui aussi est disciple de Jésus. Il va voir Pilate, le gouverneur, et lui demande le corps de Jésus. Alors Pilate commande de lui donner le corps. Joseph le prend et l’enveloppe dans un drap neuf. Il met le corps dans la tombe qu’il vient de faire creuser pour lui–même dans le rocher. Ensuite, il roule une grosse pierre pour fermer l’entrée de la tombe, et il s’en va. Marie de Magdala et l’autre Marie sont là, assises en face de la tombe.


Beaucoup de femmes étaient là...

Trahis, renié, abandonné des siens
Il n’est pourtant pas mort seul.

Eternel notre Dieu
Nous te rendons grâce
pour ces femmes qui étaient là
Nombreuses
Témoins sans valeur
Et pourtant fidèle

Merci pour la persévérance qui demeure
Lorsque la bravoure s’évanouit
Merci pour la compassion
Lorsque la force virile s’éparpille
Merci pour ces regards de douceurs
Merci pour cette présence
A l’heure où les ténèbres recouvrent la terre
Merci pour ces femmes,
Sentinelles d’humanité et d’espérance,
Qui déjà annoncent le matin du premier jour.

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marie 24/03/2008 11:21

Très beau "chemin de croix" évangélique.http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=346457&pid=8382065 Aujourd'hui, Christ est ressuscité !! Alleluia !!Ce Jésus que "nous" avons crucifié, Dieu l'a ressuscité !! Alleluia !! 

daniel 22/03/2008 18:24

très beau texte