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Les monstres et le péché 1) Le loup garou

6 Février 2006 , Rédigé par Eric George Publié dans #Petite théologie pas très sérieuse

 

On retrouve certaines figures monstrueuses dans toutes les cultures. Et si ces "monstres" n'étaient rien d'autre que l'expression, à travers des mythes, de la part sombre de l'humain, cette part que la Bible appelle le péché ?

 

Le loup-garou et la plupart des mythes d'hommes se transformant en animaux expriment notre peur face à notre animalité. Animalité ? Mon oeil ! C'est bien de nos pulsions de violence qu'il est ici question. Une violence qu'aucune espèce animale n'a porté au paroxysme auquel l'humanité l'a poussée.

Le loup-garou perd tout contrôle de lui-même. Il succombe complètement à la rage qui l'habite, perdant même tout trait humain. Il est fort mais impuissant à contrôler sa force. Métaphore terrifiante de notre colère, de ce sentiment qui gronde en nous et nous pousse à détruire l'autre par nos mots, ou pire par nos gestes. Cette colère, cette pulsion de mort, nous l'avons tous expérimentée. Les légendes de loup-garou, comme le conte du petit chaperon rouge viennent nous rappeler que le loup, la bête dont nous avons peur, ne vit pas en meute dans les forêts profonde, il sommeille en nous. A ce loup-garou, la Bible préfère donner une forme plus concrète, plus réaliste : celle de Caïn, tuant son frère par jalousie et frustration.

Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu. Et l'Éternel dit à Caïn: Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu? Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi: mais toi, domine sur lui

(Genèse IV, 5-7) 

Jésus, lui, dénonce le monstre en lui donnant son nom véritable :

Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges

(Matthieu V, 22).

C’est cela, la libération promise par Jésus, le Christ. Par lui, nous sommes libérés des monstres qui sont tapis en nous.

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Tthieu 09/02/2006 00:38

Quant a la violence...
Pour moi, la violence "bestiale" est la plus humaine. Ce qui fait peur, c'est qu'un coup de colere incontrollé pouvant avoir des consequence désastreuse peut toucher chacun de nous : qui n'a pas deja envoyé valser un objet ou donné betement un coup de poing dans un mur? Le loup-garou est effectivement je crois une belle allegorie de cette violence là!!
La violence calculée est, elle, vraiment pour moi du domaine du monstre...

Tthieu 09/02/2006 00:28

La finalite de l'evolution naturelle, c'est la survie de l'espece, non?

Eric George 09/02/2006 10:59

Je ne suis pas sûr que les biologistes parleraient tous d'une finalité, il me semble que pour certains c'est juste une conséquence; Mais Tom dira sans doute celà mieux que moi. Pour moi, il y a une finalité (ou un intelligent design ;o)) mais ce n'est pas au niveau de l'évolution qu'il se situe. J'essayerai de mettre ça en article à l'occasion...

Eric 08/02/2006 07:34

Intéressant votre débat, surtout que j'aurais un café biblique à animer bientôt sur le sujet.
Pour moi la non violence est bien sûr un but. Mais ce but n'est pas du domaine de l'évolution naturelle.

tom-le-termite 07/02/2006 19:32

huhu...;)

casper 07/02/2006 16:16

Voilà je reviens, désolé pour le premier message tout incompréhensible.
La violence serait donc moins "pire" si elle est bestiale par rapport à la froide violence réféchie. Cela revient à dire que la violence est d'autant moins tolérable qu'elle est moins bestiale. Je crois que cette idée vient du fait que beaucoup d'entre nous pensent qu'une évolution mène à la non violence, et que si violence il reste après évolution elle est d'autant moins pardonnable de par l'évolution de la communauté. Pourtant rien ne permet d'affirmer que l'évolution mène à la non violence, et l'histoire aurait plutôt tendance à prouver le contraire. On parlerait donc plutôt du caractère supportable de la violence.
Donc non Tom je ne donne pas de but finaliste à l'évolution de la violence. J'ai l'ipression que c'est justement celui qui trouve pire la violence humaine qui met la condition de non violence comme but de l'évolution. Après trouver çà normal ou pas c'est un autre sujet... Je ne suis juste pas d'accord pour mettre la non violence comme fait de l'évolution (un peu comme dans Mars attacks!), et c'est pourquoi je m'interroge sur le fait que la violence froide soit ressentie plus difficilement que la violence bestiale. Je ne comprend pas que l'un mette plus mal à laise que l'autre? (sachant que pour ma part les deux me choquent beaucoup et hélas trop souvent)
(et puis c'est pas ta horde de morts vivants qui a attaqué un royaume en paix dernièrement!!)