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Ni création, ni au-delà

18 Mars 2006 , Rédigé par Eric George Publié dans #Réponses

Peut on croire en Dieu sans accepter la notion de création ? C’est une question posée en commentaire sur ma note à propos du  livre Les origines de l’homme.

Cela correspond assez bien à la façon dont beaucoup d'incroyants (et pas mal de croyants) voient les religions : un moyen de répondre à l'angoissante question des origines et de se rassurer face à la mort. Il faut reconnaître d'ailleurs que les Eglises chrétiennes ont tout fait pour entretenir ces idées.

Et pourtant la Bible offre une vision très différente. En effet ni la création, ni l'au-delà (compris comme le séjours des morts) n'occupent une place prépondérante dans les textes bibliques, ni dans la Première Alliance, ni dans la Nouvelle.

Qui plus est, l'histoire des textes bibliques montre que la création comme l'au-delà sont des notions récentes.

Les spécialistes s'accordent généralement pour faire remonter les récits de créations du monde à la période de l'Exil à Babylone (587-538 avant Jésus Christ). Ces récits auraient été composés pour répondre aux mythes de création babylonien... La question de la création se pose donc très tardivement pour la foi hébraïque.

Et c'est encore plus évident en ce qui concerne l'au-delà. L'idée d'une vie après la mort n'apparaît dans les textes bibliques qu'à l'époque de Daniel(qui date vraisemblablement du II° siècle avant Jésus Christ). L'idée du Shéol n'est avant cela qu'une litote pour parler d'un néant, difficilement concevable pour une culture aussi pragmatique que la culture hébraïque. A l'époque de Jésus, cette idée d'une vie après la mort est encore niée par les saducéens, le courant traditionnel du judaïsme, tenants du pouvoirs religieux.

Ainsi, contre toute attente, les hébreux mettront longtemps à envisager leur Dieu comme créateurs ou comme garant d'un au-delà. Le Dieu biblique d'Israël est, avant tout un Dieu qui vient rencontrer son peuple, un Dieu qui libère, un Dieu qui a un projet.

Et le message de Jésus Christ s'inscrit dans la même ligne tout en élargissant la rencontre à l'humanité toute entière. Jésus ne parle pas de la création du monde et même la résurrection est avant tout une libération par rapport à ce qui fait mourir et l'affirmation que la mort même ne met pas un terme au projet de Dieu

Alors, est-il possible de croire en Dieu sans croire en la création ? Non seulement c'est possible mais plus qu'une idée nouvelle ou une concession à la modernité, c'est un retour aux sources.

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Tthieu 19/04/2006 20:37

Allez ca fait longtemps que je n'ai pas laisse un petit commentaire a mon frere... Je ne reviendrais pas sur l'intervention d'Eddy malheureusement c'est un boulot a plein temps que de repondre a ce genre d'argumentateur qui se veut d'une approche scientifique... juste deux choses lues en passant qui ont attiré mon attention...
D'une part un regret de la part d'Eric que les journalistes ne montrent toujours que les "exotiques"... Ca me rappelle un certain point de divergence entre nous sur l'image donnée par certaines manifestations...  Je n'en dis pas plus...  ;op
L'autre plus dans la thématique du blog, c'est une certaine question quand au pragmatisme de la culture hebraique... Ca vient de quelqu'un de completement naif dans la matiere mais est-ce que ce pragmatisme qu'on leur attribue ne pourrait pas venir uniquement du pragmatisme des traces qu'ils nous ont laisse... Je veux dire, ne peut-on pas s'imaginer que ce qu'ils ont mis par ecrit ne concerne qu'une partie de leur culture tandis qu'une autre plus spirituelle n'etais qu'orale....??? C'est une reelle question de neophyte, peut-etre que les autres cultures de la meme epoque ont juge digne de mettre par ecrit des choses plus spirituelle et que la comparaison permet en effet de qualifier la culture hebraique de plsu pragmatique que les autres... 

Eric George 20/04/2006 08:27

Ben, sur les journalistes, j'ai l'impression d'être cohérent : je déplore que ceux ci pointe l'exotisme de la même manière que j'estime que certains comportements et actions extrême desservent un groupe tout entier plus qu'ils ne le servent.
Sur le pragmatisme hébraïque : je me contente d'attirer ton intention sur le fait que les textes que nous avons reçus de la culture hébraïque ancienne sont les textes bibliques et donc "religieux". C'est donc dans ces textes qu'aurait du tranpsaraître le plus la mystique hébraïque, or si ces textes ne sont pas dépourvus de toute mystique, de tout surnaturel, ils sont néanmoins très concret et bien plus axés sur le "matériel" que ne le sont les textes religieux de cultures voisines (comme les egyptiens par exemple). Ca répond à ta question ?

Miky 11/04/2006 21:18

Bonjour Eric,
Je parcours ton blog depuis quelques temps mais je n'avais pas encore laissé de message. Globalement, je le trouve pas mal du tout. J'apprécie particulièrement cet article.
Une petite question me turlupine cependant. Tu dis :
"Alors, est-il possible de croire en Dieu sans croire en la création ? Non seulement c'est possible mais plus qu'une idée nouvelle ou une concession à la modernité, c'est un retour aux sources."
Fort bien, et en tant qu'athée* et partisan de la démarche scientifique, cela me réjouit d'autant plus de voir que les gens qui ont écrit la Bible n'étaient pas si affirmatifs sur ces points généralement tenus pour dogme indubitable par les églises chrétiennes, surtout catholiques.
Mais l'étape suivante ne serait-elle pas de remettre en question Dieu lui-même ?
Je ne parle pas nécessairement d'une concession à la modernité. Mais je m'interroge : les juifs semblent - normalement - croire en un Dieu qui est l'Inconnaissable. De là à l'agnosticisme, il me semble qu'il n'y a guère qu'un pas. Tous les récits bibliques de soi-disant rencontres entre Dieu et le peuple hébreux ne doivent-elles pas également être interprêtés de manière symbolique, un peu comme la notion de Shéol qui est selon toi une litote pour le néant ?
Des personnes (voir par ex. cet article : http://totus-tuus.over-blog.com/article-2365537.html et mon commentaire : http://totus-tuus.over-blog.com/article-2365537-6.html#anchorComment) disent que l'on rencontre Dieu dans le dépassement de soi, dans l'expérience de nos ressources intérieures que l'on communique aux autres. Cela revient à dire, si on est honnête, que Dieu n'est finalement qu'une métaphore de ce qu'il y a de meilleur en l'homme. Ni plus ni moins. Qu'en penses-tu ? Sinon, où trouver Dieu ailleurs ?
Cordialement,
Miky
* Issu du protestantisme, j'ai progressivement perdu la foi vers mes 20 ans jusqu'à l'athéisme le plus militant. Aujourd'hui, je me situerais plutôt dans un athéisme modéré et en nuance, avec un peu de déisme et un soupçon de théisme.

Eric George 12/04/2006 08:11

C'est amusant, quoique dans une optique diamétralement opposée, ton commentaire se rapproche finalement assez de ceux d'Eddy : est ce que ne pas croire en la création comme un fait scientifique ne serait pas une première étape avant de ne pas croire en Dieu du tout ?
Je ne le pense pas. Les juifs croient effectivement (comme les chrétiens d'ailleurs) que Dieu est Tout Autre mais ils croient également que ce Dieu Tout Autre ou inconnaissable intervient et agit dans leur histoire. Les chrétiens vont encore plus loin dans ce sens ûisque nous croyons que le Dieu Tout Autre s'est fait pleinement homme. Bref, il s'agit de s'éloigné de l'idolâtrie et des dieux inventés par l'homme mais on est très loin de l'agnosticisme actuel. Tehem, un de mes lecteurs agnostique déclaré confirmera sans doute que mes propos sont très éloignés des siens...
Deuxième remarque, je ne prend pas tous les textes inexpliquables de la Bible pour des allégories. Par exemple je crois très fermement en la résurrection, qui n'est pour moi ni une litote, ni un symbole mais un évènement décisif de notre histoire quoique improuvé et indémontrable...
Quant à Dieu qu'on trouverait dans le dépassement de soi... Si tu vas fouiller dans les archives de ce blog, notament dans des articles tel que "Je ne crois pas en l'homme", ici tu verras que cette théorie est très éloignée de ma foi.
Tout comme les hébreux, je crois en Dieu extérieur à nous qui est pour nous avant tout un libérateur. En espérant répondre à tes questions et puisse-t-il t'être donné de croire à nouveau en cette grâce qui ne dépend pas de nous et qui nous fait vivre

Eddy 11/04/2006 00:28

Je suis de plus en plus surpris par vos exposés :
Vous affirmez quelque chose en rtapport avec la ou les science(s), mais dès l'instant où nous plongeons dans une des sciences pour vérifier les "contradictions" qu'il pourrait y avoir avec la Parole de Dieu, vous vous cachez derrière une théologie christique.
Mais que cherchez-vous ?
En ce qui concerne les soi-disant deux créations de la genèse, on peut remarquer que dans le chapitre 2 de la Genèse, l’ordre des choses crées semble avoir été différent de celui du chapitre 1 : Les animaux crées (2 : 19) après Adam (2 : 7). 
Entre la création d’Adam et d’Eve, la version de la Bible Second dit : (v19) " L'Eternel Dieu forma du sol tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel…". Cela semble dire que les bêtes et les oiseaux ont été crées entre Adam et Eve. Cependant, cela n'est pas un problème pour des érudits juifs. 
En Hébreu, le temps spécifique du verbe est déterminé par le contexte. Il est clair d’après le chapitre 1 que les bêtes et les oiseaux ont été crées avant Adam, donc les érudits juifs  ont compris le temps du verbe ainsi : « avait formé » ou  «ayant formé ». Si nous traduisons le verset 19 ainsi « L'Eternel Dieu avait formé du sol tous les animaux...» La contradiction apparente avec Genèse 1 disparaît complètement. 
Le même genre de problème se pose à cause d’une hypothèse fausse selon laquelle le chapitre 2 de la Genèse ne serait qu’un autre récit de la création par rapport au chapitre 1. Cependant il est évident que ce n’est pas le cas puisque que le chapitre 2 ne mentionne rien à propos de la création des cieux et de la terre, de l’atmosphère, de la mer, de la terre, du soleil, des étoiles, de la lune, des animaux marins… Le chapitre 2 relate la création d’ Adam et  Eve ainsi que leur vie dans le jardin que Dieu avait préparé tout spécialement à leur intention. Le chapitre 1 peut être lu comme étant une vue d’ensemble de la création, révélée par Dieu à Adam.
Genèse 2 : 4 dit : « Voici les origines des cieux et de l a terre, quand ils furent créés». ( la division en chapitre et versets n'est pas d'inspiration divine ). Ceci marque une coupure avec le chapitre 1. Cette même phraséologie apparaît à nouveau dans Genèse 5 : 1, où l’on peut lire : « Voici le livre de la postérité d'Adam.»
L’hébreux toledoth signifie «origine » ou «récit des origines ». La phrase était apparemment utilisée à la fin de chaque section dans la Genèse, pour identifier le patriarche (Adam, Noé, les fils de Noé, Sem,..) auquel il faisait référence et peut-être même l’auteur de ce récit. La Genèse comporte ainsi 10 divisions.
Chaque récit était peut-être écrit sur une tablette de pierre ou d’argile à l’origine. Dieu seul  connaissait les événements de la création, qu’Il a dicté à Adam . Moïse a probablement compilé et édité ces multiples sections de la Genèse, et inspiré par le Saint-Esprit a ajouté des notes explicatives. Les "toledoths" confirment des récits historiques utilisés par Moïse, ce qui souligne la nature historique du livre de la Genèse et son statut de témoignage, contrairement à l’hypothèse "documentaire" dépassée mais qui reste au programme de nombreuses écoles bibliques. 
Le chapitre 1 est une vue d’ensemble : l’origine des cieux et de la terre (1 : 4)- alors que le chapitre 2 ne concerne qu' Adam et Eve : le récit détaillé de leur création.
Examinons à présent un autre problème avec la création des plantes dans Genèse 2 : 5 et des arbres dans Genèse 2 : 9. Nous avons déjà établi que le chapitre 2 de la Genèse concernait plus particulièrement la création d'Adam et Eve, et non la création en général. Remarquez que les plantes et les herbes sont décrites comme étant «dans les champs » au chapitre 2 (comparez avec 1 : 12) et qu’elles requièrent un homme pour s’en occuper (2 : 5). Il s’agit ici sans aucun doute de plantes cultivées, non pas seulement de plantes en général. De même les arbres (2 : 9) sont seulement les arbres plantés dans le jardin, pas les arbres en général.
Tout comme de nombreux récits historiques, la Genèse a été écrite en commençant par une vue d’ensemble ou un résumé des événements pour aboutir aux événements d’un intérêt supérieur. Dans Genèse 1 le tableau  d’ensemble s’attache très clairement à la séquence des événements. Ils sont chronologiquement ordonnés avec le jour 1, le jour 2, soir et matin, etc. L’ordre des événements n’est pas le souci premier dans le chapitre 2. Dans le résumé les événements ne sont pas nécessairement chronologiques pour attirer l’attention sur l’essentiel. Par exemple les animaux sont mentionnés au verset 19 après la création d’Adam car c'est après que celui-ci fut crée, qu'il les a découvert, et non parce qu'ils auraient été crées après lui. 
Les chapitres 1 et 2 ne sont donc pas des récits contradictoires de la création. Le chapitre 1 nous donne la vue d'ensemble et le chapitre 2 donne  un récit plus détaillé de la création d’Adam et d’Eve  et du 6 ème jour de la création. 
La conclusion cependant revient au Seigneur Jésus Christ lui-même. Dans Mathieu chapitre 19, versets 4 et 5, le Seigneur enseigne sur le mariage et dit : «  Il répondit : N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu ‘il dit : c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ?. »
Notez que Jésus dans la même phrase fait référence à Genèse 1 verset 27 : « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. » et au chapitre 2 verset 24 : « C’ est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair ». De toute évidence, en rassemblant ainsi les deux chapitres, le Seigneur ne pouvait en aucune façon les considérer comme deux récits contradictoires.
Au sujet de la paléontologie, je suis au regret de vous dire que la Bible est loin d'être dépassée, mais je ne perdrai pas mon temps à vous en faire l'exposé, car il est patent que vous ne cherchez pas à construire... Vous voulez faire passer votre message ou votre point de vue qui est indéfendable dans le sens où vous détruisez des parties de la Bible sans vous rendre compte que vous en détruisez tout le message car tout est lié, et vous ne percevez pas la puissance et la précision des mots et des expressions de la genèse (et de bien d'autres passages) par rapport à l'oeuvre du Christ... tout en étant d'une précision remarquable et divine quant aux sciences de la Terre... mais cela ne sert à rien de vous en faire état en détail... vous ne recherchez pas la Vérité, mais la vôtre...
En conclusion je vous mettrez en garde car il est clairement écrit que Dieu veille Lui-même sur Sa Parole dans son intégralité, et que celui qui en retranche ne serait-ce qu'une lettre risque un jugement sévère !
Puissiez vous vous laisser éclairer par Sa Parole et son Esprit Saint... Etre berger est une lourde responsabilité... et ne serait-ce que risquer de saper la foi d'un de ses petits est lourd de conséquences...
Au revoir,
Eddy

Eric George 11/04/2006 07:43

Un petit rectificatif, la Bible n'est absolument pas dépassée à mes yeux, c'est selon vous que l'évolution des espèces (reconnues scientifiquement) la rendrait dépassée...
De toute façon, le débat peut en effet se clore ici. je peux respecter des positions différentes de la miennes mais pas lorsqu'elles refusent toute autre compréhensions ou lorsqu'elles prétendent juger de la foi d'autrui... Vous noterez que j'ai dit qu'il n'était pas nécessaire decroire en Dieu créateur, pas que c'était interdit.
Ce que je cherche ? A montrer à mes contemporains que la Bible nous parle en vérité sans qu'il soit nécessaire de réfuter la science (ou d'en faire une lecture fausse) ou de s'emprisonner dans les conception du monde de ses auteurs. J'ai écrit ici il y a déjà un moment, comment pour moi, le premier récit de création nous parle du projet de Dieu : faire de notre monde son royaume (le 7eme jour) en procédant par étape, comme le potier pétrit l'argile (j'espère que vous conviendrez que même en prenant le texte de façon littérale la bible ne parle pas d'une création ex nihilo). Le deuxième récit, quant à lui, nous parle de la condition humaine en général, de notre tentation de nous vouloir comme des dieux. Bref ces deux récits sont, à mes yeux, porteur d'un message bien plus vrai et plus essentiel que l'historicité ou la science quand votre lecture est à la merci de la moindre découverte de laboratoire (selon vos propres dire)
Plus grave, en affirmant que la science peut prouver l'existence de Dieu vous retirez à la Bible son statut de révélation, or c'est dans sa Parole que Dieu se fait connaître. De même, vous retirez la possibilité de la foi puisque vous encouragez à croire parce qu'on a vu (ou observé). Bref, tout en me reprochant, à tort, d'aracher des pans entiers de la Bible, vous lui supprimez carrément sa raison d'être... Ce n'est pas votre intention certes, mais c'est la conséquence directe d'une "preuve scientifique" de l'existence de Dieu

Eddy 09/04/2006 23:34

suite du commentaire précédent (désolé pour la mise en page... je travaille le texte sur Word et effectue ensuite un copié - collé)
Les savants étaient sûrs que même si la vie n’y existait plus aujourd’hui, elle y avait existé autrefois. On apercevait sur la planète, des traces d’eau: il y aurait donc eu des conditions identiques à celles qui auraient existé sur terre.
 

 
 

Tous attendaient les résultats des expé­riences... Alors survint le choc qui fut plus qu’une déception: une déconvenue qu’avaient certaine­ment expérimentée les scientifiques devant l’ex­périence de Pasteur. Ils étaient tellement con­vaincus que la vie pouvait venir de la matière inerte, qu’il était inconcevable que le sol martien fut stérile. On n’y trouva non seulement aucune trace de vie, mais aucune preuve que la vie y ait jamais existé!
 

 
 

Pour s’assurer qu’on n’avait rien négligé, on organisa une seconde expédition, le 9 Septembre 1975: Vicking Il. Cette expédition confirma qu’aucune forme de vie n’avait existé sur Mars.
 

 
 

Il s’avérait que, de toute évidence, l’ar­gent des contribuables avait été utilisé pour es­sayer de justifier la croyance de certains scientifi­ques qui n’était basée sur aucun fait scientifique. En fait, ces résultats ont entraîné chez plusieurs, l’abandon pur et simple de l’idée de génération spontanée et d’évolution.
 

 
 

En fait, la théorie de la génération spon­tanée est un artifice pour pouvoir se réconforter par rapport à l’évolution. En effet, le passage de la matière inerte à la matière vivante est un tel “trou” que cette théorie, sans le secours de cet artifice, s’écroulerait!
 

 
 

18- La panspermie:
 

 
 

Voir « 01 Gn 001-020 001 Les théories des origines du vivant » Cette théorie est, comme la génération spontanée, un artifice pour refuser d’envisager que la vie puisse venir de Dieu.
 

 
 

2- Le créationnisme:
 

 
 

Nous avons défini trois créationnismes différents, dans la forme, et dans l’approche des origines de l’univers avec ce qu’il renferme. Dans cette étude, j’aborderai le créationnisme du point de vue biblique scientifique.
 

 
 

En ce qui concerne les origines de la vie, le créa­tionnisme est bien plus simple que l’évolutionnisme. Il se rap­proche du fixisme, dans le sens où dès l’origine, tout était “fait”: la vie est apparue, et a une origine surnaturelle.
 

 
 

Certains affirment que tout vient de Dieu, mais que celui-ci est mort, ou encore qu’il s’est dissout dans sa création. Ceci me semble un peu trop facile! C’est reconnaître sa propre faiblesse passée, et s’en défaire aussitôt pour dire que l’homme a une origine, mais qu’il n’a pas de but, et qu’il peut faire ce qui lui semble bon: il se croit libre...
 

 
 

Le créationnisme biblique (j’insiste sur le terme bibli­que parce qu’on ne peut pas dire que ceux qui se réclament du créationnisme biblique et qui réagissent comme cité ci-dessus soient parfaitement dans le cadre de ce qu’ils affirment) soutient que tout vient de Dieu, et qu’il maintient, dirige toute chose encore aujourd’hui, et ceci jusqu’à la fin...
 

 
 

Nous avons certains détails très intéressants dans les écrits bibliques au sujet de l’origine de la vie. En effet, nous avons vu plus haut que les cellules vivantes étaient constituées de molécules qui se trouvent sur la terre, et en particulier dans la matière inerte. La Bible nous dit clairement que la vie est quelque chose d’indépendant de la matière inerte, mais qu’elle se rattache, dans le cadre des êtres vivants, à cette matière:
 

 
 

1-         en ce qui concerne la vie végétale, il nous est dit que les constituants de base sont les élé­ments que l’on trouve dans la terre, c’est-à-dire les poussières, la matière inerte: “La terre produisit de la verdure, de l’herbe porteuse de semence selon son espèce, des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce.” (Genèse 1-12).
 

 
 

2-         en ce qui concerne la vie animale, il nous est dit la même chose: “Dieu dit: Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bé­tail, reptiles, animaux terrestres chacun selon son espèce.” (Genèse 1-24)
 

 
 

3-         et enfin, au sujet de l’homme (il est intéres­sant de remarquer que l’homme est un être traité à part!): “L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière du sol; il insuffla dans ses narines un souffle vital, et l’homme devint un être vivant.” (Genèse 2-7)
 

 
 

Ainsi, comme nous l’avons vu plus haut, il n’y a pas de molécules particulières pour le “vivant”, mais quelque chose de plus: la VIE, qui est totalement indépendante de la matière. En fait, on peut voir les conséquences de la VIE, mais pas la cause: ces conséquences sont des organisations particulières de la matière.
 

 
 

3-       Faisons le point:
 

 
 

Les lois de la thermodynamique montrent que la matière n’a ni un programme inscrit dans son essence, ni une téléologie[1]. Etant donné que les êtres humains, les animaux et les plantes sont tous des machines biologiques construites d’après un langage programmé, nous devons nous poser les questions suivantes:
 

 
 

si l’on agite la matière, construira-t-elle une machine? Le ha­sard, à lui seul, peut-il concevoir et réaliser une machine?
 

 
 

En fait, la première loi de la thermodynamique af­firme que l’entropie d’un milieu, quelqu’il soit, tend à augmen­ter. Ceci signifie que l’ordre tend toujours à laisser la place au désordre; autrement dit, le désordre va toujours croissant. Tout ceci ne s’accorde pas avec une quelconque évolution vers un niveau supérieur, vers un système de plus en plus complexe. Pour ne pas être mis en défaut, certains avancent que les lois qui régissent notre monde maintenant ne sont plus les mêmes qu’au tout début de l’histoire du monde. Ceci me paraît un peu facile, et partant de ce principe, je peux affirmer n’importe quoi, et dire qu’avant c’était comme ça! Par contre, cette première loi ne contredit absolument pas ce que dit la Bible: en fait, tout est parti d’un certain état d’équilibre, d’ordre, qui va en se détériorant avec le temps. il est évident que si le désordre va croissant, c’est qu’il est parti d’une certaine valeur plus faible, sinon il ne pourrait pas croître: le désordre ne peut pas croître (c’est-à-dire augmenter) et diminuer en même temps!
 

 
 

La thermodynamique dans son ensemble nous montre bien que l’idée même d’évolution lente et graduelle est tout sauf crédible et réaliste d’un point de vu chimique et biologique.


[1] ensemble des spéculations qui s’appli­quent à la notion de finalité, de cause finale; Larousse

Eric George 10/04/2006 06:10

Les scientifiques qui parcourent ce blog auront peut-être envie de vous répondre. Pour ma part, je voudrais juste préciser trois points - Vous vous concentrez sur l'apparition de la vie (non encore prouvée) en oubliant que le phénomène même de l'évolution est rendu manifeste aussi bien par la paléontologie que par la biologie molléculaire... - Un de vos argument en faveur du créationisme c'estq ue la théorie est "simple". Je vous l'accorde, de même qu'était "simple" la théorie d'un soleil tournant autour de la terre ou d'une terre plate... On sait depuis Galilée à quel point l'Eglise se dessert et dessert l'Evangile quand elle tente d'imposer des dogmes à la science... - Puisque selon vous les récits de créations de la Genèse reflètent une vérité scientifique (Deu a créé le monde) plus que théologique (Dieu agit sur le monde pour le conduire à son royaume (c'est ma lecture de ces textes)), comment expliquez vous que la lune et le soleil soient des luminaires suspendus à une voute qui empêche les eaux du desus d'engloutir les eaux du dessous ? Et surtout comment expliquez vous que les chapitre I et II de la Genèse donnent deux récits complètement différents et incompatibles entre eux de la création ?

Eddy 09/04/2006 23:31

On s’accorde habituellement pour penser que la vie, au sens où l’entendent les biologistes, n’a pas toujours existé sur la Terre. Des questions inéluctables se posent alors : d’où vient la vie? Comment est-elle apparue? par quels processus ? où ? quand ? sous quelle forme ?...
 

 
 

1-           L’évolutionnisme:
 

 
 

Les évolutionnistes résolvent ces questions très rapi­dement: ils affirment qu’en ce qui concerne l’origine du vivant, et la toute première manifestation de la vie, il y a eu continuité de la matière inerte à la matière vivante; qu’à un moment la vie a émergé de la matière, qu’elle est purement un produit de la matière. Ainsi, elle ne constitue en rien un principe spécial en soi.
 

 
 

Certains pensent que si l’on pouvait trouver un moyen de créer un organisme vivant aujourd’hui, dans un laboratoire, cela prouverait que la vie commença par un assemblage ac­cidentel de molécules chimiques. Mais personne n’a encore été capable de le faire! De plus, si cela avait été fait, cela n’aurait absolument pas montré que la vie ait pu provenir d’un accident, mais bien d’une intelligence, et que partir de la matière inerte pour créer la vie nécessite de l’ingéniosité, des connaissan­ces...
 

 
 

11- L’idée d’évolution chimique:
 

 
 

Au début des années 50, on a entrepris de vérifier la théorie d’Alexander Oparin. Bien qu’il fût établi que la vie ne pouvait venir que de la vie (voir « 01 Gn 002-007 001 Thermodynamique, chimie et vie », certains suppo­saient qu’avec des conditions différentes dans le passé la vie pouvait avoir émergé lentement du monde inanimé. Pourrait-on en faire la démonstration? Stanley Miller, qui travaillait dans le laboratoire de Harold Urey, a rem­pli un récipient en verre scellé d’un mélange d’hydro­gène, d’ammoniac, de méthane, de vapeur d’eau (l’at­mosphère primitive supposée) et d’eau en ébullition (les océans) qu’il a activé par des étincelles électriques pour simuler la foudre. Au bout d’une semaine, il a constaté la présence d’une substance visqueuse et rougeâtre qui, à l’analyse, s’est révélée riche en acides aminés, les cons­tituants de base des protéines. Sans doute avez-vous déjà entendu parler de cette expérience, car voilà des années qu’elle figure dans les manuels scolaires et les cours de science comme si elle expliquait le commencement de la vie sur terre. Mais est-ce vraiment le cas?
 

 
 

En réalité, la validité de l’expérience de Miller est aujourd’hui sérieusement remise en question. Mais à l’épo­que son succès apparent a ouvert la voie à d’autres expé­riences au cours desquelles on a même produit certains composants des acides nucléiques (ADN ou ARN). Les spécialistes étaient optimistes, car ils semblaient avoir reproduit en laboratoire le premier acte de l’évolution moléculaire et tout laissait supposer que les deux autres parties du scénario allaient suivre. Un professeur de chimie affirmait: « L’explication de l’origine d’un sys­tème vivant primitif par des mécanismes évolutifs est en vue. Un auteur scientifique écrit : «D’éminents spécia­listes prédirent alors que l’Homme créerait bientôt des organismes vivants, à la manière du docteur Franken­stein, et qu’il éluciderait les détails de la genèse. » Beau­coup pensaient que le mystère de l’origine spontanée de la vie était résolu.
 

 
 

Au fil des années, ce bel optimisme s’est évaporé. Plu­sieurs dizaines d’années ont passé, et la vie n’a toujours pas livré ses secrets. Quarante ans après son expérience, le professeur Miller a fait cet aveu dans la revue Scien­tific American : « Le problème de l’origine de la vie s’est révélé bien plus complexe que moi et la plupart des au­tres l’avions prévu. » Ce changement d’attitude s’observe aussi chez ses confrères. C’est le cas, par exemple, de Dean Kenyon, professeur de biologie et coauteur en 1969 d’un ouvrage intitulé Biochemical Predestination [Pré­destination biochimique], qui plus récemment estimait « fondamentalement peu probable que matière et éner­gie se soient organisées d’elles-mêmes, sans assistance, pour former des systèmes vivants. »
 

 
 

De fait, les travaux en laboratoire confirment le fait que les théories ac­tuelles sur les origines chimiques de la vie sont toutes fondamentalement défectueuses. Après que le profes­seur Miller et d’autres eurent réalisé la synthèse d’aci­des aminés, on a cherché à obtenir des protéines et de 1’ADN, deux types de molécules indispensables à la vie sur terre. Qu’ont donné les milliers d’expériences prati­quées dans des conditions dites prébiotiques ? Il y a un contraste saisissant entre la très grande réussite de la synthèse des acides aminés et l’échec systématique de la synthèse des protéines et de l’ADN. Les tenta­tives les plus récentes se sont traduites par un échec systématique.
 

 
 

À dire vrai, le mystère ne concerne pas seulement l’ap­parition des premières molécules de protéines et d’aci­des nucléiques (ADN ou ARN), mais aussi leur interac­tion. « La vie sur la Terre telle que nous la connaissons actuellement dépend tout entière de l’association des deux molécules », lit-on dans la New Encyclope­dia Britannica, qui précise que la mise en place de cette association demeure « un problème crucial et irrésolu de l’origine de la vie”. On ne saurait mieux dire.
 

 
 

Les pro­téines et les acides nucléiques à l’intérieur de nos cellu­les se livrent à un fascinant travail d’équipe. Un simple survol des mécanismes à l’œuvre dans les cellules de notre corps nous remplit d’admiration pour le travail des chercheurs qui nous révèlent l’exis­tence de processus extraordinairement complexes, pro­cessus dont la plupart d’entre nous ne sont même pas conscients alors qu’ils se produisent à tout instant de notre vie. Cependant, considérés sous un autre angle, ces mécanismes d’une complexité et d’une précision pro­prement ahurissantes nous ramènent à notre question: comment tout cela est-il apparu?
 

 
 

Vous n’êtes probablement pas sans savoir que les spé­cialistes n’ont pas renoncé à formuler un scénario plau­sible relativement à l’apparition de la vie. Toutefois, les dernières moutures ne se révèlent guère convaincantes. Témoin cette remarque de Klauss Dose, de l’institut de biochimie de Mayence (Allemagne) : « Actuellement, toutes les discussions portant sur les principales théories et expériences touchant à ce domaine débouchent soit sur une impasse, soit sur un aveu d’ignorance.”
 

 
 

La Conférence internationale sur l’origine de la vie qui s’est tenue en 1996 n’a pas permis non plus de dégager de solutions. Au contraire. La revue Science a signalé que les près de 300 scientifiques réunis pour la circonstance « se sont colletés avec le mystère que constitue l’apparition des molécules [d’ADN et d’ARN] et leur évolution en des cellules capables de se reproduire. »
 

 
 

Il a fallu de l’intelligence et une formation poussée pour étudier et ne serait-ce que commencer à expliquer ce qui se passe dans nos cellules à l’échelle moléculaire. Est-il raisonnable de croire que ces processus compliqués se soient produits à l’origine dans une “soupe prébiotique”, sans intervention extérieure, spontanément et par hasard ? Ou bien faut-il chercher l’explication plus loin ?
 

 
 

L’idée d’évolution chimique consiste à dire que les substances chimiques ordinaires s’assemblèrent et se combinèrent pour produire la première molécule vivante (comme l’A.D.N. qui peut se reproduire elle-même). Cette idée de base s’appuie sur deux faits simples:
 

 
 

1-               Les molécules vivantes comme l’A.D.N. et les protéines se composent des mêmes atomes que les molécules inertes. Elles contien­nent des atomes d’oxygène, d’hydro­gène, de carbone,... On trouve ces mêmes atomes dans l’eau, le gaz des marais (méthane) et d’autres substances simples.
 

 
 

Les molécules vivantes ne contiennent pas d’atomes inconnus chez les molécules inertes. Elles se distinguent seulement par la façon dont leurs atomes s’assemblent et par le fait que, normalement, seul un organisme vivant peut les produire.
 

 
 

2-               Dans de bonnes conditions, de petites molécules peuvent se combiner pour former de nouvelles molécules plus grandes et plus com­plexes. Toute l’industrie du plastique se fonde sur ce processus.
 

 
 

12- L’atmosphère primitive:
 

 
 

Les évolutionnistes disent qu’il est pos­sible d’assembler de petites molécules comme le méthane (CH4), l’eau (H20), l’ammoniac (NH3) et l’hydrogène (H2) pour obtenir de plus grosses molécules qui, à leur tour, se lieront pour produire des molécules capables de vivre.
 

 
 

Ces petites molécules dont nous avons parlé ci-dessus ont pu se trouver dans l’air ou dans l’atmosphère primitive de la Terre. Aujourd’hui notre air se compose presque entièrement d’azote et d’oxygène, avec de très faibles quantités de gaz carbonique et d’autres gaz rares.
 

 
 

Il est certain que, si l’atmosphère de la Terre à l’origine contenait de l’oxygène comme aujourd’hui, la vie n’aurait pas pu évoluer par voie chimique. Cela vient du fait que l’oxygène a pour propriété de séparer les grosses molécules en plus petites (oxydation). Ce gaz aurait détruit ces grosses molécules bien avant que celles-ci n’atteignent le stade de la vie. Les évolutionnistes supposent donc qu’il n’y avait pas de gaz de ce type à l’ori­gine, mais seulement des gaz inoffensifs pour l’évolution des grosses molécules. Tout l’oxygène actuel, disent-ils, doit provenir des plantes vertes qui en produisent par le processus naturel de la photosynthèse.
 

 
 

Nous savons qu’il y a toujours eu de grandes quantités d’oxygène sur la Terre, du fait que les roches en contiennent en abondance. Toutefois nous ne savons pas s’il était à l’état ga­zeux ou non.
 

 
 

Mais l’oxygène est probablement l’élé­ment qui pose le plus de problèmes aux évolu­tionnistes car presque toutes les formes actuelles de vies ont besoin d’oxygène pour survivre. Mais (si l’évolution dit vrai), les premières formes de vies n’en auraient pas eu besoin puisqu’il n’y en avait pas. En fait, l’oxygène aurait été un poison pour ces êtres vivants! Ainsi, il nous faut croire que ces organismes vivants qui ne pouvait vivre en présence d’oxygène, ont, à un moment donné, évolué en organismes ne pouvant vivre sans oxygène!
 

 
 

13-     Le soleil, les éclairs et la soupe:
 

 
 

L’évolution enseigne que la première étape de formation de petites molécules en plus grosses a eu lieu dans le ciel. Sous l’influence des éclairs ou des rayons du soleil (ou des deux), une réaction aurait eu lieu, permettant aux molécules de méthane, d’eau, d’ammoniac et de gaz carbonique de s’assembler en larges molécules organiques que les évolutionnistes appellent “précurseurs atmosphériques”.
 

 
 

Si ces “précurseurs” étaient restés en suspension dans l’atmosphère, la même énergie qui avait contribué à les former, les aurait très rapidement détruites.
 

 
 

On suppose donc que la pluie dut les précipiter sur la Terre, où les ruisseaux et les rivières les reçurent et les entraînèrent enfin vers la mer.
 

 
 

Durant des milliers d’années, d’après la théorie de l’évolution chimique, ces molécules s’ajoutèrent à l’eau et finirent par former une soupe primitive”, une mixture concentrée d’eau et de molécules organiques. Cette soupe aurait pu devenir très épaisse et se concentrer dans les flaques laissées par les marées puis partiellement sécher au soleil. La théorie de l’évolution suppose toujours que les conditions sont exactement ap­propriées, une manière en fait très peu scientifique de raisonner. Pour surmonter cette difficulté, on avance que tout peut arriver, même le plus improbable, à condition d’avoir assez de temps. C’est pour cela que l’évolution parle toujours en millions d’années.
 

 
 

14-     Les étapes finales avant la vie:
 

 
 

On propose encore deux étapes avant l’apparition de la vie.
 

 
 

1- Les molécules organiques contenues dans cette “soupe” concentrée s’assemblèrent comme les maillons d’une chaîne pour former des “super molécules” (certains parlent de coacervats) qui ressemblent aux molécules présentes chez les êtres vivants.
 

 
 

2- La concentration de la soupe aug­mentant, les molécules organiques commencèrent à se séparer de l’eau, comme des gouttes d’huile après une forte agitation.
 

 
 

Certaines molécules auraient pu s’atta­cher à l’intérieur de cette peau, formant ainsi une double couche, comme les membranes qui se trouvent autour des cellules vivantes.
 

 
 

Voici où l’évolution arrive dans son ex­plication de la formation de la cellule vivante. Mais une goutte de molécules organiques, même entourée d’une double membrane, diffère autant d’une cellule vivante qu’un tas de briques d’une usine en pleine activité. A ceci, les évolutionnistes répondent que, comme d’habitude, il a fallu des millions d’années pour que cette goutte devienne une cellule vivante.
 

 
 

15- …et la chiralité des acides aminés
 

 
 

Tout le monde sait qu’il existe des gants pour main droite et des gants pour main gauche. Le même phénomène existe pour les acides aminés (on parle de chiralité). Sur la centaine d’acides aminés connus, 20 seulement entrent dans la composition des protéines et tous sont de type « gauche ».
 

 
 

Quand les scientifiques reproduisent en laboratoire les réactions qu’ils supposent s’être déroulées dans une soupe prébiotique, ils obtiennent autant d’acides aminés de type « droit » que de type « gauche ». Selon le New York Times, « cette proportion de 50 % n’est pas caractéristique de la vie, qui dépend exclusivement des acides aminés de type gauche ». Pourquoi les organismes vivants sont-ils composés uniquement d’acides aminés de ce type ? C’est là un grand mystère ».
 

 
 

Même les acides aminés trouvés dans les météorites présentent une proportion plus importante de type gauche. De l’avis du professeur Jeffrey Bada, spécialiste des problèmes concernant l’origine de la vIe, « quelque influence extérieure à la terre pourrait être intervenue pour déterminer la chiralité des acides aminés biologiques ». Et pourtant certains disent encore qu’avec des millions d’années…
 

 
 

16- Une histoire incroyable:
 

 
 

Voici une histoire qui reprend les étapes du raisonnement évolutionniste. Elle permettra d’appréhender les chances que tout se soit passé comme les évolutionnistes le pensent...
 

 
 

Un jour, un homme marchait au bord de la mer et vit quelque chose de coloré, à moitié enfoui dans le sable. Poussant la chose du pied, il découvrit une de ces petites balles de caoutchouc coloré qui rebondissent énormément. Il se posa la question: “Comment est-elle venue là?”
 

 
 

Tout le monde (sauf notre homme!) au­rait pensé qu’un enfant, en jouant sur la plage les jours précédents, l’avait perdue; mais notre homme trouva une explication tout à fait diffé­rente...
 

 
 

Il y a plusieurs centaines d’années, sur une île tropicale poussaient côte à côte un cocotier et un arbre à caoutchouc. Un jour, une noix de coco tomba de l’arbre, et vint se heurter à une pierre. Le choc provoqua un petit trou dans la co­quille.
 

 
 

Les fourmis et autres insectes ne tardè­rent pas à trouver le trou et commencèrent à gri­gnoter l’intérieur de la noix de coco. Ils laissèrent bientôt une coquille entièrement vide.
 

 
 

Il arriva alors qu’une deuxième noix de coco tomba. Ce faisant, elle frappa l’arbre à caoutchouc, enlevant une partie de l’écorce. Le latex commença naturellement à couler de la plaie et à goutter sur le sol.
 

 
 

Il arriva que la coquille vide se trouvait juste au-dessous de l’épanchement, avec le trou tourné vers le haut. Par une coïncidence mer­veilleuse, le latex gouttait directement dans la noix de coco et une certaine quantité y pénétra.
 

 
 

Un vent violent se leva alors, charriant sable et poussière à travers l’île. Une partie de la poussière se constituait de sulfure minéral venu des roches rougeâtres de l’île. Le vent amoncela le sable contre la coquille de la noix, et une partie de cette poussière y pénétra et se déposa sur le latex.
 

 
 

Enfin, le vent entraîna une feuille qui se plaqua sur le trou de la noix de coco, et les gout­tes de latex la scellèrent en place; plus rien ne pouvait entrer ou sortir. La mer, soulevée par le vent, monta sur la plage et emporta la noix.
 

 
 

Comme les vagues faisaient rouler la coquille dans tous les sens, le latex se mélangea avec les sulfures et le sable, et se transforma en une balle de caoutchouc. De plus, ballottée par les courants, la coquille passa sur une zone vol­canique en éruption. Or, sous l’effet de la chaleur, due aux frottements, à un soleil extraordinaire­ment chaud et à la température très élevée de l’eau, le sulfure vulcanisa le latex, qui devint une masse élastique.
 

 
 

Le latex, mélangé aux sulfures continua à rouler de-ci de-là à l’intérieur de la noix et prit la forme d’une sphère où la poussière colorée des­sinait des bandes rouges et jaunes.
 

 
 

Un jour, la noix vint se fracasser sur des rochers, relâchant la balle qui se mit à flotter et arriva finalement sur la plage où notre homme la trouva.
 

 
 

Personne ne peut dire que cette histoire “ne tient pas la route”. En effet, j’ai pris grand soin de m’assurer de la possibilité scientifique de chaque étape de l’histoire. Si quelqu’un me dit: “C’est quand même totalement invraisemblable!” Je pourrais alors lui répondre qu’il a fallu des cen­taines, voire des milliers (ou des millions) d’an­nées! La probabilité pour que toutes ces étapes se produisent, et dans cet ordre-là, est à peu près la même que celle que vous avez de tirer le seul grain de sable noir d’un tas de sable jaune qui serait haut d’un mètre, et qui couvrirait dix fois la France, le reste de l’Europe et l’U.R.S.S. (avec la Sibérie)! Cette probabilité extrêmement faible est exactement celle que l’on trouve si l’on calcule les chances pour que toutes les étapes données par les évolutionnistes pour arriver à une goutte de molécules organiques, se produisent, sachant qu’il y a un gros point d’interrogation en ce qui concerne le passage à la cellule vivante.
 

 
 

17- La génération spontanée:
 

 
 

Certains répondent à cette interrogation sur l’origine du vivant, en avançant la théorie de la génération spontanée, contredisant la loi fondamentale de la biologie qui affirme que la vie ne peut provenir que de la vie. Cette théorie n’est pas récente, comme on tend à le faire croire...
 

 
 

Au Moyen-Age, on était convaincu que les mouches et la vermine venaient directement des tas d’ordures et des détritus. Il a fallu attendre 1668 pour que cette croyance s’effondre: Fran­chesco Rédi (savant italien) démontra par une expérience, que les mouches et la vermine se reproduisaient sur les détritus mais n’en provenaient pas. Il mit dans trois flacons un mor­ceau de viande:
 

 
 

-                 il ne ferma pas le premier
 

 
 

-                 il ferma le second non-hermétiquement avec un papier
 

 
 

-                 il ferma hermétiquement le troi­sième
 

 
 

Quelque temps plus tard, des mouches entrèrent dans le premier récipient; d’autres se posèrent sur le papier du second récipient; et au­cune ne s’approcha du troisième.
 

 
 

Plusieurs jours après, des vers apparurent dans le premier bocal et sur le papier qui servait de couvercle au second; mais rien dans le troisième.
 

 
 

La démonstration était faite que les vers et la vermine provenaient non pas des tas de dé­tritus eux-mêmes, mais des mouches qui se re­produisaient sur ces tas.
 

 
 

Deux siècles plus tard, il y avait encore des scientifiques pour croire à la génération spon­tanée, mais cette fois, il s’agissait des bactéries et des algues. Louis Pasteur n’était pas de cet avis. Pour le démontrer, il prit un flacon avec un bouillon de culture, le stérilisa, et scella le tout. Rien n’apparut !
 

 
 

Il prit un second flacon muni d’un col en « S ». La poussière et les particules porteuses de bactéries restant bloquées dans le col, rien n’ap­parut dans le bouillon. Une fois encore, la théorie de la génération spontanée était mise en défaut!
 

 
 

Comme nous l’avons dit plus haut, au­jourd’hui encore, un siècle plus tard, certains scientifiques y croient toujours. Mais cette fois, ils disent que la vie serait apparue il y a très, très longtemps, et aurait été générée à partir de gaz et de substances chimiques (dont feraient partie les “gouttes de molécules organiques”).
 

 
 

Pour vérifier cela, le 20 Août 1975, l’ex­pédition Vicking I fut lancée en direction de Mars. Cette expédition devait démontrer une fois pour toutes que la vie pouvait se développer à partir de la matière inanimée. Ainsi, en ce 20 Août, tous les yeux étaient fixés vers la planète Mars: son atmosphère et son climat rappellent, plus que sur aucune autre planète, ceux de la terre (bien que très froid et sec). Il semblerait que Mars sorte d’un laboratoire naturel flottant dans l’espace. Ainsi, elle pourrait nous donner la réponse à la question de savoir si la vie peut naître de la matière inanimée.
 

 
 

On ne douterait plus que la vie se soit formée sur la terre pour peu que l’on trouve des traces de vie ailleurs.
 

 
 

La navette Vicking transportait l’un des miracles de la technologie moderne: un laboratoire miniaturisé dans un cube de 30 centimètres de côté, capable de mener à bien toutes les opé­rations d’un grand laboratoire d’une université moderne.