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Remariages

3 Mars 2009 , Rédigé par Eric George Publié dans #Actualité ecclesiale

Bonjour monsieur le pasteur, nous souhaiterions avoir une cérémonie religieuse pour notre mariage. Nous ne sommes protestants ni l'un ni l'autre mais dans notre Eglise d'origine, on nous l'a refusée parce que mon (ma) conjoint(e) est divorcé. Est-ce que c'est possible ?

La demande est de plus en plus fréquente. Et de mon côté,  de notre côté plutôt, puisque la décision a été prise en conseil presbytéral, la réponse est de plus en plus sytématiquement "oui". Mais on se rencontre, on prépare et j'explique ou j'essaye.
J'explique tout d'abord tout d'abord que dans les Eglises protestantes, le mariage n'est pas un sacrement et que c'est pour cela que le divorce est reconnu ainsi que la possibilité de vivre ensuite une nouvelle histoire d'amour. Mais que cela implique que ce que nous proposons n'est pas fondamentalement différent de la "bénédiction non sacramentelle" que proposent certains prêtres. Pas fondamentalement (nous ne marions pas mais prononçons une parole de bénédiction sur un acte civil) mais il reste quand même une différence importante : ce que nous proposons à ces couples n'est absolument pas différent de ce que nous proposons aux autres. Nous reconnaissons leur engagement comme mariage à part entière. C'est sans doute pour cette raison qu'alors même que je leur dis qu'il existe une possibilité dans leur Église, ils préfèrent maintenir leur demande, pour vivre leur mariage comme la concrétisation de leur amour et non pas comme une cession de rattrapage.
J'explique ensuite qu'ils ne sont absolument pas obligés de devenir protestants. C'est bien sûr une célébration protestante que nous leur proposons mais pas une conversion. En quelque sorte, nous "prêtons" une célébration à des frères et soeurs en Christ. S'ils s'intéressent au protestantisme, ils seront bienvenus mais ce sera une autre démarche et pas une condition.
Enfin, et c'est souvent le plus difficile, j'essaye d'expliquer que nous n'accueillons pas ainsi au nom de la tolérance ou de l'ouverture, encore moins parce que nous sommes "modernes" mais au nom de Jésus Christ et que c'est lui, Dieu qui donne et se donne, que nous annonçons en accueillant ainsi, et que c’est de lui que nous parlerons en ce jour de mariage.

A la base, bien souvent une demande rite mais surtout, une occasion de cheminer ensemble, une occasion de dire qui, pour nous est à la source de l'amour, une occasion de parler de résurrection.

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