Au cours de cette année Calvin, un passage hebdomadaire du Réformateur de
Genève commenté, ou pas, par votre serviteur… Je ne suis absolument pas un spécialiste de la pensée de Calvin, il est possible que je dise des bêtises, mais c’est un auteur que j’aime bien
lire
L’Ecriture nous instruit aussi bien du droit usage des biens terrestres : chose qui n’est pas à négliger,
quand il est question de bien ordonner notre vie. Car si nous avons à vivre, il nous faut aussi user des aides nécessaires à la vie. Et même nous ne nous pouvons abstenir des choses qui semblent
plus servir à plaisir qu’à nécessité. Il faut donc tenir quelque mesure, pour que nous en usions en pure et saine conscience, tant pour notre nécessité que pour notre délectation
(…)
Laissons donc là cette philosophie inhumaine qui ne concédant à l’homme nul usage des créatures de Dieu,
sinon pour sa nécessité, non seulement nous prive sans raison du fruit licite de la bonté divine : mais aussi ne peut avoir lieu, sinon qu’ayant dépouillé l’homme de tout sentiment, elle le rende
semblable à un tronc de bois.
Mais aussi, de l’autre côté, il ne faut pas moins diligemment aller au-devant de la concupiscence de notre
chair, qui se déborde sans mesure si elle n’est tenue sous bride, car il y en a certains (comme j’ai dit) qui, sous couverture de liberté, lui concèdent toutes choses.
Institution Chrétienne. Livre III §10. 1 et 3
Une citation de plus pour casser l’image de l’austère Calvin s’opposant à toute forme de plaisir. Pour Calvin
le plaisir est non seulement une aide nécessaire à la vie mais bien un des fruits de la bonté de Dieu dont il serait blasphématoire de se priver.
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