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Inglorious exegets

11 Septembre 2009 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture

"Can you theologians speak any other language than Canaan patois ?"

Si on le prend pour un film de guerre, ou, pire, pour un film sur le nazisme, alors Inglorious Bastards devient insupportable. En revanche, une fois posé que Tarantino salue ici par un cli d'oeil tout le cinéma de genre, des 12 salopards à la nazixploitation, son film devient un très bon moment de cinéma (sauf si vous êtes allergique à Tarentino et à sa violence truculente).
Donc pas de note sur  l'incapacité de l'homme à combattre ses monstres sans en devenir un lui-même.
En revanche, c'est l'occasion de rappeler que le B-A-BA de l'étude biblique, c'est de se rappeler que les textes bibliques appartiennent à des genres différents et que le perdre de vue conduit à des non-sens encore pires que l'oubli de l'époque et de la culture. Et, sans tomber dans l'aberration qui consiste à faire de l'Ancien testament un code secret qui annoncerait otut le Nouveau Testament, cela se fait plus facilement qu'on croit, à cause de notre habitude de dire LA bible et de la considérer comme un ensemble homogène, on a vite fait de lire une parabole comme un traité de théologie, un mythe comme une allégorie, un psaume comme un récit historique.
Et puis, tiens puisque le jeu des langues à une telle importance dans Inglorious Bastard, c'est l'occasion de rappeler que les langues ont leur importance aussi, même si j'avoue beaucoup devoirs aux interlinéaires.

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