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Le péché originel

20 Novembre 2006 , Rédigé par Eric George Publié dans #Bible

Une vieille prédication qu'une paroissienne a accepté de lire dimanche matin pendant que je m'amusais bataillais travaillais au synode...

C'est une rareté : j'ai de plus en plus de mal à me retrouver dans mes vieilles prédications mais celle-ci continue à exprimer ma compréhension des choses.

Genèse II ; 7 à 9 et III ; 1 à 21
Romains V ; 12 à 19

A partir du péché d’un seul , le jugement a abouti à la condamnation du monde... Une phrase terrible, une phrase qui a posé bien des problèmes au christianisme, une phrase qui lui a valu bien des critiques...
En effet, l’idée du péché originel est sans doute l’un des concepts les plus controversés du christianisme, peut-être aussi l’un des plus mal compris. Les textes que nous avons entendus nous invitent à nous pencher sur cette notion de péché originel. Il nous faut comprendre ce qu’est le péché originel, voir ce qu’entraîne une telle idée, retrouver pourquoi le péché originel tient une place si importante dans le christianisme.

Pour comprendre ce qu’est le péché originel, il nous faut retourner vers les sources, nous pencher sur le texte de la Genèse. A première vue, l’histoire est simple : Dieu interdit une chose à Adam et Eve, Adam et Eve désobéissent et Dieu les punit eux et tous leur descendants... Seulement les choses ne sont pas aussi simples que cela. Ecoutons ce que Dieu dit à Adam : "parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais formellement prescrit de ne pas manger, le sol sera maudit à cause de toi. C’est dans la peine que tu t’en nourriras tous les jours de ta vie, il fera germer pour toi l’épine et le chardon et tu mangeras l’herbe des champs. A la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol car c’est de lui que tu as été pris. Oui, tu es poussière et à la poussière tu retourneras" Ce n’est donc pas Adam qui est maudit mais le sol et il n’est pas maudit par Dieu, mais par le geste d’Adam. Les ordres de Dieu ne sont pas les ordres d’un tyran autoritaire mais des prescriptions, des ordonnances médicales qui conduisent à la vie. Le récit de la genèse n’est donc pas le récit d’une faute et d’une punition mais le récit d’une transgression qui conduit au malheur.
Il convient de rappeler que le récit de la Genèse n’est pas un récit historique mais un mythe. L’auteur du récit ne pense pas qu’il y a eu un Adam qui a fait entrer le malheur dans le monde en mangeant un fruit... Un mythe, cen 'est pas un conte mais un récit qui dit quelque chose de la nature humaine et non pas de l’histoire de l’humanité. En fait, le récit que nous venons d’entendre ne raconte pas d’où vient le péché, c’est à dire la séparation, la rupture entre l’homme et Dieu, l’incapacité de l’homme à obéir à des commandements qui vont dans son intérêt, il affirme que tous les hommes sont pris dans cette incapacité et nous éclaire un peu sur la nature de cette incapacité. En fait, nous comprenons mal le terme "originel" nous croyons qu’il s’agit du péché des origines alors qu’il signifie qui concerne tous les hommes. Nous pourrions parler de péché universel.

Encore une fois, lorsque je parle du péché, je ne parle pas d’une faute, d’une désobéissance, je parle de ce qui entraîne nos fautes, nos désobéissances. Il nous faut donc distinguer le Péché (notez l’article défini au singulier), qui est notre séparation d’avec Dieu, des péchés qui sont les écarts, les fautes, les erreurs que ce Péché entraîne.
Qu’est ce que le péché ? Il serait très prétentieux pour moi de prétendre vous expliquer ce matin en dix minutes ce qu’est la nature humaine mais le texte de la Genèse nous donne de très sérieux indices pour nous montrer ce qui nous sépare de Dieu. "Vraiment ! Dieu vous a dit : " vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin..." et "J’ai pris peur car j’étais nu" Ces deux phrases à mon avis nous livrent la clef. Le serpent manœuvre afin que la seule interdiction prenne pour Eve des proportions gigantesques et la conséquence de la transgression de l’interdit pour l’homme, c’est la prise de conscience qu’il est nu, qu’il est dépouillé, qu’il lui manque quelque chose.
Le péché qui nous emprisonne, qui nous empêche d’obéir au commandement de vie, qui nous empêche d’aimer notre prochain, c’est l’angoisse. Notre incapacité à accepter ce que nous sommes, notre désir incontrôlable et incontrôlé d’être différent de ce que nous sommes, d’être d’avantage, d’être mieux, de dépasser notre condition. Attention, je ne parle pas du désir de progresser qui est légitime et positif, je parle du refus destructeur d’assumer notre place d’êtres humains. Lorsque je parlerai d’accepter ce que nous sommes, je ne voudrai pas dire : "être content de soi" mais "assumer notre humanité".
Parce que nous nous sentons dépouillés, démunis, nous percevons l’autre comme une menace, nous éprouvons le besoin d’être supérieur à lui pour le tenir à distance. Parce que nous sommes incapables de nous aimer nous-mêmes, nous sommes incapables d’aimer les autres.
Le texte de la Genèse est un diagnostic : il ne nous dit pas d’où vient que nous soyons malades, il nous révèle ce qu’est notre maladie.
Le péché originel ou universel ce n’est pas une faute commise, ce n’est pas la convoitise, le désir sexuel. Le péché originel, ce qui sépare l’homme de Dieu c’est la peur, c’est l'angoisse.
Si l’idée du "péché originel" a été condamné à partir du XVII° siècle, c’est qu’on y a vu une condamnation moralisatrice et destructrice sur l’humanité alors qu’on aurait du y voir un constat, une lamentation sur l’humanité : l’humanité fait plus facilement le mal, ce qui l’entraîne à sa perte, que le bien, ce qui la conduit à la vie.
En vérité, la notion du péché originel ne me semble pas si destructrice que cela. D’une part, qu’on accepte ou non cette notion, on est bien obligé de constater que le mal existe et que l’homme commet du mal. Ce n’est donc pas avec elle que l’homme a inventé le mal. Il connaissait l’existence du mal bien avant et l’idée du péché originel permet d’expliquer une partie de ce mal
De plus, affirmer que le péché est plus que la faute commise, qu’il est dans la nature de l’homme, affirmer que tous sont pêcheurs, incapables par eux même d’obéir à la volonté de Dieu, c’est affirmer que nul n’a le droit de juger son frère. Nul ne peut s’estimer supérieur à son prochain au point de poser un jugement sur lui alors qu’il est prisonnier de la même nature, du même péché. Sans doute les Eglises ont elles oublié cela en brandissant le péché originel, mais en affirmant "tous sont pêcheurs", je me retire tout droit de juger et a fortiori de condamner ceux qui comme moi sont prisonniers du péché. En fait, le péché originel n’est pas une doctrine moralisatrice, au contraire, c’est l’interdiction du jugement.

Enfin, il est impossible de parler du péché sans parler de la grâce. Oui, beaucoup de chrétiens affirment que l’homme naît pécheur et je fais partie de ceux-là. Mais ces mêmes chrétiens proclament que par Jésus Christ, Dieu a manifesté sa grâce et a offert aux hommes leur libération.
C’est ce que fait Paul dans le passage de l’Epître aux Romains que nous avons entendu (en fait, c’est ce qu’il fait à travers toute l’épître aux romains). Paul ne s’étend pas sur la nature de ce qu’il appelle la transgression d’Adam. Il ne va pas chercher si c’était la convoitise, sa passion charnelle pour Eve qui le poussait à désobéir à Dieu. Il reprend simplement Adam comme figure mythique. Pour Paul, Adam n’est pas le premier homme, il est l’être humain, il représente l’humanité toute entière.
Et à Adam, figure de l’humanité esclave, Paul oppose Jésus Christ, figure du Dieu rejoignant l’humanité pour la libérer. 'Attention cependant, si Paul fait d'Adam une figure mythique, ce la ne signifie pas qu'il en fasse de même pour Jésus le Christ) Paul nous montre que Jésus Christ est plus fort que notre propre nature, qu’il est pour tous les hommes, la justification qui donne la vie.
Par Jésus Christ, Dieu nous justifie. Aujourd’hui, se justifier signifie se chercher des excuses, c’est un terme souvent péjoratif : "ne te justifie pas". Sous la plume de Paul, il a une toute autre signification. Etre justifié par Dieu, signifie être considéré comme juste, comme conforme à ce que Dieu attend de nous et ce, indépendamment de nos actes. Jésus Christ est la justification, cela signifie qu’en Jésus Christ, Dieu nous montre qu’il nous aime tel que nous sommes, avec nos faiblesses, nos dépouillements, nos manques...
Et c’est par cet amour qu’il nous délivre du péché, c’est à dire de l’angoisse. Puisque Dieu nous aime tel que nous sommes, à notre tour, nous pouvons accepter ce que nous sommes, a notre tour, nous pouvons accepter notre faiblesse, accepter de tenir notre rôle d’être humain, cesser de nous vouloir supérieurs à nous-mêmes, de cesser de nous rêver supérieurs à nos frères.

Frères et sœurs, cessons de nous perdre dans des rêves de supériorité, de perfection, ayons sur notre condition un regard lucide. Reconnaissons l’angoisse qui nous retient prisonnier. Alors, nous cesserons de vouloir juger nos frères.
Mais n’en restons pas là, prenons conscience aussi, de l’amour infini que Dieu nous manifeste en Jésus Christ. Alors l’angoisse s’évanouira, alors nos chaînes se briseront, alors nous pourrons nous aimer et aimer nos frères et nos sœurs.
Amen

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Matthieu 25/11/2006 15:11

Pardonnez-moi cher Pasteur, le deuxième lien n'est pas passé (il manque le "l" à "html". Le revoici donc :
http://totus-tuus.over-blog.com/article-4295842-6.html

Matthieu 25/11/2006 15:05

Cher Pasteur,
Deux choses :
1°) "comment l'homme aurait-il pu succomber au péché d'orgueil s'il n'y a pas de mal en lui ?" : parce qu'à la base de tout péché, il y a une inclinaison pour le bien, une recherche du bonheur pour lequel l'homme est fait. Mais le péché précisément est une erreur d'aiguillage. N'oublions pas que l'homme à chuté à la suite du mensonge du serpent, auquel il a cru. La tentation a laquelle Adam a succombé est donc externe, et non le fruit d'une malice qui l'aurait habité ab initio.
Cf. http://totus-tuus.over-blog.com/article-3793752.html
2°) Au sujet de la création ex-nihilo, je me permets de renvoyer vos lecteurs au débat que nous avons eu récemment à ce sujet (cf. commentaire n°8 et suivants) :
http://totus-tuus.over-blog.com/article-4295842-6.htm

Matthieu 25/11/2006 13:24

Cher Pasteur,
Ce qui m'ennuie avec cette interprétation, c'est qu'elle laisse entendre que Dieu pourrait être la cause de cet "état de péché" qui caractérise notre condition native.
Vous distinguez à juste titre le Péché et les péchés. Mais si notre nature est dans une situation de Péché dès son origine, indépendamment de tout choix humain délibéré, si cette nature qui est la nôtre est celle qui est effectivement sortie des mains de Dieu, et telle que Dieu l'a Lui-même voulue, alors cela implique inévitablement que Dieu a voulu que l'homme fasse l'expérience de la souffrance et de la mort, et même qu'il a voulu (de volonté première) la mort de son Fils sur la Croix. Si l'on pousse votre raisonnement jusqu'au bout, alors Dieu aurait envoyé son Fils... pour nous délivrer d'une situation dans laquelle il nous aurait Lui-même placée! Drôle de représentation de Dieu, je trouve...
Il me paraît plus juste de voir dans le récit de la Genèse la révélation de ce que la Création divine, qui était originellement bonne (souvenez-vous du refrain du premier chapitre de la Genèse : "Et Dieu vit que cela était bon"), a été entraînée dans la Chute par la faute de l'homme qui a succombé aux suggestions du Malin.
Comment se représenter cette chute? Le récit d'Adam et Eve s'y essaye. Il s'agit là bien entendu d'un texte symbolique, mais qui renvoie cependant à une réalité, à un évènement qui s'est réellement produit et qui concerne toute l'humanité. Evènement bien mystérieux en vérité... En quoi a-t-il consisté concrètement? Cela me paraît aussi vain d'essayer de l'imaginer que de réfléchir à ce que sera notre condition transfigurée après notre résurrection. Mais là n'est pas l'essentiel. Ce qui importe à mes yeux, et ce qui me paraît être le coeur de la Révélation que Dieu a voulu faire à l'homme dans ces trois premiers chapitres de la Genèse, c'est que :
1°) le mal, la souffrance et la mort ne sont pas le fait de Dieu ;
2°) que l'homme lui-même n'est pas mauvais en soi, puisque le mal auquel il succombe lui est extérieur ;
3°) que la Création a été entraînée dans la Chute du fait du péché de l'homme (ce fameux péché originel qui est manifestement un péché d'orgueil -"vous serez comme des dieux" dit le serpent-  et non la peur ou l'angoisse comme vous le définissez, qui en sont davantage, selon le récit biblique lui-même, la conséquence) ;
4°) que la Création toute entière est marquée par les conséquences de cette chute (l'homme, la femme, le monde animal, et le sol lui-même ainsi que vous le rappelez fort justement - ce qui explique la prédation animale, les catastrophes naturelles...) ;
5°) que Dieu promet à l'homme qu'il ne le laissera pas indéfiniment dans cet état de péché (c'est la promesse de Rédemption en Genèse 3. 15), et qu'un jour viendra où la Création toute entière sera renouvelée et retrouvera son harmonie originelle (cf. Isaïe 11).

Eric George 25/11/2006 13:46

A part sur le point deux  (qui d'ailleurs me semble d'ailleurs contredire le point trois : comment l'homme aurait-il pu succomber au péché d'orgueil s'il n'y a pas de mal en lui ?) Nous sommes d'accord.  Y compris sur le point 3) : je ne suis pas très sur que l'angoisse dont je parle comme le refus d'assumer nos limites et l'orgueil soient si différents que celà.  Il n'est absolument pas question pour moi de faire de Dieu la source du mal. Mais je vous rappelle que sur la question de la création, je suis plutôt partisan d'une théologie du Process, c'est à dire que pour moi Dieu ne crée pas ex-nihilo (d'ailleurs aucun texte biblique ne montre Dieu créant à partir de rien et surtout pas celui de la Genèse), mais qu'il modèle une matière brute qui existe face à  lui. C'est dans cette matière brute et sa résistance à l'acte créateur de Dieu que je vois la cause du mal : la prédation du monde animal et végétal, l'orgueil et l'angoisse de l'humain entre autres...
Autrement dit, je ne crois absolument pas en un âge d'or passé où l'homme était conforme à la volonté de Dieu, je crois que ce moment nous est promis mais qu'il n'est pas encore arrivé. Dans cette compréhension, Dieu est encore plus dégagé du mal que dans une vision qui le voit comme laissant faire ou comme punissant. Il n'est que lutte contre le mal.
Un petit rappel : pour moi, le récit de la création ne parle pas du passé mais du présent
http://miettesdetheo.over-blog.com/article-1346758.html
http://miettesdetheo.over-blog.com/article-1123623.html
 

Matthieu 23/11/2006 22:46

Cher Pasteur,
Je ne suis pas sûr que vous ayez bien compris ce que voulait exprimer le Père Soubias.
Il ne situe pas l'existence d'Adam dans le temps historique que nous connaissons depuis le Big Bang, mais il affirme que ce monde matériel dans lequel nous vivons n'est pas le monde tel qu'il fut sorti des mains de Dieu : ce monde qui est le nôtre est manifestement un monde "cassé", profondément marqué par la violence et la prédation, et cela, dès l'origine, et bien avant l'apparition du premier hominidé.
Le péché originel dont parle l'Ecriture renvoi donc à un drame cosmique originel, qui a provoqué la "chute" de la Création toute entière, et qui explique la misère de notre condition historique ; ce drame n'est pas situable dans l'Histoire, mais il est pourtant bien réel (comme le Christ ressuscité lui-même n'est pas localisable dans notre monde, lors même qu'il est bien réel et vivant).
Cela dit, je suis bien d'accord avec vous pour dire que le récit du péché originel est évidemment symbolique (je préfère ce terme à celui de "mythique"), non parce qu'il raconterait une fable inventée de toute pièce, mais parce que la réalité qu'il évoque et qui n'appartient pas au monde historique présent - puisqu'elle en est justement à l'origine - est exprimée selon les schèmes de notre expérience actuelle. Elle est donc forcément inadéquate quant à la forme, tout en demeurant radicalement vraie sur le fond.

Eric George 24/11/2006 07:44

Effectivement, je reconnais tout à fait que l'explication du père Soubias ne m'a pas parue très claire. Il n'en reste pas moins que je préfère considérer le Péché comme un état et affirmer la délivrance par rapport à cet état qu'essayer de théoriser sur l'origine de cet état et le "drame cosmique" dont vous parlez me paraît sujet à bien trop de questions vaines... Je ne pense vraiment pas que les récits de création tentent de répondre à un "pourquoi ?" mais plutôt à un "pour quoi?". En d'autre terme, ce mythe (je préfère vraiment ce terme à celui de symbole) nous parle, à mon sens, de finalité et non pas de cause

Matthieu 22/11/2006 19:12

Adam et Eve ont-ils existé?
Je me permets de vous signaler ces trois intéressantes interventions du Père Hervé Soubias sur les ondes de Radio Notre Dame :
http://totus-tuus.over-blog.com/article-3709911.html

Eric George 22/11/2006 23:27

Navré Matthieu mais j'avoue ne pas vraiment comprendre où veut en venir le père Soubias dans ses interventions.Si j'ai bien entendu, la première auditrice lui pose la question des animaux préhistoriques qui étaient faits pour la prédations (et donc pas du  tout pour le paradis originel). Lui répond avec l'homme préhistorique qui était déjà l'homme déchu. Cela voudrait donc dire que l'Adam originel (qu'il nous est impossible d'imaginer) aurait donc péché et qu'après avoir été chassé du jardin d'Eden ( ce qui déjà n'est pas sans poser une tonne de questions), l'humanité aurait disparue de la surface de la terre pendant plusieurs millions d'année, laissant la place aux amibes puis aux premiers sauriens, puis aux dinosaures, puis aux premier mamifères avant de voir enfin émerger l'homme déchu... Ou alors la chute renvoie Adam et Eve au rang de protozoaires...J'avoue que cela me paraît une contorsion bien compliquée pour faire tenir ensemble une lecture fondamentaliste des récits de la création et les données de la science. Il me parait bien plus simple et satisfaisant de parler du mythe qui dit une vérité bien plus grande et plus importante que la réalité historique