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Mauritanie tour (5)

2 Février 2007 , Rédigé par Eric George Publié dans #Carnets de voyage

25 janvier
Ce matin, après avoir découvert autour du campement les traces des fennecs que je suis sûr d’avoir entendu pendant la nuit, nous repartons vers un oued que les dunes ont coupé en deux. C’est sur une grande plaine de sable que nous marchons, en discutant films d’épouvante, comics, astronomie et théologie (plaignez mes malheureux compagnons de voyage). C’est aussi l’occasion de voir plus de spécimen de la flore mauritanienne : coloquintes, pommiers de Sodome. C’est amusant, ceux ci ont besoin d’eau mais leur graines ne s’arrêtent que dans le sable, du coup on les voit nettement border les oueds.. Pendant la pause, à l’ombre de… devinez quoi… un acacias ! Bravo ! (en même temps, c’est à peu près le seul arbre dans le désert), le vent se lève. Si bien, que pour parer à toute éventualité de l’ombre d’une possibilité tempête de sable, nous revêtons une tenue (chèche sur le nez, lunettes de soleil, lunettes de protection par dessus le tout) qui ferait pâlir d’envie Ryu et Ayato (cherchez pas, c’est une référence pour téléphages né dans les années 70)
Ainsi harnachés, nous traversons Mecherguet (houlà, ce nom là,  j’aurais dû le noter, le mnémotechnique « misstinguette » me paraît assez douteux) « les dunes essaimées » qui portent magnifiquement leur nom. Non seulement le paysage est enchanteur mais nous avons la chance d’y croiser un fennec délogé par notre avant garde et que nous voyons (avec un brin d’envie pour sa légèreté et sa rapidité) galoper jusqu’en haut d’une dune. Désolé, je ne suis pas assez bon rédacteur de récit de voyage, ni sans doute assez bon photographe pour rendre justice à ces vues chaque fois plus belles que celles de la veille. (dès que j’ai toutes les autorisations du groupe je vous donne le lien vers le site de nos photos de voyage) La marche ne sera pas très longue aujourd’hui et c’est une chance pour moi car la fatigue ainsi qu’un petit coup de froid ( !?!) commencent à se faire sentir…
Un petit mot sur cet Islam qui me faisait tellement peur. En fait, mis à part la prière de nos chauffeurs et le chant des muezzin dans le petit matin de Ouadane, celui-ci se fait plutôt discret. Malgré notre promiscuité, je ne pense pas avoir jamais vu notre guide et nos chamelier prier, tout se passe rapidement, à l’abris des regards et, au bout du compte, avec ma Chouraqui à chaque pause, je donne plus dans le signe ostentatoire qu’eux… Les femmes sont certes voilées mais leur visage reste visible et elles ne sont finalement pas beaucoup moins emmitouflées que les hommes dans leur djellaba. Bref, on semble être ici plus dans le costume traditionnel que dans l’obligation religieuse… Ceci dit, les hommes ne portent pas tous le costume traditionnel alors que les femmes, si. Mais bon c’est intéressant de noter que l’Islam est plus discret dans cette république islamique qu’il ne peut l’être pour certains musulmans français… Cela me conforte dans ma compréhension de l’intégrisme comme une marque de fragilité…

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