Partager l'article ! Captain America : De la consolation à la récompense: J'ai toujours préféré les comics Marvel à ceux de DC. Pourtant ma rencontre avec les s ...
J'ai toujours préféré les comics Marvel à ceux de DC. Pourtant ma rencontre avec les superheros s'est faite avec Superman (le Donner de 1978). Mais,
si Batman trouve grâce à mes yeux (en grande partie grâce au Dark Knight de F. Miller), Spiderman, les X-men et consorts restent mes favoris. Bien sûr, la meilleure distribution de Marvel en
France n'est sans doute pas étrangère à cette préférence. Mais je crois que c'est surtout parce que pendant que Superman confronte s superpuissance à des menaces cosmiques, Spiderman lave son
costume au lavomatic du coin et les xmen jouent au baseball. Bref, les surhommes Marvel sont plus humains que super c'est ce qui fait leur intérêt. Un truc qu'ont bien compris les scénaristes
du Captain America de Johnston qui passe bien plus de temps à nous présenter Steve Rogers qu'à nous montrer les exploits de son alter ego costumé.
À mes yeux, c'est une très bonne idée. Sauf que du coup, disparaît la dimension évangélique du personnage. Dans le film
comme dans la BD, le frêle Steve Rogers se voit innoculer un serum qui fait de lui un "super-soldat" . Mais alors que le film nous montre à quel point l'intégrité, la ténacité, la générosité du
jeune homme le prédisposent à devenir un héro. Dans la BD, la seule raison pour laquelle Roger est
sélectionné, c'est sa faiblesse. Le film nous parle de récompense, la BD nous parle de consolation. En cela, je crois la BD plus évangélique, plus dans la lignée des béatitudes (Luc 6 ; 20-26) ou de la parabole du pauvre Lazare(Luc
X16 ; 19-31).
Évangélique aussi cette idée qu'un cadeau que l'on n'a pas mérité va transformer notre attitude. Steve Roger ne devient pas Captain America parce qu'il en est digne. Il devient digne d'être Captain America parce qu'on fait de lui Captain America. Je ne reçois pas la grâce parce que je m'en montre digne, ou capable. Je la reçois au delà de mes capacités, malgré moi, contre moi, même. Mais cette grâce me transforme, elle me conforme. Elle fait de moi une créature nouvelle. Calvin aurait parlé de sanctification. Plus vraisemblablement, il aurait interdit la lecture des comics aux pasteurs.
Novembre 2012
26 novembre
20h au Franklin
A Evreux
Café Biblique
"La prière"
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