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Joindre les mains, tendre la main

4 Février 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Petite théologie pas très sérieuse

mains.jpgDemandez et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira.

Matthieu VII, 7

 

Que ce soit à Dieu ou aux hommes, nous n'aimons pas beaucoup demander. C'est tellement mieux quand les choses sont faites sans qu'on ait demandé.

Demander, c'est se mettre à la merci d'un refus. C'est surtout admettre que nous avons besoin des autres. C'est abandonner notre vieux rêve d'autonomie. C'est reconnaître notre faiblesse.

C'est sans doute là qu'il faut rechercher la raison la plus profonde à notre malaise vis-à-vis de la prière de demande ; plus que dans le pieux "je n'ose pas déranger le Très Haut avec mes petits problèmes", bien plus que dans le révolté "de toute façon, il ne répond jamais", c'est parce qu'elle est l'aveu de notre précarité que la prière nous est difficile. Prière-précaire, si l'étymologie est douteuse, le lien théologique est évident.

Le carême s'approche, temps associé au jeûne et donc à la faim, temps rêvé pour redécouvrir notre fragilité, notre précarité et donc la prière.

 

Que ce temps de carême soit pour chacun de nous un temps de prière, prières spontanées, jaillissant de l'élan de notre coeur, prière coutumière du lever, du coucher ou du repas, prière en solitaire, en famille, ou en communauté.

Et si nous ne savons pas ou plus comment prier : pas d'inquiétude : l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables.

Romains VIII, 26

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