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Les mains en l'air

13 Juillet 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture

les-mains-en-l-air.jpgBlaise, Alice et Milena ont l'âge des messages secrets, des cachettes dans les caves, des glissades dans l'herbe et des provisions montées en douce dans les chambres. Un âge auquel on ne devrait pas se cacher de la police par crainte d'être expulsé.

En abordant la question des sans-papiers du point de vue de l'enfance, Goupil s'autorise un discours tranché, manichéen même.

Et pourtant si Les mains en l’air est une fable, son propos n’en est pas moins réaliste. On y voit des adultes paumés devant une question qui les dépasse. En effet si le parti pris est assumé, les objections ne sont toutefois pas complètement évacuées).

Ma plus grosse réserve concerne le traitement des policiers qui ne sont montrés que sous un jour négatifs : désagréables avec les adultes, menaçants et violents avec les enfants.

Ce bémol posé, le film sonne juste, porté par de jeunes acteurs qui jouent de vrais enfants. Pas des petits anges bien élevés, ces gamins sont d'épouvantables combinards. Pas des super cerveaux débrouillards, tout comme leur sortie les main en l'air, pourquoi les mains en l'air ? leur fugue tient plus du caprice et du jeu que du plan machiavélique : ils ne savent pas où ils vont.

Du coup, le film ne donne pas de leçon, il sonne comme un refus. Refus d'une politique de statistiques et de chiffre qui nie l'individu. Refus d'une culture de peur et de soupçon qui interdit l'amitié.

Les mains en l'air m'ouvre une nouvelle perspective sur le soyez pareil aux petits enfants : et si l'enfant était celui qui au nom de l'amour se rit de tous les calculs ? Et si, entrer dans le Royaume de Dieu c'était dire non aux règles du monde ?

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