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Les mercredis de Calvin (44) Voir plus loin que le sacrement

4 Novembre 2009 , Rédigé par Eric George Publié dans #Citations

Au cours de cette année Calvin, un passage hebdomadaire du Réformateur de Genève commenté, ou pas, par votre serviteur… Je ne suis absolument pas un spécialiste de la pensée de Calvin, il est possible que je dise des bêtises, mais c’est un auteur que j’aime bien lire.

 

Si le signe extérieur ne tire goût et saveur de la promesse, il n’y a ni sel ni sauce, comme on dit. Car que gagnons-nous qu’un homme mortel et terrestre nous jette de l’eau sur la tête en nous baptisant, si Jésus Christ ne prononçait du ciel que c’est lui qui nous purge et nettoie par son sang, qui nous renouvelle par son Esprit ? Que nous servirait-il de manger un petit morceau de pain et boire trois gouttes de vin, si cette voix ne résonnait d’en haut : que la chair de Jésus Christ est la vraie viande de nos âmes, son sang est vraiment le breuvage spirituel ? Ainsi c’est à bon droit que nous concluons que nous ne sommes point faits participants de Jésus Christ et de ses dons spirituels par le pain, le vin et l’eau, mais que nous sommes conduits à lui par la promesse à ce qu’il se donne à nous et qu’habitant en nous par foi, il accomplisse ce qui nous est promis et offert par les signes. Je ne vois point que c’est qu’on puisse trouver à redire à cette doctrine, sinon qu’on croie bien honorer les sacrements, s’arrêtant à ce qu’on y voie, sans entendre ce que Dieu y propose, ce qui ne serait qu’une singerie frivole.

C’est pourquoi nous avons derechef exhorté les fidèles en notre Accord de s’adresser à Jésus-Christ, afin de ne chercher ailleurs rien de tout ce qui leur est proposé aux sacrements, comme aussi les sacrements, étant gages ou arrhes de ce qui se trouve e Jésus-Christ renvoient seulement à lui (…) De fait, Jésus Christ, en ordonnant les sacrements, ne nous a point voulu enclore ou rendre captifs en des empêchements qui nous retinssent au monde, mais plutôt nous a dressé des échelles par lesquelles nous puissions monter en haut pour venir à Christ, lequel ne se trouvera point ailleurs. Or est-il ainsi que nous ne devons avoir contentement qu’en lui seul, autrement, je vous prie, que serait-ce ? Car il n’est pas mort et ressuscité pour nous envoyer à des éléments insensibles, afin d’y chercher notre salut, comme s’il n’en était plus la matière et la cause ; mais plutôt, voulant demeurer en son entier, nous a donné des aides pour nous amener à soi.

Accord sur les sacrements

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