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Les mercredis de Calvin (48) A qui appartiennent les biens de l'Eglise ?

2 Décembre 2009 , Rédigé par Eric George Publié dans #Citations

Au cours de cette année Calvin, un passage hebdomadaire du Réformateur de Genève commenté, ou pas, par votre serviteur… Je ne suis absolument pas un spécialiste de la pensée de Calvin, il est possible que je dise des bêtises, mais c’est un auteur que j’aime bien lire.

 

Il est souvent dit tant aux canons que par les anciens docteurs que tout ce que l’Eglise possède, ou en terre ou en argent, est le patrimoine des pauvres. Par suite, cette leçon y est souvent répétée aux évêques et aux diacres, que les richesses qu’ils manient ne sont pas à eux, mais destinée à la nécessité des pauvres et qu’ils seront coupables de meurtre s’ils les dissipent méchamment, ou s’il les retiennent pour eux. Ils sont admonestés de distribuer ce qui leur est confié, à ceux auquel il est dû, avec grande crainte et révérence, comme devant Dieu sans acception de personnes. De là viennent les déclarations publiques que font S. Chrysostome, S. Ambroise, S. Augustin et les autres, pour rendre témoignage au peuple de leur intégrité.

Or, d’autant que c’est chose équitable, et que Dieu l’a aussi ordonné en la Loi, que ceux qui s’emploient entièrement au service de l’Eglise soient entretenus du public ; et même qu’il y avait de ce temps-là beaucoup de prêtres qui faisaient oblation à Dieu de leurs patrimoines, se faisant pauvres volontaires : la distribution était telle, qu’on pourvoyait à la nourriture des ministres, et qu’on ne laissait point les pauvres en arrière. Cependant, il y avait bon ordre afin que les ministres, qui doivent être pour les autres un exemple de sobriété et de tempérance, n’eussent des gages excessifs pour en abuser en somptuosité et en délices, mais seulement pour s’entretenir en petit état. Pour cette cause, S. Jérôme dit, que si les clercs qui se peuvent entretenir du bien de leur maison, prennent du bien des pauvres, ils commettent un sacrilège et mangent leur condamnation.

Institution chrétienne Livre IV, §4 , 6

 

Le texte se passe de commentaire mais si on me ressort que Sola Scriptura, ça veut dire que les réformateurs n’ont tenu aucun compte ni des Pères ni de la Tradition, je mords…

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