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Night and day

19 Octobre 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture

knight-and-day-movie-review.jpgVous connaissez sans doute l’histoire de ce cavalier qu, dans la nuit et le brouillard, avait traversé à cheval le lac de Constance gelé. Arrivé sur l’autre rive, il s’effondra de frayeur en apprenant d’où il venait. Telle est la situation de l’homme quand le ciel s’ouvre, que la terre s’éclaire et qu’il nous est donné d’apprendre : « vous êtes sauvés par la grâce ». Nous ressemblons alors à ce cavalier effrayé. Car, n’est ce pas, quand on entend cela, on regarde involontairement en arrière et l’on se demande : où étais-je ? Au-dessus d’un abîme, dans le plus grand danger de mort ! Qu’ai-je fait ? La chose la plus insensée ! Qu’en était-il de moi ? J’étais un homme fini et maintenant sauvé, un rescapé qui n’y comprend rien.

Karl Barth. Prédication du 14 août 1955

 

Tom Cruise m'agace (sans doute ses appartenances religieuses y sont elles pour quelques choses (mais curieusement, Travolta m'agace moins)). En revanche, je suis, comme chaque fois sous le charme de Cameron Diaz... Night and Day reprend un thème assez classique : James Bond rencontre madame Tout-le-monde. Le cahier des charges est respecté : gags, romance et action spectaculaire. Le spectacle est convenu mais plaisant.

Pas vraiment de quoi proposer une relecture théologique, hormis une petite astuce très sympa : des moments clefs  (fuite d'une île en hélicoptère, sous le feu ennemis, évasion d'un hôpital surveillé par les services secrets) se passent complètement hors champ. Quand June ou Roy sont dans les vaps, ils ne vivent leur salut qu'à travers de brefs moments de lucidité, un visage flou, quelques paroles apaisante.

Je crois que nous vivons souvent notre salut de cette façon-là : semi-inconscients. C'est certes très frustrant et vexant : "comment ça, les moments clefs de ma vie échappent à mon contrôle ?" Mais au bout du compte, ça veut dire que ce n'est pas à nous d'échapper par nous même aux bombardements ou de tromper la surveillance des assassins. Et je trouve ça plutôt rassurant...

 

Sans Christ, nos chances de survie sont à 0, avec lui, elles passent à 100, sans lui  0, avec lui 100.(je sais, ça donne mieux à l'écran)

Alors, si on lui laissait les commandes ?

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