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Shutter Island

11 Mars 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture

shutter-island.jpgAttention, cet article est susceptible de contenir des révélations sur le scenario du film. Si vous voulez maintenir la surprise, il serait peut-être mieux de le lire plus tard.


Avec son dernier film, Martin Scorcese nous entraîne dans le monde de l'aliénation. Chic ! En utilisant le langage à la mode dans l’Eglise, on va pouvoir parler du péché. J’ironise un brin sur nos tics de langage, mais le fait est que ça marche.


En arrivant à Shutter Island, un pénitencier psychiatrique, pour enquêter sur la disparition d'une détenue, le marshall Teddy Daniels va se retrouver pris dans un véritable nasse. Si l'île symbolise bien cette captivité, il est rapidement évident que les barreaux de la cage de Daniels sont forgés par sa rancoeur, sa colère et sa culpabilité autant que par le complot des autres contre lui.

En nous présentant ainsi l'aliénation, Shutter Island me semble assez bien parler de ce que l'on nomme le pécher, cette blessure de l'homme qui le fait souffrir et le rend esclave. Tout d'abord, les chaînes du marshall sont multiples, aussi bien intérieures qu'extérieures or, il en va de même pour nous : on a trop souvent tendance à ne voir que l'aspect psychologique de l'aliénation de l'homme mais cette aliénation est aussi due à des facteurs extérieurs. Ensuite, les actes de Teddy Daniels découlent de son aliénation et non l'inverse. Ce ne sont pas mes péchés qui me rendent pécheur, mais c'est parce que je suis pécheur, captif de liens qui me sont imposé ou que je tisse moi-même, que je commet des péchés.

Enfin, le twist final (je sais, je devrais parler de coup de théâtre en bon français, mais en fait c’est tellement prévisible que « coup de théâtre » me semble un peu fort), le twist final disais-je me paraît s’accorder très bien avec l’Evangile : la captivité dans laquelle nous tient le péché est un mensonge, une illusion. Notre vérité n’est plus d’être esclave du péché qui conduit à la mort mais d’être sauvé, libéré, rendu à l’amour et à la vie par Jésus le Christ.


Qui me délivrera du corps de cette mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre sauveur.

Romains VII, 24-25

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