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Un tour à Londres (1)

28 Mai 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Carnets de voyage

 

DSC0027725 mai


14h55

Pas d'annonce particulière, juste une zone visiblement mieux gardée, mais visiblement c'est bien dans le "chunnel" que notre train s'est engagé. Eh bien, ils ont beau faire tout un simulacre d'aéroport à l'embarquement (on fait pas le même cirque pour aller en Allemagne ou en Belgique en train, il me semble), plonger sous la Manche m'effraye beaucoup moins que passer au-dessus.

C' est même un peu suspect, ce pasteur qui préfère descendre dans les profondeurs de l'abîme plutôt que de s'élever vers l'infini céleste.

Le projet "tunnel sous la Manche" est un vieux projet et les freins à sa réalisation ont été militaires plutôt que techniques. Décidément, la technique est toujours une affaire de frontières naturelles à franchir et j'avoue que dans le domaine géographique, cela ne me gène pas trop...

14h15 (heure locale)

Hey, j'ai a peine eu le temps d'écrire que nous voilà en plein air british. C'est amusant, les annonces se font maintenant d'abord en anglais (je me demandais justement si nous étions sur le territoire de Sa Majesté depuis que nous avions franchis la douane britanique.) Notre train aura un retard de 10 minutes, comme quoi, il n'y a pas qu'en France...

21h (heure locale)

Arrivés à bon port, il nous a été plus facile de trouver notre hotel que de sortir de la gare. C'est beau St Pancrace mais c'est compliqué et les travaux n'arrange rien.

Le temps de poser la valise (Laurence refuse que je joue avec le coffre fort mis à notre disposition), il est 15h. Nous optons pour longer Euston St. jusqu'à Regent's Park.

Une petite escale à la British Library, histoire de rêver devant la bibliothèque de George III (17m de haut, je ne suis pas sur de jamais trouver un presbytère qui me permettrait ça), nous jetons un coup d'oeil aussi aux documents exposés, mais assez rapidement : demain sera consacré au British Museum, ne nous épuisons pas trop vite.

Ce qui m'impressionne surtout à la British Library, c'est cette ambiance de lieu de vie : on y travaille bien sûr (bouquins, cours et ordinateurs portables occupent toutes les tables, mais aussi, on y mange, on y boit, on y discute. Je ne connais pas bien notre Bibliothèque Nationale, mais je n'y ai jamais ressenti une telle atmosphère. Quant à trouver les tables d'un restaurant qui ne sont réservées au consommateurs qu'entre 12h et 15h, là, je viens d'entrer dans la 5eme dimension.

Nous reprenons la route vers Regent's Park. C'est sympa, la plupart des passages piétons disent aux continentaux de quel côté regarder (bon du coup, on a un peu tendance à regarder le sol plutôt que le feu ou les voitures, mais bon), Trop tard pour prendre en photo le taxi rose pour Yaël, nous nous vengerons sur une maison. Aux abords du jardin, nous faisons la DSC00233connaissances des voitures de polices londoniennes : bleues et vert fluo (un vert fluo que nous retrouverons aussi sur les ambulances et les véhicules de pompiers) avec une sirène de jeu vidéo.

Petite ballade dans le parc, dont la tranquillité a son prix : pas de vélo, pas de jeux de balles, pas de skate (j'espère qu'il y a des endroits ou c'est permis). Ceci dit, je rêve de m'allonger sur la pelouse avec un bloc-notes ou un bouquin. C'est trop tôt pour la roseraie des jardin de la reine, mais j'imagine ce que ce doit être question couleur et parfum en pleine floraison (et si les couleurs sont variées, ça doit ressembler à un gigantesque camembert de Trivial Pursuit) Sur cette considération hautement jardinière, nous quittons le Regent's Park pour un petit crochet par Baker Street.

Contredisant la sentence du célèbre détective, la réalité a dû faire un effort pour rattraper la DSC00242fiction, il y a bien un 221 à Baker Street, la maison musée du personnage imaginaire qui a rendu la rue célèbre. Un petit saut dans la boutique de souvenir, le Bobby dans la rue, et les vendeuses en uniforme de femmes de chambres nous y attirent mais nous renonçons au musée, Laurence ne connait pas le personnage, et je ne suis pas assez fan pour comprendre toutes les allusions, juste assez pour savoir pourquoi Irène Adler est la reine du Professeur Moriarty sur le jeu d'échec. Ah, et la boutique ne vend ni cocaïne, ni seringue et je n'y ai même pas vu de Stradivarius. Ben et la légende alors ?

A deux pas, une boutique Beatles, moins folklorique et plus chère, tant pis pour le t-shirt Yellow submarine, je ferais mon coming-out hippie une autre fois.

Après toute cette marche, la fatigue commence à se faire sentir et nous décidons qu'il est temps de faire une pause. Angoisse : dans un pub, il faut aller chercher sa bière au bar, mais dans un salon de thè, comment ça se passe ? De toute façon, le temps que nous trouvions un endroit, il est 18h, le temps est plus au pub : pas de thé ni de scone donc mais une pinte de blanche pour Laurence et une de guiness pour moi (je suis un touriste et j'aime bien la guiness), et une part de gateau pour accompagner.

Du coup, après une brève consultation, nous décidons que nous avons la flemme de ressortir pour trouver un restau. Un passage à Prêt à Manger (en français dans le texte), pour acheter de quoi grignoter dans notre chambre.

Une partie de Baker Street sur le lit qui occupe tout l'espace pour rester dans l'ambiance et ce soir, nous nous coucherons tôt. Une dernière remarque pour ne pas terminer en mode pantouflard : pas vraiment de Londoniens hauts en couleur dans la foule, deux niqab (dont une accompagnée d'un mari en teue tout à fait occidental), un sikh en turban et t-shirt AC/DC, des collégiens en uniforme et un businessman en costume et parapluie (anachronique vu la météo) mais sans chapeau melon. Un regret aussi, les cabines téléphoniques rouges sont tellement recouvertes d'affichettes de téléphone rose qu'elles ressemblent à des vitrines de sexshop.

 

 

And now, a broken english translation of this diary for some friends and to make you understand the disaster’s extent when I have to speak English.

May, the 25th 14h55

No special announcement, just a protected area, but obviously our train is now in the chunnel. Well, they can copy the airport boarding (not such a big deal to go in Germany or Belgium by train), diving under the chunnel scares me less than flying above. It is quite suspect, isn’t it, this pastor who prefer go down the abyssal depths than rise to the heavenly infinite.

14h15 (local time) Hey I barely finished this chapter, that we are now breathing the british air. It's funny, ads are now in English first(I was wondering if we were on Hes Majesty’ territories since we crossed the british customs.) Our train will be a delay of 10 minutes That happens not only in France…

21h (local time)

Arrived safely, it was easier to find our hotel than to leave the station. St Pancras is beautiful DSC00244but it is complicated and the work does not help. Time to put the luggages in the bedroom (Laurence would not let me play with the safe at our disposal), it is 15h. We choose to walk along Euston St. to Regent's Park.

A short stop at the British Library, just to gaze at the library of George III (17m high, I am not sure I can ever find a presbytery that would allow me that), we take a look also to the documents on display but fast enough: tomorrow will be devoted to the British Museum, let’s save some energy. What impresses me most in the British Library is this atmosphere of a living place: they are working here, of course (books, courses and laptops are occupying every table, but also, they eat, they drink, they talk. I don’t know our Bibliothèque Nationale so well, but I've never felt such an atmosphere. And when restaurant tables are reserved for consumers only between 12 and 15h, it seems I just entered the 5th dimension.

Let’s go now to Regent's Park. It's fun, most of the crosswalks say to us, continental turist, which side to watch (actually, now we look to the ground rather than to the lights or the cars…). Damn ! Too late to take a picture of the pink cab for Yael, we will revenge with a pink house. On the edge of the garden, we discover London’s police cars : blue and fluorescent green fluorescent (a fluorescent green which we’ll find also on ambulances and fire vehicles) with a siren from a video game.

DSC00240Short walk through the park, the quiet has its price: no bikes, no ball games, no skate (I hope there are places where it is allowed). That said, I dream to lie down on the lawn with a notebook or a book. It's too early for the rose garden of the queen, but I imagine the colors and fragrances in full bloom (if the colors are varied, it must looks like a giant pie of Trivial Pursuit)

On this highly gardener consideration, we leave the Regent's Park for a quick detour to Baker Street. Contradicting the famous detective affirmation, reality has made an effort to catch up with fiction, there is now a 221 Baker Street : the house museum of imaginary character who made the famous street. A small jump in the souvenir shop, the Bobby on the street, vendors in maid uniform tempted us, but we give up the visit of the museum, Laurence don’t know the character well enough and I'm not fan enough to understand every allusions, just enough to know why Irene Adler is the queen of Professor Moriarty on the chess board. Oh, and the shop doesn’t sell cocaine neither needle and I didn’t even see a Stradivarius. Hey, what about the legend then?

Close by, The Beatles shop, less folklore and more expensive, let’s forget the Yellow Submarine t-shirt, I will do my hippie coming-out later... After all that walk, fatigue began to be felt and we decide it is time to pause.

Anxiety: in a pub, we have to take our beer at the bar, I know, but in a tearoom, how does it work? Anyway, the time we found a place, it is 18h, pub time, then : no tea or scone but then a pint of white ale for Laurence and a Guinness for myself (I'm a tourist and I like Guinness) and a slice of cake to accompany.

After a brief consultation, we decide that we are too lazy to find out a restaurant. We buy some snacks in Prêt à manger . A game of Baker Street on the bed that occupies the entire space to remain in the atmosphere and tonight we will sleep early.

One last point in a not complete stay-at-home mode: no real Londoners colorful characters in the crowd, two Niqab (one with a husband quite Western), a Sikh in turban and AC / DC t-shirt , schoolchildren in uniform and a businessman in a suit and umbrella (anachronistic by this hot and sunny weather) but no bowler. One regret, too, the red telephone boxes are so covered with posters of sexphone than they look like sexshop’s showcase..

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