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Vacances romaines (1)

2 Mars 2011 , Rédigé par Eric George Publié dans #Carnets de voyage

Sainte-Marie-Majeure--arriere-.jpgEt c’est ainsi que nous sommes allés à Rome.

Actes XXVIII, 14

 

24 février 2011

10h50

Charles de Gaulle

La fièvre révolutionnaire qui s’est emparée du Moyen Orient nous a conduit à repousser le voyage paroissial prévu en Egypte au mois d’octobre prochain. Mais s’il n’est pas toujours possible d’arriver au Caire, tous les chemins mènent à Rome et c’est là, qu’en lot de consolation, mes parents nous proposent de passer quelques jours.

Nous voici donc en salle d’embarquement au Terminal 2 de Roissy-Charles de Gaulle. Les enfants vont prendre l’avion pour la première fois et, avec eux, je vais découvrir Rome au rythme du programme que mon papa nous a concocté. Et comme ce serait dommage qu’un voyage ne soit pas l’occasion d’un de ces carnets de route sans aucun intérêt dont j’ai le secret, c’est parti !!!

 

21h40 Rome

Le vol s’est bien passé, à part un atterrissage un peu secoué. Très joli moment au dessus des Apes, Amos veut absolument attirer l’attention de sa petite sœur sur le paysage qui s’étend au dessous de nous. C’est dans ces moments-là qu’on obtient la certitude qu’au-delà des perpétuelles chamailleries, ils forment une vraie fratrie… D’un autre côté, si le même Amos voulait bien s’abstenir de crier « Youpi ! On va tous mourir ! » à chaque trou d’air, ça m’arrangerait.

R.A.S de l’aéroport jusqu’à la gare (ah si ! j’aime bien les séparations transparentes entre les compartiments du Léonardo). Petite marche de la gare vers notre hôtel, un hôtel étrange ou le 3ème étage est inaccessible par l’escalier (enfin, il y en a quand même un de secours, heureusement !) et où l’eau coule bruyamment dans les murs (mais je ne devrais pas me plaindre : Julia Roberts, elle, en Italie, elle n’avait pas l’eau courante (wow, j’aurais peut-être du revoir Dolce Vita ou au moins Vacances romaines avant de partir, parce que Mange, prie, aime pour toute référence cinématographique, ça va pas arranger mon image)

Une fois installés, nous remontons vers Sainte Praxede. Je n’ai lu aucun guide et je me laisse guider, aussi suis-je un peu surpris du choix de mon père : la basilique ne me semble avoir aucun intérêt : il y a bien cette mosaïque qui a l’air ancienne, mais tout est tellement sombre…

Et d’un coup, la phrase sibylline de mon père à propos de monnaie pour la lumière des églises s’éclaire et avec elle,Sainte-Praxele-2.jpg l’apocalypse carolingienne, pour quelques minutes en tout cas. Tiens, le pape présent n’a pas d’auréole mais une sorte de nimbe carré ! C’est parce qu’il était encore en vie à l’époque de la mosaïque. Il ne me reste plus qu’à essayer de trouver plus de renseignements sur la symbolique du carré et du cercle.

Nous paierons aussi pour voir s’illuminer le reliquaire de la colonne de la flagellation. Quel dommage ! Le génie publicitaire qui a eu l’idée de vendre un morceau de colonne en prétendant que le Christ y avait été attaché pendant sa passion ne sera jamais connu…

Mais plus encore que dans la jolie vierge à l’enfant, l’intérêt de la chapelle réside dans ces magnifiques Pierre et Paul débordant d’énergie et de vie qui montrent le trône. A l’extérieur de la chapelle, un autre mystère : deux arches entourent la porte. Jésus et ses apôtres, jusqu’ici c’est normal, mais juste en dessous, Marie, 2 moines et 10 femmes. Qui sont elles ? Pas d’indication dans nos guides. Faudra continuer les recherches…Joli mot de Yaël en sortant : « Regarde papa : Jésus sous forme humaine !

- Euh… sous quelle autre forme le connais-tu ?

- Mais non ! Je voulais dire à taille humaine…

En fait, le crucifix est deux fois plus grand.

 

Ensuite, nous nous dirigeons vers la voisine Sainte Marie Majeure dont nous avions déjà pu admirer l’arrière, plus beau que l’avant coincé entre deux bâtiments plus récents (je ne devrais peut-être pas déjà faire des commentaire sur le derrière de Sainte Marie Majeure, mais bon…) En tout cas, bâtiments plus récents ou pas, l’entrée baroque me laisse de marbre (arf). Mais je pense que la Contre Réforme aura peu de chance de me séduire…

Quant à l’intérieur, que dire ? C’est grand, c’est vide et ça trouve quand même le moyen d’être luxueux. De nouveau l’éclairage est payant. Un euro pour le fond, un euro pour les côtés… Et dans la pénombre, je me fais la réflexion que l’emblême du Vatican ressemble beaucoup à celui de la piraterie…

Pas le temps de vraiment détailler la fresque du chœur, pas envie de m’attarder sur la très macabre statue de Pie IX, pas de commentaire sur les vrais morceaux de la crèche mais nous nous arrêtons plus longtemps (en payant plus cher, mais Yael est ravie de mettre des pièces dans la machine) sur Sainte-Marie-Majeure--Pie-IX-.jpgles mosaïques d’histoire sainte sur les côtés. Les épisodes choisis semblent aller de la Genèse jusqu’au livre de Josué. Un choix assez étrange où la dot de Rebecca côtoie (enfin p as au sens propre, quand même !) l’arrêt de la course du soleil. J’aimerais avoir des jumelles, les mosaïques ont l’air belles mais elles sont trop hautes pour qu’on les voit tout à fait distinctement, et la lumière s’éteint terriblement vite. Cette fois, c’est Laure nce qui fait du mauvais esprit parpaillot : « pas étonnant que les cathos connaissent si mal la Bible, vu le prix de la minute de catéchisme… » Tsss, les protestants sont insupportables à Rome…

Après cette fin d’après midi en prélude prometteur, nous réservons au restaurant en retournant vers l’hôtel. Une pizza (délicieuse, comme il se doit), ces quelques notes et au lit !!!!

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