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Walk like an Egyptian (11)

14 Novembre 2011 , Rédigé par Eric George Publié dans #Carnets de voyage

DSC01420.JPG1er/11/2011

9h : J’ai mal dormi cette nuit. Et ce n’est pas seulement à cause du muezzin du port d’Alexandrie qui avait braqué ses haut-parleur vers notre chambre pour être bien sûr qu’on entendrait bien sa mélodie (encore la même que depuis le début du voyage, mais plus fort). Peut-être le luxe de l’hôtel, en principe plutôt destiné au pontes de la pétro-industrie qu’aux touristes. Ou, plus probablement, le retour des préoccupations du quotidien. Notre parenthèse égyptienne est en train de se refermer doucement…

11h20

Petite halte derrière l’amphithéâtre que l’hôtel nous annoncé être fermé. Ce serait une aubaine pour le petit cireur de chaussures (le premier que je vois) si nous ne portions pas tous des sandales… En tout cas, c’est une riche idée de quand même faire un détour pour le voir de l’extérieur, cela nous permet de constater qu’il est ouvert. Jamais faire confiance aux hôtels (ou plutôt : toujours vérifier l’information). En fait d’amphithéâtre, c’est un odéon. Et bien sûr, le seul moyen que trouvent mes parpaillots pour tester l’acoustique, c’est d’entonner « A toi la gloire »…

Traversée du marché qui commence à s’installer (c'est-à-dire que les commerçants commencent à s’installer sur la  route) pour aller aux catacombes afin d’y découvrir un curieux mélange de styles égyptien et greco-romain puis un petit tour de la colonne Pompée pour vérifier que le soleil et le marbre sont une association pas toujours heureuse. Il fait plus frais à Alexandrie mais à cause de la réverbération, je n’ai jamais autant souffert de la chaleur pendant notre voyage que durant ce petit tour… Et nouvelle traversée du marché, cette fois bien installé. Nous découvrons un commerce nouveau : les marchands de moitié de voiture (moitié arrière pour le bas de la rue, moitié avant pour le haut de la rue). Eh bien sûr comme toujours, les commerçants s’installent sur la route, ne reculant que lorsque le tramway arrive, les boutiques en dur râlent parce que du coup, ces boutiques mobiles leurs piquent la clientèle (on se croirait dans une discussion sur les boutiques en ligne et les boutiques en dur…)

Bref, un nombre incalculable de scènes de rue, que j’oublie au fur et à mesure. Déjà que j’ai du mal à retenir toutes les explications d’Aischa….

13h25

Aischa profite du musée d’Alexandrie pour nous expliquer le pourquoi de la posture si particulière des personnages des bas reliefs. (Cette posture à laquelle vous devez ma référence à un fleuron de la décadence pop des années 80) Il s’agit de représenter en deux dimensions la meilleure perspective (celle qui permettra de donner le plus de détails) de chaque partie du corps : le visage de profil, l’œil de face, le torse de face, la poitrine des femmes de profil. De plus, elle nous fait remarquer que dans la représentation des couples, c’est toujours la femme qui enlace l’homme. Ce qui est amusant c’est qu’on retrouve la mêmeDSC01408.JPG position quand le dieu enlace le roi…

Tout en admirant de jolies pièces, nous enjambons les étudiant(e)s assis(e)s par terre pour dessiner, MP3 à l’oreille.

Petite note, les égyptiens sont de plus en plus nombreux à fréquenter leurs musées (qui sont quasiment gratuits pour eux) et c’est une très bonne chose, se réjouit Jean Paul. Il y a encore 20 ans, les livres d’école ne faisaient commencer l’histoire de l’Egypte que lors de l’arrivée de l’Islam…

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