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Walk like an Egyptian (4)

5 Novembre 2011 , Rédigé par Eric George Publié dans #Carnets de voyage

DSC0017926 octobre

4h Entre Assouan et Abou Simbel

La journée d’hier a été plutôt calme. On ne saura pas si le gamin qui a collé sa petite sœur dans les bras de Laurence à la gare était fier de nous montrer son anglais ou s’il voulait une pièce. En tout cas, l’attirail des enfants : lunettes ou appareil dentaire l’intriguait beaucoup…

Après le train, un peu de bus pour aller prendre un bateau histoire d’aller manger dans un restaurant Nubien. Cette fois, j’évite de m’installer à une table George, cela me permet de payer une partie de mes dettes. L’éternel anxieux que je suis avais promis un café si on arrivait avec trop d’avance à l’aéroport à Paris…

Après le déjeuner et une fois la monnaie rendue - ce qui est toujours problématiques, les égyptiens ne sont pas plus malhonnêtes que les autres mais ils ne connaissent pas le fond de caisse et n’ont jamais la monnaie – petite ballade en bateau sur le Nil (un bonus qu’Aischa nous a fortement incités à prendre). C’est vrai que c’est magnifique et que c’est une vraie respiration. Mais jouons les ronchons de service : avec le bruit permanent du moteur, c’est difficile de qualifier la ballade de reposante…

Beaucoup d’oiseaux, quelques jolies scènes de la vie sur le Nil, un bétonnage pas toujoursDSC00111 heureux aussi (la palme à la tour de ce restaurant panoramique : c’est sans doute un argument de poids : « si vous ne voulez pas la voir : mangez dedans ! ». Et en plus nous découvrirons en soirée qu’elle change de couleur pendant la nuit. Kitchissime. !) Un jeune pagaye jusqu’à nous sur une planche pour s’accrocher au bateau et  nous chanter des chansons en français. Il sera déçu, nous sommes surtout passionnés par les oiseaux (dont j’ai bien sûr oublié tous les noms) et par Aischa qui nous raconte les barrages. La technologie est venue remplacer la religion pour domestiquer le dieu Nil. Mais tout n’est pas encore au point : si l’eau est canalisée, le limon fertile, lui, est perdu et la dessalinisation par le Nil interrompue…

En fin d’après midi, je prends le risque de proposer un premier exposé biblique alors que la concurrence est rude : piscine de l’hôtel et ballade dans Assouan. Pourtant tout le monde (excepté les enfants) sera là pour écouter une introduction embrouillée sur le réel et le vrai, l’histoire et la Bible. Décidément, je ne suis pas un bon avocat de l’historico-critique… Les prochains exposés seront plus faciles (si je n’ai pas découragé tout le monde. Si c’est le cas, je prendrai des vacances, je tiens beaucoup à ce que les études bibliques restent facultatives)

Ce matin, pour 19 d’entre nous, lever à 3h et départ pour Abou Simbel. C’est dans le car que j’écris ces lignes et si j’arrive à me relire, ça tiendra du miracle (note du secrétaire : halleluïa !), un car qui a bien failli ne pas partir pour cause de grêve de la police. « Vous avez l’habitude, mais pour nous, c’est nouveau » plaisante Aischa. Oui, depuis longtemps les départs se font en convois : 60 bus qui partent en même temps (180 quand en saison normale) escortés par la police (enfin escortés, c’est un grand mot, un policier dans chaque car (ou bien juste en tête et en queue du convoi), interdiction de doubler pour le car qui ferme le convoi, c'est-à-dire le notre : nous avons le car le moins remplis donc le dernier afin qu’il puisse ramasser les éventuels délaissés par une panne mécanique.

Mais ce qui me frappe surtout, c’est le désert dans lequel nous nous retrouvons après nous être éloignés d’à peine 5km du Nil.

 

10h10

Fin de la visite d’Abou Simbel. Effectivement, il aurait été dommage de rater cela. J’imagine quand mê me la tête des architectes de Ramsès II quand celui-ci se levait en leur disant « Eh les gars, j’ai une idée : on va prendre cette falaise de granit pour y creuser un temple ! En plus on va s’arranger pour DSC00177que le soleil frappe 2 fois par ans, 3 des 4 statues qui sont au fond du temple. Allez, au boulot ! Et tant que vous y serez, vous en ferez un plus petit pour mon épouse. »

D’un autre côté, quand l’UNESCO décide de faire des devis pour déplacer ces temples afin de leur éviter l’engloutissement (construction du haut barrage…), ça doit être pas mal non plus.

Je pense que nous serons encore confrontés à la mégalomanie des pharaons, en particulier à celle de Ramsès II. Si j’ai bien compris, Aischa est en train de nous expliquer comment elle compte expédier les visites de cet après midi (temple de Philae, obélisque inachevée et Haut barrage) pour que nous ayons le temps de visiter une fabrique de coton. Première halte commerciale en vue…

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