Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Walk like an egyptian (9)

11 Novembre 2011 , Rédigé par Eric George Publié dans #Carnets de voyage

DSC01172.JPG31 octobre

6h25

Bon, ça n’a pas raté, je me suis effondré sans avoir eu le courage d’écrire quoique ce soit sur la journée d’hier. Allons-y donc

Pendant qu’Aischa nous explique l’histoire d’Egypte, nous apercevons les pyramides entre les immeubles, mais cet imbécile de car fait exprès de ne s’arrêter que devant des arbres ou des poteaux. Je comprends mieux pourquoi on ne voit les pyramides que sur fond de désert…

Il était impensable de passer en Egypte sans voir le plateau de Giza (c’est du dernier snobisme, non, d’écrire Giza au lieu de Gizeh ?) et c’est vrai que le site est grandiose mais ce n’est pas le plus passionnant, à mon humble avis. Et qu’est ce que les vendeurs sont pénibles… Ici, ils se comportent vraiment en chasseur : mieux vaut ne pas s’éloigner du troupeau. Surtout quand on est une femme rousse aux yeux bleus. Fabienne l’apprendra à ses dépens : trois policiers s’associent à un chamelier pour la faire grimper de force sur un dromadaire et lui extorquer les trois euros d’usage. C’est pas du vol, juste une méthode commerciale qui confine au racket… (Madian sera plus rusé : s’il monte sur un chameau, il laisse d’autre payer pour lui. Merci Uschi !

On nous fait ensuite enfiler des palmes (ce doit être l’équivalent égDSC01189.JPGyptien du gilet de sauvetage) pour visiter la barque solaire de Khéops, un puzzle de 1200 pièces, long d’une quarantaine de mètre et vieux de 4500 ans. Barque solaire ou barque d’apparat ? La question reste posée. Si c’était une barque solaire, c'est-à-dire le véhicule dans lequel le pharaon devait accompagner le soleil dans son voyage souterrain, l’immortalité commençait par une sérieuse épreuve de patience : la barque était fournie en kit…

Si le désert est toujours magnifique, j’aime bien la vue sur le Caire et sa pollution, aussi. Ensuite, descente vers le sphinx. Là, j’avoue que le sphinx et la pierre du songe m’amusent moins que le groupe de collégiens qui vient nous encercler, non pas pour nous vendre quelque chose, mais juste pour échanger quelques mots d’anglais. J’incite les enfants à répondre mais seule Yaël se lancera, ce qui ravit Aya, la plus délurée et souriante du groupe : pas de voile et c’est elle qui insiste le plus « What’s your name ? » « Where are you from ? » Welcome to Cairo ! »

7h30

En tout cas, Uderzo et Goscinny ont dû passer en Egypte. Le marché de souvenirs devant le sphinx, c’est tout à fait ça (les auvents en moins, quand même) (d’ailleurs je regrette de ne pas avoir apporté Asterix et Cléopâtre, Aischa ne semble pas connaître la véritable raison du nez manquant)

A midi, grillades. Délicieuses (à part dans le train, on mange bien en Egypte). Je profite du calme du restaurant pour accepter de donner un billet de 20 euros à un serveur en échange de petite monnaie. Mauvaise idée : cela attire les musiciens qui nous font découvrir une nouvelle forme de harcèlement des touristes : la torture auditive jusqu’à ce qu’on paye pour qu’ils s’éloignent… Pas grave : on a fini notre dessert. A la sortie, un tour de chameau pour Amos, Yaël et Sophie qui piaffaient de jalousie par rapport à Madian. Cette fois, c’est un euro le tour…

Après le repas, direction Sakkarah, la plus ancienne nécropole et les premiers bâtiments de pierres. En effet, les bâtiments des vivants (palais royaux y compris) étaient en brique alors que pour les dieux et les morts, les bâtiments sont en pierre. Une petite énigme dans une mastaba : sur une très jolie fresque, deux porteurs ont été martelés, seulement deux. Alors qu’ils sont tous identiques. Pourquoi ? Hypothèses de l’égyptologue de comptoir : soit les peintres et tailleurs se sont ratés (et le martelage devient l’équivalent du coup de blanco), soit les porteurs martelés ont été virés pour incompétence et leur patron ne tenait surtout pas à se les fader pour l’éternité.

Intéressante aussi cette pyramide à niveaux, pyramide imprévue puisque Imothep après avoir empilé gradin sur DSC01235.JPGgradin pour faire plus grand, s’est rendu compte que la forme pyramidale, c’était pas mal. En tout cas, je note que les modernes sont encore plus sympas avec les pharaons morts que leurs contemporains. Si les bâtisseurs avaient laissé deux trous devant les yeux de la statue de Djeser, pour qu’elle puisse voir du monde, nous on l’a carrément amenée au musée…

Sakkarah c’est aussi beaucoup moins de harcèlement qu’à Giza. Un des gardiens perdra quand même un pourboire, il a tellement insisté pendant que j’étais en train d’essayer d’extraire une pièce de mon rouleau de 20 centimes, que je me suis cogné la tête. Du coup je ne lui ai rien laissé. Ah mais !D’après Jean Paul, la différence est due au fait qu’à Giza, les vendeurs sont les voyous des faubourgs, alors qu’à Sakkarah ce sont les paysans du coin.

Après Sakkarah, direction Memphis. Ou plutôt ce qu’il en reste. Quelques statues exposées au milieu d’un petit village pas très fréquenté par les touristes : le prix de l’eau et des cartes postales ont sensiblement baissé. La colossale statue effondrée de Ramsès II nous permet de vérifier sous son pagne : effectivement le pharaon avait un truc à compenser…

Sur la route de Memphis, pas besoin d’un air idiot pour me bercer, j’ai beau aimer les scènes de rues, mes yeux se ferment tous seuls…

Arrêt à un magasin de papyrus. Cette fois, au moins, on nous explique un peu comment on fait le papyrus… Les enfants ont été super pendant le voyage, ils méritent bien les papyrus que nous leur achetons…DSC01198.JPG

Ensuite retour à l’hôtel du premier soir au milieu des bouchon. Je joue aux colons de Catane avec Amos ce qui m’évite de me rendormir. A l’hôtel, mauvaise surprise : le porteur attend visiblement un pourboire et fait la gueule devant nos 50 centimes d’euro (pourtant le double du pourboire indiqué par Jean Paul) J’aurai l’explication le lendemain (c'est-à-dire aujourd’hui) : les porteurs ne savaient pas que leurs pourboires étaient versés par l’agence. « Ils sont vraiment cons des fois, ça fait des années que je viens et c’est toujours le même système… » Il est 8h40, cela fait une heure que nous roulons et nous sortons tout juste du Caire. Je pense que les égyptologues se sont plantés : les longues files de personnages qu’ils ont pris pour des processions étaient en fait les bouchons de l’époque…

Au moins, mes prochaines notes concerneront la journée d’aujourd’hui…

Partager cet article

Commenter cet article