Au cours de cette année Calvin, un passage hebdomadaire du Réformateur de Genève commenté, ou pas, par votreserviteur… Je ne suis absolument pas un spécialiste de la pensée de Calvin, il est possible que je dise des bêtises, mais c’est un auteur que j’aime bien lire.
Nous voyons donc de quelle source est procédée cette exclamation : MON DIEU MON DIEU, et semblablement cette complainte qui suit immédiatement : POURQUOI M’AS-TU LAISSE ? Car lorsque la véhémence de la douleur et l’infirmité de la chair lui tiraient cette parole : Hélas, je suis délaissé de Dieu, de peur qu’étant en telle angoisse, il ne vint à défaillir, la foi lui met une correction en la bouchement tellement qu’il appelle assurément son Dieu celui duquel il pense être abandonné. Même nous voyons qu’il a donné le premier lieu à la foi : car avant qu’il se donne congé d’entrer en cette complainte, pour prévenir il proclame en premier lieu que c’est néanmoins en son Dieu qu’il a son refuge. Et certes, d’autant que si tôt que les affections de notre chair viennent à s’émouvoir, on ne les peut aisément retenir, même nous font sortir hors des bornes de raison, il est bon de les réprimer dès le beau commencement.
Par ainsi, David a gardé bon ordre, opposant sa foi à sa douleur, et modérant par une sainte invocation la grandeur des maux qu’il déplore ensuite. Car s’il eût dit simplement et précisément : Seigneur, pourquoi m’as-tu abandonné ? , il eût semblé par une complainte si amère murmurer contre Dieu, même il y eu un bien grand danger que quelque amertume excessive de douleur eût infesté son cœur. Mais faisant à l’encontre d’un tel murmure un rempart de sa foi, il tient tous ses sens en bride, à ce qu’ils ne débordent point outre mesure.
Et cette répétition n’est pas superflue, quand il appelle deux fois son Dieu ; et même un peu après, il répète les mêmes mots pour la troisième fois. Car d’autant que le combat est rude et difficile avec cette espèce de tentation, quand Dieu, comme s’il avait quitté tout soin de nous, passe par-dessus nos misères et gémissements comme ne les voyant pas, voilà pourquoi David insiste davantage à chercher confirmation. Car la foi ne gagne pas la bataille dès la première rencontre, mais après maints coups rués, et avoir été agitée en diverses sortes, enfin elle sort victorieuse.
Cependant, je ne dis pas que David ait été si vaillant et courageux champion que sa foi n’ait été ébranlée. Car quoi que les fidèles fassent tous leurs efforts de dompter leurs affections charnelles pour s’assujettir et dédier totalement à Dieu, néanmoins il y a toujours de l’infirmité en eux. Voilà d’où procède ce clochement de Jacob dont il ets fait mention en Moïse : car bien qu’il gagna le combat, néanmoins il porta toujours la marque de son défaut vicieux. Par tels exemples, Dieu incite les siens à persévérance, de peur que touchés du sentiment de leur infirmité, ils ne viennent à perdre courage. Voici la mesure qu’il nous convient de tenir, que toutes les fois que notre chair se révolte et comme une tempête impétueuse nous transporte à impatience, qu’au contraire nous tenions bon contre elle, et que nous prenions peine d’empêcher ses efforts. En ce faisait, il est bien vrai que nous serons agités et tourmentés, mais néanmoins la foi ne sera pas noyée, mais sera toujours préservée du naufrage.
Commentaire sur le Psaume 22
Au cours de cette année Calvin, un passage hebdomadaire du Réformateur de Genève commenté, ou pas, par
votre serviteur… Je ne suis absolument pas un spécialiste de
la pensée de Calvin, il est possible que je dise des bêtises, mais c’est un auteur que j’aime bien lire.
Nous commencerons donc par la loi morale. Elle contient deux articles, dont l’un nous commande de simplement honorer Dieu par pure foi et piété, et l’autre d’être conjoints à notre prochain par vrai amour ; pour cette cause elle est la vraie et éternelle règle de justice, ordonnée à tous les hommes en quelque pays qu’ils soient, ou en quelque temps qu’ils vivent, s’ils veulent régler leur vie selon la volonté de Dieu . Car c’est sa volonté éternelle et immuable, qu’il soit honoré de nous tous, et que nous nous aimions mutuellement les uns les autres.
La loi cérémonielle a été une pédagogie des Juifs, c'est-à-dire doctrine puérile, qu’il a plu à notre Seigneur de donner à ce peuple-là comme une éducation de son enfance, jusqu’à ce que le temps de la plénitude vînt, dans lequel il manifestât les choses qui étaient alors figurées en ombre (Gal III, 24 IV, 4)
La loi judiciaire qui leur était baillée pour police, leur enseignait certaines règles de justice et d’équité pour vivre paisiblement ensemble, sans faire nuisance les uns aux autres.
Or, comme l’éducation des cérémonies appartenait à la doctrine de piété, qui est le premier point de la loi morale – bien qu’elle nourrît l’Eglise judaïque en la révérence de Dieu – toutefois elle était distincte de la vraie piété ; aussi pareillement, bien que leur loi judiciaire ne tendit à d’autre fin que la conservation de cette même charité qui est commandée en la Loi de Dieu, toutefois elle avait sa propriété distincte, qui n’était pas contenue sous le commandement de charité. Comme donc les cérémonies ont été abrogées, al vraie religion et piété demeurant en son entier ; aussi lesdites lois judiciaires peuvent être cassées et abolies sans violer aucunement le devoir de charité. Or, si cela est vrai – ce qui est certain – la liberté est laissée à toutes les nations de se faire de telles lois qu’elles aviseront leur être expédientes, lesquelles néanmoins soient compassées à la règle éternelle de charité, de sorte qu’ayant seulement différentes formes, elles viennent à un même but.
Institution chrétienne Livre IV §20. 15
Au cours de cette année Calvin, un passage hebdomadaire du Réformateur de Genève commenté, ou pas, par votre serviteur… Je ne suis absolument pas un spécialiste de la pensée de Calvin, il est possible
que je dise des bêtises, mais c’est un auteur que j’aime bien lire.
Pour conclure, il faut brièvement noter qu’il ne nous est point recommandé d’obéir à nos parents sinon en Dieu (Ephésien VI, 1), ce qui n’est point obscur par le fondement que nous avons mis ; car ils président sur nous en tant que Dieu les a élus, leur communiquant quelque portion de son honneur. Ainsi, la sujétion qui leur est rendue doit être comme un degré pour nous conduire à la révérence de lui, qui est le souverain Père. C’est pourquoi s’ils nous veulent faire transgresser sa Loi, ce n’est pas raisonnable que nous les considérions pères, mais nous doivent être lors tenus pour étrangers qui veulent nous détourner de l’obéissance de notre vrai père.
Il faut avoir un même jugement de nos princes, seigneurs et supérieurs, car ce serait une chose trop déraisonnable, que leur prééminence valût quelque chose pour abaisser la hautesse de Dieu, vu qu’elle en dépend et la doit plutôt augmenter, qu’amoindrir, confirmer que violer.
Institution chrétienne Livre II §7. 38
En commentant le 5eme commandement, Calvin a insisté sur le fait que l’obéissance ne tient pas à ce que nos supérieurs s’en montrent dignes ou non. En revanche, il y a bien une limite à cette obéissance. Seulement ce n’est pas nous qui la fixons en fonction de notre bon plaisir, en nous prétendant juges de ceux qui ont autorité sur nous. La limite donnée est que l’autorité ne saurait nous opposer à Dieu. Si l’on se souvient que l’amour de Dieu et du prochain sont indissociables, le discours est clair : nulle autorité ne saurait me contraindre de nuire à mon prochain, nulle autorité ne saurait m’interdire de me porter au secours de mon prochain… Une limite lourde de conséquence.
Au
cours de cette année Calvin, un passage hebdomadaire du Réformateur de Genève commenté, ou pas, par votre serviteur… Je ne suis absolument pas un spécialiste de la pensée de Calvin, il est possible que je dise des bêtises, mais c’est un auteur que
j’aime bien lire.
Il est souvent dit tant aux canons que par les anciens docteurs que tout ce que l’Eglise possède, ou en terre ou en argent, est le patrimoine des pauvres. Par suite, cette leçon y est souvent répétée aux évêques et aux diacres, que les richesses qu’ils manient ne sont pas à eux, mais destinée à la nécessité des pauvres et qu’ils seront coupables de meurtre s’ils les dissipent méchamment, ou s’il les retiennent pour eux. Ils sont admonestés de distribuer ce qui leur est confié, à ceux auquel il est dû, avec grande crainte et révérence, comme devant Dieu sans acception de personnes. De là viennent les déclarations publiques que font S. Chrysostome, S. Ambroise, S. Augustin et les autres, pour rendre témoignage au peuple de leur intégrité.
Or, d’autant que c’est chose équitable, et que Dieu l’a aussi ordonné en la Loi, que ceux qui s’emploient entièrement au service de l’Eglise soient entretenus du public ; et même qu’il y avait de ce temps-là beaucoup de prêtres qui faisaient oblation à Dieu de leurs patrimoines, se faisant pauvres volontaires : la distribution était telle, qu’on pourvoyait à la nourriture des ministres, et qu’on ne laissait point les pauvres en arrière. Cependant, il y avait bon ordre afin que les ministres, qui doivent être pour les autres un exemple de sobriété et de tempérance, n’eussent des gages excessifs pour en abuser en somptuosité et en délices, mais seulement pour s’entretenir en petit état. Pour cette cause, S. Jérôme dit, que si les clercs qui se peuvent entretenir du bien de leur maison, prennent du bien des pauvres, ils commettent un sacrilège et mangent leur condamnation.
Institution chrétienne Livre IV, §4 , 6
Le texte se passe de commentaire mais si on me ressort que Sola Scriptura, ça veut dire que les réformateurs n’ont tenu aucun compte ni des Pères ni de la Tradition, je mords…
Au cours de cette année Calvin, un passage hebdomadaire du Réformateur de Genève commenté, ou pas, par votre serviteur… Je ne suis absolument pas un spécialiste de la pensée de Calvin, il est possible que je dise des bêtises, mais c’est un auteur que j’aime bien lire.
Quelle est la principale fin de la vie humaine ? C’est de connaître Dieu. Parce que Dieu nous a créés et mis au monde pour être glorifié par nous. Et il est bien raisonnable que, puisqu’il est l’auteur de notre vie, nous la rapportions toute à sa gloire. Quel est le souverain bien des hommes ? Cela même. Parce que sans cela notre condition serait plus malheureuse que celle des bêtes.
Nous voyons donc par là, qu’il n’y a pas de malheur si grand que de ne pas vivre selon Dieu ? Il est vrai (…)
Quelle est a manière de le bien honorer ? C’est que nous mettions toute notre confiance en lui ; que nous le servions, en obéissant à sa volonté ; que nous l’invoquions dans toutes nos nécessités, cherchant en lui notre salut et notre bonheur ; et qu’enfin, nous reconnaissons du cœur et de la bouche que toutes sortes de bien viennent de lui seul
Catéchisme de Genève

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