2 Mai
Izmir Istanbul Paris
Nous quittons Izmir. Je regarde un peu le paysage par-dessus l’aile et je reprends mon récit.
Après le lapin de l’évêque, petit tour vers l’agora de l’ancienne Smyrne. Le site est fermé, est-ce l’heure ou le 1er mai ? Peu importe, nous balader au milieu des morceaux de colonnes n’aurait pas apporté grand-chose. Et puis le vrai bonheur, c’est le petit tour dans les ruelles les plus pauvres d’Izmir, enfin un peu de vraie vie au-delà des hôtels et des sites touristiques. La pauvreté est bien présente mais l’ambiance est bonne quoique je n’ose pas acheter du piment au kilo.
Autre plaisir, le verre de raki de l’amitié que nous partageons avec Umit sur le port. Tiens, pas d’alcool en terrasse : pour du raki il faut s’installer en salle. Prudence pour éviter que l’alcool nous fasse tomber à la mer ou limite de la laïcité turque ? Je pencherai plutôt pour la deuxième hypothèse. En tout cas, ce verre de raki à jeun délie les langues et les rires, embrouille un peu les jambes de certains mais là-haut dans le ciel, la lune veille sur eux. Bon, on est rentré de jour mais très émus et très heureux quand même.
Le soir : bilan et quelques questions sur le protestantisme. Le tout dans la bonne humeur. Il est un peu tard pour que je sois trop précis. C’est peut-être pour ça que la discussion reprend en cercle plus restreint le lendemain à l’aéroport sur la question de la Cène. J’aime bien ces discussions où la question n’est pas de convaincre l’autre mais d’expliquer sans langue de bois ce que nous croyons et ce qui nous distingue.
J’essyae d’expliquer à nos frères et sœurs catholiques que le meilleur moyen de découvrir le protestantisme serait de faire le voyage comme nous l’avons fait : en minorité dans un groupe protestant. En effet, ce qui m’a sauté aux yeux, c’est que les différences culturelles ne se manifestent pas au niveau des individus (qui restent des individus au sein de leur confession) mais plutôt au niveau de la collectivité. Il n’y a à mon sens pas beaucoup de différences entre la manière d’être d’un(e) protestant(e) et celle d’un(e) catholique. En revanche, un groupe de protestants sera très différent d’un groupe de catholiques. C’est normal, du reste, individuellement, la voit chrétienne se vit dans le secret, c’est communautairement qu’elle se manifeste.
Voilà, comme prévu, je souris de mes inquiétudes premières : en final : une bonne semaine dans un groupe sympa (l’idée de participer à des voyages organisés s’ouvre à moi), la découverte d’un pays sur lequel je n’avais aucun imaginaire et qui m’a conquis, la perspective de retrouver Laurence et les monstres dans quelques heures.
Je termine donc ce récit par une prière de reconnaissance et une intercession pour une petite église ouverte au cœur de Konya ainsi que pour un guide qui même dans les coups durs a fait l’effort d’une grande disponibilité.
1er Mai
Izmir - Akhisar- Sardes - Izmir
Bon, l’hôtel d’Izmir est le moins sympas parmi ceux qui nous ont logé. « Confiscation » des passeports à l’arrivée, taux d’échanges exorbitant : jusqu’ici 2 livres turques valaient un euro. Maintenant c’est 1 euro = 1,80 livres
turques (c’est un pluriel 1,80 ?) et la conversion est systématiquement arrondie à l’entier supérieur : ils ne prennent pas les centimes. Le pire c’est que depuis qu’on est dans le secteur d’Izmir, adieu la luxuriance des desserts, remplacée par deux malheureuses madeleines gorgées d’un sirop sans goût. Vive les zones touristiques.
Mais le gros point noir, c’est qu’Umit a des soucis et que ça se voit. Nous mesurons alors toute la disponibilité, l’humour et la gentillesse dont il a fait preuve jusqu’à maintenant et combien d’énergie cette légèreté apparente doit demander.
J’ai bien aimé le tas de pierre de Thyatire, ces ruines dans un square au milieu de Akhisar. Vous l’aurez sûrement deviné, j’ai surtout aimé traverser la ville. Ensuite en route vers Sardes au milieu des vignes, des champs de coton, des serres de fraises et des tumulus. Sarde, c’est magnifique, les richesses du Pactole sont encore là, entre les mosaïques de la synagogue, le gymnase un peu trop reconstitué mais intéressant et surtout dans ce paysage de paix qui nous entoure. Et puis les enfants qui nous suivent dans notre visite sont adorables, ils ne demandent rien et s’amusent simplement de voir du monde. Le plus merveilleux des cadeaux c’est qu’ils rendent le sourire à Umit.
Retour à Izmir pour un après midi fou-rire pour le parpaillot au mauvais esprit : au programme visite de
l’Eglise St Polycarpe et rendez vous avec l’évêque. L’église est bien trop chargée à mon goût et quelle drôle d’idée de prier parmi les tombes (tombes pas inintéressantes : les épitaphes
étant des XVIII° et XIX° siècle). La main qui brandit
un crucifix hors de la
chaire c’est amusant, je me demande si elle est attachée à un cordon qui permettrait de la lever et de la baisser (ça pourrait être rigolo pour un culte intergénérations). Mais le plus drôle,
c’est que nous arrivons en avance, 15 minute passent avant que sonne l’heure du rendez-vous puis 10 minutes, puis 15, puis 30. Si la ponctualité est une politesse princière, elle n’est
apparemment pas épiscopale. La sœur qui nous a ouvert et nous surveille depuis que nous sommes dans l’église vient nous dire qu’il est temps de partir.
- Mais nous attendons l’évêque !
- Monseigneur n’est pas là !
- Mais nous avions rendez vous !
- Il est en Italie.
Finalement, un léger flou dans l’organisation pourrait bien être un point commun entre nos églises…
Il est tard, je reprends mon récit demain, dans l’avion.
30 avril
Kusadasi Ephèse Izmir
Le premier jour, alors que nous faisions halte dans une auberge solitaire et que nous avions besoin d’un lit pour le repos du bienheureux Jean, nous fûmes témoins d’une de ses histoires plaisantes. Il y avait là un lit sans couvertures, posé quelque part. Nous y étendîmes les manteaux que nous avions avec nous, et nous l’invitâmes à s’y coucher et à s’y reposer, pendant que tous les autres dormaient sur le sol. Mais une fois couché, il fut importuné par une multitude de punaises. Comme elles l’importunaient toujours davantage et que la moitié de la nuit s’était déjà écoulée, il s’adressa à elles – et nous l’entendîmes tous - : « Je vous le dis, ô punaises, montrez-vous bienveillantes ; toutes ensemble, abandonnez en cet instant votre demeure, restez tranquilles en un seul lieu et tenez-vous loin des serviteurs de Dieu ! ». Et au milieu de nos rires et de nos conversations, qui redoublaient, Jean s’endormit. Alors, parlant doucement, nous évitâmes de le déranger.
Au point du jour, je me levai le premier et en même temps que moi, Verus et Andronicus. Nous vîmes, à la porte de la chambre, une multitude de punaises. Nous étions saisis d’étonnement au spectacle de leur grand nombre et, alors que tous les frères s’étaient réveillés à cause d’elles, Jean continuait à dormir. Lorsqu’il se fut éveillé, nous lui rapportâmes ce que nous avions vu. Il se redressa alors sur le lit, il vit qu’elles […] et leur dit : « Puisque vous avez été tout à fait bienveillantes en respectant mon avertissement, regagnez votre place. » Dès qu’il eût dit ces mots, et qu’il se fut levé du lit, les punaises accoururent de la porte jusqu’au lit et, grimpant par les pieds, elles s’enfoncèrent dans les jointures. Jean dit encore : Ces animaux, quand ils ont entendu la voix d’un homme, sont demeurés tranquilles de leur côté sans transgresser l’ordre. Mais nous, quand nous entendons la voix de Dieu, nous désobéissons aux commandements et nous cédons au relâchement. Jusqu’à quand ? »..
Actes de Jean 60-61 (apocryphe)
Une nuit dans un hôtel apparemment grand luxe mais au service nettement moins bon que jusqu’ici. Contrairement à Jean, on n’a pas eu à affronter des punaises mais les chambres n’étaient pas faites à 23h30. Enfin, la vue sur la mer rattrape tout (désolé, j’ai raté mes photos) et on a trouvé des couettes où s’envelopper. Petit truc rigolo à l’hôtel, c’est le mur de magnet’s du magasin de cadeaux ou les Vierges côtoient les Priape dans un mélange du plus mauvais goût…
Notre dernière halte commerce : la bijouterie de trop, le marchand n’est pas aussi bon commerçant que les précédents, loin s’en faut, on n’a même pas le droit au raki et on aurait pu profiter n peu plus du site d’Ephèse. Cela nous lance dans une petite discussion sur ces arrêts commerciaux bien sûr soigneusement choisis par Omega Tour. C’est vrai qu’on n’est pas dans un circuit commercial et que ça commence à faire beaucoup. D’un autre côté, je me demande à quel pont les techniques de vente ne sont pas culturelles : un collègue turc de Laurence dit que lui-même à du mal à sortir des magasins sans rien acheter.
A part cela, Ephèse est jolie, nous avons la chance de visiter le cite presque désert et la Bibliothèque de Celsus est grandiose, mais je suis d’accord avec Umit et je préfère Aphrodisias.
Et puis Ephèse, c’est aussi la maison de la Vierge. Donc pour des protestants, y aller dans un groupe œcuménique, ça veut dire laisser la piété mariale s’exprimer. En fiat, j’aimerai bien que nos frères catholiques soient plus simples et qu’ils laissent tout bêtement leur foi s’exprimer sans tenir compte de nous : nous sommes tout à fait capables de nous dissocier un moment du groupe tout en restant dans un esprit de fraternité. Un cantique marial dans le car m’aurait finalement moins gêné qu’un Notre Père sur le tombeau de Jean.
Notre organisatrice aurait voulu que je m’exprime sur les protestants et Marie. Je suis content que finalement ce ne ce soit pas fait, en tout cas pas à Ephèse, le lieu est un peu trop chargé pour les catholiques mariaux (NB : tous ne le sont pas dans notre groupe)). Et puis j’ai peur qu’ils finissent par me crier « Grande est la Vierge d’Ephèse ! »).
Entre nous, la présence de Marie à Ephèse est quand même plus que douteuse : les actes de Jean, un
apocryphe du II° siècle n’y fait aucune allusion alors que ses deux thèmes principaux sont l’activité de Jean à Ephèse et la virginité. La dormition de Marie, qu’on situe au IV° ou au VI° siècle
affirme que Marie vivait à Jérusalem. Ne reste donc en faveur de cette hypothèse que les visions d’Anne-Catherine Emmerich, au sujet desquelles le préfet de la congrégation pour la cause des
saints note que la mystique "ne nous a laissé que trois lettres dont l’authenticité soit sûre. Les autres écrits, qui lui sont attribués par erreur, ont des origines diverses: les “visions”
de la Passion du Christ ont été annotées, réélaborées très librement et sans contrôle par l’écrivain allemand Clemens Brentano et ont été publiées en 1833 sous le titre La douloureuse
passion de Notre Seigneur Jésus-Christ. […] Les œuvres en discussion ne peuvent donc pas être considérées comme des œuvres écrites ou dictées par Anne-Catherine Emmerich ni comme des
transcriptions fidèles de ses déclarations et de ses récits, mais comme une œuvre littéraire de Brentano qui a procédé à de telles amplifications et manipulations qu’il est impossible d’établir
quel est le véritable noyau attribuable à la bienheureuse" et une longue tradition de piété mariale à Ephèse (or, une longue tradition de piété mariale dans une ville connue pour sa longue
tradition des vénération de déesses mères dont le dernier avatar est Artemis, par ailleurs une déesse vierge, ça ne m’étonne pas tant que ça… Allez
comprendre…) Mais je ferme ma grande bouche
Ce qui m’étonne un peu avec nos frères et soeurs catholiques, c’est qu’ils admettent sans difficultés que la présence de Marie à Ephèse est très peu vraisemblable mais pourtant le lieu prend une grande importance. Etrange attachement au lieu alors même qu’on sait que sa signification en lui été donné que bien après. Ce n’est pas du tout une critique de ma part, juste une petite surprise.
En fait, le seul accroc à Ephèse c’est lorsque je fais remarquer après une lecture de Jean XIX que les trois autres évangiles ne mentionnent pas la présence de Marie à la croix (et qu’à mon avis les versets 25-27 relèvent plus de la composition théologique que du récit historique). On me regarde avec horreur : comment puis-je insinuer que Marie aurait pu rester tranquillement chez elle alors que son fils était crucifié. Là encore je préfère me taire, mais Jésus est arrêté dans la nuit du jeudi au vendredi, crucifié le vendredi à 9h du matin et Nazareth est à 100km de Jérusalem. Bref, je ne vois rien de scandaleux à ce qu’elle n’ait pas pu être là. En revanche, je trouverai beaucoup plus surprenant qu’elle ait assisté à la crucifixion et pas à l’embaumement du corps (cf Jean XX).
Enfin bref, nous avons le même Dieu, le même Christ, le même Evangile, la même Bible mais vraiment nous n’avons pas la même Marie…
Denizli-Laodicée-Aphrodisias-Kusadasi
Ce matin, visite des sites de Laodicée et d’Aphrodisias. Laodicée est un beau site et les romains savant décidément où s’installer (les choix ne manquent pas en Turquie, ceci dit). Umit nous fait voir, gravé sur un pilier, un symbole que j’aime beaucoup : une croix émergeant d’un chandelier à 7 branches.
Mais la vraie merveille c’est Aphrodisias. Un stade, un odéon et un théâtre de toute beauté et le tétrapile… Les sarcophages et les bas-reliefs du musée sont également très beaux, pleins de scènes mythologiques et d’allégories, dans un style propre à l’endroit. Détail amusants : quelques bas reliefs ont été endommagés par les chrétiens aux 6° siècle et ce ne sont que ceux des divinités principales (Zeus, Aphrodite…)
Après la halte dans un restaurant folklorique qui me confirme que « folklorique » signifie « tout sauf local », c’est sous la pluie que nous découvrons la vallée du méandre… Enfin, soleil sur les sites et pluie dans le car, il n’y a pas de quoi se plaindre.
Après les merveilles archéologiques, la vie quotidienne sur la route, un des arrêts
commerce obligatoire. Après les tapis et l’onyx, le cuir. J’espérai un peu
changer (j’ai bien dit changer, pas tourner) ma veste qui a beaucoup vécu. Mais, même pas cher, comme avec les tapis, on reste dans le produit de grand luxe. Ceci dit, le défilé est
amusant : il fallait quand même que je me lance dans un voyage œcuménique en Turquie pour assister à mon premier défilé de mode. (Euh, j’y connais rien : c’est une habitude que les
mannequins finissent par obliger deux spectateurs à venir faire les zouaves sur la piste à leur tour ?) Et puis le raki offert, c’est quand même bien sympa.
Un petit mystère me plonge dans des abîmes de perplexité : les citernes des chauffe-eau solaire qui étaient jusque là verticales sont maintenant horizontales.
Konya-Pammukale
9h50
Un rapide survol des Galates (tout Galates en une heure : chapeau à Nicole !), une courte et bonne nuit de sommeil (j’ai enfin compris comment le groupe fonctionnait, ça aide) et nous voici lancé dans un trajet de 4h30 de car. Nous sortons des champs de cailloux pour découvrir des terres riches et fruitières. A côté des tracteurs, quelques scènes, pas si rares, d’agriculture à l’ancienne : un vieux paysan et son cheval, un âne tirant une charrue, un couple binant à la main…
22h30
Les apôtres cheminaient en direction de la ville et, avec eux, deux animaux qui, à leurs propres yeux, paraissaient des hommes. Du geste, Philippe signifiait au léopard de les guider sur le chemin de la ville. Arrivés au sommet de la montagne, ils regardèrent vers le bas et aperçurent, située sur le flanc, la ville vers laquelle le Seigneur les avait envoyés.
Acte treizième du saint apôtre Philippe.
Au cours de notre trajet de car, des haltes archéologiques. Antioche de Pisidie d’abord. Joli mais pas vraiment impressionnant. En fait, peu m’importe que Paul ait arpenté ces dalles de pierres que nous foulons à notre tour. En revanche c’est l’occasion d’échanger quelques mots « hors boulot » avec Umit.
Magnifique vue sur le lac Egredir : j’ai bien choisi mon côté du bus (en fait j’ai pas choisi, ceci expliquant sans doute cela, murmure le théologien qui sommeille en moi). Aussi attractif soit-il (le lac, pas le théologien), j’espère qu’ils ne saloperont pas trop le lieu pour développer le tourisme.
Et puis on est allé à Colosse. Alors ça c’est rigolo parce qu’à Colosse, il n’y a rien à voir. Umit en informe Nicole, notre organisatrice. Elle le sait, l’agence « Route des hommes » l’a déjà prévenue mais elle ne veut plus passer à côté de Colosse, elle veut voir ce coin éloigné de tout où Paul a tenu à aller. Pour s’apercevoir, en relisant la lettre aux colossiens quelques temps plus tard, que Paul n’a jamais mis les pieds à Colosse (sans doute parce qu’à Colosse, il n’y a rien à voir). Du coup, je m’arrête sur Colosse II, 1 Je veux, en effet, que vous sachiez quel grand combat je soutiens pour vous, pour ceux de Laodicée et pour tous ceux qui ne m’ont jamais vu, et ce verset me parle. Si Paul n’a jamais vu les colossiens alors, les colossiens c’est nous, nous tous qui sommes au bénéfice de son témoignage. Alors l’Eglise est une communauté qui jaillit et s’unit bien au-delà de la rencontre…
En fait, il n’y a pas rien à Colosse : il y a un tel, au milieu d’un très beau paysage.
Après, c’est Pammukale. Trop lourdement chaussé pour avoir envie de me tremper les pieds dans l’eau thermale, je profite de ce spectacle grandiose. Une de mes compagnes s’inquiète « mais s’il y a un tremblement de terre, tout ça disparaîtra. » Oui, cette merveille qui a mis 5 millions d’année à se former peut disparaître du jour au lendemain. En langage chrétien, ça se dit : Dieu seul est Dieu, Dieu seul est sûr.
En attendant que cette éphéméréité de 5 000 000 d’année disparaisse, avant qu’il ne reste rien des
ruines et du splendide théâtre
de Hierapolis, allez-y faire un tour. Je ne sais pas si les eaux sont aussi
miraculeuses qu’on le dit mais le spectacle vaut le déplacement à lui seul.
Et puis, si vous y allez, essayez de lire les Actes de Philippe, un texte apocryphe du IV° siècle. C’est rigolo et le contraste avec les évangiles canoniques montre bien à quel point ces derniers s’inscrivent dans la vie réelle et pas dans un monde imaginaire.
A côté de cette splendeur, l’hôtel bien trop luxueux dans lequel nous allons passer la nuit me parît juste kitch. A part peut-être le buffet des desserts, désespérant tellement il offre de choix. Sur cette considération gourmande et déjà pleine de regret, je vais me coucher.

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