Présentation

Texte biblique

Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus–Christ, à tenir tous le même discours : qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même intelligence et dans la même pensée. En effet, mes frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des disputes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » –– « Et moi, à Apollos ! » –– « Et moi, à Céphas ! » – Et moi, au Christ !  Le Christ est–il divisé ? Est–ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est–ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?  Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispos et Gaïos. Ainsi personne ne peut dire que vous avez reçu le baptême pour mon nom. Si, j’ai encore baptisé la maison de Stéphanas ; au reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens. En effet, le discours de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a–t–il pas frappé de folie la sagesse du monde ? En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient. Les Juifs, en effet, demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse. Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs ; mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains.
I Corinthiens I, 10 à 25 (d'après la Nouvelle Bible Segond)

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Jeudi 29 mai 2008
Jack l'éventreur a encore frappé ! Mais cette fois, les forces de l'ordre comptent bien arrêter le meurtrier avant qu'il ne s'échappe.
Mr Jack est un très astucieux jeu de gendarme et de voleur : un joueur est l'enquêteur et doit identifier le coupable afin de lui mettre la main dessus. L'autre est Mr Jack et doit brouiller les pistes afin de s'échaper. À chaque tour, chacun des deux joueur déplacera 2 des 8 suspects puis  le joueur incarnant Mr. Jack devra indiquer si celui-ci est dans l'ombre ou dans la lumière.  Un principe de base intéressant là où le thème :(criminel et policier, ombre et lumière) laissait présager un énième avatar de la lutte du bien et du mal. En fait, il s'agit plutot d'un affrontement entre ordre et chaos : l'enquêteur essaie de répartir les suspects entre ombrre et lumière alors qu'une stratégie qui s'avère payante pour son adversaire consiste au contraire à mettre tous les suspects dans l'ombre ou dans la lumière afin que l'enquèteur ne puisse dévoiler Jack dans le temps imparti. Du coup, Mr Jack se révèle être une image de l'acte créateur tel qu'il est raconté dans la Bible : l'acte d'un Dieu qui sépare et distingue, qui fait jaillir la vie du chaos, qui donne une identité à ce qui est indéterminé.

Vous pouvez essayer le jeu en ligne ici.

Mr Jack par B. Cathala et L. Maublanc Edition : Hurrican
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Dimanche 18 mai 2008
N'ayant pas lu Harry Potter, des enfants découvrent qu'en parallèle de notre monde, vivent des créatures magiques. Bon, ça casse pas trois pattes à un canard et tout est bien qui finit bien : la famille au bord de l'explosion se réconciliera en flanquant une raclée aux gobelins. Oups, désolé de vous avoir raconté la fin mais enfin, vous l'auriez devinée non ?
Allez, je suis sévère : c'était pas si mal et les garçons ont adoré. Mais moi, je voulais les amener voir Iron Man...
Enfin, ça sera pour plus tard. En attendant, deux petites remarques théologique : une réflexion sur la chute et une idée pour le caté.
Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.  Genèse III, 5
Pour la chute, j'exagère sans doute un peu, la transgression de l'interdit n'est pas propre à la Bible : c'est un passage obligé de tous les contes de fée. Mais quand même, cette connaissance interdite qui met en danger celui qui s'en empare ainsi que le monde dans lequel il vit, ça vous rappelle pas un arbre planté au milieu d'un jardin ? Et c'est là que ça devient amusant parce que ce savoir qui met  les enfants en danger est précisément ce qui va leur permettre de vaincre l'ogre. C'est donc par leur désobéissance qu'ils vont sauver le monde des fées. Bref, la même faiblesse de scénario que dans l'idée d'un salut qui consisterait pour l'homme à choisir le bien. En effet, pour choisir le bien, il faut le distinguer du mal. Alors, ce serait en nous faisant l'égal de Dieu que nous échapperions au péché qui consiste précisément à nous faire l'égal de Dieu ? Je sais que je dis souvent que Dieu est surprenant, mais quand même ...
Mais sans doute ne devrais-je pas utiliser un film pour enfants pour me lancer dans un ergotage théologique et me contenter d'une jolie idée : la prochaine fois que j'offre une bible aux catéchumènes, je la scelle et j'y mets un avertissement : "Attention !! Danger! La lecture de ce livre peut changer ton regard sur le monde !!!"
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Mercredi 14 mai 2008
Et la liberté de l’Esprit, du souffle est si grande que parfois, dans ma foi, je reçois un message de Dieu à travers les mots d’un non-croyant… affirmai-je dans ma prédicaitond e Pentecôte. C'est une vérité générale, mais là, je faisais référence à un point précis.
En écoutant, il y a quelques mois, La ballade d'Eole et la description de ce vent si multiple, si imprévisible qu'il en devient incompréhensible, m'avais donné l'idée d'aller voir un peu les différentes interprétations du vent, en vue d'un article sur la Pentecôte; Finalement cela a aboûti à une prédication...

Lorsque je me sens las de jouer avec les vagues,
Les roseaux de Camargue ou les fumées de Prague,
Il m'arrive parfois, du haut de mon royaume,
De compter tous les noms que m'ont donnés les hommes:
Sirocco par ici, Tramontane à côté,
Zéphyr un peu plus loin et ailleurs Alizés,
Simoun ou bien Mistral, Aquilon ou Blizzard,
Autant de patronymes exotiques et bizarres,
Étranges inventions d'esprits à ras de terre,
Comme s'il y avait des frontières dans l'air.
Non, je n'ai pas de frères et c'est moi et moi seul,
Des Rocheuses à l'Oural, qui souffle à fendre gueule.
On me dit bise ou vent d'Autan.
On me divise en vingt en cent
Mais c'est en vain qu'on jase autant.
Je suis le même Ouest ou le vent,
Vent de l'instant ou vent d'avant,
Vandale ici, là, vivifiant.
Je suis unique et de tout temps.
Je ne suis qu'un, je suis le vent.

Je suis né bien avant que vos savants n'inventent
Les voiles que je gonfle et, même, je me vante
D'être ici-bas ce qu'on eût pu voir de plus vieux,
S'il avait existé en ce temps là des yeux.
Je survolais déjà les Andes et l'Aventin,
Dévalais les avens, les vals et les ravins
Bien avant que la pluie ne les ait fait verdir,
Bien avant que la vie ne les ait fait fleurir
Et c'est moi, je l'avoue sans offenser le Diable
Et sa peau de serpent, qui me rendit coupable,
D'une haleine fiévreuse, d'avoir soufflé à Eve
L'idée qui l'évinça de son jardin de rêve.

Vent de l'instant ou vent d'avant,
Vandale ici, là, vivifiant,
Je suis unique et de tout temps.
Je ne suis qu'un, je suis le vent

Et si j'oublie parfois les parfums enivrants
Dont je me suis gavé, j'en ramène souvent
Si loin de leur berceau qu'ils s'en viennent changer
L'humeur et les pensées des quidams étonnés.
Lorsque, dans les nuits chaudes de Bahia,
Sans mobile apparent et malgré la samba,
Un coeur soudain se glace, un sourire se brise,
C'est que je traîne encore un soupçon de banquise
Et quand, dans l'aube blême d'un hiver berlinois,
En dépit des murs gris des flocons qui tournoient,
Un émoi se réveille, une bouche fredonne,
C'est que je m'en reviens des Indes ou de Vérone.

Vent de l'instant ou vent d'avant,
Vandale ici, là, vivifiant,
Je suis unique et de tout temps.
Je ne suis qu'un, je suis le vent.

Mon empire est immense et recouvre le monde
Mais, parfois, je me lasse de l'éternelle ronde.
Alors, fou de tourner tout autour de ma boule,
Je dévaste et je hurle, j'arrache et je chamboule
Ou, plus vicieux, j'insuffle aux hommes ma démence
Et, de leurs ouragans, je ricane en silence.
J'attise un peu leurs feux et puis, calmé, je file
À l'autre bout du globe en des lieux plus tranquilles.
Là, j'oublie mes bravades, leurs braises et me fais brise.
Je soulève la robe des belles que je grise,
Ravivant en passant chez les passants ravis
L'envie d'être le vent à qui tout est permis.

On me dit bise ou vent d'Autan.

Paroles : Frank Giroud. Musique Juliette Nourredine. Interpretée par Juliette
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Dimanche 27 avril 2008
Durant son histoire, la petite nation d’Israël a régulièrement été confrontée à ses puissants voisins. Mais aucun, pas même l’Egypte, n’a marqué aussi durablement l’esprit des auteurs bibliques que Babylone : en plus des prophètes de l’exil, de grands épisodes bibliques (la création du monde, le déluge, la tour de Babel) ont sans doute vu le jour à Babylone. C’est précisément cette Babylone historique et mythique que se propose de nous faire découvrir le Louvres à travers des pièces venant également du Staatliche Museun zu Berlin et du British Museum.
L’exposition commence de manière classique, de Hammourabi à Nabuchodonosor, les tablettes cunéiformes et les oeuvres d’art (dont la splendide Reine de la nuit) faisant revivre cette civilisation qui s’étendit sur près de 2000 ans. Au-delà de l’intérêt archéologique et esthétique, je trouve toujours troublant ces objets qui nous viennent, à travers les âges, du monde des auteurs bibliques. Chaque collier, chaque sceau, chaque statuette nous rappelle que le monde de la Bible n’est pas un monde imaginaire mais bien notre monde et notre histoire. Tout particulièrement émouvante pour le lecteur de la bible, cette liste des captifs de nabuchodonosor II sur laquelle figure le nom de Yoyakan, roi de Juda… Bien sûr, l’histoire de Babylone nous est racontée, loin du prisme biblique, celle non pas d’un terrifiant « méchant » mais d’une culture remarquable (qui suscita même l’admiration de ses vainqueurs) entre son ascension sous Hammourabi, son déclin dans l’ombre de l’Assyrie et sa renaissance sous Nabopolassar et Nabuchodonosor II avant d’être soumise à l’empire Perse.
Mais l’exposition ne se limite pas à la Babylone historique : après nous avoir présenté la « Porte des dieux », elle nous présente la Babylone mythique qui fut de l’Apocalypse à la Renaissance, symbole de l’orgueil déchu. Un mythe qui varie selon les époques et que l’exposition présente de manière tout aussi pédagogique que l’histoire babylonienne. Cependant, une tentative de réhabilitation de Babylone me fait quelque peu sourire : « Comment la Bible a-t-elle put voir un geste impie dans l’élévation de la grande ziggourat de Babylone (la tour de Babel) alors que c’était bien un monument élevé à la gloire de la divinité et non un geste de défi. Comme si notre prétention à élever des monuments à la gloire de Dieu ne pouvait pas être aussi un geste de l’orgueil humain… Bref, je continue à voir le mythe de la tour de Babel comme une très brillante dénonciation d'un certain humanisme...
L’exposition peut se visiter à deux vitesses : les passionnés s’arrêteront devant chaque pièce, liront les nombreuses explications et sauront tout sur Semiramis, Pazuzu et autres Lamashtu, on peut aussi simplement y flâner, renoncer à s’arrêter devant chaque sceau royal et à tout enregistrer de la mythologie babylonienne pour simplement profiter des plus belles œuvres, des reconstitutions de l’entrée de Babylone et de l’imaginaire des peintres ultérieurs.
Au chapitre des  regrets : la pénombre de certaines salles ne facilite pas toujours la lecture des panneaux explicatifs, la courte durée de l’exposition qui finira le 2 juin et une certaine affluence qui empêche parfois d’aller à son rythme…

Exposition Babylone au Louvres. Jusqu'au 2 juin
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Mardi 18 mars 2008
Bach.jpgUne présentation de la musique de Bach par un paroissien, à l'occasion d'un concert au temple d'Evreux
La musique est originellement sacrée. Chantée ou instrumentale - dès les origines, l’homme invente les instruments les plus divers et les plus ingénieux pour émettre des sons (instruments à percussion, vents ou cordes), la musique est dans les sociétés primitives ou anciennes un moyen de communication avec Dieu, très souvent accompagnée de la danse, en forme d’intercession pour implorer sa clémence ou de louanges pour magnifier sa puissance. Elle émane du fond de l’homme, exprime sa joie ou sa douleur dans une communauté d’expression qui la rend compréhensible et accessible par tous. C’est peut-être l’art le plus ancien. Le chant est ainsi la voix de l’homme dans sons élan vers Dieu, mais, on peut le penser aussi, par un juste retour des choses, inspiré par Dieu et divin par essence. Ne parle-t-on pas du «divin Mozart » et qui d’entre nous, n’a pas dans le cours de sa vie, essuyé une larme à l’écoute d’une œuvre qui l’a ému au plus profond de lui-même.

L’œuvre de Bach J.S.Bach - 1694-1758 - (Vivaldi - 1678-1741) se nourrit de façon analogue. L’ardeur de la foi qui l’inspire d’un bout à l’autre de sa vie anime son œuvre dès ses premières compositions jusqu’à sa Messe en Si mineur qui la clôt en 1749, quelques années avant sa mort, accablé par la perte progressive de la vue, puis la cécité totale due à l’intervention malencontreuse d’un  charlatan qui fera perdre la vue à son tour a Haendel une dizaine d’année plus tard.

Il écrit lui-même :
«La musique : une harmonie agréable célébrant Dieu et les plaisirs permis de l’âme.»
«Le but de la musique devrait n’être que la gloire de Dieu et le délassement des âmes. Si l’on ne tient pas compte de cela, il ne s’agit plus de musique mais de nasillements et beuglements diaboliques.»
Peut être vous souviendrez vous de la prière de Marie après l’Annonciation, puis la Visitation, cette louange humble de la servante de Dieu. Bach en a fait l’une de ses œuvres magistrales dans son « Magnificat » qu’il faut sans cesse réécouter pour entendre le cœur de sa foi battre à l’unisson de celui de Marie - Lc 1.46 à 55 - « Je magnifie le Seigneur, je suis transportée d’allégresse en Dieu, mon Sauveur «

Aujourd’hui nous avons d’abord écouté de la Passion selon Jean composée pour le vendredi saint de l’année 1724 l’air « ich folge Dir gleichfalls » air de soprano - félicité, bonheur, confiance - qui s’insère immédiatement après le récitatif relatant la condamnation de Jésus par Caïphe et avant le triple reniement de Pierre. Il illustre la volonté de l’homme de suivre Jésus, même si, trop faible, à l’instar de Pierre, il n’y parvient pas
je te suivrai également d’un pas joyeux
et je ne t’abandonnerai pas
Ma vie, ma lumière
commande la marche
Et n’aies de cesse
de me tirer, de me pousser, de me prier
je te suivrai pareillement
et puis va suivre, tiré du Dogme en musique écrit pareillement à Leipzig, mais plus tard, en 1739 le choral «  Dies sind die zehn heil’gen Gebote »- voici les 10 commandements -, d’abord exposé sous la forme d’une introduction constitutive du choral, suivi d’une courte fugue, en tous les cas si on veut bien en croire le titre de « fughetta ». 

A titre de conclusion, ce concert illustre l’importance de la Réforme dans la création musicale, peut-être le seul domaine où les protestants peuvent se targuer d’avoir contribué à l’embellissement du monde
(Sans prétendre être un spécialiste, c'est oublier un peu vite Rembrandt, Van Gogh, sans même parler de la littérature protestante (Note du Blogeur)). C’est au point qu’il existe des départements de musique liturgique protestante au sein des Académies, comme à Munich où il est dirigé par l’actuel chef de chœur de Radio France, Michael Gläser.

Claude Braillard

 

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Agenda

  Juin 2008

Lundi 2 20h Café le Franklin. 7 rue Franklin Roosevelt Evreux
Café Biblique : La vie après la vie

Discussion libre et éclairage biblique sur le thème de l'au delà.

Samedi 28 Dimanche 29
Nuit des veilleurs organisée par l'ACAT


Temps d'ouverture au temple
5 rue du chantier, Evreux
de 20h à 21h

Temps de prière à Vernon
Eglise St Jean Baptiste
de 21h à 22h



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