A vrai dire, c'est pour moi plus un jeu de voiture qu'un jeu de caté (notre formule ébroîcienne nous laisse malheureusement trop peu de temps pour jouer), mais je suis sûr que Black stories
pourrait agrémenter un repas avec des jeunes. Black Stories reprend le vieux principe des énigmes, et propose 50 de ces énigmes. Le narrateur raconte une situation et les autres joueurs doivent
découvrir ce qui s'est passé en lui posant des questions auxquelles il ne peut répondre que par oui ou par non.
Bien sûr, les histoires sont assez tordues ou se présentent de façon assez alambiquées pour qu'il soit nécessaire de penser différemment. Bien sûr, rien n'interdit d'imaginer des énigmes bibliques (il y en a d’ailleurs au moins une dans le jeu vendu).
Mais plus j'y joue avec mes enfants, plus je m'aperçois que la vraie difficulté est de poser des questions avant de tirer des conclusions. Et cette difficulté d'interroger pour en découvrir plus, plutôt que pour confirmer nos théories, nous interpelle sur notre façon d'entrer en dialogue avec l'autre. Finalement, est ce que je n’ai pas toujours tendance à d’abord dresser le portrait de l’autre avant d’essayer de le découvrir ?
Allez, une petite pour vous montrer :
Un prêtre prononce un discours d'adieu. A la fin du discours, le maire prend la parole pour le remercier mais est tué d'un coup de feu avant d'avoir terminé son allocution.
A vos questions...
Plaisir d'offrir, joie de recevoir.
Dur, dur d’être banal.
Chaque joueur doit trouver et noter (secrètement) huit mots évoqués par un mot donné. Une fois que chaque joueur a écrit ses huit mots, les réponses sont mis en commun et les points sont attribués sur un principe tout simple : un mot rapporte un point pour chaque joueur l’ayant cité.
Pas mal de fous rires en perspective (il est fréquent que des associations partent dans des sens tout à fait inattendus) et surtout l'occasion de découvrir qu’un rapprochement qui nous paraît évident ne l’est pas forcément pour l’autre… Un très bon jeu en famille ou entre amis et en catéchèse, ça peut-être une bonne piste pour réfléchir sur la différence et sur les difficultés et l’importance de la communication. Une bonne occasion aussi de se découvrir à la fois unique et semblable aux autres…
Theo et Ora Coster : Unanimo Coktail Game
Une roue, crantée à l'intérieur, et un jeu de pièces par joueur. Le principe est simple : à tour de rôle chaque joueur doit poser une pièce dans la roue, en respectant deux règles :
- suivre le sens de construction
- poser sa pièce plus haut que celle posée par le joueur précédent
Le but du jeu est de poser toutes ses pièces, en sachant que celui qui provoque la chute de pièces les récupère. Un principe simple pour un jeu d'adresse plus méchant qu'il n'y parait. Un principe simple qui n'illustre pas mal certains aspects de notre société. Cette pensée unique qui oblige tout le monde à aller dans le même sens, cette volonté de toujours s'élever au dessus de l'autre ne sont-elles pas cause de bien des effondrements ? Sommes nous vraiment condamnés à simplement poser nos pièces en espérant ne pas être celui qui fera tout tomber ? Un beau jeu qui peut facilement servir de support à une réflexion sur ce monde où tout nous amène à pousser l'autre à provoquer la chute.
La grosse boîte est remplie d'objets hétéroclites : un plateau de jeu, des pions, des cartes (jusque là rien que de très normal) mais aussi des jambes de poupée, une plume, une brosse à dent, un cosmonaute, une planchette, un jeton, une coccinelle, un ballon baudruche, une pince à linge, un anneau... Le principe est à la fois simple et génial : à l'aide de ces objets, faire deviner une expression ou un mot. De plus le jeu est configuré pour être inusable : chaque carte présente 6 expressions et celle qui doit être devinée est définie au hasard à chaque fois et les objets à utiliser varient en cours de partie...
Je ne l'ai pas encore testé au catéchisme (en revanche, j'y ai fait jouer des paroissiens) mais je suis sûr que c'est un support idéal pour parler de symbole tout en s'amusant. Bref un très bon jeu qui fait appel à l'imagination, à notre esprit créatif et à notre capacité à lire une image.
Un petit exemple pratique
J’ai tiré (pas tout à fait au hasard) la carte « Prière ». Sur cette carte, 6 propositions
1) Notre père qui es au cieux
2) Que ton nom soit sanctifié
3) Que ton règne vienne
4) Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel
5) Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour
6) Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés
Tout à fait au hasard j’ai pris une carte numérotée de 1 à 6, pour m’indiquer quelle proposition je devais illustrer. Maintenant, c’est à vous de me dire ce que j’ai représenté sur la photo… NB : C’est la seule carte biblique pour le moment, mais je compte bien en faire quelques unes…
Philippe des PALLIERE Objets trouvés. Ed Asmodée

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