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Moi, moche et méchant 2 (ceci n'est pas une confession calviniste du péché)

31 Juillet 2013 , Rédigé par Eric George

Moi, moche et méchant 2 (ceci n'est pas une confession calviniste du péché)

Outre les angles de vue impossibles, les parodies de James Bond (période Roger Moore), et une espionne qui n’est pas sans rappeler la charmante Secotine de Spirou (période Franquin), le principal intérêt de Moi, moche et méchant 2, reste quand même les minions (j’aurais préféré que la version française en fasse des séides, mais bon)

Or, le principal ressort comique du séide minion, ce n’est pas sa bêtise, ni sa maladresse, c’est son manque total d’empathie. Gag à répétition : une catastrophe arrive à un séide minion sous l’œil de son congénère qui se contente d’en rire avant que lui arrive exactement la même chose. Ce manque total de projection est drôle parce qu’il est ridicule. Il est surtout parfaitement auto-destructeur. Mais est-il réservé aux seuls séides minions ? N’est-il pas une caricature de notre propre difficulté à nous projeter, à souffrir avec ou tout simplement à envisager qu’il pourrait nous arriver la même chose, de notre tendance à regarder, sans forcément nous moquer, mais sans non plus réagir…

Face à cet égoïsme autodestructeur, Jésus Christ, nous montre, selon Paul, un chemin inverse :

S’il y a donc un appel en Christ, un encouragement dans l’amour, une communion dans l’Esprit, un élan d’affection et de compassion, alors comblez ma joie en vivant en plein accord. Ayez un même amour, un même cœur ; recherchez l’unité ; ne faites rien par rivalité, rien par gloriole, mais, avec humilité, considérez les autres comme supérieurs à vous.

Que chacun ne regarde pas à soi seulement, mais aussi aux autres. Comportez-vous ainsi entre vous, comme on le fait en Jésus Christ : lui qui est de condition divine n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être l’égal de Dieu. Mais il s’est dépouillé, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes, et, reconnu à son aspect comme un homme, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, à la mort sur une croix.

(Philippiens II, 1 à 8)

Ça sert d’aller au ciné : cette relecture, pas si capillotractée que ça, servira-t-elle a me rappeler que beaucoup plus qu’une christologie compliquée, ce passage, quand il est lu dans son entier, est une exhortation à nous tourner les uns vers les autres…

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