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Un Avent en peinture (17) Anton Raphaël Mengs : Le songe de Saint Joseph

17 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #Joseph, #songe, #ange, #Mengs

Un Avent en peinture (17) Anton Raphaël Mengs : Le songe de Saint Joseph

L'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph. Mais de quel songe s'agit-il ? De celui où l'ange dit à Joseph de prendre Marié pour épouse ? De celui où il lui dit de fuir en Égypte ? De celui où il lui dit de rentrer en Israël ?

Difficile de répondre car le geste est le même : «Va et prends la direction que tu ne pensais pas prendre» et le sourire est le même «N'aie pas peur, je suis avec toi». Le geste nous envoie et nous bouscule, le sourire nous assure et nous rassure.

Anton Raphaël Mengs : Le songe de Saint Joseph. (Allemagne XVIII°)

Anton Raphaël Mengs : Le songe de Saint Joseph. (Allemagne XVIII°)

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Un Avent en peinture (16) Rembrandt : La circoncision

16 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Circoncision, #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Rembrandt, #Jésus, #Nom

Un Avent en peinture (16) Rembrandt : La circoncision

Quand huit jours furent accomplis, il fut circoncis et on lui donna le nom de Jésus, celui que l’ange avait indiqué avant sa conception.

Luc 2, 21

Pendant que l’enfant est circoncis, une main trace à la plume son nom sur un registre. Un nom donné par Dieu, un nom qui affirme « Dieu sauve ».

« C’est au nom de Jésus que nous te prions ainsi » dit une vieille formule liturgique. N’oublions pas que ce nom n’est pas notre formule magique, notre « Sésame ouvre-toi » ou notre « abracadabra », ce nom est le programme, l’assurance sur laquelle nous pouvons appuyer toute prière : « Dieu sauve ».

Un Avent en peinture (16) Rembrandt : La circoncision
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Un Avent en peinture (15) Rogier van der Weyden : L'Annonciation

15 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #annonciation, #Weyden, #bible

Un Avent en peinture (15) Rogier van der Weyden : L'Annonciation

C’est une image classique de l’Annonciation : Marie lit, et le titre de son livre nous est connu : le Premier Testament, la première Alliance. Et c’est dans le secret de sa lecture, dans l’intimité de sa chambre que la salutation de l’ange vient la troubler. Dieu s’évade de nos mots qui deviennent litanie pour venir accomplir sa promesse vivante et incarnée.

Rogier Van der Weyden : Triptyque de la Nativité. (Flandre XV°)

Rogier Van der Weyden : Triptyque de la Nativité. (Flandre XV°)

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Un Avent en peinture (14) Fra Bartolomeo : La Vierge adorant l'Enfant avec saint Joseph

14 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #Fra Bartolomeo, #construction, #Noël

Un Avent en peinture (14) Fra Bartolomeo : La Vierge adorant l'Enfant avec saint Joseph

Derrière le portrait de famille, derrière le petit Jean Baptiste (déjà en tenue !), une maison en construction. Fra Bartolomeo nous rappelle que Noël n’est pas une parenthèse liturgique ou féerique dans le cours de nos vies, dans le cycle de nos années mais que Dieu a ouvert un chantier, un projet pour l’humanité toute entière.

Fra Bartolomeo : La Vierge adorant l'Enfant avec Saint Joseph (Italie XV°)

Fra Bartolomeo : La Vierge adorant l'Enfant avec Saint Joseph (Italie XV°)

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Un Avent en peinture (13) Jan Brueghel l'Ancien : L'adoration des mages

13 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #Jan Brueghel l'Ancien, #Mages, #humilité

Un Avent en peinture (13) Jan Brueghel l'Ancien : L'adoration des mages

Devant une masure, ils ont déposés leurs sceptres et leurs couronnes. Pour se prosterner, ils ont abandonnés les symboles de leur puissance, de leur fonction et de leur charge. Devant le Dieu qui s’abaisse, sommes-nous capables de nous abaisser ainsi ? Sommes-nous capables d’abdiquer ainsi tout orgueil ? Non pas seulement celui de notre pouvoir et de notre richesse mais aussi celui que nous plaçons dans nos responsabilités, dans nos charges. Pouvons-nous abandonner toute volonté de contrôle au point de nous reconnaître « serviteurs inutiles » ?

Jan Brughel l'Ancien : L'adoration des mages (Belgique XVI°)

Jan Brughel l'Ancien : L'adoration des mages (Belgique XVI°)

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Un Avent en Peinture (12) Alessandro Turchi : Le massacre des innoncents

12 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Turchi, #Veronese, #innocents, #massacre, #violence

Un Avent en Peinture (12) Alessandro Turchi : Le massacre des innoncents

Bethléem, Centre Afrique. Il s’est fait homme, il nous a rejoint dans notre humanité, cela veut dire aussi qu’il s’est mis du côté des victimes de nos folies, de nos volontés de puissance et de nos peurs. L’enfant a échappé au massacre, l’adulte mourra sur une croix. Face à la soif de sang des hommes, notre Dieu a choisi la faiblesse. Jusqu'au bout.

Alessandro Turchi. Le massacre des innocents (Vérone XVII°)

Alessandro Turchi. Le massacre des innocents (Vérone XVII°)

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Un Avent en peinture (11) Geertgen Tot Sint Jans : La Nativité nocturne

11 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Nativité, #Lumière, #Ténèbres, #Cécité

Un Avent en peinture (11) Geertgen Tot Sint Jans : La Nativité nocturne

Dans la nuit noire, les flammes du feu de camp dégagent moins de lumière que l’ange et que l’enfant. Alors pourquoi nos lumières humaines nous éblouissent-elles au point que nous ne sentions plus besoin de la clarté divine ? Sommes-nous aveugles au point de ne plus voir nos ténèbres ?

Geertgen Tot Sint Jans : Nativité nocturen (Pays bas XV°)

Geertgen Tot Sint Jans : Nativité nocturen (Pays bas XV°)

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Un Avent en peinture (10) Giorgione : L'adoration des bergers

10 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #bergers, #livré, #adorer, #Kénose

Un Avent en peinture (10) Giorgione : L'adoration des bergers

L’enfant est déposé à terre, livré à l’adoration des bergers. Livré, adoration, ces deux mots sont curieusement accolés. Pourtant, Dieu ne se livre-t-Il pas à notre adoration ? Quand nous utilisons son Nom pour justifier nos crimes mais aussi quand nous édulcorons son message pour en faire notre morale, quand nous plions sa Parole au grès de nos interprétations, quand toujours nous le créons et le dé-créons à notre image… Parce qu’Il nous aime, en se faisant connaître, le Dieu Très Grand, le Dieu Tout-Autre s’est livré à notre adoration.

Giorgione : L'adoration des bergers. Venise XV° siècle

Giorgione : L'adoration des bergers. Venise XV° siècle

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Un avent en peinture (9) Federico Barocci : La circoncision

9 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #Barocci, #Circoncision, #Judaïsme, #Jésus

Un avent en peinture (9) Federico Barocci : La circoncision

C’est le geste ordinaire qui accompagne une naissance, un geste ordinaire qui marque le garçon d’une appartenance. Et pourtant, ce tableau du XVI° siècle me fait serrer les poings d'un peu de honte quand je pense aux yeux écarquillés de surprise que je rencontre trop souvent au XXI° siècle lorsque j’affirme que notre Messie, mon Seigneur et mon Sauveur était juif.

Federico Barocci. La circoncision. Italie XVI°

Federico Barocci. La circoncision. Italie XVI°

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Le séisme messianique

8 Décembre 2013 , Rédigé par Elisabeth d'Olier Eric George Publié dans #Bible, #Esaïe, #Souche de Jessé, #Messie

Le séisme messianique

Esaïe 11/1 à 10

Elisabeth

Nous avons affaire à un texte difficile qui nous arrache aux douceurs et aux scintillements de Noël. C’est un texte prophétique. Il y a une espérance, Dieu a un projet pour son peuple mais c’est une espérance qui questionne et qui ébranle. Le changement projeté par Dieu bouscule beaucoup de choses.

I Dieu veut rétablir la Justice

*A l’époque dEsaïe, Dieu n’est pas satisfait du monde qu’il a créé, il trouve ce monde injuste et ne supporte pas l’injustice. Il annonce un renouvellement. Ce n’est pas une nouvelle création à partir de rien, il annonce par la bouche d’Esaïe un nouveau rameau sur le vieux tronc d’Esaïe, un rejeton de ses racines. Il sagit du messie choisi par Dieu, envoyé par Dieu.

*Le souffle du Seigneur reposera sur lui, souffle de sagesse et d’intelligence, de conseil et de vaillance, souffle de connaissance et de crainte du Seigneur.

Le souffle de Dieu sera sur lui mais aussi en lui, il respirera la crainte du Seigneur. Le souffle de Dieu deviendra ce qu’il inspire et expire. Souffle de crainte du Seigneur : Il sera dans la connaissance de qui est Dieu et de son projet pour son peuple. Il adhèrera totalement à ce projet , il reconnaitra la Seigneurie de Dieu et sera soumis à lui. Le souffle de Dieu deviendra son propre souffle.

*En conséquence ce messie ne jugera pas sur l’apparence ni par ouï dire, mais il jugera avec justice en faveur des pauvres et des humbles. En effet il ne peut y avoir de paix sans justice

Le messie annoncé aura à lutter contre l’injustice, pour cela il va utiliser le sceptre royal de sa bouche c’est-à-dire sa parole pour frapper la terre ; il va utiliser le souffle de ses lèvres pour faire mourir le méchant. La parole de Dieu par laquelle Dieu a créé le monde va ébranler ce monde, le souffle de Dieu qui a donné vie à Adam va maintenant tuer le méchant.

II Pour nous chrétiens qui reconnaissons Jésus comme le Christ, comme Messie, Jésus Christ a il accompli cette prophétie d’Esaïe ?

Il est décrit comme issu de la souche de Jessé et de David, il a reçu l’Esprit Saint lors de son baptême, il a eu une parole forte, L’Evangile de Jean nous dit même qu’il est venu en tant que Parole (avec lui la Parole est venue dans le monde), mais on ne peut pas dire que de son souffle il ait fait mourir le méchant. C’est lui qui a été mis à mort par les puissants. Pourrait-on comprendre que par son souffle, par l’Esprit Saint, il donne des possibilités de transformation à chaque homme ??

En tous cas, la prophétie d’Esaïe n’est pas accomplie en totalité pour l’instant.

Eric

En effet, nous ne sommes pas encore au temps du loup broutant avec l’agneau. D’ailleurs, on peut se demander si la deuxième partie de la prophétie d’Esaïe ne nous renvoie pas aux douceurs de Noël. Mais tu as bien souligné que ce royaume de Paix arrive à travers un violent bouleversement. Tu as raison de dire qu’il ne peut y a voir de paix tant qu’il y a de l’injustice. La première partie que tu as commentée nous interdit de voir dans ce monde ou la panthère couche avec le chevreau, le royaume arc en ciel des bisounours.

En insistant sur la parole qui, comme un sceptre, comme un bâton frappe la terre, tu m’as rappelé le bâton de Moïse frappant le rocher pour en faire jaillir une source. Et puisque le règne de paix est décrit comme la conséquence d’une inondation : « la connaissance du Seigneur remplira la terre comme les eaux recouvrent la mer », j’ai envie de filer la métaphore, de prolonger l’image.

La source coule-t-elle du rocher comme un filet d’eau ou bien jaillit-elle comme un geyser ? La parole de Jésus a parfois été violente pour ces auditeurs, et souvent elle les a choqués, scandalisés, elle leur est même apparue comme un blasphème. Et c’est encore le cas aujourd’hui. Bien souvent, la parole de Jésus telle qu’elle nous apparaît à travers les évangiles, nous paraît trop dure, trop violente. Et nous essayons, en tant qu’Eglise, en tant que chrétiens d’adoucir la parole de Jésus, de la canaliser, de l’endiguer dans une morale plus acceptable, plus praticable. Mais toujours, et c’est une chance, une bénédiction, cette parole déborde de nos digues, elle ne se laisse pas dompter et elle continue à nous bousculer. Et à cause de la force, de la violence de cette parole que nous ne parvenons pas à domestiquer, nous pouvons reconnaître en Jésus le messie annoncé par Esaïe, et espérer que cette parole, cette bonne nouvelle qu’aucun groupe humain ne parvient à maîtriser continuera d’agir jusqu’à ce que le monde entier soit inondé de la connaissance du Seigneur.

Tu nous faisais remarquer que contrairement au messie d’Esaïe, Jésus ne faisait pas mourir le méchant. En effet. Cependant, quand Esaïe nous décrit ce monde ébranlé, bouleversé, transformé, la mort du méchant n’est peut-être pas si évidente que cela. En effet, ce monde dans lequel il ne se fait ni destruction, ni mal reste pourtant peuplé d’ours, de loups et de serpents. Les prédateurs, les « méchants » sont toujours bien présent. Seulement, ils ont cessé de nuire, ils ont changé d’attitude. Le méchant est-il mort à cause de sa méchanceté ou bien le méchant est-il mort à sa méchanceté ? Et dans cette optique, nous pouvons une fois de plus reconnaître en Jésus le portrait dressé par Isaïe. En effet, si les évangiles ne nous présentent pas un Jésus pourfendant le méchant, ils nous racontent bien comment par sa parole, par sa vie, il a transformé des cœurs. Dimanche dernier, nous parlions du brigand crucifié, mais l’on pourrait penser également à Zachée.

Enfin, Jésus ressuscité a envoyé ses disciples porter sa parole à toute la terre. Et cela nous éclaire sur la dimension universelle de la prophétie d’Esaïe. Bien sûr, le peuple d’Israël, son histoire et sa terre sont au centre, mais ils ne sont pas les seuls concernés, c’est bien la terre entière qui est remplie de la connaissance de l’Eternel, c’est bien tous les peuples qui cherchent cette connaissance. Et, en entendant bien l’image zoologique, on peut même ce dire que cette promesse va même au-delà de l’humanité…

Alors, Jésus a-t-il accompli cette prophétie d’Esaïe ?

Je crois qu’il nous faut aller plus loin. En effet, la prophétie n’est pas une prédiction, une annonce du futur. La prophétie est une parole de Dieu pour nous, dans notre présent. La question donc qui se pose à nous, c’est faisons-nous de Jésus, le messie annoncé par Esaïe. Nous laissons-nous heurter, ébranler par sa parole ? Respirons-nous de sa respiration ? Inspirons-nous le souffle de Dieu qu’il exhale ?

Et ce n’est pas seulement une question générique sur nos vies, frères et sœurs. C’est la question des semaines qui viennent.

L’Avent et Noël seront-ils pour nous des temps de pause, de temps de repos pour oublier les souffrances et les difficultés de notre monde ? Jésus Christ sera-t-il à ranger avec saint Nicolas, le père Noël et autres elfes ? Ou bien les douceurs et les lumières de l’Avent et de Noël nous parleront-elles du monde nouveau, du monde que nous devons vivre dès maintenant ? Ne faisons pas de la promesse, une illusion consolatrice mais recevons là, dès maintenant comme une mission qui nous est donnée et qui nous est rendue possible.

Qu’entre nous et par nous, il ne se fasse ni mal ni destruction.

Amen

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