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Un Avent en peinture (8) La Nativité avec les prophètes Esaïe et Ezéchiel de Buoninsegna

8 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #Bible, #Ancien Testament, #Nouveau Testament, #Esaïe, #Ezechiel, #Buoninsegna

Un Avent en peinture (8) La Nativité avec les prophètes Esaïe et Ezéchiel de Buoninsegna

Dans les mains des prophètes, les rouleaux du premier Testament, de la Première Alliance, et l’on retrouve le même rouleau dans les mains de l’ange. Le nouveau n’efface pas le premier, le gentil Dieu de Jésus Christ ne vient remplacer le Dieu barbare et cruel de l’Ancien Testament, mais le même Dieu fidèle se tient au côté de l’humanité et accomplit ses promesses.

Duccio di Buoninsegna : La Nativité avec les prophètes Esaïe et Ezechiel. Sienne XIV°

Duccio di Buoninsegna : La Nativité avec les prophètes Esaïe et Ezechiel. Sienne XIV°

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un Avent en peinture (7) La fuite en Egypte par Orazio Gentileschi

7 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #fuite en Egypte, #Noël, #Réfugiés

un Avent en peinture (7) La fuite en Egypte par Orazio Gentileschi

Joseph prit l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte.

Matthieu 2, 14

Ces quelques mots passent presque inaperçus dans le combat que se livrent Hérode et les mages.

Mais le peintre me dit la précarité de la halte, l’épuisement de Joseph. Il me dit également la simplicité de ce lien familial au milieu des tourmentes. Au-delà des prophéties et des annonces, il me dit aussi une famille parmi celles que la folie des hommes jettent sur les routes.

Orazio Gentileschi : La fuite en Egypte (Italie XVII°)

Orazio Gentileschi : La fuite en Egypte (Italie XVII°)

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Un Avent en peinture (6) La Sainte Famille de Luca Signorelli

6 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #Signorelli, #Mandela, #Racisme, #Naissance

Un Avent en peinture (6) La Sainte Famille de Luca Signorelli

Une Marie blanche, un Joseph noir, penchés sur l’enfant dans le même attendrissement. L’image est plus surprenante que toutes les crèches ethniques. Jeu de couleur et de contraste ? Erreur de titre ? Ou bien le peintre se fait théologien, prophète et, au-delà du souci de réalisme historique, il nous raconte autour de cette naissance l’impossible (pour cette époque) rassemblement de toute l’humanité.

Luca Signorelli. La Sainte famille (Florence XV° siècle)

Luca Signorelli. La Sainte famille (Florence XV° siècle)

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Un Avent en peinture (5) : L'adoration des mages de Botticelli

5 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #mages, #Botticelli, #Théo en culture

Un Avent en peinture (5) : L'adoration des mages de Botticelli

Foule immense, arrivant de toutes parts, les mages et leurs suite forment un cercle autour de la crèche. Et par la magie de la perspective, Botticelli fait de nous une part de ce cercle.

Le peintre nous rappelle que nous n’assistons pas à une scène de jadis mais que nous faisons partie de cette foule en quête d’étoile, cette foule venue de loin pour assister à la naissance de l’Emmanuel. Les mages ne sont pas ces visiteurs exotiques, ils témoignent que l’enfant de Bethléem est né pour toute l’humanité et que j’ai ma place parmi ceux qui se prosternent et se réjouissent.

Sandro Botticelli : L'adoration des mages (Florence XV° siècle)

Sandro Botticelli : L'adoration des mages (Florence XV° siècle)

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Un Avent en peinture (4) La vierge à l’enfant de Ghirlandaio

4 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Ghirlandaio, #enfant Jésus

Un Avent en peinture (4) La vierge à l’enfant de Ghirlandaio

Ce n'est pas le geste adulte de la bénédiction mais le réflexe enfantin de préhension. Finalement c’est dans ce geste naturel d’enfant véritable que se reconnait le mieux le bébé de la crèche… Pleinement humain, tout à fait enfant…

Dominico Ghirlandaio La Vierge à l'enfant. (Florence XV° siècle)

Dominico Ghirlandaio La Vierge à l'enfant. (Florence XV° siècle)

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Un Avent en peinture (3) : L’adoration des bergers de Castaglione

3 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #bergers, #Benedette

Un Avent en peinture (3) : L’adoration des bergers de Castaglione

Deux mondes se croisent : celui de la lumière et de la beauté avec l’Enfant, Marie et les anges face au monde brute et sombre de Joseph, des bergers et des bêtes. Deux mondes contrastent mais ne s’opposent pas : autour de l’Enfant, les anges et les faunes s’inclinent dans la même adoration. Et si les ténèbres finissaient par recevoir la lumière ?

Giovanni Benedetto Castiglione : L'adoration des bergers (Gênes XVII°)

Giovanni Benedetto Castiglione : L'adoration des bergers (Gênes XVII°)

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Un Avent en peinture (2) :L'adoration des mages de Bernardino Luini

2 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #mages, #Luini, #Joseph

Un Avent en peinture (2) :L'adoration des mages de Bernardino Luini

Alors que l’enfant Jésus bénit Gaspard, Melchior et Balthazar (la représentation est tellement classique, que je ne vois pas pourquoi ne pas les nommer), Joseph regarde, à travers la fenêtre, la foule qui accompagne les mages. Bien sûr, ceux qui sont entrés sont accueillis mais ceux qui arrivent, ceux qui sont en chemin, ceux qui ne font qu’approcher ne sont pas ignorés

L'adoration des mages. Bernardino Luini (Lombardie XVI° siècle)

L'adoration des mages. Bernardino Luini (Lombardie XVI° siècle)

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Les deux crucifiés

1 Décembre 2013 , Rédigé par Philippe Riglet et Eric George Publié dans #Bible, #Passion, #deux larrons, #témoins

Les deux crucifiés

Prédication du 1er décembre

Luc 23, 35-43

Philippe

A première vue, ce texte est archi connu : Nous savons que le « bon larron » reconnait Jésus, et nous sommes sûrs d’être dans le camp du « bon larron ». Ce texte n’aurait-il que peu d’intérêt ?

Eric

Avant même d’être sûrs d’être dans le camp du bon larron, nous sommes sûrs qu’il y a un bon et un mauvais. Et c’est peut-être pour cela que cet épisode nous paraît parfois un peu fade, un peu naïvement moraliste avec son méchant et son gentil. Pourtant le texte, ne nous parle pas de bon ou de mauvais, il nous parle de deux criminels. Alors, puisque leurs crimes respectifs les mettent à égalité, que reprochons-nous à celui que nous appelons mauvais ?

Philippe

Nous lui reprochons sa moquerie : « comment ose-t-il au moment de mourir se moquer du Seigneur ? ». Avez-vous remarqué ? Cela a été ma première réaction, et c’est surement notre première réaction à tous !

Eric

Avant même la moquerie par rapport au Christ, c’est la moquerie par rapport à celui qui souffre, qui personnellement me gêne, l’idée que même cloué sur une croix on trouve encore le souffle pour enfoncer celui qui est dans la même situation. Bien sûr, cette réaction est humaine, mais c’est bien l’humanité de cette réaction qui est un peu désespérante : la souffrance n’entraîne pas la solidarité entre ceux qui souffrent, bien au contraire elle dresse ceux qui souffrent les uns contre les autres.

Bien sûr, il y a aussi, cette incapacité à reconnaître Jésus Christ. Mais là, le mauvais larron n’est pas le seul…

Philippe

En effet, les témoins au pied de la croix, comme le mauvais larron, sont déçus, ils attendaient un roi, ou un prophète. Ils ont cru au moment des miracles, au moment des rameaux, mais sans comprendre la nature du Royaume. Au moment où tout s’effondre, certains se cachent, d’autres doutent. La moquerie pour certains est un moyen d’exprimer leur déception d’avoir cru. D’autres font semblant de ne pas être concernés…

Ce spectacle de la croix, le mal dans nos vies, suscitent en nous des doutes, des révoltes. En cette période l’Avent, nous pensons plus à la Nativité, aux joies de Noël. Nous oublions que le Christ est né dans le dénuement, et mort sur la croix.

Nous voudrions ne pas voir ce spectacle de ceux qui souffrent. Alors, nous réagissons un peu comme cette foule : en faisant semblant d’ignorer le mal, en étant révoltés, ou en rejetant la faute sur les autres : « c’est leur faute : ils n’avaient qu’à pas… »

En relisant bien ce texte, nous ne sommes donc pas surpris par l’attitude de ces témoins déçus. Nous comprenons un peu mieux ce brigand qui crie son désespoir « sauve nous ».

Eric

De la moquerie désespérée du premier crucifié, au souviens toi de moi, du deuxième, cela nous amène au deuxième larron…

Philippe

Le bon larron est comme son compère. Pour tous, pour nous, c’est une crapule. Pourtant il reconnait sa faute « pour nous c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos actes ». Et il ne cherche pas d’excuses comme « ce n’est pas ma faute ». Il ne perd même pas son temps à ressasser sa vie, ses erreurs.

Eric :

Oui je crois que tu as raison, nous ne devons jamais perdre de vue qu’au regard du texte biblique, ce n’est pas un bon larron, c’est un bandit crucifié. Comment ce bandit devient-il « bon » à nos yeux ?

Philippe

Il manifeste d’abord de la compassion pour Jésus. Tu parlais de l’absence de solidarité entre ceux qui souffrent, mais dans cette scène de désespoir, c’est pour nous une première lueur d’espoir. Dans la pire des situations, malgré sa terreur et sa souffrance, cet homme nous donne une leçon d’humilité et de foi.

Eric

De foi ?

Philippe

Oui, ce crucifié comprend que Jésus est différent d’eux : « celui-ci n’a rien fait de mal ». Enfin, il témoigne, d’abord en interpellant l’autre larron, puis en s’adressant à Jésus.

Cet homme que tout condamne, ne cherche pas à se justifier. Il a tout à coup un comportement de disciple !

Malgré sa souffrance et sa peur, il manifeste d’abord de la compassion, il cherche Dieu, il reconnaît confusément la divinité de Jésus. Il croit et il témoigne !

J’avoue aussi être surpris : il ne demande pas à Jésus de le sauver immédiatement, un salut matériel. Dans la même situation, c’est ce que j’aurais fait !

Eric

Ce qui te met du côté du mauvais larron, mais je te rassure, tu n’es pas le seul. C’est sans doute ce que nous faisons tous un peu.

D’ailleurs, c’est peut-être pour cela que nous avons surnommé ce deuxième crucifié : « le bon larron » : il est devenu exemplaire. L’Eglise nous enseigne, très rapidement, que c’est ainsi qu’il faut prier ; sans demander de choses trop matérielles, sans poser trop d’exigence, sans être trop pressé « Souviens-toi de moi, quand tu seras dans ton Royaume », c’est un peu la prière chrétienne idéale, si on en croit certains discours…

Philippe

« … aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ». Cette promesse de Jésus corrige la demande du deuxième larron.

Nous croyons, parfois avec des doutes, que ce vaurien est pardonné. Nous sommes plus interpellés par cet « aujourd’hui ». La Bible ne nous parle pas clairement de cet au-delà. Nous pensons souvent à l’image lointaine de l’Apocalypse, au retour du Christ dans la gloire.

A cette espérance vague du brigand « souviens-toi de moi… », Jésus répond par une certitude : « aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ». Jésus nous veut avec lui sans attendre. Le paradis n’est donc pas dans un avenir incertain, réservé à une élite, quand le règne de Dieu sera installé sur la terre.

Malgré ses fautes, le larron est pardonné sans condition, parce qu’il a cru. Cet avenir avec Jésus n’est pas une utopie, mais une certitude : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28.20).

Pour nous c’est un double encouragement :

- Ce brigand à peine repenti, est accueilli par Jésus parce qu’il a cru. Le salut offert par Jésus est donc pour nous tous quelque soient nos faiblesses.

- Ce paradis que nous ne concevons pas clairement nous est promis. Nous ne savons pas comment, mais nous savons avec qui, avec Jésus.

Pourtant dans ce texte, un dernier point me gêne. Et ce « mauvais larron » ? Est-il rejeté ?

Eric

Là, tu me poses une colle. Je ne sais pas quel est le sort de ce « mauvais larron ». Tout simplement parce que le texte biblique ne m’en dit rien. La seule chose que je sais, c’est que, comme tu l’as dit, ce premier crucifié n’est pas différent du reste de la foule, de cette foule pour laquelle Jésus supplie, selon un autre témoin, « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». L’ignorance, l’incapacité à reconnaître du premier larron, je n’arrive plus à l’appeler « mauvais » n’est finalement pas vraiment surprenante.

Ce qui est surprenant dans ce texte, c’est qu’au pire moment, au moment où il nous paraît impossible de croire, une confession de foi vient du pire des hommes.

Frères et soeurs

Nous croyons souvent que le malheur, la détresse rendent impossible la foi, ce texte vient nous dire qu’au contraire, la foi se fraye un chemin dans les cœurs les plus improbables, dans les situations les plus inattendues.

Et il est bon de nous le rappeler aussi dans cette période de l’Avent, tout autour de nous, les guirlandes, les sapins et les lumières envahissent les boutiques, les chants de Noël inondent déjà les rues. Et nous pouvons un peu nous poser la question, dans cette débauche de clinquant et de consommation, saurons nous rappeler la naissance d’un sauveur méconnaissable, d’un enfant sans abri, d’un émigré en fuite.

Alors, rappelons-nous le « bon larron » qui nous donne cette espérance d’un témoignage inattendu, réjouissons-nous des invraisemblables témoins que Dieu suscite.

Amen

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L'annonciation de Daddi

1 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #avent, #annonciation, #Théo en culture

L'annonciation de Daddi

Marie et l’ange en rouge encadrent la scène dans le même geste d’acceptation et d’adoration, Gabriel salue et bénit et, en haut, à droite, entouré par les silhouettes de trois séraphins, Dieu, le personnage le plus dynamique du tableau, envoie.

Sous l’impulsion d’un Dieu jeune, l’exterieur, c’est-à-dire le céleste, le divin pénètre dans les murs et le confort de l’humanité.

Annonciation. Daddi (XIV° siècle Florentin)

Annonciation. Daddi (XIV° siècle Florentin)

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A l'église ou au temple ?

30 Novembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Humeurs, #Vocabulaire, #Bâtiments, #église, #temple, #protestantisme

A l'église ou au temple ?

C'est une vieille habitude : nous allons au temple. Parfois même, nous corrigeons machinalement le néophyte qui parlerait d'aller à l'église. Pourtant, le temple désigne étymologiquement la demeure d'une divinité, or, ma modestie naturelle m'oblige à reconnaître qu'aucune divinité ne réside 5 rue du chantier, Dieu n'y est présent que lorsque nous y sommes rassemblés. Et le bâtiment n'a rien à y voir, ce serait pareil dans un jardin, dans une cave, dans une salle à manger, car la seule chose qui compte, c'est l'assemblée, en grec l'ecclesia, l'église.

Les protestants anglais, allemands, néerlandais célèbrent respectivement dans des churches, kirchen, kerken. Les autres pays francophones et même les autres Églises protestantes françaises emploient plus volontiers le terme d' « église » que celui de « temple » qui nous a été imposé par les catholiques à l'époque des persécutions.

Je sais bien qu''il est très difficile de perdre une vieille habitude de vocabulaire, et je ne demande pas que ceux qui parleront du « temple » soient mis à l’amende (quoique, l'idée pourrait être mise en débat par notre équipe d'animation financière). Mais ne vous étonnez pas trop si dans nos annonces, dans notre affichage, je préfère dorénavant parler de l'église, rue du chantier, que du temple.

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