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Articles récents

La rentrée de Calvin

2 Septembre 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Prières

calvin40.jpgSeigneur qui est la source de toute sagesse et de toute science,
puisqu'il te plaît de me donner pendant ma jeunesse
l'instruction qui me sera utile pour vivre saintement et honnêtement
veuille en même temps éclairer mon intelligence
pour que je comprenne l'enseignement qui me sera donné.

Et puisque tu promets d'éclairer par ta sagesse
et par ta connaissance les petits et les humbles au coeur droit,
tandis que tu rejettes les orgueilleux
pour qu'ils se perdent dans la vanité de leurs raisonnements,
je te demande, ô mon Dieu,
de créer en moi cette véritable humilité qui me rendra docile
et obéissant à toi tout d'abord,
mais aussi à ceux que tu as établis pour m'instruire.

Veuille en même temps disposer mon coeur,
afin qu'ayant renoncé à tous ses mauvais désirs,
il te rechercher ardemment et que mon seul but, ô Dieu,
soit de me préparer dès maintenant à te servir dans la vocation
où il te plaira de m'appeler.
J. Calvin

in Livre de prières. Société Luthérienne. Edition Olivetan

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Je

1 Septembre 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Petite théologie pas très sérieuse

distributeur.JPG"Bonjour, je suis un distributeur automatique de billets" affiche l'écran du distributeur de je ne sais plus quelle banque de Montpellier.

Non !

Je veux bien que tout s'automatise ; moi-même, j'ai souvent recours aux bornes automatiques pour gagner du temps. Mais, je ne veux pas que, par soucis d'anthropomorphisme, une machine qui n'a aucune conscience d'elle même, me dise "Je". Je ne veux pas qu'on galvaude ce petit mot de deux lettres.

En effet, c'est un pouvoir immense que celui de la subjectivité. J'ai conscience de faire ce que je fais. J'ai conscience de penser ce que je pense. Et j'ai même conscience de n'être pas toujours maître de ma pensée ou de mes actes.

C'est dans ce "je" que je comprends "fait à l'image de Dieu". En effet, ce "je" est une caractéristique essentielle de Dieu, une caractéristique que la traduction de YHVH par l'Eternel, gomme malencontreusement. Dieu est sujet, bien plus que je ne puis l'être. En effet, quoiqu'individu conscient et donc sujet, je reste programmé et donc objet (moins qu'un distributeur automatique, quand même), Dieu est, quant à lui le sujet absolu, sans programmation, ni contrainte. Et c'est ce "je" là qui a choisi de s'attacher à moi. C'est ce "je" là qui m'offre ma liberté.

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Ce n'est pas qu'un au revoir

8 Août 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Bible

Prédication du 8 août 2010

Psaume 33

I corinthiens II, 1 à 5

Actes XX, 17 à 38

 

Après un long séjour et de nombreuse pérégrination, Paul quitte la Turquie. Des séparations, nous en vivons de bien des sortes dans notre vie, et peut-être tout particulièrement en cette période estivale : départ en vacances ou retour de vacances sont souvent des occasions de se dire au revoir.

Pourtant nous voyons bien que ce récit de séparation là est un peu différent.

 

Tout d’abord, nous entendons bien qu’il ne s’agit pas d’un au revoir mais clairement d’un adieu. Si la Bible ne raconte pas la mort de Paul, il est évident d’après ce texte, que Luc a pris en compte une mort violente de Paul, une mort dans la persécution.

         Mais même en tenant compte de cette mort annoncée, on est frappé par l’extrême noirceur de ce texte. D’ordinaire, dans la tristesse de la séparation, on évoque les bons souvenirs des moments passés ensembles, ou bien les retrouvailles à venir et si ces retrouvailles ne sont pas possibles on s’exhorte à tenir bon, on se souhaite tout le bonheur du monde, on se promet des jours meilleurs. Bref, on essaye d’apaiser la tristesse, de positiver, en quelque sorte. Mais ici, rien de tout cela : dans le discours de Paul aux anciens rassemblés à Milet : la séparation est dure, le passé a été dur et la suite sera plus dur encore. Bonjour l’ambiance !

         De plus, Luc réussit à rendre dans le discours de Paul un des aspects les plus agaçants de ses épîtres : ce côté qui nous parait parfois très prétentieux, très imbu de lui-même ; enfin, la mise en garde contre les loups qui menacent le troupeau résonnent particulièrement douloureusement à nos oreilles protestantes qui savent ce qu’ont entraîné les chasses aux hérésies… (Encore que nous ne devrions pas oublier que nous avons toujours nos propres hérésies et que nous n’avons pas tout à fait banni le réflexe inquisitorial de nos Eglises). Tout cela ne nous rend pas ce texte très sympathique ni très abordable...

         Et pourtant, justement pour tout cela,  c’est un texte particulièrement nourrissant. Et pas seulement pour les périodes de départ ou de séparation.

 

Tout d’abord, ce texte nous rappelle que la vie chrétienne n’est pas toujours rose, qu’une communauté peut traverser des crises graves, qu’un ministère (pastoral, missionnaire ou de conseiller ou de catéchète) peut se passer dans la souffrance et le rejet. C’est un rappel inutile ? On le savait déjà ? Peut être. Encore que les discours du type « tout ira bien, ce n’est pas si grave, tout finira par s’arranger ne sont pas si rares dans nos communautés, il me semble… Mais le discours d’adieu de Paul ne se contente pas de dire la réalité du mal et de la souffrance, y compris dans notre vie chrétienne, ce discours contient une affirmation essentielle, une affirmation trop souvent oubliée : ces difficultés, ces crises, ces échecs ne sont pas le signe d’une malédiction contre nous, elles ne sont pas le signe que nous faisons mal notre « travail » ou que nous serions de mauvais chrétiens. Elles arrivent simplement. De façon incompréhensible parce que le mal c’est toujours incompréhensible. Bref, en évoquant tout ce mal-être, toutes ces difficultés passées, présentes et à venir aux anciens rassemblés à Milet, Paul nous délivre du sentiment de culpabilité qui accompagne souvent le malheur. Non, tout ce qui nous arrive n’est pas toujours de notre faute. Et surtout, les crises que nous traversons ne sont pas la preuve ni le signe que Dieu nous a délaissé.

 

Nous avons parfois l’impression que en lisant les épîtres ou les compte rendus de discours de ce genre que Paul a quand même une très haute opinion de lui-même, c’est que nous oublions ou comprenons mal à quel point Paul a le sentiment d’être habité, conduit, dirigé même par un autre que lui-même. Il est « prisonnier de l’Esprit », « au service du Seigneur en toute humilité. ». Ce n’est pas moi qui vit, c’est Christ qui vit en moi écrira-t-il aux Galates.

Face aux difficultés, Paul ne se dit pas : « j’ai mal agis, le Seigneur est contre moi », il se dit « c’est en Jésus Christ que j’affronte ces difficultés et par lui, je serai vainqueur. » C’est un discours que Luc a très bien compris et qu’il rend en décrivant le martyr à venir de Paul de la même manière que la passion du Christ, en mettant dans la bouche de Paul, le testament de Jésus Christ. Et non ! ce n’est pas de l’orgueil ! C’est de la foi. C’est la conviction profonde que Jésus Christ vient à moi-même si j’en suis profondément indigne, c’est l’assurance que Jésus Christ vient habiter ma misère et me transformer.

Attention, il ne s’agit pas de tomber dans le dolorisme : à aucun moment Paul ne dit « Christ est en moi parce que je souffre pour lui », et encore moins « Christ veut que je souffre pour lui ». Il ne dit pas non plus « mes souffrances sont la preuve que Christ est en moi », il ne cède pas à la tentation de la persécution, cette logique paranoïaque qui veut que « puisque les gens s’acharnent contre moi, c’est bien que j’ai raison… » Ses souffrance ne sont pas méritoires pour Paul et elle ne sont pas la preuve qu’il a raison. En fait, il s’en serait volontiers passé. Il a connu aussi dans son ministère des moments de joies et, dans ces moments de joie, dans les moments où tout lui sourit, il affirme aussi la présence du Christ et il rend grâce. Simplement, il continue à sentir cette présence même quand les choses vont moins bien, même quand elles vont au plus mal.

Et je crois qu’après Paul, après Luc, tout chrétien peut affirmer la présence du Christ même au plus noir de l’échec, même au plus sombre de l’angoisse. Et affirmer ainsi la présence de Jésus Christ, ce n’est pas seulement dire Dieu est avec moi et il me porte dans mes moments difficiles, mais c’est affirmer que son œuvre de résurrection s’accomplit pour nous dans ces moments difficiles. Christ est avec nous quand nous sommes au fond du gouffre, quand nous gisons accablés de souffrance. Oui. Mais il ne se contente pas de nous consoler, il nous relève.

 

Je crois que c’est à la lumière de cette affirmation qu’il faut comprendre la mise en garde contre les loups féroces. La menace est tellement vague qu’il est facile de l’utiliser pour dénoncer n’importe quel discours théologique avec lequel je ne serais pas d’accord. Le loup féroce qui menace le troupeau, c’est forcément celui qui ne pense pas comme moi. Mais plutôt que de partir en chasse contre les hérésies, plutôt que d’aller éplucher les lettres de Paul pour affirmer que je suis bien fidèle à sa doctrine, je crois que ce qui compte c’est de garder l’affirmation essentielle : Jésus Christ nous rejoint dans nos morts pour nous relever et nous conduire à la vie : J’ai décidé de ne rien savoir parmi vous que Jésus Christ et Jésus Christ crucifié, écrivait Paul aux corinthiens. Tout ce qui compte c’est que je sache, que nous sachions que Christ est à nos côtés quand nous sombrons et qu’il nous relève. Forts de cette assurance, nous pourrons donner à notre tour notre témoignage. Pas un témoignage triomphaliste qui nie les difficultés, pas un témoignage conquerrant qui écrase les opinions différentes, un témoignage humain jusqu’à la fragilité mais qui offre à tous et à toute une espérance nouvelle.

 

Frères et sœurs, dans nos départs comme dans nos arrivées, dans nos séparations comme dans nos rencontres, dans nos peines comme dans nos joies, nous avons l’assurance que Jésus le Christ, est avec nous qu’il nous relève et nous appelle à vivre de sa vie.

 

Amen

 

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A visage découvert

24 Juillet 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture

a-visage-decouvert.jpg- Ca change des paysages helvétiques qu’on met d’habitude sur les versets biblique

- Oui, là on est dans l’Incarnation.

(A. Pelissier et A.M Feillens, cités de mémoire)

 

Douze portraits dans le cloître des Billettes. L'exposition ne justifie peut-être pas un voyage à Paris (sauf si vous aviez projeté une virée parisienne entre collègues et néanmoins amis et que vous n'avez que trois heures) mais si vous flânez du côté de la rue des archives, il serait dommage de ne pas vous arrêter sur ces visages découverts.

Des visages magnifiquement photographiés d'hommes et de femmes de tous âges. Des visages qui illustrent, chacun, un verset biblique, une exclamation prêtée à un des témoins de Jésus de Nazareth.

Là où les protestants ont l'habitude d'illustrer des versets avec des photos un peu niaises et un peu creuses de paysages, A visage découvert propose des visages riches d'expression et de personnalité. Du coup, le verset n'est plus une "sagesse" figée et sentencieuse, de celles qui se vendent si bien aujourdh'ui, mais l'expression d'une rencontre, un témoignage. Et visages et versets entrent en résonance, chacun éclairant l'interprétation de l'autre.

D'ailleurs, c'est une utilisation possible de l'exposition : séparer les versets des visages pour laisser chacun faire ses propres association et donc sa propre interprétation ou associer différents visages à un seul verset, pour montrer sa richesse.

En tout cas, si vous passez non loin de Beaubourg, n'hésitez pas à faire un petit crochet vers le cloître des Billettes : ces visages découverts vous ouvriront un autre regard.

 

A visage découvert

Exposition conçue et réalisée par la Mission Intérieure Luthérienne.

Photos d'Alfredo Salazar

Du 9 juillet au 30 août 2010

tlj sauf les lundis de 11h à 19h

Cloître des Billettes

24 rue des archives

75004 Paris

 

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Splice

20 Juillet 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture

splice.jpgIls sont jeunes, beaux (enfin, surtout elle, mais passons), intelligents et passionnés par leur domaine, la biochimie. Ils créent un créature nouvelle qui va se révéler plus dangereuse que prévu. Rien de bien nouveau sous le soleil de la SF mais, nonobstant quelques effets téléphonés, j'ai passé un bon moment de ciné, et, pour moi, Splice est un bon film de science fiction en ce qu'il aborde de nombreux thèmes, la peur de l'autre, la nature de l'humanité, l'adolescence, la parentalité.

Et puis Splice a une approche réaliste de son thème principale : la technique. En effet, contrairement à la plupart des résumés, je ne crois pas que Splice parle de manipulation génétique. Ou plutôt, s'il en parle c'est de manière ridicule. Je ne crois pas que l'on crée un humanoïde viable en mélangeant les séquences ADN de différents animaux à de l'ADN humain, et surtout les enjeux éthiques de la manipulation génétique sont presque totalement évacués. A l'exception d'une vraie scène d'épouvante : après l'avoir élevée comme sa fille, Elsa retire à Dren tout ce qui l'humanise pour mieux la traiter comme une simple expérience. Une scène glaçante dans laquelle le monstre est le créateur et non la créature. Tiens, en fait à cause de cette scène excellente, je serais plutôt plus sévère avec le film qui revient trop vite à un discours plus classique : comme c'est pratique, la gentille Dren meurt de façon naturelle et c'est un méchant monstre violeur et tueur que ses créateurs doivent tuer.

Bref, difficile de prendre au sérieux un tel traitement de la génétique.

En revanche, si l'on élargit à l'ensemble de la technologie, Elsa et Clive me semblent assez représentatifs de l'attitude générale de l'humanité.

D'abord on invente, mû par de nobles desseins mais aussi par défi, par orgueil, pour aller plus loin. Ensuite, on s'émerveille, on essaye de domestiquer l'invention. Et enfin, on se rend compte, trop tard, des dangers et des questions éthiques qu'il aurait fallut se poser avant.  Le cruellement ironique : "qu'est ce qui peut arriver de pire ?" final résume bien cette fuite en avant.

Et cette dénonciation sonne d'autant plus juste que  Clive et Elsa sont sympas. Imprudents certes, mais ni cyniques, ni cupides, ni bouffis d'orgueil et pourtant, ce sont bien eux et pas le méchant directeur financier ni le mégalo chef de service qui portent la responsabilité de la catastrophe. Du coup, le film ne résonne pas comme un jugement moral mais comme un constat. Un constat pessimiste, certes, mais un constat.

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Les mains en l'air

13 Juillet 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture

les-mains-en-l-air.jpgBlaise, Alice et Milena ont l'âge des messages secrets, des cachettes dans les caves, des glissades dans l'herbe et des provisions montées en douce dans les chambres. Un âge auquel on ne devrait pas se cacher de la police par crainte d'être expulsé.

En abordant la question des sans-papiers du point de vue de l'enfance, Goupil s'autorise un discours tranché, manichéen même.

Et pourtant si Les mains en l’air est une fable, son propos n’en est pas moins réaliste. On y voit des adultes paumés devant une question qui les dépasse. En effet si le parti pris est assumé, les objections ne sont toutefois pas complètement évacuées).

Ma plus grosse réserve concerne le traitement des policiers qui ne sont montrés que sous un jour négatifs : désagréables avec les adultes, menaçants et violents avec les enfants.

Ce bémol posé, le film sonne juste, porté par de jeunes acteurs qui jouent de vrais enfants. Pas des petits anges bien élevés, ces gamins sont d'épouvantables combinards. Pas des super cerveaux débrouillards, tout comme leur sortie les main en l'air, pourquoi les mains en l'air ? leur fugue tient plus du caprice et du jeu que du plan machiavélique : ils ne savent pas où ils vont.

Du coup, le film ne donne pas de leçon, il sonne comme un refus. Refus d'une politique de statistiques et de chiffre qui nie l'individu. Refus d'une culture de peur et de soupçon qui interdit l'amitié.

Les mains en l'air m'ouvre une nouvelle perspective sur le soyez pareil aux petits enfants : et si l'enfant était celui qui au nom de l'amour se rit de tous les calculs ? Et si, entrer dans le Royaume de Dieu c'était dire non aux règles du monde ?

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20100

6 Juillet 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Humeurs

Tric-trac est un site que j'aime bien, consacré aux jeux de sociétés et doté d'un forum de bonne tenue, sur lequel on peut discuter bien au delà du jeu de société. Tric Trac est une communauté virtuelle dont je suis heureux de me sentir membre.

Samedi dernier, un des acteurs de ce site a été tué, à l'âge de 38 ans. Vélo contre camion, il y a des parties vraiment trop inégales. Je ne connaissais 20100 (Vincent) qu'à travers son travail (critique, news et les redoutables (pour le collectionneur de jeux que je suis) trictrac-tv) pour le site, il n’était pas un de ceux avec lesquels je me sens le plus liés dans cette communauté et pourtant comme tous les trictraciens, je me sens un peu en deuil.

Un deuil qui est pour nous tous un rappel douloureux que derrière le pseudos et les avatars des relations virtuelles, il y a de vrai gens. Des gens qui peuvent mourir, des gens qui peuvent être blessés ou au contraire réconfortés ou encouragés par nos propos.  Le virtuel n'est pas déconnecté du réel, il ne doit donc pas être un espace d'irresponsabilité.

Bien sûr, ces quelques lignes ne m'empêchent pas de penser d'abord à celles et ceux pour qui ce deuil n'a rien de virtuel, la famille et le amis IRL (In Real Life : dans la vie en vrai) de Vincent. C'est d'abord vers eux que vont mes prières.

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Désastre moral

23 Juin 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Humeurs

Qui est ce qui façonne un dieu ou fond une statue pour n'en retirer aucune utilité ?

Esaïe 44, 10


Ceux qui se façonnent des statues pour les encenser ou les démolir ne sont que néant.

L’entraîneur prend des hommes, il les sélectionne et les fait courir. Les médias suivent cette équipe, ils la mettent au grand jour, en exposant chacun de ses faits et geste. Les sponsors les abreuvent d’argents et d’avantages. Les politiques les proclament représentant de notre pays.

Puis ils font des révérences devant eux. Ils se prosternent, ils les invoquent et s’écrient « Nos dieux ! Conduisez nous à la victoire ! » ou au contraire les chargent de tous les maux du monde.

Ils n’ont ni connaissance ni intelligence. On leur a fermé les yeux pour qu’ils ne voient pas et le cœur pour qu’ils ne comprennent pas.


D'après Esaïe 44

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Le cosmos est son sanctuaire

21 Juin 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Prières

cosmos1.jpgLouez le Seigneur dans le cosmos

Son sanctuaire d’un rayon de 100 000 millions d’années lumières

 

Louez-le par les étoiles et les espaces interstellaires.

Louez le par les galaxie et les espaces intergalactiques.

Louez-le par les atomes et les vides intra-atomiques.

 

Louez le avec le violon et la flûte et avec le saxophone

Louez-le avec les clarinettes et le cor

Avec des clairons et des trombones

Louez-le avec des violes et des violoncelles

Avec des pianos et des synthétiseurs

 

Louez-le avec le blues et le jazz, le rock et le rap,

Et avec des orchestres symphoniques

Avec des slams et la 5° de Beethoven

Avec des guitares et des percussions

Louez-le avec des CD et des enregistrements numériques

 

Que tout ce qui respire loue le Seigneur,

Toute cellule vivante

Alleluia.

 

D’après Ernesto Cardenal


In Livre de prières. Société Luthérienne. Edition Olivetan

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Le shofar et la vuvuzela

18 Juin 2010 , Rédigé par Eric George Publié dans #Petite théologie pas très sérieuse

 

vuvuzela.jpgLe schofar (chofar ou encore shophar) est un instrument de musique à vent en usage dans le rituel israëlite depuis l'Antiquité.

 

La vuvuzela (prononcé vouvouzéla), aussi appelée lepetata  en setswana, est une corne d'environ un mètre de long, utilisée par les supporters de football dans les stades d'Afrique du Sud.

(Source : wikipedia)

 

Le football m'indiffère totalement. Je me suis senti étranger à l'allégresse de 98, je me sens étranger à l'effondrement de 2010. Je ne fais même plus partie de ceux que cela agace.

Pourtant, il y a parfois autour de la coupe du monde des polémiques amusantes. Là, c'est la question des vuvuzelas qui a attiré mon attention. D'abord parce que je collectionne les mots rigolos et que vuvuzela, c'est quand même très joli.

Et puis, parce que ce débat soulève un concept intéressant : celui de la trompette qui fait trop de bruit. Ce n'est pas un concept nouveau, je le connais bien : depuis les premiers jeux offerts à mes enfants, à grand renfort de ricanements sardoniques, par un frère facétieux jusqu'aux premières leçons de hautbois de Yaël, j'ai eu l'occasion d'y être confronté.

Mais la vuvuzela m'évoque le shofar, cette trompe biblique, qui est le premier instrument liturgique, la trompette évoquée par certaines traductions (cor me paraît quand même plus approprié). Or cette trompette n'a pas pour but de charmer nos oreilles avec des mélodies à la Louis Armstrong, mais de sonner le rappel ((Exode XIX, 16), de faire s'effondrer les murailles (Josué VI, 16) et même de réveiller les morts (I Corinthiens XV, 52).

Et plus qu'à une mélopée qui nous berce, la voix de Dieu ressemble à une clameur de vuvusela qui nous bouscule, nous dérange et nous réveille.


shofar.jpg

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