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Miettes de théologie

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Un Avent en peinture (13) Jan Brueghel l'Ancien : L'adoration des mages

13 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #Jan Brueghel l'Ancien, #Mages, #humilité

Un Avent en peinture (13) Jan Brueghel l'Ancien : L'adoration des mages

Devant une masure, ils ont déposés leurs sceptres et leurs couronnes. Pour se prosterner, ils ont abandonnés les symboles de leur puissance, de leur fonction et de leur charge. Devant le Dieu qui s’abaisse, sommes-nous capables de nous abaisser ainsi ? Sommes-nous capables d’abdiquer ainsi tout orgueil ? Non pas seulement celui de notre pouvoir et de notre richesse mais aussi celui que nous plaçons dans nos responsabilités, dans nos charges. Pouvons-nous abandonner toute volonté de contrôle au point de nous reconnaître « serviteurs inutiles » ?

Jan Brughel l'Ancien : L'adoration des mages (Belgique XVI°)

Jan Brughel l'Ancien : L'adoration des mages (Belgique XVI°)

Un Avent en Peinture (12) Alessandro Turchi : Le massacre des innoncents

12 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Turchi, #Veronese, #innocents, #massacre, #violence

Un Avent en Peinture (12) Alessandro Turchi : Le massacre des innoncents

Bethléem, Centre Afrique. Il s’est fait homme, il nous a rejoint dans notre humanité, cela veut dire aussi qu’il s’est mis du côté des victimes de nos folies, de nos volontés de puissance et de nos peurs. L’enfant a échappé au massacre, l’adulte mourra sur une croix. Face à la soif de sang des hommes, notre Dieu a choisi la faiblesse. Jusqu'au bout.

Alessandro Turchi. Le massacre des innocents (Vérone XVII°)

Alessandro Turchi. Le massacre des innocents (Vérone XVII°)

Un Avent en peinture (11) Geertgen Tot Sint Jans : La Nativité nocturne

11 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Nativité, #Lumière, #Ténèbres, #Cécité

Un Avent en peinture (11) Geertgen Tot Sint Jans : La Nativité nocturne

Dans la nuit noire, les flammes du feu de camp dégagent moins de lumière que l’ange et que l’enfant. Alors pourquoi nos lumières humaines nous éblouissent-elles au point que nous ne sentions plus besoin de la clarté divine ? Sommes-nous aveugles au point de ne plus voir nos ténèbres ?

Geertgen Tot Sint Jans : Nativité nocturen (Pays bas XV°)

Geertgen Tot Sint Jans : Nativité nocturen (Pays bas XV°)

Un Avent en peinture (10) Giorgione : L'adoration des bergers

10 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #bergers, #livré, #adorer, #Kénose

Un Avent en peinture (10) Giorgione : L'adoration des bergers

L’enfant est déposé à terre, livré à l’adoration des bergers. Livré, adoration, ces deux mots sont curieusement accolés. Pourtant, Dieu ne se livre-t-Il pas à notre adoration ? Quand nous utilisons son Nom pour justifier nos crimes mais aussi quand nous édulcorons son message pour en faire notre morale, quand nous plions sa Parole au grès de nos interprétations, quand toujours nous le créons et le dé-créons à notre image… Parce qu’Il nous aime, en se faisant connaître, le Dieu Très Grand, le Dieu Tout-Autre s’est livré à notre adoration.

Giorgione : L'adoration des bergers. Venise XV° siècle

Giorgione : L'adoration des bergers. Venise XV° siècle

Un avent en peinture (9) Federico Barocci : La circoncision

9 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #Barocci, #Circoncision, #Judaïsme, #Jésus

Un avent en peinture (9) Federico Barocci : La circoncision

C’est le geste ordinaire qui accompagne une naissance, un geste ordinaire qui marque le garçon d’une appartenance. Et pourtant, ce tableau du XVI° siècle me fait serrer les poings d'un peu de honte quand je pense aux yeux écarquillés de surprise que je rencontre trop souvent au XXI° siècle lorsque j’affirme que notre Messie, mon Seigneur et mon Sauveur était juif.

Federico Barocci. La circoncision. Italie XVI°

Federico Barocci. La circoncision. Italie XVI°

Le séisme messianique

8 Décembre 2013 , Rédigé par Elisabeth d'Olier Eric George Publié dans #Bible, #Esaïe, #Souche de Jessé, #Messie

Le séisme messianique

Esaïe 11/1 à 10

Elisabeth

Nous avons affaire à un texte difficile qui nous arrache aux douceurs et aux scintillements de Noël. C’est un texte prophétique. Il y a une espérance, Dieu a un projet pour son peuple mais c’est une espérance qui questionne et qui ébranle. Le changement projeté par Dieu bouscule beaucoup de choses.

I Dieu veut rétablir la Justice

*A l’époque dEsaïe, Dieu n’est pas satisfait du monde qu’il a créé, il trouve ce monde injuste et ne supporte pas l’injustice. Il annonce un renouvellement. Ce n’est pas une nouvelle création à partir de rien, il annonce par la bouche d’Esaïe un nouveau rameau sur le vieux tronc d’Esaïe, un rejeton de ses racines. Il sagit du messie choisi par Dieu, envoyé par Dieu.

*Le souffle du Seigneur reposera sur lui, souffle de sagesse et d’intelligence, de conseil et de vaillance, souffle de connaissance et de crainte du Seigneur.

Le souffle de Dieu sera sur lui mais aussi en lui, il respirera la crainte du Seigneur. Le souffle de Dieu deviendra ce qu’il inspire et expire. Souffle de crainte du Seigneur : Il sera dans la connaissance de qui est Dieu et de son projet pour son peuple. Il adhèrera totalement à ce projet , il reconnaitra la Seigneurie de Dieu et sera soumis à lui. Le souffle de Dieu deviendra son propre souffle.

*En conséquence ce messie ne jugera pas sur l’apparence ni par ouï dire, mais il jugera avec justice en faveur des pauvres et des humbles. En effet il ne peut y avoir de paix sans justice

Le messie annoncé aura à lutter contre l’injustice, pour cela il va utiliser le sceptre royal de sa bouche c’est-à-dire sa parole pour frapper la terre ; il va utiliser le souffle de ses lèvres pour faire mourir le méchant. La parole de Dieu par laquelle Dieu a créé le monde va ébranler ce monde, le souffle de Dieu qui a donné vie à Adam va maintenant tuer le méchant.

II Pour nous chrétiens qui reconnaissons Jésus comme le Christ, comme Messie, Jésus Christ a il accompli cette prophétie d’Esaïe ?

Il est décrit comme issu de la souche de Jessé et de David, il a reçu l’Esprit Saint lors de son baptême, il a eu une parole forte, L’Evangile de Jean nous dit même qu’il est venu en tant que Parole (avec lui la Parole est venue dans le monde), mais on ne peut pas dire que de son souffle il ait fait mourir le méchant. C’est lui qui a été mis à mort par les puissants. Pourrait-on comprendre que par son souffle, par l’Esprit Saint, il donne des possibilités de transformation à chaque homme ??

En tous cas, la prophétie d’Esaïe n’est pas accomplie en totalité pour l’instant.

Eric

En effet, nous ne sommes pas encore au temps du loup broutant avec l’agneau. D’ailleurs, on peut se demander si la deuxième partie de la prophétie d’Esaïe ne nous renvoie pas aux douceurs de Noël. Mais tu as bien souligné que ce royaume de Paix arrive à travers un violent bouleversement. Tu as raison de dire qu’il ne peut y a voir de paix tant qu’il y a de l’injustice. La première partie que tu as commentée nous interdit de voir dans ce monde ou la panthère couche avec le chevreau, le royaume arc en ciel des bisounours.

En insistant sur la parole qui, comme un sceptre, comme un bâton frappe la terre, tu m’as rappelé le bâton de Moïse frappant le rocher pour en faire jaillir une source. Et puisque le règne de paix est décrit comme la conséquence d’une inondation : « la connaissance du Seigneur remplira la terre comme les eaux recouvrent la mer », j’ai envie de filer la métaphore, de prolonger l’image.

La source coule-t-elle du rocher comme un filet d’eau ou bien jaillit-elle comme un geyser ? La parole de Jésus a parfois été violente pour ces auditeurs, et souvent elle les a choqués, scandalisés, elle leur est même apparue comme un blasphème. Et c’est encore le cas aujourd’hui. Bien souvent, la parole de Jésus telle qu’elle nous apparaît à travers les évangiles, nous paraît trop dure, trop violente. Et nous essayons, en tant qu’Eglise, en tant que chrétiens d’adoucir la parole de Jésus, de la canaliser, de l’endiguer dans une morale plus acceptable, plus praticable. Mais toujours, et c’est une chance, une bénédiction, cette parole déborde de nos digues, elle ne se laisse pas dompter et elle continue à nous bousculer. Et à cause de la force, de la violence de cette parole que nous ne parvenons pas à domestiquer, nous pouvons reconnaître en Jésus le messie annoncé par Esaïe, et espérer que cette parole, cette bonne nouvelle qu’aucun groupe humain ne parvient à maîtriser continuera d’agir jusqu’à ce que le monde entier soit inondé de la connaissance du Seigneur.

Tu nous faisais remarquer que contrairement au messie d’Esaïe, Jésus ne faisait pas mourir le méchant. En effet. Cependant, quand Esaïe nous décrit ce monde ébranlé, bouleversé, transformé, la mort du méchant n’est peut-être pas si évidente que cela. En effet, ce monde dans lequel il ne se fait ni destruction, ni mal reste pourtant peuplé d’ours, de loups et de serpents. Les prédateurs, les « méchants » sont toujours bien présent. Seulement, ils ont cessé de nuire, ils ont changé d’attitude. Le méchant est-il mort à cause de sa méchanceté ou bien le méchant est-il mort à sa méchanceté ? Et dans cette optique, nous pouvons une fois de plus reconnaître en Jésus le portrait dressé par Isaïe. En effet, si les évangiles ne nous présentent pas un Jésus pourfendant le méchant, ils nous racontent bien comment par sa parole, par sa vie, il a transformé des cœurs. Dimanche dernier, nous parlions du brigand crucifié, mais l’on pourrait penser également à Zachée.

Enfin, Jésus ressuscité a envoyé ses disciples porter sa parole à toute la terre. Et cela nous éclaire sur la dimension universelle de la prophétie d’Esaïe. Bien sûr, le peuple d’Israël, son histoire et sa terre sont au centre, mais ils ne sont pas les seuls concernés, c’est bien la terre entière qui est remplie de la connaissance de l’Eternel, c’est bien tous les peuples qui cherchent cette connaissance. Et, en entendant bien l’image zoologique, on peut même ce dire que cette promesse va même au-delà de l’humanité…

Alors, Jésus a-t-il accompli cette prophétie d’Esaïe ?

Je crois qu’il nous faut aller plus loin. En effet, la prophétie n’est pas une prédiction, une annonce du futur. La prophétie est une parole de Dieu pour nous, dans notre présent. La question donc qui se pose à nous, c’est faisons-nous de Jésus, le messie annoncé par Esaïe. Nous laissons-nous heurter, ébranler par sa parole ? Respirons-nous de sa respiration ? Inspirons-nous le souffle de Dieu qu’il exhale ?

Et ce n’est pas seulement une question générique sur nos vies, frères et sœurs. C’est la question des semaines qui viennent.

L’Avent et Noël seront-ils pour nous des temps de pause, de temps de repos pour oublier les souffrances et les difficultés de notre monde ? Jésus Christ sera-t-il à ranger avec saint Nicolas, le père Noël et autres elfes ? Ou bien les douceurs et les lumières de l’Avent et de Noël nous parleront-elles du monde nouveau, du monde que nous devons vivre dès maintenant ? Ne faisons pas de la promesse, une illusion consolatrice mais recevons là, dès maintenant comme une mission qui nous est donnée et qui nous est rendue possible.

Qu’entre nous et par nous, il ne se fasse ni mal ni destruction.

Amen

Un Avent en peinture (8) La Nativité avec les prophètes Esaïe et Ezéchiel de Buoninsegna

8 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #Bible, #Ancien Testament, #Nouveau Testament, #Esaïe, #Ezechiel, #Buoninsegna

Un Avent en peinture (8) La Nativité avec les prophètes Esaïe et Ezéchiel de Buoninsegna

Dans les mains des prophètes, les rouleaux du premier Testament, de la Première Alliance, et l’on retrouve le même rouleau dans les mains de l’ange. Le nouveau n’efface pas le premier, le gentil Dieu de Jésus Christ ne vient remplacer le Dieu barbare et cruel de l’Ancien Testament, mais le même Dieu fidèle se tient au côté de l’humanité et accomplit ses promesses.

Duccio di Buoninsegna : La Nativité avec les prophètes Esaïe et Ezechiel. Sienne XIV°

Duccio di Buoninsegna : La Nativité avec les prophètes Esaïe et Ezechiel. Sienne XIV°

un Avent en peinture (7) La fuite en Egypte par Orazio Gentileschi

7 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #fuite en Egypte, #Noël, #Réfugiés

un Avent en peinture (7) La fuite en Egypte par Orazio Gentileschi

Joseph prit l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte.

Matthieu 2, 14

Ces quelques mots passent presque inaperçus dans le combat que se livrent Hérode et les mages.

Mais le peintre me dit la précarité de la halte, l’épuisement de Joseph. Il me dit également la simplicité de ce lien familial au milieu des tourmentes. Au-delà des prophéties et des annonces, il me dit aussi une famille parmi celles que la folie des hommes jettent sur les routes.

Orazio Gentileschi : La fuite en Egypte (Italie XVII°)

Orazio Gentileschi : La fuite en Egypte (Italie XVII°)

Un Avent en peinture (6) La Sainte Famille de Luca Signorelli

6 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #calendrier de l'Avent, #Signorelli, #Mandela, #Racisme, #Naissance

Un Avent en peinture (6) La Sainte Famille de Luca Signorelli

Une Marie blanche, un Joseph noir, penchés sur l’enfant dans le même attendrissement. L’image est plus surprenante que toutes les crèches ethniques. Jeu de couleur et de contraste ? Erreur de titre ? Ou bien le peintre se fait théologien, prophète et, au-delà du souci de réalisme historique, il nous raconte autour de cette naissance l’impossible (pour cette époque) rassemblement de toute l’humanité.

Luca Signorelli. La Sainte famille (Florence XV° siècle)

Luca Signorelli. La Sainte famille (Florence XV° siècle)

Un Avent en peinture (5) : L'adoration des mages de Botticelli

5 Décembre 2013 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #mages, #Botticelli, #Théo en culture

Un Avent en peinture (5) : L'adoration des mages de Botticelli

Foule immense, arrivant de toutes parts, les mages et leurs suite forment un cercle autour de la crèche. Et par la magie de la perspective, Botticelli fait de nous une part de ce cercle.

Le peintre nous rappelle que nous n’assistons pas à une scène de jadis mais que nous faisons partie de cette foule en quête d’étoile, cette foule venue de loin pour assister à la naissance de l’Emmanuel. Les mages ne sont pas ces visiteurs exotiques, ils témoignent que l’enfant de Bethléem est né pour toute l’humanité et que j’ai ma place parmi ceux qui se prosternent et se réjouissent.

Sandro Botticelli : L'adoration des mages (Florence XV° siècle)

Sandro Botticelli : L'adoration des mages (Florence XV° siècle)