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Des concombres, des oignons et des cailles : deux folies

12 Octobre 2015 , Rédigé par Eric George Publié dans #Bible, #cailles, #Nombre, #exode, #moïse, #consommation

Des concombres, des oignons et des cailles : deux folies

Dans la Bible, des hommes et des femmes oublient, ou abandonnent volontairement, des objets derrière eux. Nous avons ramassés quelques un de ces objets et cette année d’école biblique et de catéchisme, nous vous invitons dans cette salle des objets trouvés de la Bible

Ce dimanche, des objets qui nous viennent d'Egypte, concombres et oignons et un peu de levain...

Prédication du dimanche 11 octobre 2015

Nombres 11, 4 à 23 et 31-35

Après avoir fait sortir le peuple hébreu d’Egypte, Dieu l’a conduit dans le désert, il l’a nourri avec la manne et même, alors que le peuple pleurait pour de la viande, il lui a donné une pluie de cailles. Sauf que l’épisode des cailles que nous avons entendu, c’est en fait l’histoire de deux folies..

La première folie dont je vais parler, ce sont plutôt les adultes qui en souffrent, je crois que vous, les enfants, vous êtes moins atteints… C’est peut-être pour ça que Jésus nous appelle à être comme des enfants…

Parce que les adultes, parce que vos parents sont fous. Vous le saviez ?

Je vais essayer de vous dire en quoi ils sont fous. Imaginez, vous êtes en classe, le prof parle, parle, parle et c’est long et c’est pénible. Mais hier, hier c’était encore pire, vous étiez en classe, votre meilleur copain ou copine n’était pas là, il y avait dictée, vous vous êtes fait interroger alors que, pour une fois, vous n’aviez pas eu le temps de revoir votre leçon et en plus vous aviez oublié votre trousse. Aujourd’hui, c’est juste que le prof parle, parle, parle et c’est looooong Vous imaginez ? Eh bien, un adulte à votre place, il serait là : « Oh comme c’était bien hier, comme je regrette de ne plus y être…»

Rigolez pas, les adultes, derrière, c’est ce que nous faisons quand nous évoquons le bon vieux temps… Nous pleurons un temps qui n’a jamais existé. C’est ce que faisait le peuple hébreux quand il regrettait la belle époque où il mangeait des concombre, des oignons des poireaux et du poisson en Egypte, en oubliant que son temps en Egypte, c’était plutôt ça « Les Égyptiens les traitèrent durement, comme des esclaves ; ils leur rendirent la vie insupportable par un travail pénible : préparer l’argile, faire des briques, exécuter tous les travaux des champs. Bref, ils leur imposèrent sans pitié toutes sortes de corvées. » Exode 1, 13-14

Seigneur, garde nous de nous enfermer dans un passé que nous inventons. Donne-nous la force de traverser le présent même quand il est difficile.

La deuxième folie, elle est peut-être un peu mieux partagée, vécue par les enfants comme par les adultes… Vous est-il déjà arrivé de manger des bonbons jusqu’à en être malades ? De regarder la télé ou de jouer sur une console jusqu’à en avoir mal à la tête ? Si oui, vous connaissez peut-être ce moment où on se rend compte qu’on abuse, que ça commence à tourner mal mais où on est tellement lancé qu’on ne peut pas s’arrêter.

Eh bien, c’est ce qui arrive au peuple hébreux avec les cailles… « Super, se disent les hébreux » Dieu envoie encore plus de ravitaillement, il répond à nos réclamations et nous pouvons arrêter de travailler la manne au quotidien, nous pouvons faire des réserves et nous gaver de viande. Seulement, ce qu’on oublie souvent quand on évoque l’épisode des cailles dans le désert, c’est que c’est finalement une abondance mortelle, c’est un moment où Dieu frappe son peuple.

Alors, je ne crois pas que Dieu frappe son peuple. En revanche, je crois que nous prenons parfois des malédictions pour des bénédictions. Et je crois que nous traversons un épisode de caille et que nous commençons à nous en rendre compte. Notre société mange, mange, mange, consomme, consomme, consomme. Nous accumulons les richesses et longtemps nous avons cru que c’était une bénédiction de Dieu ou plutôt des dieux Economie et Technique. Nous commençons à nous rendre compte que ces cailles vont nous rester sur l’estomac. Et pourtant, nous continuons à nous gaver…

Seigneur garde nous de croire qu’avoir toujours plus est une bénédiction et un but. Garde nous de toujours vouloir entasser et accumuler. Donne-nous de vivre de ce qui est donné.

Frères et sœurs, nous pouvons laisser derrière nous le levain d’Egypte, le levain de nos esclavages. Nous pouvons laisser derrière nous nos rêves d’un bon vieux temps et d’un âge d’or pour entrer dans le présent. Nous pouvons laisser derrière nous nos soifs de richesse pour entrer dans la manne, le don de Dieu et la tâche simple qu’il nous donne d’accomplir.

Amen

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