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D'une profession de foi à l'autre

2 Février 2016 , Rédigé par Eric George Publié dans #Actualité ecclesiale, #Profession de foi, #credo, #foi, #pastorale

D'une profession de foi à l'autre

Dans le cadre de la démarche synodale vers une nouvelle déclaration de foi de l’Eglise protestante unie de France, à chacune de leurs rencontre, les pasteurs de Haute Normandie proposent une confession de foi qu’ils aiment bien, voire qu’ils ont écrite… Ce moi-ci, c’était mon tour... Petite occasion d'entrer dans ces très mystérieuses rencontre pastorales...

Pour commencer, une profession de foi qui n’est pas la mienne, qui n’est sans doute pas ma préférée au sens de l’adhésion théologique mais qui est certainement celle qui a le plus profondément marqué mon parcours.

Je ne suis pas sûr que les mots soient exactement ceux-là, parce que je n’ai jamais demandé le texte originel et qu’à chaque fois que je l’évoque, je fais appel à mes souvenirs et je la réécris aussi…

Je ne sais pas s’il était Dieu ou Fils de Dieu

Mais je sais que par ses paroles et ses actes, par son amour, il a bouleversé et changé la vie de ceux qui le suivaient et qu’il a tellement fait peur aux puissants du monde qu’ils l’ont mis à mort.

Je ne sais pas s’il est ressuscité

Mais je sais qu’après sa mort, ses disciples et ses amis n’on pas perdu espoir, qu’ils ont continué sur le chemin qu’il leur avait indiqué et qu’ils ont proclamé qu’il était vivant.

D’après A. George (1985 ?)

En fait, sur un éventail qui va de cette profession de foi de mon père (il paraît que c’était à la profession de foi de mon petit frère) au Symbole de Nicée Constantinople, je veux entendre, à travers des mots, des idées et des images différentes toujours la même affirmation : « Jésus Christ est le Seigneur ».

Bref, avec la profession de foi qui va suivre, je ne fais qu’essayer d’exprimer ce que je crois, sans ouvrir de procès en hérésie. Je n’ai pas voulu écrire une confession de foi d’ailleurs je pense qu’en fait cela ne peut qu’être le fruit d’un travail de groupe. Donc, je vous propose une profession de foi, je dis ma foi devant l’Eglise (pour aller vite confession de foi : l'Eglise affirme collectivement sa foi, profession de foi : le chrétien affirme personnellement sa foi) Même si elle a été écrite tout au long de cette semaine, cette profession de foi s'est beaucoup nourrie de nos échanges précédents...

Je crois que je veux être Dieu, que je veux contrôler ma vie et les autres et que je m’abîme et abîme les autres dans ces tentatives, tout comme je suis abîmé par leurs tentatives…

Je crois que pour moi, pour tous, Dieu s’est fait homme en Jésus Christ et qu’il est allé au plus bas de l’humanité, qu’il a traversé le doute et la tentation, qu’il a connu la servitude, la trahison, l’abandon, la condamnation et la mort.

En lui, je découvre un Dieu Tout-Autre, radicalement différent de mes idoles, de mes projections et de mon désir de puissance. Je découvre également que je ne peux dire Dieu que par lui.

En lui, par sa vie, son enseignement et sa mort sur la croix, je découvre la démesure de l’amour de Dieu pour moi, pour tous. Dans la mort de Jésus sur la croix, dans les paroles qu’il y a prononcées, je découvre qu’il n’est pas de lieu, pas de souffrance, pas de révolte, pas de culpabilité où l’humain soit privé de Dieu, pas même la mort.

En effet, je crois que malgré sa mort, il est vivant et qu’il m’ouvre à une vie plus forte que toutes mes morts.

Je crois en Dieu qui m'a rejoint là où je suis, qui m'a révélé à moi-même et qui m'appelle à une vie renouvelée

En lui, je découvre la valeur infinie de chaque être humain, puisque non seulement pour eux comme pour moi, il a tout donné, mais qu’il m’invite en outre à le reconnaître dans les plus petit(e)s et les plus méprisé(e)s de ceux-ci.

Je crois que ce changement de regard, cette transformation de ma vie ne viennent pas de moi mais qu’ils me sont donnés par Dieu qui s’est donné pour moi et qui se tient chaque jour à mes côtés. Dans le réconfort et l’encouragement, en m’inspirant les gestes du pardon et de l’amour ; mais aussi dans le combat contre moi-même, en bousculant mes égoïsmes, en ébranlant mes certitudes, en questionnant mes jugements.

En effet, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi (Galates 2, 20)

Je crois que le jour vient où tout ce qui s’oppose à Dieu sera vaincu et où tous, nous pourrons être ce que nous sommes vraiment, à savoir, enfants de Dieu.

Cette Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu pour moi et pour tous, Dieu me pousse à la redécouvrir chaque jour dans le témoignage des Ecritures, par la lecture personnelle et partagée de celles-ci. En effet, je crois que je ne puis vivre ma foi seul, mais que j’ai besoin de l’encouragement, du soutien mais aussi du questionnement, de la réflexion et de l’interpellation des autres chrétien(ne)s.

E George 02/02/2016

Je ne suis pas très modérément satisfait de ce que j’ai écrit mais plus insatisfait encore de ce que je n’ai pas su écrire. Le plus gros manque à mes yeux : le salut par la croix : j’ai du mal avec les formulations traditionnelles mais je reconnais que ce que j’en dis est très en deçà de ce que j’en crois.

Les réaction de mes collègues me permettent

  • de préciser que pour moi la confession du péché est de l’ordre de la foi plus que de l’autocritique. C’est en Jésus Christ que je découvre vraiment ma volonté d’être Dieu.
  • de parler un peu d’inter-religieux. aussi enrichissant soit-il pour ma culture, pour mon intelligence, pour mon enrichissement personnel, aussi nécessaire soit-il à notre société, le dialogue avec d’autres religions (quoique le judaïsme tient une place tout à fait à part) ou avec des athées ne nourrit pas ma foi. Sans doute parce que ma foi ne dépend pas de ma raison. Ceci dit, je suis bien obligé de moduler un peu mon propos : le dialogue interreligieux (y inclus avec les athées) stimule assurément ma réflexion sur ma foi…
  • enfin une question sur l’action commune de l’Eglise me met face à une lacune totale. J’essaye d’y répondre trop vite et mélange Eglise et institution…. En fait cela ouvre une réflexion nouvelle et sur la notion d’action chrétienne et sur la notion d’Eglise… pas mal...

Bref, poser des mots sur sa foi, même devant des frères et des soeurs qui partagent cette foi, reste terriblement frustrant et merveilleusement stimulant.

Notre Eglise cherche à dire sa foi commune, j’espère qu’elle s’y découvrira portée par le même Esprit que celui qui a soufflé ce matin à Rouen...

Post Scriptum : après l'échange, la réflexion continue et suite aux remarques sur la confession du péché qui ouvre ma profession de foi, je m'aperçois qu'alors que je suis si sensible à la différence entre "croire en" et "croire que", à la différence entre la dimension intellectuelle ou le contenu de la foi (je crois que) et sa dimension relationnelle (ma foi est relation à Dieu) je me suis cantonné au "je crois que". J'introduis donc un "je crois en". Où le mettre ? Après réflexion, je préfère garder le récit de ma profession de foi et ne pas faire de mon "je crois en" une déclaration programmatique. Il est l'aboutissement du don de Dieu pour moi.

Me reste encore cette question de l'action commune de l'Eglise... Quelque chose autour de l'amour qui ne se vit pas seul, et qui ne part pas dans tous les sens, ce n'est pas "chacun son amour" et donc pas chacun sa façon de vivre l'amour...

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Jacob chez Laban, un parcours de foi

18 Mars 2015 , Rédigé par Eric George Publié dans #Bible, #Jacob, #Laban, #foi, #doute

Jacob chez Laban, un parcours de foi

Il est intéressant en lisant un récit biblique de garder en tête la distance entre un auteur et son personnage. Comparer ce que l'auteur dit de Dieu avec qu'en dit le personnage (en ne partant pas du principe que l’auteur pense la même chose que le personnage) ouvre parfois de nouvelles pistes de lecture. Une lecture de Genèse 29 à 31

De la rencontre entre Jacob et son oncle, on se souvient plus facilement de la substitution d'épouse que de l'affaire des troupeaux. Il faut dire que non seulement Cette dernière est moins grivoise mais surtout elle est plus embrouillée. En effet, On voit tout d'abord Jacob contrer la duplicité de Laban à coup de "manipulations génétiques" (Jacob ou la préhistoire de Monsanto) pour ensuite affirmer à ses épouses qu'alors que leur père essayait de le rouler, Dieu lui venait en aide, faisant naître des bêtes tachetées ou rayées selon le salaire qui lui était promis.

Bien sûr, dans cet embrouillamini, on peut percevoir la rencontré de différents récits, mais le résultat final, loin d'être un patchwork incohérent, forme le récit d'un parcours de foi.

Bien que Dieu lui ai promis d'être avec lui lors du songe de Bethel, Jacob n'en est pas si sûr, il avait d'ailleurs déjà exprimé sur ce doute à Bethel "SI je reviens sain et sauf". Chez Laban, Jacob parle de Dieu comme on lui a appris à le faire (c'est lui qui t'a rendu stérile), il utilise son nom pour couvrir ses propres manœuvres, mais finalement, il préfère faire les choses par lui-même, il ne connaît pas ce Dieu.

Il faudra que Rachel vole les idoles de son père, que Laban se lance à la poursuite de Jacob pour que celui - ci découvre finalement par la bouche de son beau - père que Dieu l'avait effectivement gardé et protégé pendant son séjour.

Et pour nous, chrétiens, Dieu n'est-il pas, parfois, qu'un élément de discours, qu'une partie de notre culture ? Ne préférons-nous pas souvent compter sur nos propres forces pour nous rendre compte, après coup, qu'il était intervenu pour nous dans le secret.

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Un esclave inutile

7 Octobre 2013 , Rédigé par Corinne Janin et Eric George Publié dans #Bible, #Luc, #Foi, #Engagement

Culte du 6 octobre

Habaquq 1.2-3;2.2-4

2 Timothée 1.6-14

Luc 17.5-10

Corinne :

Nous débutons chaque conseil presbytéral par un temps d'aumonerie.

Le 6 septembre le texte choisi par le pasteur était Luc 17,v 7 à 10....

Ce soir-là déjà la lecture de ces versets m'ont fait à nouveau réfléchir sur ma mission au sein du conseil presbytéral.

Puis lorsque nous avons préparé ce culte avec Eric la question suivante s'est rapidement posée pour moi :

« Comment je reçois ce serviteur inutile en tant que présidente du conseil presbytéral? »

Effectivement je n'attends pas de reconnaissance particulière.

Je ne suis pas dans une logique de récompense, car si j'attends trop de reconnaissance je risque de n'avoir que de la frustration.

Eric :

J’espère quand même que sans attendre cette reconnaissance, tu en reçois parfois…

Corinne :

J'avais bien pensé à la reconnaissance de soi, mais j'avais peur que ça fasse un peu prétentieux....

C'est sûr que de se sentir appelée donne confiance, c'est sentir que je vaux quelque chose pour Dieu. C'est une reconnaissance de ma valeur.

Lors de l'assemblée génerale précédente, lors de la fête de l'entrée de notre église locale dans l'Eglise Protestante Unie, des paroissiens m'ont déjà manifesté leur reconnaissance

Il y a aussi de la reconnaissance quand tous les conseillers préparent avec sérieux le conseil presbytéral, quand ils répondent avec un enthousiasme sincère à mes sollicitations. Je vis leur investissement comme une marque de confiance.

Et puis est-ce tiré par les cheveux si je te dis que c'est dans la continuité du baptême. C'est la poursuite de cette vie nouvelle à laquelle nous sommes appelés par Dieu.

Eric :

Non, je ne pense pas que ce soit tiré par les cheveux, le baptême est déjà la marque d’un appel et surtout d’une reconnaissance, le baptême nous dit que Dieu nous aime

En fait, si je te posais cette question de la reconnaissance, c’est que c’est peut-être un des premiers intérêts à se reconnaître comme serviteur inutile : quand on attend un retour pour ce qu’on a fait, que ce soit sous la forme de salaire ou d’une reconnaissance, on ne reçoit jamais assez. Mais lorsque l’on n’attend rien, on peut vraiment se nourrir et même parfois s’émerveiller de ce qu’on reçoit en retour.

C’est important mais je sais bien que ce n’est pas uniquement en fonction de la reconnaissance que tu vis ton ministère.

Corinne

Ce temps de présidence du conseil est une « aventure spirituelle » riche, même si elle n'est pas toujours de tout repos!

Je savais à quoi je m'engageais en acceptant ce ministère. Je ne vis pas ce ministère comme un pouvoir mais réellement comme une grâce.

Eric

Tant mieux, car je crois que c’est comme une grâce que nous devrions recevoir tout ministère et même toute place que l’on occupe dans l’Eglise.

Corinne

Se pose pour moi la question du devoir, peux-tu m'aider à voir plus clair pour ce verbe?

Eric

Alors que les exégètes et les traducteurs butent surtout sur le terme d'inutile, c'est intéressant que ce soit la notion de devoir qui t'interroge. Et c'est bien car cela nous renvoie à un autre mot : celui d'esclave que nos traductions adoucissent souvent par serviteur.

Pourtant, je crois que pour bien comprendre la parabole, il nous faut entendre le terme d'esclave (et donc le devoir qui va avec) dans toute sa force.

Le salarié échange son travail contre une rémunération mais l'esclave est considéré comme un outil qui doit accomplir la tâche qui lui est assignée.

On dit qu'un salarié fait son devoir quand il a accompli sa part du contrat et il a le droit d'en attendre une reconnaissance, qui prend la forme minimale d'un salaire. Mais l’esclave qui fait son devoir, n’a rien à en attendre, il se contente de remplir la fonction qui lui est assignée.

Et je vois là un point commun finalement entre l’esclave et le chrétien. Puisque nos œuvres, les services que nous rendons à l’Eglise, les bonnes actions que nous accomplissons pour nos frères et sœurs, notre lecture de la Bible, nos prières, notre présence du dimanche matin ne nous servent pas à marquer des points, peut-être nous faut-il demander si ce service qui nous est demandé, ce devoir qui est le nôtre, n’est pas, finalement, ce pour quoi nous sommes faits… Finalement, lorsque Dieu nous exhorte à aimer, c’est un peu comme s’il nous criait : « respire ! »

Mais tout en reconnaissant que nous avons besoin d’aimer comme nous avons besoin de respirer, tout en reconnaissant que nos haines et nos rancœurs nous détruisent, nous savons bien qu’il ne nous est pas si naturel d’aimer, il nous faut souvent nous faire violence pour accueillir l’autre et lui ouvrir notre cœur, pour nous mettre au service.

Alors si on peut parler de devoir chrétien, c’est en gardant l’idée

  • d’une fonction : nous sommes faits pour nous mettre au service de Dieu, c’est-à-dire pour aimer,
  • d’une nécessité, ce service de Dieu, cet amour est ce dont nous avons besoin pour vivre
  • mais aussi d’une contrainte, il ne nous est pas aussi naturel d’aimer que de respirer

Corinne

Le devoir était-ce la sagesse d'accepter cette mission qui me fait vivre un temps extraordinaire dans ma vie de chrétienne?

Eric

Ou peut-être la sagesse était-elle d’accepter cette mission à laquelle tu as été appelée et d’y découvrir ta place.

Corinne

Et pourtant ce devoir n'a rien d'exceptionnel en soi si je fais ce que doit faire un membre du conseil presbytéral.

Accepter d'être un serviteur inutile c'est savoir prendre de la distance par rapport à mes certitudes, mes convictions, accepter les doutes.

C'est aussi un engagement à la fois très intime mais pas solitaire car c'est un ministère collégial. A chaque conseil je me souviens que tout ne dépend pas de moi et ne repose pas sur moi

Cette présidence est pour moi un temps qui augmente ma foi .

Eric

Tiens, c’est vrai qu’après tout la parabole vient en complément de la réponse de Jésus à cette question : « augmente en nous la foi ». Une demande que chaque chrétien formule sans doute un jour ou l’autre : ah ! si seulement, j’avais d’avantage de foi.

Alors est ce que cette présidence te rend plus apte à te lancer dans l’exploitation sous-marine de sycomore ? Ou plus sérieusement, que veux-tu dire quand tu dis que ta foi augmente ?

Corinne

Au sujet de ma foi qui augmente c'est que la confiance que j'ai dans le Seigneur qui a grandi. Je sens plus qu'il m'accompagne chaque jour et m'aide à relativiser des moments douloureux. Ma confiance en l'Homme a aussi évolué, je vois plus en chacun ses côtés positifs et je suis moins dans le jugement. Ma bienveillance, mon indulgence vis à vis des autres est plus grande. J'ai plus de confiance dans la vie.Ca n'a rien de grandiloquent mais c'est cette foi qui me permet de vivre l'ordinaire de façon extraordinaire.

Eric :

Si je comprends bien, pour toi la foi est moins de l’ordre des grandes affirmations, des actions éclatantes que d’un quotidien beaucoup plus modeste. Il ne s’agit pas d’être absolument sûre, de repousser tous les doutes et toutes les questions, d’être tellement dans une confiance en Dieu que tu en deviendrais imperméable, insensible aux soucis et aux difficultés de la vie.

Je me demande si effectivement, on ne pourrait pas lire cette parabole du serviteur inutile comme si Jésus nous disait : « au lieu de chercher à vous faire obéir des sycomores, acceptez plutôt d’être ce serviteur, cet esclave insignifiant. »

Après tout, que fait un sycomore planté dans la mer ? Il crève. Du coup, je me demande un peu si cette foi qui permet de planter un sycomore dans la mer, n’est pas du même ordre que celle qui fait planter des avions dans des gratte-ciel.

Finalement, Jésus ne nous met-il pas en garde contre une foi que nous vivrions comme une puissance, comme une autorité qui nous placerait au-dessus des autres ? On sait bien que les croyants ont souvent fait de leur soumission à leur dieu un bon prétexte pour se mettre en position de diriger les autres, ce constat se vérifie aussi bien à travers l’histoire que dans notre actualité.

Pourtant, dans ta réponse, il y a un autre aspect, tu dis bien que ta foi augmente et tout ce qu’elle t’apporte en plus, tu parles d’aide, d’évolution, d’augmentation. En nous le rappelant, tu nous évites de verser trop dans l’excès inverse, tu nous évites d’opposer à la foi fanatique une foi uniquement faible et vacillante, une foi qui ne changerai rien, une foi qui n’apporterait rien. Bien sûr, que la foi transforme notre vie, notre regard, nos relations aux autres, et qu’aussi discret soit-il, c’est un changement en profondeur.

Et puis, en parlant de cette foi comme un plus, tu légitimes la demande des disciples « augmente en nous la foi », parce que nous avons tous besoin que cette confiance en Dieu, ce regard positif sur les autres, cette capacité à relativiser les moments difficiles augmente.

Oui frères et sœurs, il est bon que nous demandions à Dieu d’augmenter notre foi, non pas celle qui nous élève et nous donne la puissance, mais cette foi qui nous permet de toujours mieux savoir ce que nous sommes, ce que nous avons à faire, cette foi qui nous délivre de notre volonté de toujours vouloir briller et dominer, cette foi qui nous permet de ne rien attendre car déjà tout nous a été donné.

Nous prions :

Père

Augmente notre foi

Mais augmente-la à ta manière

Et non pas à la notre

Augmente notre foi

Qu’elle nous fasse accepter notre petitesse

Et nos limites

Qu’elle nous permette de nous émerveiller de ton amour

Augmente notre foi

Afin qu’elle nous transforme

Qu’elle nous pousse à l’amour et au service

Augmente notre foi

Afin qu’elle nous fasse vivre

Amen

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