Le cinquième Evangile
Publié le 29 Novembre 2018
L'amour qui me paraissait permis pour un religieux était si abstrait, si désincarné, si général qu'il ne ressemblait plus du tout à de l'amour : c'était un esprit de service, généreux sans doute, mais trop vaste et peut-être trop confortable.
A. Candiard : Le cinquième Évangile
À travers leurs lettres, Ahmed et Henri évoquent leur rencontre et leur amitié.
Henri, c'est Henri Vergès, frère mariste, le premier religieux assassiné en Algérie le 8 mai 1994, Ahmed, personnage fictif, c'est l'Algérie. Pas une Algérie symbolisée, une Algérie incarnée, une Algérie qu'Henri Vergès a appris à aimer.
A travers cet échange, les deux hommes, tous les deux interprétés par Gérard Rouzier, nous racontent une histoire que je connais peu, celle de l'Algérie des années 90, ils nous parlent aussi d'amitié et d'amour, un agape incarné, ils nous parlent d'engagement, de vocation, ils nous montrent un dialogue religieux possible, souhaitable, sans doute nécessaire.
La pièce du frère Adrien Candiard est bien plus qu'une biographie ou qu'un éloge, elle est aussi un plaidoyer, une espérance, elle est surtout le témoignage d'un Dieu qui s'incarne, encore et toujours.
Frère Adrien Candiard : Le cinquième Evangile mis en scène par Francesco Agnello et interpreté par Gérard Rouzier
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