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Les 72 (2) : L'offrande et la table

Les 72 (2) : L'offrande et la table

L'envoi des soixante-douze nous concerne directement : nous ne pouvons pas nous cacher derrière le fait que nous n'avons pas été appelés parmi les douze. Pour aborder la richesse de cet envoi, quatre méditations ont jalonné le culte du dimanche 30 juin, à la place d'une prédication.

Apparemment, l’annonce du Royaume c’est surtout de la logistique. En effet, on ne sait pas très bien ce que signifie annoncer « Le Royaume de Dieu s’est approché » mais on sait comment cela s’organise. Des particuliers – des maisons- ou des groupes de particuliers -des villes- vont recevoir les envoyés et les nourrir pendant le temps de l’annonce.

L’Eglise n’a pas à être rentable : elle vit d’abord du don de Dieu puis du don des hommes. Il n’y a aucune honte à en avoir. L’ouvrier mérite son salaire. Et c’est par vos dons que vous déciderez si les pasteurs méritent leur salaire, si les catéchètes méritent un bon matériel, si celles et ceux qui s’engagent au service de l’Eglise méritent de se réunir dans des locaux adaptés, si les fidèles méritent un lieu de culte confortable. Ce n’est pas le seul aspect de l’offrande à l’Eglise mais s’en est un et c’est celui dont il est question ce matin.

Pour autant, ne passons pas de maison en maison. Ne mettons pas les donateurs en compétition les uns avec les autres. Que le gros donateur ne soit pas mieux servi que le petit, c’est le premier sens de cette consigne : ne changez pas de maison, ne passez pas là où les chambres seront plus spacieuses, là où le menu vous conviendra mieux. Ne changez pas de maison pour recevoir d’avantage.

Mais à travers cette consigne, on peut également entendre « prenez le temps de la rencontre », ne cherchez pas à courir pour satisfaire tout le monde mais prenez le temps de vraiment rencontrer ceux qui vous accueillent.

Et puisque le repas a tellement d’importance, réfléchissons un peu à la Cène que nous allons partager. Bien sûr, tout repas biblique n’est pas une Cène et le moindre quignon de pain n’est pas forcément communion au corps du Christ. Mais la Cène est toujours vécue comme un repas. Or ici, le repas nous est présenté comme un geste de paix. Et c’est assez courant, dans de nombreuses cultures l’hôte est sacré quand bien même il serait un ennemi mortel. Alors, ce matin, ce ne devrait pas être difficile, recevons ce temps de la Cène comme un temps de paix, non pas seulement avec l’hôte qui nous invite, mais avec celles et ceux qui nous sont donnés comme convive. Que la paix circule entre nous et que nous nous rendions compte que la paix que nous donnons ne nous est jamais enlevée.

Amen

Photo by Jordan Rowland on Unsplash

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À propos
Eric George

Pasteur de l'Eglise Réformée de France, amateur de jeux de société, de cinéma, de longues discussions
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