Sur mes rêves et sur Liège (1)
Publié le 2 Août 2024
A la descente du train, une volée de marches nous fait passer du quai à la ville. Cette simplicité de passage est la première surprise que nous réserve Liège.
Rapidement nous prenons possession de l'appartement loué. Pierre, le jeune propriétaire est sympa, l'appartement agréable. Bon, pas de porte à la douche : il faudra établir quelques règles pour partager l'appart’ avec Vincent et Béa qui nous rejoignent ce soir.
Pas de transition entre le quai et la gare, pas de bordures entre espaces verts et trottoir dans les squares , pas de porte à la douche... Je me demande si je ne tiens pas là un truc sur la difference de mentalité entre les cousins belges et nous autres, celtillons...
Après une rapide installation et avant que les copains n'arrivent, un après midi de découverte de la ville... Premier boulets-frites, passage à l'office du tourisme – C'est sympa ces jeux enquête pour découvrir une ville avec des enfant, on reviendra avec Iris quand elle sera plus grande. Bon, on prend celui adapté pour les 12 ans et plus pour jouer avec Vincent et Béa parce qu'il n'y a pas de raison...)
Malgré la pluie , on grimpe la montagne de Bueren. Une petite pensée pour les riverains - pas seulement à cause des marches de l'escalier qui exhortent à visiter ou s'entraîner dans le calme - mais surtout pour elles et eux qui habitent à mi parcours de l'escalier. J'imagine qu'ils ont d'autres accès à chez eux. Après la montagne , nous flanons sur les côteaux de la Citadelle et par hasard nous nous retrouvons sur le soutien de Favechamp, un petit coin de campagne tout à fait sympa. Toujours par hasard, c'est par la rue de Pierreuse que nous rejoignons le centre ville, histoire d'ouvrir une parenthèse politique dans ce premier jour de vacances, histoire de se rappeler que la Terre a dépassé ses limites aujourd'hui… Malheureusement, la librairie Entretemps est fermée mais il faut que je me renseigne un peu sur ce poète contemporain, Pascal Leclerq.
Note gourmande pour plus tard, éviter les franchises recommandées par Internet pour goûter aux spécialités locales, ou alors je n'aime juste pas les gauffres liégeoises (ce qui est possible, on réessayera)
La promenade continue avec un arrêt à la cathédrale Saint -Paul. J'aime beaucoup. Si le semillant Jean Baptiste m'amuse au vu de l'agitation de ces jours-ci, l'ange migraineux du pied de la chaire m'intrigue d'avantage (Lucifer écrasé par la prédication ? Allégorie du manque d'inspiration ? Messager de Dieu accablé par ce que les clercs font du message ?)
ainsi que les vitraux. J'espère qu'on aura le temps d'approfondir.. Au retour, Laurence accepte (avec joie, me semble-t-il) que je la pousse à s'arrêter dans un petit troquet... Un bar qui s'appelle Le pauvre Job , c'est tellement cool... La pression d'ici, c'est la Jupiler, n'empêche, Je prends un.e Orval, une de mes bières préférées et une Madeleine de Proust : c'est celle que me servait mon grand-père quand je déjeunais chez lui...
On comate un peu à l'appart' en attendant l'arrivée de Vincent et Béa, histoire de retrouver des forces et se faire un semblant de programme et une partie de Order Overload Cafe (le jeu pour apprendre à être cool avec les serveurs et serveuses).
Ce matin, le 2 août, après une grasse matinée jusqu’à 7h, je suis le premier debout pour écrire ces lignes sur la petite terrasse de l'appart….
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