Tout est relatif ? Presque !
Publié le 21 Novembre 2005
Après la Bible seule et la Grâce seule, il est grand temps que je m'attaque à la troisième grande affirmation du protestantisme : A Dieu seul la gloire.
Je n'aime pas beaucoup ce mot de "gloire". M'évoquant tout une imagerie militaire, clinquante, il me paraît terriblement pompier. En fait, je lui préfère l'autre traduction possible du mot hébreux "kabod", le poids. Dieu seul a du poids.
J'aime bien le côté un peu décalé de cette affirmation dans une société qui a plutôt tendance à ranger Dieu du côté de l'évanescent, de l'impalpable, de l'intangible. Dieu seul a du poids. Dieu seul est concret. Tout le reste est faillible, fugace. Tout le reste peut disparaître ou trahir demain. Mais Dieu, lui, reste, fidèle !
Les temps changent, les modes de pensée passent comme les modes vestimentaires (peut-être un peu moins vite... et encore !), les cultures apparaissent et disparaissent, la morale et nos valeurs varient. Dieu demeure.
Dieu seul a du poids. Pas nos religions, nos institutions, pas nos Églises, elles sont imparfaites, faillibles, périssables. Pas nos dogmes, nos doctrines, nos discours théologiques. Ils sont perfectibles, temporaires, critiquables. Dieu seul est absolu.
Dieu seul a du poids, cette confession glorieuse oblige tout discours croyant à une profonde humilité : au-delà de tout ce que je crois, au-delà de toute ma raison, au-delà même de tout ce que je peux dire de Lui, Dieu seul a du poids.
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