Prévenir. Accompagner. Soigner. Un PAS contre le SIDA

Publié le 1 Décembre 2006

Premier décembre : journée mondiale de lutte contre le SIDA. Comme toute maladie mortelle, le SIDA doit être combattu.

Par la prévention d'abord. Tous les moyens de se protéger sont bon. Le préservatif est un de ces moyens. Le refus du "papillonnage" sexuel en est un autre.
Par l'accompagnement ensuite. Aller dans le sens de l'Évangile, c'est refuser de culpabiliser ou d'ostraciser le malade. Jésus refusait d'entrer dans la logique de ces disciples qui, face à la maladie, cherchaient le péché qui en était, selon eux, la cause. Au mépris des règles de pureté de son époque, il touchait les lépreux. Au nom de quoi, ceux qui se réclament de lui dresseraient-ils de nouvelles barrière.
Par le soin et la recherche de traitement accessible à tous, enfin. Le SIDA n'est pas une fatalité ni un fléau de Dieu, des remèdes peuvent et doivent être découverts. Et, bien sûr, ils ne peuvent être réservés aux seuls malades aisés.

Je prie pour que vienne le jour où cette lutte contre le SIDA sera inutile, pour que le 1er décembre ne soit plus que le jour où l'on entame le calendrier de l'Avent...

Rédigé par Eric George

Publié dans #Humeurs

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M
Une intéressante contribution catholique sur le sujet :<br /> http://icthus.over-blog.com/article-4856506.html<br />  
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E
Oui, j'ai vu aussi cet article. Mais je crois que si la publicité incriminée est effectivement une provocation maladroite, il n'est pas moins maladroit de vouloir résumer le débat à un "préservatif contre fidelité"...
L
"Son rôle est de nous montrer le chemin qui conduit au Ciel, et non de nous indiquer les moyens de vivre plus longtemps sur la terre dans une vie de péché."Oui, c'est vrai... mais pour moi c'est aussi un péché que de se faire du mal, de faire du mal aux autres... Et personnellement, j'ai foi que Dieu préfère nous voir vivre plus longtemps en bonne santé sans souffrance même si cela signifie commettre des péchés... Après tout, le péché est originellement plus vu comme un manquement qui provoque notre propre malheur.Ce sont ceux qui commettent l'adultère qui seront les premiers à en souffrir, je ne condamnerai pas leur acte.
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M
Je ne crois pas pour ma part que ce soit à l'Eglise de promouvoir l'usage du préservatif. Son rôle est de nous montrer le chemin qui conduit au Ciel, et non de nous indiquer les moyens de vivre plus longtemps sur la terre dans une vie de péché.<br /> N'oublions pas que les premiers mots de la prédication publique de Jésus furent "Convertissez-vous!" L'Eglise est donc fidèle à son Seigneur lorsqu'elle invite les hommes à remettre en cause des comportements sexuels aberrants qui les conduits à leur propre perte.<br /> Nul doute que les prophètes de l'Ancienne Alliance auraient employé un langage un peu moins châtié que les discours officiels du Vatican pour dénoncer la folie dans laquelle l'humanité est en train de s'enfoncer, pour son plus grand malheur.
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E
"Son rôle est de nous montrer le chemin qui conduit au Ciel, et non de nous indiquer les moyens de vivre plus longtemps sur la terre dans une vie de péché." Je me demande si vous êtes conscient de l'interprétation que l'on peut faire de cette phrase, Matthieu. Je n'imagine pas que vous puissiez dire que le SIDA pourrait le chatiment du vagabondage sexuel ou que le pécheur n'aie pas à protéger sa vie et celle de l'autre.<br /> Pour ma part, je crois que l'Eglise doit lutter contre la souffrance et la maladie. Je suis d'accord pour dire qu'éviter la multiplicité des partenaires suffirait à enrayer l'épidémie de Sida, mais comme le dit Lioda, rouler à la vitesse autorisée ne dispense pas du port du casque... Je crois que l'on peut à la fois promouvoir l'usage du préservatif et décourager la multiplicité de partenaires...<br /> Sur ce que les prophètes bibliques auraient dit de notre époque, je crois que dans leur lutte contre l'idolâtrie, ils auraient eu des préoccupations bien plus essentiels que la sexualité et le préservatif. Il est vrai que la sexualité peut devenir une idole et que c'est une tendance indéniable dans notre société mais poser un tabou c'est aussi être idolâtre...<br /> Quant à Jésus, sa condamnation d'une loi qui entraîne la mort et le rejet est absolument sans équivoque...<br />  
L
Bonjour,Personnellement, je ne suis pas d'accord avec ce que dit cet article que vous postez, Matthieu. Effectivement, n'avoir qu'un seul partenaire être fidèle, etc est une bonne solution (que j'encourage le plus vivement du monde et que je pratique, d'ailleurs).Mais là où est le problème, c'est de dire qu'utiliser le préservatif ne dois pas être encouragé. L'éducation est incomplète à mon sens où l'on dit ce qu'il serait le mieux de faire, mais où l'on n'indique pas de chemin progressif pour y arriver.Il est certainement très facile de le voir ainsi dans nos pays. Nous avons tous entendu parler de préservatif. Mais il existe des pays où la seule éducation est celle donnée par les prêtres, et ils pronent certes la fidélité, mais ne parlent pas du préservatif. Bien sur ce n'est pas fiable à 100%... mais c'est déjà mieux que rien. Comme tout système de sécurité, il est faillible, ca n'empeche pas de l'utiliser.Le pire c'est qu'il le dit très bien dans l'article à propos des motards : Imaginez une prévention routière qui ciblerait les utilsateurs de motos et dont le slogan serait: "Sortez couverts, mettez votre casque", sous-entendu mais bien entendu, "pas la peine de réduire votre vitesse!"Mais c'est vrai dans l'autre sens : pourquoi dire seulement "réduisez votre vitesse" sans jamais parler du casque ? Et c'est la position des catholiques, apparemment.Je trouve cela réducteur dans un sens comme dans un autre de prétendre que de parler de l'un sans l'autre c'est LA bonne solution...
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M
Cher Pasteur,<br /> Un très bon article catholique sur la question :<br /> http://pere-walter-covens.skynetblogs.be/post/3929595/le-pape-le-sida-et-le-preservatif
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